Quand on aime… on ne compte pas

ma petite fille reprends l’école, lundi.

C’est fou comme ça grandit vite, ces petites choses.

Il lui faut tellement de nouveaux habits et équipement scolaire, qu’on a du s’y mettre à plusieurs pour tout payer.

Alors, pour une fois, j’ai eu de la chance.

J’ai trouvé des chaussures neuves et des baskets pour la gym , chez Dosenbach,

pas trop cher.

Un nouveau sac aussi.

Je reste choquée quand même, parce que j’ai vu la Star des sacs d’école à 239 francs…

– Ah ben ma chérie, on prendra pas cui-là?

– Pourquoi grand-Maman?

– Parce que ça coûte la peau des fesses !

-Mais il est biiiiennnn.

Mais qui achète des sacs d’école à 239 francs ?

Chez Manor .

Pas moi.

Ni ceux à 150 de la Coop.

J’ai pris celui à 29 francs chez Dosenbach …

qui n’est pas un sac d’école,

mais qui fera très bien l’affaire.

Mais même, heureusement que toute la famille a participé, je ne sais pas comment on aurait fait sinon.

Entre la veste d’hiver, les bottes, les deux paires de baskets, pull, t-shirts chaussettes etc…  c’est des centaines de francs qui sortent de nos escarcelles.

Mais comment font les parents qui ne peuvent pas payer ‘

Ils se débrouillent avec des trucs d’occasion.

Comme je faisais

Et mon enfant se faisait taper dessus à la récréation, voler sa casquette…

et massacrer son vélo.

La vie est cruelle parfois.

Mais je vais pas pleurer.

Le temps est passé et j’ai réussi.

J’ai trouvé ce qu’il fallait, dans les temps :

alors, je vais plutôt me féliciter.

 

Nouvelles du front

Il s’en passe des choses, derrière mon front.

Des milliers de questions.

Heureusement, maintenant, on a Google.

Ca aide.

Tout a changé,

en quelques années,

on s’est retrouvé connectés.

Internet à rendu le rêve visible.

Le rêve ou la réalité,

parce que, pour moi,

nous sommes de toutes façons connectés.

Encore mieux naturellement que par Internet.

La technologie imitant maladroitement, ce dont nous sommes de toutes façons capables.

Quand j’ai ce genre de théorie ,

mes enfants lèvent les yeux au ciel en soupirant.

Et pourtant , je sais que j’ai raison.

C’est comme ça.

Et si les hommes n’étaient pas si menteurs,

tricheurs  et dominateurs…

ils seraient parfaits.

Et donc.. ne seraient pas des hommes..

Alors, on fait quoi ?

On reste là. à baigner dans notre loupitude,

ou on essaie ‘évoluer.

, on n’a pas le choix, on va évoluer.

Comme un bébé qui essaie de marcher,

quand on le soutiens.

Même si, des pays résistent encore.

Mais voilà, comme dit Renaud, les films d’horreur sont mauvais pour la santé.

Alors, je sors.

Je prends ma chienne, la brave Prisca,

et nous partons au château de Nidau, ou au Strandboden.

Que j’aime tant.

Dans quelle autre ville, peut-on voir autant d’animaux, et une si belle nature ?

Des hérons cendrés en passant par les castors, les renards , les hérissons…

Ce matin,  il y a eu un contrôle pour l’amiante,

dans ma maison.

Très sympathiques, d’ailleurs.

Ils ont pris des ptits morceaux de chez moi,

mais d’après eux, y’a pas à s’inquiéter.

Y’a rien.

Tant mieux.

J’ai mis ma doudoune.

Le froid est officiellement là.

 

 

 

Le ciel de Bienne

Je me demande pourquoi,

il m’a fallu si longtemps,

pour m’apercevoir,

de la beauté du ciel biennois.

Quand j’étais plus jeune,

je le voyais, gris, la plupart du temps.

Bleu parfois,

avec quelques nuages.

Mais toutes ces nuances extraordinaires,

Ce dégradé fantastique,

qui commence tout en haut,

avec une sorte d’indigo,

puis qui descends dans les bleus,

pour arriver à du blanc lumineux et nacré,

de bleu et de rose,

et qui termine sur du rose encore,

Le plus beau des roses qui soit.

Tout ça,

je ne le voyais pas.

Et cette lumière d’automne,

si intense,

si forte,

presque irréelle.

Cette lumière qui magnifie tout ce qu’elle touche.

Une lumière qui donne envie de peindre,

de faire de la poésie,

¨¨Une lumière qui réchauffe tout.

