J’ai absolument pas sommeil.
après un nuit passée à me battre contre mon imprimante,
qui a bien failli gagner.
Mais j’ai persévéré.
Je vais me coucher quand même.d
C’est le dernier jour….
J’ai absolument pas sommeil.
après un nuit passée à me battre contre mon imprimante,
qui a bien failli gagner.
Mais j’ai persévéré.
Je vais me coucher quand même.d
C’est le dernier jour….
Chla, un énorme projecteur éclaire mon salon.
Les travaux ont recommencé dans l’immense chantier d’à côté.
J’ai bossé toute la nuit.
Je n’ai pas fini, les impressions prennent un temps fou, mais j’ai une bonne nouvelle ;
je commence à visualiser mon stand.
J’aimerais bien qu’il aie du succès.
Alors, j’ai investi le peu d’argent que j’ai avec une certaine confiance mêlée
d’inconscience..
Relisez-moi, je l’avais prédit, ce chaos français aux airs de révolution et de barricade.
Ca me touche parce que je suis à moitié-française,
mais franchement, on pourrait très bien, nous les suisses, et c’est ce qu’on fait d’ailleurs, continuer
de vivre dans notre bulle préservée .
Ne pas s’occuper de cette sorte de folie auto-destructive qui touche nos voisins.
Pensez comme un rien peut chambouler une vie.
Combien d’existences seront dévastées, comme le sont les magasins, commerces petits et grands ?
Qui remboursera le travail de toute une vie pour certains?
Les blessées graves, les violences anarchiques…
les interpellations cahotiques et hasardeuses.
Comment reconnaître un manifestant pacifique d’un casseur ?
Pourquoi certains passent de l’un à l’autre ?
Comme un glissement impossible à arrêter ?
Comme une sorte de cercle vicieux qui pourrait
embraser le pays davantage , alors que Noêl arrive.
On entends que des gens ont faim!
Que la pauvreté crie sa rage et réclame son pain.
Tandis que le Président, de loin, se plaint d’un arc de Triomphe souillé ?
La France semble imploser.
Je suis triste pour mes compatriotes.
Je comprends leur ras-le-bol.
Les préfectures incendiées, les manifestants bombardés, les grillages qui volent. les politiques débordés.
Tandis que certains se frottent les mains.
Je comprends la rage.
J’en aurais aussi si je me crevais à travailler pour un salaire minable, que je ne pourrais plus payer mes factures, ma benzine pour la voiture, et nourrir mes enfants.
Je deviendrais folle de rage, en remarquant que mon Président, celui pour qui j’avais voté, en qui je croyais, semblait ne pas m’entendre.
Des graffitis sur l’arc de Triomphe ? mais quelle importance, quand on a plus d’espoir, dans une vie chaque jour plus dure.
Comment continuer à travailler, quand on ne peux pas se rendre à son travail sans risquer d’être blessé.
Quand on cherche vainement sa camionnette…
embarquée par les manifestants qui l’utilisent comme base de barricade.
Comme des dominos qui tombent les uns sur les autres, les malheurs s’enchaînent, s’entrecroisent s’amplifient.
Tout le monde sera touché au final.
Le mouvement s’amplifie logiquement et ce n’est qu’un commencement.
Ce que je sais des français, c’est qu’ils sont capables de solidarité.
Mais je serais incapable de dire si la raison va dépasser la colère.
Pourquoi saccager des restaurants? des opticiens?
brûler des véhicules ?
Bien sûr la délinquances s’en donne à coeur joie.
Mas le problème n’est pas nouveau.
Ce qui me choque depuis longtemps c’est le manque de respect total de la police, et pire des pompiers, ambulances qui interviennent dans les cités.
Chez nous c’est impensable.
A Bienne, la petite délinquance salue les policiers qui les ont arrêté, quand ils se croisent dans la rue.
Personne n’aurait l’idée de jeter des pierres sur une ambulance.
Comment en sont-ils arrivés là ?
Du haut de son sommet du G-20, le chef de l’état parle de répression… mais ne fait peur à personne.
La grande erreur est de croire qu’il a deux grands groupes de gilets jaunes : les gentils , les vrais.. pacifiques et dociles.
Et la mauvaise graine.
Bien sûr qu’on en trouve, mais la population est en colère, prise dans le mouvement, avec des forces armées qui peine à différencier, le bon grain de l’ivraie …
Entre jaune clair et jaune foncé…
Je prédis que ça va empirer encore.
Qu’il aura des morts.
Que les grands magasins seront pillés.
Pourquoi rester sage, quand on est tellement tenté, quand tout semble si injuste.
Quand ça à l’air si facile de se servir.
De briser des vitrines, de ressortir les bras chargés de cadeaux.
Résister au mouvement…
Le cul assis sur son canapé, c’est facile d’avoir un avis.
Une fois que la vitre est brisée… que les biens s’éparpillent, qu’il n’y a qu’à se baisser…
Si je le le prends pas.. un autre le fera.
