les grapheurs sont une espèce à part.
que je ne comprends pas bien.
Pas très causants…
En même temps, regardez cette oeuvre, réalisée en un jour.
Comment vous voulez qu’il s’exprime encore après ça.
Je me glisse, le lendemain dans la maison abandonnée pour photographier toutes ces oeuvres qui seront détruites en même temps.
En garder ma trace.
j’aime comme elles s’intègrent, comme certaines s’inspirent du support et même des débris.
Comme elles suivent la rampe d’escalier.
c’est de l’art pur.
Je me glisse le lendemain, avec la permission d’ouvriers qui récupèrent du matériel encore utilisable.
j’en profite pour prendre aussi un tuyau pour remplacer celui qui est cassé sous mon évier.
Ils ont du croire que j’étais partie.
Parce que je me retrouve enfermée.
Complêtement enfermée.
tout le tour de la maison est cadenassé.
Mais je le vois.
Celui qui à réalisé la grande fresque.
Je discute deux mots.
Il n’a pas l’air super ravi de ma voir là.
Mais zut!
Moi aussi je suis une artiste.
Et je rends hommage à ce qu’il fait.
Mais je ne le dit pas.
Je lui demande si il sait comment sortir.
Il ne réponds pas.
Je ne m’en fait pas trop.
Je continue , quelques photos.
Et puis, il a un sursaut.
De je ne sais pas quoi.
Il vient vers moi et m »aide à sortir, parce qu’il a la clef du cadenas.
Il y a quelque chose que je ne saisit pas…
Mais ce n’est pas grave.
Un jour, peut-être, je comprendrai
Avancer
J’essaie d’avancer.
Toujours.
Je trouve insupportable de stagner.
Maintenant j’arrive à ne pas tout remettre en question pour un coup du sort.
A rester forte et droite quoi qu’il se passe.
C’est dur.
Mais, si j’essaie déjà, je n’y arrive pas toujours, c’est déjà ça.
Comme au sport.
Il faut pratiquer.
Et ça rentre
On se muscle la personnalité.
J’ai hâte qu’il fasse beau, qu’il fasse chaud.
Que le printemps ressemble au printemps.
Je vais au bord du lac.
J’aimerais trouver de belles images.
Je photographie, mais rien d’extraordinaire.
Et puis, je la vois.
Avec son petit manteau rouge, sa robe courte, et
ses cheveux très blonds.
Elle contraste, dans la grisaille.
Elle à l’air seule, assise sur un banc.
Je me dis que ça ferait une jolie photo.
Curieusement, quand elle me voit, elle aussi,
elle se lève.
Reste droite, immobile, comme une poupée.
Avec la tête un peu baissée.
Derrière elle, il y a un homme.
Habillé tout en noir.
Il l’a rejoint, et je décide de ne pas faire la photo.
Quand je passe à leur hauteur, je remarque ses collants.
Noirs, à résille.
Mal mis.
Sur une des jambes, le dessin s’enroule en spirale autour de sa jambe.
Ca lui donne un petit côté négligé.
Elle est belle, quand même.
Mais cette posture, droite, immobile, presque sans âme,
m’interroge.
L’homme lui parle, il à l’air d’essayer de lui expliquer quelque chose.
Elle ne bouge pas d’un millimètre.
Enigmatique.
Un personnage de roman.
J’essaie d’imaginer ce qu’elle peut être.
Les liens qui les unissent ou pas.
Pendant les quelque minutes où je l’ai observé,
mis à part pour se lever,
elle n’a plus bougé d’un millimètre.
Je ne les entends pas, je les devine.
Il n’est pas agressif, mais il me semble entendre des gémissements,
voir des pleurs.
A moins que mon imagination me joue des tours.
Elle m’inspire en tout cas.
Je pourrais facilement raconter son histoire.
Il se dégage de cette scène quelque chose de dramatique.
De cinématographique.
Mais on est dans la vie réelle.
Qui est souvent bien plus terrible,
que tout ce que je pourrais imaginer.
S’instruit
J’aime les documentaires, il y en a d’excellents sur Netflix.
Mon travail de photo est parfois répétitif, ,comme lorsque je dois trier des milliers de photos pour faire de la place.
Du coup, je peux très bien faire deux choses en même temps.
En réalité, avec un peu d’entraînement je peux faire bien plus de choses en même temps.