Le coeur, le corps et l’âme.

On aimerait qu’elle dure toujours.

Mais je ne la voyait pas.

Qu’est-ce qui c »est passé, pour que je sois capable de la remarque.r?

Pour qu’elle me fasse tellement de bien ?

qu’est-ce qui a changé ?

Peut-être que c’est une sorte de fil rouge.

Quand on commence à bien regarder , et qu’on y trouve du bonheur,

alors, on ne peut plus s’arrêter.

 

 

Conte … à rebours

Il était une fois…

une petite fille.

Un peu timide.

Elle n’aimait pas l’école, du tout.

alors quand elle pouvait, enfin,rentrer à la maison,

elle était si contente qu’elle montait les escaliers 4 à 4.

Jusqu’au jour où,

juste devant la maison,

l’attendait un gros chien noir.

La petite fille n’avait pas l’habitude des chiens.

Celui-ci  était vraiment très gros, et très noir.

La petite fille  totalement paralysée par la peur.

Elle ne pouvait pas approcher sa maison.

Pas rentrer chez elle ou elle serait en sécurité.

Alors, elle se cacha et attendit que le gros chien noir parte.

Le lendemain, même scène.

Elle rentre, il est là, elle  à peur et doit se cacher.

A la fin de la semaine, elle n’en pouvait plus.

Elle devait trouver une solution.

Parce qu’au fond d’elle, il y avait du courage,

elle décida d’affronter sa crainte.

Alors, elle s’avança en direction du gros chien.

Elle ne s’attendait pas à ce qui suivit :

le chien tourna sa grosse tête vers elle,

et elle comprit… qu’il était gentil.

Tout simplement.

Alors, elle caressa son grand dos avec joie.

Le lendemain, il avait disparu.

Emportant sa peur avec lui.

Quand à la petite fille,

il lui restait bien des peurs à affronter.

Mais désormais, elle savait comment s’y prendre.

 

La vie de la Graine

Admirer le ciel nacré.

Le cygne s’en aller,

les amoureux aux terrasses des cafés,

assister à la naissance d’un bébé.

C’est une belle journée !!

Mon amie Isabelle Wäber a travaillé,

comme une acharnée.

pour que ,  ses passions

pour la communication,

la création,

le son,

se conjuguent .

pour que ses rêves se réalisent.

Je me souviens, quand, il y a quelques mois,

elle a débarqué chez moi.

avec sa coupe au carré.

ses cheveux colorés.

et déjà . cette envie d’avancer.

Et puis,

petit à petit,

comme une évidence,

cette émergence :

il était temps pour elle de se réaliser pleinement.

D’assembler toutes les pièces du puzzle de ses expériences passées.

et présentes, pour accoucher de son bébé ,

en forme de podcast

à qui, elle a donné le joli nom de :

Graine 2 Curieuse . Le Podcast.

-Pod… quoi ?

Podcast.

Le présent et l’avenir de la communication.

En résumé, un podcast, c’est comme une émission de radio, plus ou moins longue,

que vous pouvez écouter sur vos moyens de communication

habituels, ordinateur, i-phone-tablette etc…

Facilement accessible et partageable

Je ne vais pas vous raconter toute l’histoire,  Isabelle le fait très bien elle-même,

je vous mettrai le lien en fin d’article.

Tout ce que je voudrais dire,

c’est que  « Graine 2 Curieuse » est le premier Podcast,

qui fera rayonner l’âme de Bienne à travers le monde.

A travers la voix d’Isabelle et des femmes

à qui elle donne la parole dans ses interviews.

Avec son joli nez pointé vers le haut pour sentir le vent de l’inspiration,

c’est moi qui l’ai photographiée.

J’ai réalisé la photo de sa bannière et la majorité des photos de son très beau site.

J’en suis très fière.

Et c’est qu’un début.

Vous allez voir ce bébé grandir et se développer,

ça me fait les frissons rien que d’y penser.

Parce que j’ai assisté à presque tout,

depuis le début.

J’ai vu Isabelle se transformer,

couper ses cheveux,

assumer sa vraie couleur,

et travailler, bosser, trimer,

comme une acharnée pour arriver à ses fins.

Soulever des montagnes, une par une,

accomplir de petits et grands exploits,

se battre  contre elle-même…même.

Moi, j’avais confiance, elle peut tout faire, Isabelle,

et elle ira loin, très loin.

Ce Podcast, c’est le début d’une grande aventure

culturelle.

En parallèle avec l’image, l’ère  du son est en pleine expansion.