Qu’est-ce qu’on ferait, nous ? à leur place?
Moi j’aurais peur.
J’écoute les interview et je n’entends que des reproches.
Qu’est-ce qui va se passer ?
Pour la plupart des gens , les choses doivent se passer d’une certaine manière..
Je suis souvent partagée entre ça et ce que je vis au quotidien.
Là, toutes les mères qui ont un enfant autiste devraient se reconnaître.
Je n’oublie jamais Hélène.
Pas ma fille, une autre Hélène.
J’avais rencontré son garçon.
J’avais remarqué tout de suite qu’il était spécial.
Ca m’avait peiné de savoir qu’il s’est donné le droit de partir à l’heure qu’il avait choisi.
La bonne nouvelle, c’est qu’il n’ y a pas de règles, ni même de statistiques.
Et qu’un autiste est aussi différent d’un autre autiste, qu’une personne lambda peut être d’une autre personne lambda.
Mais il y a des points communs qui permettent
de s’assurer à coup sûr, si on a affaire à l’un ou à l’autre.
L’absence d’empathie , par exemple.
Comment savoir si
quelqu’un a de l’empathie ou non ?
Imaginons que vous prépariez une surprise pour quelqu’un .
Et que visiblement il n’apprécie pas.
La personne empathique se mettra à votre place et sera désolé que vous vous sentiez mal.
Celle qui ne peut pas se mettre à votre place sera désolée aussi que vous vous sentiez mal.
Mais pas pour la même raison.
Comme il est incapable de se mettre à votre place, mais qu’il n’est pas aveugle, il va bien remarquer votre état et sera embêté d’en être la cause.
Il est bien possible qu’en plus il vous en veuille.
Et voilà, c’est assez subtil, mais vous avez avec cet exemple la base des relations entre un autiste et le reste du monde.
Ca peut sembler terriblement égoïste.
Et du coup, vous pouvez vous demander si vous n’avez pas affaire à un égoïste, simplement.
Comment savoir ?
Un égoïste sera tout-à-fait capable de se mettre à votre place.
Interrogez-le, simplement .
Avec cette phrase toute simple : si tu étais à ma place, que ferais-tu ?
Si il vous réponds, c’est bon, c’est un égoïste.
Si l vous regarde comme si vous étiez un extra-terrestre débarqué sur sa planète, incapable de parler votre étrange langage, alors il y a de très forte probabilité qu’il soit quelque part dans le large registre du spectre autistique.
Voilà, c’était ma contribution à la compréhension de ces êtres
complexes et contradictoires, mais tellement passionnants.
La nuit est passée, je vais me coucher.
Je vous souhaite une toute belle journée
Ben voilà, j’ai trouvé.
en fait, ce sont mes douleurs elles-mêmes
qui m’ont donné la solution.
Des contractions.
Mon corps me fait revivre, avec plus de 20 ans d’écart ,
la souffrance de mon dernier accouchement.
Le 31 novembre, mon fils venait au monde.
Un très grand bébé de plus de 50 cm et de 4kilos.
Comme pour sa soeur, qui faisait approximativement les mêmes dimensions.
Avec des heures longues et douloureuses de contractions.
Jamais je n’aurais imaginé qu’on puisse souffrir autant pour accoucher d’un enfant.
Ca semble sans fin.
Au point qu’on perds tout sens commun.
Si j’avais pu arrêter ça…
Mais je n’étais pas à l’hopital.
Les deux fois j’ai accouché à la maison.
Avec l’aide d’une sage-femme et d’une doctoresse
venues au dernier moment.
Les contractions… personne ne m’avait dit
que c’était si pénible.
Fulgurant, profond, comme si, à l’intérieur de vous un truc inconnu déchirait votre intérieur pour que votre merveilleux bébé puisse passer.
Un truc qui irradie dans tout le corps et dans votre esprit aussi.
Dans chaque atome et et dans chaque pensée.
Dans votre conscient et votre inconscient ,
tout n’est que douleur.
Il faudrait un autre mot pour définir ça.
Ben voilà.
C’est ma faute.
J’avais qu’à dire non.
Mais je voulais…
je ferais tout pour mes enfants.
Parfois je devrais juste admettre que je ne suis pas super-maman, ni super-grand-maman.
Et il a raison Steve, la santé c’est important.
Je dois me ménager.
Je suis la première à engueuler la copine qui porte deux sacs de commissions en plus de ses béquilles.
alors me coucher à 5heures, me relever à 7h pour faire un aller retour en trottinette jusqu’à l’école…
Tout ça après une demi-journée à m’occuper d’une petite -fille en mode chieusette…
En plus du reste.
Ca n’est absolument pas une bonne idée !!!
Bilan.
J’en ai plein le dos.
Dans tout les sens.
Ca m’a pris petit à petit ,
et soudain, ça a lâché.
D’un coup.
Une douleur fulgurante.
J’étais en dessus du feu, en train de remettre des bûches
quand c’est arrivé.
Ca m’a plié en deux.