Comme manger, tout en lisant, regardant la télé et tricotant.
A cet époque, je n’avais pas d’ordinateur.
Maintenant que j’en ai un, je me contente de faire trois choses.
J’écris mon article en mangeant et je regarde une série en même temps.
Ce qui est plutôt reposant.
C’est dimanche, j’ai bricolé toute l’après-midi avec ma petite -fille.
Pour faire des petits tableaux végétaux.
Nous avons peint , pailleté, et décoré la base avec de la peinture spéciale 3d.
C’était la première fois que j’en utilisais.
Ca s’apprend.
Je pense qu’objet après objet, je me débrouillerai mieux
En attendant, je suis assez contente de celui-là.
Faire des bricolages, sans télé, sans musique, juste concentrée dans sa
tâche, c’est très agréable.
Fabriquer un objet.
Le décorer.
Ce que j’aime particulièrement, c’est mettre ma propre fantaisie.
Et surtout pas suivre des modèles.
Quand on fait un objet soi-même, on y mets son énergie, l’affection que l’on a pour la personne à qui il est destiné.
Ma petite-fille en a fait un pour son arrière-grand-mère.
Le mien est pour le petit Swann, qui avait son anniversaire.
J’ai essayé de me mettre à sa place, alors , j’ai écrit son joli prénom,
en lettres d’or, j’ai rajouté des « pierres précieuses », et des tas de petits détails.
Swann, c’est un amour de petit garçon.
Adorable.
Lui et ses deux soeurs sont les enfants de ma copine Maude,pardon, ma Grande Copine Maude.
J’adore Maude, et j’adore ses enfants.
Je sais que je vais les voir encore pendant des années.
Oh tiens, voilà que ça me donne une idée.
Pour faire plaisir à quelqu’un d’autre.
Et du coup une autre idée se pointe.
Une idée à but thérapeutique.
Ca y est, j’ai trouvé une nouvelle motivtion.
Un nouveau but.
Une manière d’exprimer ma créativité et de faire plaisir en même temps.
Une idée simple, mais tellement « moi ».
Quuand on mets des pièces de son puzzle ensembles et qu’elles s’assemblent parfaitement.
Je ne vous dit pas quoi, je vais faire d’abord.
Regains
D’abord, on fait les foins.
Ensuite, ça repousse un peu et on fait les regains.
Les « rgains » comme on dit chez nous.
Comme la marche de la vie..
Ca pousse, on coupe et ça repousse.
Vous savez quoi, je sais bien que je n’écris pas toujours pareil.
parfois je suis mieux que d’autres.
curieusement, c’est, un peu, quand je suis au bout de ma vie.
Et là, ça va plutôt bien.
(je touche immédiatement mon parquet en bois).
Donc je n’ai rien de très profonds a raconter.
Je n’ai pas de gouffre à remonter, ni de piscine dans laquelle me noyer.
Ca va.
C’est moins inspirant, mais c’est chouette.
Par expérience, je sais que ces périodes là,
servent à se reposer.
Quand on a plus de combat à mener.
On en serait parfois déprimé.
Pas moi.
Ou si peu.
D’abord, il y a la santé.
Quand on a fini d’escalader l’Everest.
de traverser la Manche à la nage,
de sauter dans les chutes du Niagara
Sur le moment, on a rien senti.
On à fêté sa victoire.
Ensuite les gens partent et on se retrouve seul.
On rentre à la maison, et on est soudain très fatigué.
On ne sait plus trop où en est.
Et là, le corps se met à parler.
Il se déglingue,
pièce après pièce,
membre après membre.
On commence par se soigner.
Parfois c’est long.
Parfois c’est très, trop long.
On aimerait tellement retrouver de l’énergie.
Mais ça mets si long que l’on croirait presque que c’est fini.
Que ça ne reviendra plus jamais.
Et voilà le printemps.
Il fait moins froid .
Peu à peu, timidement au début, ça revient.
Gentiment, mais sûrement.
On refait ce qu’on osait plus faire.
On se relooke un peu.
On pense qu’il faudrait refaire du sport.
On pense, mais on fait rien.
On ne culpabilise même pas.
Ca prendrait trop d’énergie.
Peu à peu.
On retrouve un peu des forces.