Les pionniers, et pionnières de Podcast sont en train de poser les bases

d’un nouveau média, passionnant et addictif.

Maintenant, pour que cette aventure perdure, il faut du soutien.

Des sponsors, des mécènes.

C’est le genre de projet que la Ville devrait soutenir.

Cliquez sur HOME ci-dessous et vous arriverez directement sur son site.

https://graine2curieuse.ch/

 

Choquée…

Quand la nature s’attaque elle-même.. il faut choisir son camp.

J’adore les castors, je les trouve passionnants.

Mais hier, au bord du lac, j’ai vu les ravages commis sur deux arbres que j’ai photographié des centaines de fois.

Et je suis choquée.

Ils sont dans un si sale état que je suis presque sûre qu’ils devront être abattus.

Les arbres aussi sont vivants.

Ca me rends triste.

Comme si j’avais perdu deux amis.

Une femme normale

J’ai toujours fait,

tout ce que je pouvais,

pour avoir l’air d’une femme normale.

Enfin, plus ou moins.

Je ne supporte pas l’idée d’être invisible.

Ou, à l’inverse, qu’on me regarde pour une mauvaise raison.

Comme ces femmes, habillées avec les fringues de leur

grande fille, encore minces, et qui font illusion…

de loin.

Tenez, prenez Fauve, la danseuse de Danse avec les Stars.

Ce qui en fait la femme sublime et unique qu’elle est, ce n’est ni son physique, ni son look, mais sa personnalité.

Son âme de danseuse, qui s’exprime avec son corps entier,

et chacun de ses gestes raconte une histoire,

crée une émotion.

Voilà.

Et la femme normale, dans tout ça ?

D’abord, qui c’est, cette femme normale ?

Celle qui sait s’adapter.

Qui sait quoi dire, quoi faire ?

Mais ça, c’est pas la femme normale !

Ca, c’est la femme parfaite.

La femme qui joue du piano,

qui prends la piste noire quand elle skie,

qui à ses armoires impeccablement rangées,

qui maîtrise l’anglais et le suisse-allemand..sans accent,

qui à un mari , deux enfants et la bonne race de chien.

Celle qu’on invite,

celle qu’on écoute.

Celle qui connaît les gens qu’il faut connaître…

qui ne fume pas,

qui boit, mais tiens l’alcool.

Ses enfants ont des bonnes notes à l’école.

elle monte à cheval, saute à l’élastique,

et quand elle raconte une histoire drôle,

les gens rigolent.

La femme normale, pendant ce temps,

apprends à jouer  « vive le vent » avec des chiffres à la pla- ce des notes.

Elle n’a plus skié depuis des années.

Elle dit souvent ce qu’il ne faut pas dire,

et n’est toujours pas foutue d’apprendre le suisse-allemand, même si elle à passé sa vie à Bienne.

La seule et unique ville vraiment billingue.

Elle oublie la fin des histoires drôles, 

à moins qu’elle ne se rappelle plus du début.

Ses enfants n’iront jamais à l’université,

et elle a beaucoup trop d’animaux.

Elle aurait bien trop peur de sauter à l’élastique,

et n’a pas les moyens de faire du cheval.

Elle n’a pas de voiture et ne  pars plus en vacances depuis

des années.

Pourtant, cette femme normale là, a tout ce dont elle à besoin pour être heureuse.

Bien sur, je me plante.

Bien sûr, j’en fini pas d’apprendre.

Mais heureusement.

Et puis, enfin, je n’ai besoin de rien.

J’ai déjà tout.

Le plus étonnant, c’est que ce qui compte le plus pour moi, aujourd’hui, mes enfants, n’était pas dans mes envies de futur.

Quand à mon travail, il n’existait pas encore.

Ni la photo numérique, ni internet.

Et le plus étrange, ce qui me rends heureuse,

ce n’est pas ce que j’ai,

c’est ce que je n’ai plus.

Ma timidité, mes complexes,  mes cheveux longs.

Mon besoin d’avoir toujours raison.

Et encore plus curieux, d’avoir accepté

ce qui me dérangeais le plus :

Ma foutue sensibilité.

La sensibilité est une chose étrange.

Si on la rejette, elle vous empoisonne la vie.

Si on l’accepte, c’est difficile aussi mais moins.

Un peu moins.

mais ce moins là , change tout.

Alors, j’en arrive à cette conclusion tout aussi étrange,

que ce qui importe, dans la vie, la mienne en tout cas,

ce n’est pas d’avoir ou d’être plus,

mais bien d’avoir  et d’être moins.