Mais avec la porte du fourneau ouverte et brûlante,
j’ai du faire attention.
Impossible de bouger, et cette putain de douleur
qui n’en finissait pas.
Comme un long cri.
Après, j’ai essayé de me redresser, mais c’était foutu.
Impossible de me tenir droite.
Avec ma vieille scoliose
toujours prête à empirer les choses.
Enfin bref, rien de dramatique.
Ca m’arrive , quand je tire un peu trop sur la corde.
Franchement, je m’estime heureuse d’être épargnée par tout ce qui peut arriver de vraiment grave.
Alors je me badigeonne de Tigre en pot.. et j’attends que ça passe.
C’était la naissance de ma fille Hélène,
ensuite celle de mn fils Achille.
Curieusement, sûrement parce que je ne l’ai pas faites moi-même, le jour où ma fille m’a annoncé qu’elle était enceinte,
juste après avoir fait le test, était aussi beau que lorsque Sidney est venu au monde.
J’ai chanté toute la journée cette chanson qui tournait en boucle dans ma tête..
Wild World.. la version de Skins.
J’ai pris conscience que j’allais recevoir ce cadeau merveilleux
qu’est l’amour d’un enfant qui fait de vous sa grand-maman.
Grand-mamaan, je tenais à ce nom.
Pas de Mamy ou de Nanny.
Grand-maman, le plus beau mot du monde.
Comme elle n’arrivait pas à dire « grand » elle m’appelait juste Maman.
Tout en faisant très bien la différence avec sa Maman.
Le grand n’était pas prononcé, mais il était là quand même.
Le jour du vernissage de ma première exposition fut aussi fantastique.
Une centaine de personnes, un flot d’invités, de famille d’amis, d’inconnus aussi, de V.I.P biennois, les bras chargés de gâteaux faits maison et autres bouteilles.
Et deux grands pots de miel :).
Il y avait même OlivierAnken et sa femme Maria, avec leur fille Mélanie et Thierry Luterbacher, le journaliste de Biel-Bienne avec son fils.
Certainement son article avait contribué à mon succès.
Mais rien n’aurait été possible sans le directeur de la galerie
Un autre Pierre Noêl.
Les plus beaux rêves se réalisent à plusieurs.
Et là, cet après-midi , j’ai reçu d’un ami l’argent qui manquait pour me racheter des cartouches d’impressions.
Déjà Fran et Maud m’avait apporté des cadres.
Et Pierre convaincu de participer au Marché de Noêl.
Aurore décidée à partager le stand.
Les plus belles entreprises…
Olà.. il est 4h , je me lève à 7h…
Bonne nuit 🙂
J’ai les pieds gelés.
La nuit on arrête le chauffage, histoire d’économiser le fuel
et vu que je bosse la nuit, j’ai du remettre mon manteau pour
que ça soit supportable.
Mais ça va .
t puis, après m’être tapé « The Revenant » avec le beau Léo…
avoir un peu froid, c’est de la gniniotte comparé à ce qu’il a vécu.
Tiré d’une histoire vraie, tournée en décor et éclairage naturel, avec une
brochette d’excellents acteurs, un vrai petit chef-d’œuvre.
Mais quand même, là , je suis crevée.
Je regarde la télé et je bosse en même temps.
Un super film vient de commencer avec Al Pacino, mais je vais aller me coucher.
Je suis crevée..
Mais c’est un sacré film, du coup je ne m’endort pas.
J’aime tellement mon appartement.
Les dessins de Sidney recouvrent les murs,
11 jours, c’est à peu près le temps qu’il me reste avant le marché de Noêl.
Pour l’instant je laisse les bijoux de côté.
Je me concentre sur les cartes. Et les cadres.
J’ai absolument aucune idée, si je vais bien vendre ou pas.
Normalement, ça devrait, parce que les fois ou j’ai fait l’expérience de vendre mes cartes, ça bien fonctionné.
Par contre, question quantité, je ne sais pas ce que je dois prévoir.
Bien sûr, plus j’ai fait et plus je dois investir…
J’ai déjà de la peine à tourner, dès qu’il y a des factures à payer.
Mais ça va quand même beaucoup mieux qu’il y a quelques années.
A tout les points de vues.
Ca c’est ma victoire.
.
une inconnue vous offre des cadres.
Discrètement, derrière ma porte, exactement le genre de petits cadres dont j’avais besoin.
Merci Fran.
Bien sûr, j’aurais aimé te voir.
Mais tu m’as écrit que tu viendras sur mon stand.
Je me réjouie déjà.
C’était une très dure journée aujourd’hui. ton joli geste l’a adouci et je t’en remercie.
Heureusement que la vie est aussi remplie d’instants jolis comme ça.
De bonnes surprises.
C’est de ça dont on devrait se souvenir.
C’est ça qui devrait nous porter.
Je ne sais pas pourquoi les mauvaises ont tellement d’impact sur nous, qu’il suffit d’une seule pour nous démolir.
J’ai envie d’inverser la tendance.