Je retrouve un peu d’énergie
J’essaie, chaque jour de faire quelque chose
qui traîne depuis longtemps.
Mais j’oublie de faire des choses que je dois faire toutes les semaines…
Comme si la vie était une partie de Monopoly.
Une somme d’argent est partagé entre les participants.
Elle circule,mais rien de plus.
On perds ou on gagne, mais l’important c’est la partie.
L’Arnaque de la fausse-cousine
Aujourd’hui, j’apprends par mon fils, qui va régulièrement voir sa grand-mère , qu’une femme à tenté de l’arnaquer .
Comment ?
En lui téléphonant et se faisant passer pour une cousine éloignée dans le besoin.
Ma mère qui n’est pas tombé de la dernière pluie, malgré ses 87 ans, elle à internet, lit le journal, regarde les infos et voit du monde.
Je vais lui rendre visite demain pour avoir les détails, mais il semblerait qu’elle à posé des questions pour avoir des précisions sur ce « lien » supposé, et l’autre n’a pas pu répondre
Il faut savoir qu’il y a un site qui nous répertorie, nous et nos moyens financiers.
Un autre qui détaille notre généalogie.
Donc elle savait que maman a 87 ans.
Mais qu’est-ce qui à pu lui laisser croire que ma mère avait de l’argent?
Elle n’est pas dans la pauvreté certes, mais elle vit très simplement.
Je suis très choquée, je trouve ça ignoble.
Elle devrait porter plainte.
Ca ne doit pas se reproduire.
Il faut attraper ce genre de personne et l’empêcher de nuire.
C’est tellement ignoble de vouloir profiter du bon coeur d’une personne âgée pour lui soutirer son argent sous prétexte qu’on serait de la famille.
Mais là, l’arnaqueuse a fait une faute.
C’est Ma Mère, ma petite maman chérie en vrai, qu’elle a tenté de gruger.
Maman est tout sauf une personne âgée.
Elle n’en sera jamais une.
Ce ne sera jamais la pauvre petite vielle qu’on peut attendrir.
Ma mère , c’est une dure.
Elle vient d’un village ou tout le monde se connaissait.
Elle à grandi parmi les sapins, avec la guerre à côté.
A la frontière entre la France et la Suisse.
Et mon grand-père.. ma grand-mère aussi, comme mon oncle, ma tante, mes vrais cousins, ont tous le même bon sens.
Là-bas, quand il neige, ce sont des tonnes de neige, qu’il faut déblayer pour sortir de la maison.
On ne s’apitoie pas sur son sort.
On accouche, mais on ne crie pas :).
On a du coeur, mais aussi de la dignité.
Et jamais, ô grand jamais dans cette partie de la famille, celle de ma mère, aucun cousin ou cousine n’aurait, juste l’idée, d’appeler une tante éloignée pour quémander de l’argent.
Et, manque de bol encore une fois , ma mère connaît très bien toute sa famille.
Elle a 87, ma chère maman, ses vielles jambs ne tiennent plus bien, mais elle continue de muscler son cerveau.
Elle a internet, Facebook, sait comment utiliser la caméra pour discuter avec moi. Elle a un mot de passe bien compliqué,
et ne réponds pas aux inconnus.
Sauf au téléphone.
Et voilà… une femme qui essaie de se faire passer pour une cousine dans le besoin…
La fameuse arnaque du cousin…
Attention ,les gens qui pratiquent ce genre d’actes minables,
peuvent aussi se présenter chez vous.
Enfin bref…
Essayé pas pu.
J’espère seulement qu’elle n’est pas trop choquée.
Moi je le suis.
La suite demain.
Vous savez ce qui m’embête le plus ?
Ce n’est pas l’arnaque en elle-même, qui n’avait aucune chance de réussir, vu la personnalité de ma mère.
Non, c’est plus la saleté d’arnaqueuse qui s’en est pris à elle.
Quelle âme malade, quelle « mauvaiseté » profonde faut-il avoir pour s’attaquer à une femme âgée, et vouloir la dépouiller.
Peut-être encore, parce qu’elle pensait qu’elle était seule.
Parce que ses 87 ans la rendait vulnérable.
Dans ce sens là, c’est comme s’attaquer à un enfant.
Utiliser des faux sentiments de famille, profiter du bon coeur de quelu’un qu’on ne connaît pas, avec un plan tordu.
