Des goûts et des couleurs

Comme j’aime le monde entier quand les gens aiment mes photos!

Après, je sais, on ne peut pas plaire à tout le monde…

Mais franchement, il y a assez de choix, dans les photographes et leurs oeuvres pour aller voir ailleurs!

Donc, si vous aimez ce que je fais, sachez que je vous aime aussi.

D’ailleurs, je me demande si on peut m’aimer vraiment si on apprécie pas mon travail…

Au fonds si.

Même si ce que je fais reflète totalement mes goûts, je crois qu’on ne peut pas tout aimer dans une personne.

Voilà pourquoi les rapports humains sont si compliqués.

Le pire que l’on puisse me dire c’est : je préférerais voir ta photo pas travaillée…

Là, ça me fais l’effet  d’une négation totale de mon travail.

En réalité, je pense que mes photos non travaillées ont aussi de l’intérêt.

Alors, je devrais être contente.

Et être moins susceptible.

Surtout , parce que j’apprécie au plus haut point la gentillesse des gens qui me likent, commentent et m’écrivent.

C’est ma benzine pour travailler.

Ma motivation première.

Bien sûr, ce que je fais dois me plaire, mais  c’est grâce aux encouragements des gens que j’en suis arrivée à en faire mon métier.

Ca plus mon boulot nocturne acharné.

J’ai  essayé de bosser la journée.

D$tenté vainement de changer mes habitudes…

Résultats, je dors la nuit, mais je me traîne la journée.

Alors, dès que je peux, je reprends mon rythme perso.

Travailler jusqu’à 5-6 heures du matin, faire ma vaisselle, promener ma Pris et aller me coucher.

Voilà.

Un jour dans la vie d’une biennoise

Samedi.

Il faut penser à faire ses commis avant que ça ferme.

La Coop a 17h et Aldi  à 18.

On pense aux animaux, les chats, le chien …

Les boîtes sont lourdes mais on

habite pas loin.

Ensuite, je vais chez Pascale.

Toute contentes, avec ma petite fille.

Pascale nous offre son disque de Blanche et Gaspard..

Le truc que même la famille garde pour soi.

Et c’est normal, pour ceux qui les aimaient, c’est une partie de notre enfance qu’on a envie de garder.

Heureusement pour nous, il y a des exceptions.

Sur le chemin, je dis à Sidney qu’on va devoir se trouver un tourne -disque.

Et c’est la qu’on rencontre Paolo, le mari de Pascale, sur son vélo.

Avec simplicité, il nous annonce qu’il a fait un tourne-disque pour nous.

Fait ?

oui, parce que de son métier d’électricien, il a gardé des compétences pour réparer ou même créer de toutes pièces, toutes sortes d’appareil.

C’est tellement gentil!

Tellement généreux, d’avoir pris le temps de le faire.

Et quand je le vois, ce pick-up, je l’adore tout-de -suite..

Il est génial, avec son côté vintage. Et tellement ingénieux.

Il a du talent , le mari de Pascale.

On ne peut pas résister à l’envie de faire le tour des animaux.

Elle en a quelques uns, Pascale… du perroquet en passant par les poissons, les chats bien sûr.

Et les phasmes….

Les phasmes… ils me fascinent c’est clair, mais les insectes… comment dire…

Je les aime comme tout les animaux.

Tant qu’ils sont dans leur cage, ça va.

Mais Pascale, elle n’a peur que des chiens, les phasmes, par contre, elles les prends sur la main.

Et elle en à beaucoup.

Ceux qui ressemblent à des brindilles.

Elle ouvre la cage, et voilà que le panneau lui échappe des mains et qu’un cinquantaine de ces trucs  débarquent sur le sol de la cuisine.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH

Moment d’horreur absolue.

Pascale se marre.

Sidney et moi, beaucoup moins.

Voir pas du tout.

 

J’ose à peine respirer.

Mais Pascale nous rassure.

On ne risque rien.

c’est pas très rapide et pas dangereux.

N’empêche que je suis tétanisée par la peur.

Je me domine.

Et c’est là qu’elle en prends quelques uns dans la main …

et qu’elle me les tends !!!!!

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Again.

C’est con cette peur.

Y’a pas de raison.

Je me rends bien compte que je suis ridicule.

Mais c’est plus fort que moi….

Avec le recul , j’a même une certaine tendresse pour ces petits gars bizarres.. capables de se reproduire tout seuls…

Un conseil en passant :

si t’en prends deux, t’en a 100 !

Prévoyez assez de ronces pour tout le monde…

Parce que c’est ce que ça mange, ces machins là.

Je repars en vérifiant bien qu’aucun d’eux n’en profite

pour se tirer avec moi.