La Méthode Bontempi

Youhou, après une petite pause, me revoilà.

Enfin, pause, façon de parler !

C’est quand j’écris le moins que je vis le plus.

Des aventures..encore des aventures.

Bon, j’aime ça, les aventures.

Entre deux, je me mets au piano.

Avec la méthode Bontempi.

Ceux qui l’ont connu avec l’orgue électronique qui va avec savent de quoi je parle.

5 6 7 22 32 72…

Non non ce n’est pas un numéro de téléphone,

c’est « Oh Suzanna ».

Avec cette méthode chiffrée, on peut jouer rapidement des petites mélodies simples.

C’est un entraînement et quand on a une petite fille …

c’est suffisement simple pour qu’elle puisse s’amuser.

Parlons-en des petites filles.

Bien sûr, on les aime.

Mais on s’interroge en ce qui concerne la patience.

Y’a-t-il un âge ou cette faculté se développe chez l’être humain en général et les petites filles en particulier ?

J’attends de voir…

Contrairement aux ordinateurs, les petites filles se développent aléatoirement.

Genre Pokémon.

Ca évolue, tout d’un coup, comme ça, mystérieusement.

Tout d’un coup, vous vous rendez compte, qu’elle en sait plus que vous sur les dinosaures, même s’il elle n’est toujours pas foutue de tenir sur une trotinette,

Toute seule…

Quand c’est moi qui conduit, pas de soucis, par contre.

Elle a confiance.

Je l’aime tellement ce petit morceau de continuité.

Aujourd’hui, je lui ai dit à quel point j’étais heureuse

qu’elle existe.

Elle me réponds de remercier sa mère.

Et de me remercier moi-même.

Ca m’a fait réfléchir.

Notre Piano

Enfin, il est arrivé chez nous.

Notre piano.

Le cri de joie de Sidney.

Ses petits doigts sur les touches.

D’abord maladroits, puis plus surs.

Les mélodies simples, qu’on cherche en se trompant.

Les improvisations,

Toute sa joie explose ans le salon.

Achille aussi fait ses essais.

Avec respect.

D’ailleurs, il prévient :

pas d’autocollants, ni de customisation !

Il est comme neuf,

Avoir  un aussi bel objet…

on n’a pas l’habitude.

On est impressionné.

Ce piano là à une histoire.

Je connais maintenant, un peu, celle à qui il appartenais.

D’abord, il viens de RDA, un pays qui n’existe plus.

Ca en fait un objet historique.

Ensuite, il est arrivé chez les parents de Jacqueline.

Qui s’en sont bien occupé.

Et puis, la vie est moche, parfois, laisser sa maison, toute une vie,

à cause de la vieillesse, de la maladie, pour partir ans un home,

où la place manque…

Mais pas que…

La sécurité d’un foyer, aussi.

Ca me rends triste pour eux.

J’avais envie de prendre tout leurs objets,

pour les rassurer.

Rassurer les deux :

les parents , et les objets.

Parce que je le sais : les objets ont une âme.

Je ous expliquerai ça une autre fois.

Alors, j’ai pris ce beau et grand miroir.

Mais aussi ce bizarre caniche bleu en céramique peinte,

et son grand vase assorti.

En fait, mon appartement entier est constitué d’objets

vivant une seconde vie, et parfois même une  troisième, voir plus.

onc, ils sont bien accueillis.

Pas comme s’ ils arrivaient ans un nouveau monde tout neuf,

avec es objets imbus d’eux-mêmes,, parce qu’ils seraient chers et tendances.

Non, non, mes meubles et mes objets sont humbles, pittoresques, ils connaissent la vie.

Ils ont vécu les joies, les disputes, les confidences.

les drames et les bonnes nouvelles  leurs propriétaires.

Il ont servis, loyalement, jusqu’à l’usure,

et puis, on les a jeté sur un trottoir,

parce qu’il n’était plus assez jolis.

Mais voilà,

Le malheur des uns fait le bonheur des autres !!

P…… de Piano!

J’ai compris quelque chose.

D’important.

Quand je pense que je dois abandonner l’idée d’avoir ce piano, je me sens mal, très mal, voir très très mal.

Au point d’avoir le ventre gonflé,

des sueurs, genre « Good Doctor » quand on lui propose un truc qu’il a pas envie de faire.

Mais, par contre, si je me dis l’inverse.

que je ne dois pas abandonner, qu’il me faut trouver une solution à tout prix,

alors, ça va.

Tout redeviens normal, je retrouve mon

énergie et mes chansons.

La, je suis en mode « Blanche et Gaspard ».