Aller jusu’à lui soutirer toutes ces économies, avec des fausses promesses pour le ou la laisser dans le dénuement total.
C’est ce que font ces gens là, quand ils le peuvent.
Je suis en colère.
Parce que c’est MA MAMAN.
Personne n’a le droit de s’y attaquer.
Je n’ai pas dormi de la nuit et je me suis mise,
quasi inconsciemment, en mode « monte la garde ».
Comme tout les enfants de parents qui ont connu la guerre, de près ou loin, j’ai hérité de ces instincts.
Je m’en suis rendu compte, parce que je suis descendu à la
cave, au milieu de la nuit, malgré que la lumière soit cassée,
pour chercher le linge.
Bon , la, il est très tard, il fait jour
Sur nos monts
quand le soleil,
annonce un
brillant réveil.
Voilà.
Ca s’arrête là.
En 9 ans de scolarité.
Pas une fois, aucun de nos professeurs ne s’est donné la peine de nous apprendre notre hymne national.
Comme si, il ne fallait surtout pas se vanter d’être suisse.
Mais ça à très bien fonctionné, puisque, étant adolescente, j’avais carrément honte.
Maintenant, plus du tout.
Alors c’est clair, nous avons fait de grandes erreurs, principalement en ce qui concerne les enfants des familles défavorisées et les filles-mères.
Ce côté, détestable de vouloir absolument être dans le moule.
Humble et travailleur, sinon rien, et vive l’armée! passe…
gentiment…
De nos jours , il reste du travail certes, mais quelle chance nous avons de pouvoir nous exprimer librement.
De ne pas nous réveiller sous les bombardements.
D’avoir à manger et de l’eau du robinet potable.
Nous sommes tellement à l’aise que même nos humbles animaux, chats et chiens,sont mieux traités que la plupart des enfants dans le monde.
Nous avons des loisirs, des vacances, de l’aide si ça ne va pas et des hôpitaux compétents.
On peut se permettre de construire des bâtiments qui ne servent à rien et donner de l’argent aux étrangers qui viennent chez nous…
De voter « oui » quand on nous demande si on veut plus d’impôts.
Mais quel étrange pays…
Il n’empêche que, moi qui ai un peu voyagé, qui préfère la mer et le soleil, je me couche tout les soirs en remerciant le ciel de vivre en Suisse.
Même si le soleil et la mer sont remplacés par un bel été et le lac.
J’ai cherché, vraiment, un autre endroit, mais je suis contente d’être ici au final.
Et à Bienne.
Plus je vieillis et plus je pense que Bienne est l’endroit du monde ou je peux être la plus heureuse.
J’en suis là dans mes réflexions quand je l’apperçoit.
Elle ne va pas bien.
Elle me sort la phrase » mais il tellement gentil quand il ne boit pas « .
Ca me fait penser à l’histoire du fou qui se tape la tête contre les murs et qui trouve que ça fait « tellement du bien quand ça s’arrête ».
Mais je ne lui dit pas.
Parce que c’est sûrement plus compliqué.
Je n’ai pas à juger.
Mais ça me désole quand même.
Ensuite je tombe sur un candidat qui distribue des paquets de mouchoirs.
Qui me dit qu’il est un homme normal.. comme moi.
Comme moi?
J’ai passé ma journée à faire le ménage, mais ma petite fille s’est plaint de ne pas avoir eu assez de câlins…
A 7h30 je suis monté chez le voisin qui m’a ouvert en slip.. et qui a nié que la musique techno qui m’empêchait de dormir venait de chez lui.
Il a appelé son co-locataire qui a menti en prétendant qu’il venait d’arriver.
Je l’ai engueulé.
Et ça c’est arrêté.
Mes chats sont magnifiques, leurs poils rutilent, et ma Prisca est un peu grosse, je vais devoir la mettre au régime.
Grâce à un ami, vraiment sympa, je peux les nourrir avec des produits de premier choix.
Ca fait une différence avec ce que je leur donnais avant, vraiment.
Le nouveau Denner fait 10 % sur tout le magasin, pendant encore quelques jours.
J’ai trouvé un porte-monnaie dans le lac, avec cartes d’identité et permis de conduire.
J’ai encore mal au dos.
On fait des économies de chauffage, en mettant le moins possible les radiateurs électriques.