Dans l’émotion, j’oublie ma trottinette

En revenant chez Pascale, on en profite pour faire un tour au bord du lac.

Je fais quelques photos et on rentre.

Bien sûr, on écoute tout le disque.

Mon pick-up a trouvé sa place.. et demain…

c’est le marché aux puces. à la Coupole.

Je sens que je vais réinvestir dans le vinyll!

 

Privilège archéologique

Je regarde souvent par la fenêtre.

En direction de cette petite tente blanche au fonds du chantier.

La tente des archéologues.

Quels trésors ont-ils trouvés ?

quels témoignage de nos ancêtres enfouis sous des mètres de sédiments ?

La curiosité me démangeait au point d’avoir envie,

de m’y glisser la nuit…

et voilà qu’aujourd’hui, je vois des dizaines de personnes accompagnées d’enfants, avec des casques oranges sur la tête.

Bien sûr, j’ai bondi.

petite -fille en main, nous nous sommes précipitées pour voir aussi.

Quel bonheur, quelle émotion !!

comme c’était intéressant et bien expliqué !

J’ai appris tant de choses sur notre passé.

J’ai pu voir, toucher, les pilotis enfoncés dans des tonnes de pierres glaises.

Es restes d’un village.

Des poteries, des os, même une bobine de fil.

Des trésors conservés dans l’argile humide.

Sous le lac.

Ou plutôt le delta de la Suze et la Thièle qui se trouvais là, avant la correction des eaux.

avec des tableaux, des étapes expliquées par des spécialistes, nous y étions,

immergés de connaissances  , dans cette expérience passionnante.

Voir autant de personnes avides d’en savoir plus, fascinées par ce qu’elles voyaient…  avec la même envie….

d’en emporter un peu.

Alors, j’ai posé la question pour l’argile :

Réponse : mais bien sûr, y’en a assez !!

Et les pilotis ?

Pour les pilotis, il y a une méthode particulière,

qui s’apelle , la dendrochronologie.

Avec cette méthode on peut dater précisément l’age d’un arbre.

avec le nombre de cerne, mais aussi leur épaisseur.

Grâce à l’informatique, on peut en faire des statistiques.

C’est ainsi qu’on a compris  quelque chose d’essentiel concernant les lacustres.

En connaissant l »âge exacte des pilotis, on à pu reconstituer des schémas d’habitations., différents.

Et se rendre compte que tout ces pilots qu’on a trouvé en même temps quand l’eau du lac c’est abaissé, n’avaient pas été planté en même temps.

Ce qui remettait en question les premières théories sur leurs habitations.

On a compris qu’il ne s’agissait pas d’un seul village, mais de plusieurs construits à des époques différentes.

Avec les progrès de la science on découvrir sûrement d’autres choses.

Alors j’ai demandé ce qu’ils faisaient des pilotis une fois découpé la rondelle

nécessaire aux analyses.

Réponse : ils les jettent !!

Alors, voyant un tas de morceaux de pilotis, j’en ai pris un peu.

Juste après un vieux monsieur, tout heureux, comme moi de pouvoir emporter un témoignage de nôtre passé.

Ce qui est curieux dans cette histoire, c »est que le bois utilisé résiste mieux au temps si c’est du sapin que du chêne.

alors que pour les meubles, c’est l’inverse.

On sais beaucoup de choses sur les lacustres, parce que dans cette glaise, il n’y a pas d’oxygène, ça permet aux objets de ne pas s’oxyder.

On retrouve des poteries, des outils, et aussi des graines.

On en sait pas mal sur leurs cultures, et sur la part de chasse et d’élevage

utilisés pour se nourrir.

Un détail étonnant.. nos ancêtres cultivaient le pavot…

Non seulement ils le cultivaient, mais c’est les plus anciennes graines de pavot à opim qu’on aie trouvé dans le monde.

Quand j’ai demandé ce qu’ils en faisaient… sourire gênés.

Et puis, un visiteur à dit :

« Ils étaient moins cons que nous, maintenant ».

Une vis sans amour…

Vous connaissez Romain Gary ? Alias Emil Ajar, mais aussi Roman Kacew, de son vrai nom.

C’était un immense écrivain.

Le seul à avoir gagné deux fois le prix Goncourt sous deux pseudonymes différents.

Sa vie elle-même est un roman.

Enfin bref.

Un jour, une amie très chère de nôtre famille l’a rencontré.

Elle lui a demandé d’écrire un mot pour ma soeur et moi.

J’étais assez..comment dire.. adolescente.. à ce moment, je n’ai pas compris.

J’ai trouvé le mot banal.

Un jour plus tard, la vérité essentielle de cette phrase m’a enfin touché

.