Voilà…
J’aimerais que ma cousine aille mieux.
J’aimerais que mon amie C. aille mieux.
J »aimerais juste être heureuse et j’y arrive parfois.
Sans me demander..
a quoi ça sert, tout ça ‘
Poly-tics…
Bien à Bienne ne fait pas de politique.
Bien à Bienne, c’est le journal d’une biennoise qui aime sa ville.
Et qui a des avis sur ce qui la concerne.
Si je faisais de la politique, mon programme serait simple :
Bienne, est une magnifique petite ville, qui a tout ce qu’il faut
pour être superbe et rayonner dans le monde.
L’erreur, à mon humble avis, c’est de vouloir en rajouter au lieu de prendre soin de ce que nous avons déjà.
Ca coûterait moins cher et ce serait une façon de nous renforcer.
Les biennois sont attaché à leur ville.
Nos quartiers, nos institutions.
Mais voilà, il y en a qui veulent des gros bâtiments moches, alors que nous aurions tant de si belles maisons à restaurer…
Je me demande qui on voudrait épater.
Faut-il absolument que nos bâtiments soient visibles depuis la lune ?
Mais sur la lune, à ce que je sache, il n’ a pas grand monde.
En parlant du monde, croire qu’il est impressionné par une Arena,
c’est, dans le fond, plutôt naïf.
Je m’y connais en naïveté, moi-même je suis une grande naïve.
Mais je suis une vraie biennoise.
J’ai grandi dans la même maison que Pascal Bord.
J’étais en classe avec Isabelle Torriani.
Eux s’investissent dans la vie politique.
je ne suis pas forcément d’accord avec eux, mais je les respecte en tant que personnes.
Et, ça c’est le plus drôle, avant qu’il ne se mette à déconner,
Nicolas Blanco était mon ami.
Maintenant, il a tellement changé que je ne le reconnais plus.
On s’était déjà perdu de vue, quand un jour, c’était vraiment étrange, je vous raconte :
Je regarde par la terrasse, les gens qui traversent la rue.
Un jeune homme blond m’appelle.
Un client de ma boutique, il y a des années, qui m’a reconnu.
Je m’approche du bord, on discute deux mots, et comme il fait beau, et qu’il est sympa, je l’invite à rejoindre mes autres amis sur l terrasse.
Et c’est là qu’il me raconte cette histoire invraisemblable d’un ami commun ,jeune homme mince et sympathique, qui, pour une raison totalement inconnue et incompréhensible, c’est mué en une toute autre personne.
Comme si un alien l’avait bouffé et détruit tout ce qu’il était pour se reconstruire autour.
L’avantage, quand on ne fait pas de politique, c’est qu’on peut dire ce qu’on pense sans rendre de compte.
A condition de n’insulter personne.
Faire de la politique c’est difficile, parce qu’il y aura toujours des gens pour vous attaquer.
Pour vous utiliser.
Et ça serait sûrement au-dessus de mes forces.
Je préférerais être, comme dans « La visite de la vieille dame » de Dürrenmatt, celle qui revient dans sa ville avec tellement d’argent qu’elle peut acheter ce qu’elle veut.
Sauf que, contrairement à elle, je ne veux la mort de personne.
Je ne pourrais pas faire de politique parce que je ne supporte pas l’injustice.
Mais je suis là et j’observe, depuis tellement d’années, ceux qui font et défont notre ville.
Et cet argent qu’on claque pour du grand n’importe quoi bien neuf tout en restraignant le budget d’institutions historiques.. ça me rends malade.
Par contre, il y a des gens, dans notre ville, qui oeuvrent pour arranger les choses.
Qui donnent leur temps, leur énergie pour les autres.
Pour accomplir de belles actions.
Pour promouvoir les produits locaux.
Favoriser les échanges avec l’extérieur.
Avoir le courage de défendre ses points de vues, et donner son énergie, presque sa vie pour ça.
Ces gens sont importants, nous devons en prendre soin , les aider dans leur démarche si nous le pouvons, quand nous le pouvons.
Nous n’avons pas tous la possibilité de faire de la politique, mais alors, si déjà, nous pouvons choisir les gens qui le ferons à notre place.
Ils ne seront jamais parfait, alors laissons les vivre, se tromper, quand ça leur arrive, mais soutenons -les quand leur combat est juste.