Pour Catherine : une vie sans amour n’est rien.

J’ai beaucoup de chance, je suis très aimée..

Et il a bien raison, Romain-Emil-Roman.

Une vie sans amour n’est rien.

La Racine

Tout près de chez moi,

au bord de la Thièle,

il y a cette drôle de racine.

Elle me fascine.

Me fait penser

à un animal

de conte de fées

Avec ses pattes étranges

qui trempent dans l’eau.

Les éléments de la nature réunis.

En fait, je sais que c’est bizarre,

mais je l’aime aussi.

Je serais triste, si on la détruisait.

Alors, je vais la voir.

Je la photographie .

Elle est très différente,

suivant les saisons

En fait, j’aime chaque centimètre de ce bord de rivière,

qui amène jusqu’au lac.

Et le lac lui, même, bien sûr.

J’ai parfois la chance d’y voir des animaux sauvages.

Comme cette famille de castors, il y a quelques années.

Renard, hérissons, fouines.

Bien sûr, les oiseaux, les canards avec leurs petits canetons.

Les cygnes, qui descendent majestueusement la rivière,

en lignes parfaites.

Elle est si belle, cette Thièle.

Le soir, quand elle n’est éclairée que par la lune,

on la croirait faite de vynil.

Et l’été ses reflets sont des éclats de diamants.

On retrouve les mêmes sur le lac, comme s’ils avaient voyagé.

Depuis ma terrasse, je la vois bien, cette rivière,

L’hiver, quand les arbres perdent leurs feuilles, je vois même le lac.

 

Reflex .. à Bienne

Bien à Bienne, c’est mon blog, qui raconte  un peu de ma vie à Bienne.

Un photo-blog, parce que la photo qui l’accompagne, sert à montrer comme ç’est joli chez nous, si on sait regarder.

Hier soir, en promenant Prisca au coucher du soleil avec mon ami Martin.

j’ai eu le réflexe d’appuyer au bon moment, avec une grande part de chance, certes.

Et l’abri de bus du débarcadère, si joliment conçu et placé, prends des airs merveilleux.

Avec deux biennois dedans.

Un en vélo et l’autre en bus.

Je n’aime pas les voitures.

Je rêve d’une Bienne sans voiture.

Mais bon…

Cette photo résume un peu de mon expérience et beaucoup de mon style.

Qu’importe si ça ne plaît pas à tout le monde.

Il y a de la place pour tous, sur le Web.

Je prépare activement le marché de Noêl, plus qu’un mois devant moi…

Je commence à stresser !!!

 

Manifestation contre l’Axe ouest

Quelle belle manif!

Quand des milliers de biennois de touts âges se mêlent ,

descendent dans la rue

le ciel avec eux,

pour faire  un joyeux bruit.

Un bruit joyeux, certes

mais sérieux aussi.

Touts les mouvements opposés au projet Axe ouest

étaient là.

Même Greenpeace  avait ses représentants.

Au milieu d’enfants, parents, grands parents,

D’ado avec des mégaphones.

Banderoles faites maison

slogans inventées pour l’occasion.

Aucun heurt,

juste de la bonne humeur.

Des milliers de biennois pour défendre leur ville,

avec pour seule arme,

l’amour de leur ville.

Et des sifflets pour faire plus de bruit-

L’Eldorado

Je n’irai pas ce soir, à l’Eldorado.

Pourtant, j’avais envie.

Mais ma  journée était déjà bien remplie.

D’abord, on est parti.

Avec ma soeur, à la Brévine.

Tu connais , la Brévine ?

Pour le monde, c’est la Sibérie de la Suisse.

Pour moi , c’est un village, pas loin de celui de ma mère.

Dans le Haut du canton de Neuchâtel.

Le Bas ? on s’en fout.

Nous, on vient du Haut.

Enfin, bref, on devait y aller.

Parce que quelqu’un s’en est allé.

Là-bas, comme partout, les gens  s’en vont.

Alors, pour une fois, je vais avoir de la pudeur.

Parce que là-bas.. ben c’est mon Eldorado à moi.

Et les cow-boys du coin n’étalent pas leurs sentiments

sur les réseaux sociaux.

La Brévine, c’est un tout petit village.

Au milieu des champs et des montagnes.

Avec une église, à l’échelle.

Des vitraux splendides, du bois sculpté.

Un curé qui ouvre grand les bras pour nous bénir, à la fin.

Une église bondée.

Et l’Isba…

J’ai fait le plein de gâteaux à la pâtisserie.

Paris-Brest. Gland à la vanille (sic) et pain au miel.

Pas le jour pour la Taillaule.

Mhhhh… la Taillaule, rien de d’y penser, le sens son odeur

imprégner ma mémoire.

Pour compenser, je prends une brioche aux pépites de chocolat.

Sur le chemin, on s’est arrêté devant la petite maison,

qui accueillait nos réunions de petites ailes.

Les apprenties éclaireuses.

Poussin et Papillon… nous étions.

La maison au volets verts de la Tante Jeanne.

La forge de Monsieur Charlie.

La Maison du Prévoux,

Le garage … Sébastien et Valentine.

Bien sûr, j’ai fait quelques photos, mais pas vraiment celles que j’aurais voulu prendre.

On était pas là pour ça.

Alors, j’y retournerai, en été.

C’est décidé.

Pas en voiture vite fait, mais tranquillement.

En train.

J’irai voir mon Tonton Papin et ma Tante Francine.

Ensuite, je prendrai Prisca, et on ira se promener,

Me ballader dans la forêt.

Voir si les sapins que j’ai connu sont toujours là.

Et voilà.

La grand-Maman de la Brévine s’en est allé :

elle aimait son travail à la ferme, s’occuper des animaux.

Elle aimait les gens.

Et les gens l’aimaient en retour.

 

…et alors ?

Je suis en début de phase d’hiver.

Le corps et l’esprit refroidi par les intempéries.

Mais cet après-midi je suis sortie faire quelques photos.

Vous verrez ça demain, si tout va bien.

Nettoyage de la Suze suite…

Franchement, les biennois assurent.

Quelle importance, si on était « que  » 6?

C’est déjà beaucoup, à notre époque, six personnes qui lâchent tout,

parce qu’il faut le faire maintenant et pas un autre jour!

D’ailleurs, le lendemain, il a plu…

Et c’était le dernier jour de soleil.

Donc six personnes prêtes,

du jour au lendemain.

C’est déjà beaucoup.

Alors bien sur, pour les indépendants du groupe, si on a un client qui débarque,

juste à ce moment là, il faut faire avec.

Heureusement pour moi, mis à part un bon mal de dos, je n’avais

pas d’autre engagement .

Donner deux heures de son temps, pour la nature.

Un vendredi à l’heure de l’apéro…

Après une dure semaine de labeur….

Aller s’acheter des bottes hautes à la dernière minute,

parce qu’on va rarement nettoyer les rivières…

Passer sa timidité…

Parce qu’on ne connaît presque personne…

Ca fait beaucoup.

Donc 6, c’est déjà beaucoup.

J’ai remarqué encore un truc

et pas des moindres.

Quelque chose d’assez exceptionnel :

Accomplir une mission comme celle-ci, ou il faut prendre des risques,

Grimper sur les échelles soudées au mur, sans glisser, la chute serait fatale.

Déambuler dans le courant sans tomber sur les cailloux du fonds, pareil.

Se lancer dans  « l’inconnu », il y aurait pu avoir des rats…

S’organiser avec le matériel, la façon de procéder etc…

Tout ça aurait pu engendrer du stress, des disputes, des fautes et des problèmes d’organisation.

Pas pour ces 6 là.

c’est fou, quand j’y pense, mais on a fonctionné comme une équipe bien rodée.

Tout coulait de source.

Chacun savait ce qu’il avait à faire.

Florence m’a même porté pour la descente :).

Impressionnante Florence.

Qui prouve, s’il le faut encore, que nous les femmes on assure.

Et Nicole, avec son bras en écharpe, qui la première a remarqué qu’il fallait agir.

Steve, bousculant son emploi du temps, même si il ne pouvait pas rester aussi longtemps qu’il aurait voulu, avait tellement bien préparé les choses, que tout ne pouvait que rouler.

Avec Didier qui connaît le terrain par coeur, et chaque pierre par son prénom, on avait le spécialiste nécessaire.

Pareil pour Joe, berger du lac, habitué de ce genre de mission.

Quand à moi, la photographe, j’ai donné mon coup de main aussi, et personne ne m’a fait ressentir à aucun moment que ma présence n’était pas aussi importante que celle des autres.

Au contraire.

La cerise sur le gâteau, c’est que cette opération s’est déroulée parfaitement,

mais en plus , on s’est amusé.

Comme une mayonnaise avec tout les ingrédients parfaitement dosés.

On ne pouvait pas le prévoir.

Mais ça s’est produit.

On se complétait et on a formé la parfaite équipe.

Peut-être justement parce qu’à la base, ces 6 là ont fait passer la nature avant le reste.

Quand on est capable de ça, alors… on devrait s’entendre.

Et s’il la fin du monde arrivait, alors je suis rassurée de savoir qu’ils existent,

ces personnes de coeur et d’action capables de faire passer le bien commun avant le leur.