Je rêve, pour notre ville, de quelqu’un qui fera passer les enfants avant tout.
Quelqu’un qui aidera les familles monoparentales.
Mieux payer ceux qui s’en occupent, leur donner des moyens plus conséquents.
Revoir le système des oeuvres sociales.
Impliquer les habitant en leur donnant des responsabilités.
Valoriser nos ressources.
What about us
C’est une très belle chanson, de Pink.
Epatante cette Pink.
J’adore sa voix, sa façon de chanter.
Et ces chansons avec du sens.
Je suis fatiguée.
Je ne suis pas la seule, j’ai l’impression en ce moment.
Comme j’attends le printemps.
comme je me réjouie que cesse ce p… de froid.
Il y a ma volonté et la réalité.
Ce froid est épuisant.
Et je n’ai plus 20 ans.
Mais c’est drôle, j’ai remarqué que si je persévère dans mon travail, alors les choses vont bien.
Avoir un chien, c’est être obligé de sortir, même quand on en a pas du tout envie.
Mais une fois que je suis dehors, je suis contente.
Je sais une chose.
Je dois y aller mollo.
Je dois m’occuper de moi, prendre soin de moi.
Faire de l’exercice.
Parce que j’ai de nouveau le dos bloqué.
Au point d’avoir de la peine à me redresser.
Ou de devoir changer de position quand je tousse, pour éviter la douleur.
Mais rien de grave, vraiment rien.
Même mes dents, ça va.
Ca empire seulement de temps en temps.
Je vois comme tout est relatif.
Comme ça dépends de moi, beaucoup.
Pas complètement.
Mais en partie.
C’est déjà ça.
Elastique
C’était une belle journée, je suis allée me promener avec ma petite fille et u ami, au bord du lac.
Avec Prisca.
Prisca adore cet ami, et c’est agréable de laisser quelqu’un d’autre s’en occuper, pendant que je fait mes photos, et que je cherche des bois flottants.
J’en ai trouvé des jolis et il a proposé de porter le gros que j’ai sorti de la glace, il y a quelques temps.
Une pure merveille.
C’est bon d’avoir des activités simples, dégagé de toutes obligations.
C’est l’avantage de l’amitié.
Je ne sais pas pourquoi, nous sommes si indulgents et compréhensif en amitié et si intransigeant et méfiants quand on parle d’amour.
Quoi que, j’ai quand même remarqué, que parfois, quand je rencontre une nouvelle personne, elle à l’air d’avoir peur que je puisse faire partie d’une secte ou un truc du genre.
Aujourd’hui, j’ai avancé, dans ma vie, avec un acte important.
Un vieux truc que j’ai enfin fait.
Du coup je me sens comme une élastique .
Hyper tendue et relachée.
Tellement que j’aurais pu dormir toute la journée.
Mais j’ai quand même travaillé.
Et je suis contente de moi.
Mute (with beautiful new Socks)
Je suis en pleine mutation.
Je sais ou je veux aller, je sais comment le faire.
Et je n’ai plus peur de réussir
Je suis très fière de moi.Ca veut dire que j’ai encore beaucoup à faire, beaucoup à travailler, mais plus sur la même route qui finissait en impasse.
Je ne me rendais pas compte, parce qu’à la base, la direction était la bonne, mais peu à peu, je finissais par dévier.
Faire des choses d’une stupidité sans nom qui m’ont conduit à me perdre ne route.
Heureusement, il y a des gens , comme des anges déguisés en humains, qui par leur compréhension, ou plus simplement et efficacement par leur affection, par leur confiance, m’ont conservé dans leur coeur, et donné de la force.
Cette force indispensable pour continuer.
D’humbles objets comme une écharpe, une paire de chaussettes, tricotés pour moi, sont des preuves que je mérite cette affection.
Choisir de la laine, passer du temps , exercer son savoir et sa créativité pour réaliser quelque chose soi-même, pour quelqu’un, je ne connais pas meilleur preuve d’affection visible.
Touchable.
Portable.
Ces accessoires sont pour moi, comme la cape de Superman, la canne d’Arsène Lupin, le masque de Zorro, ou le bonnet à Pompon de Fantômette.
Ils font désormais partie de mon identité, puisque ce sont des objets uniques créés pour moi, au même titre que l’épée de d’Artagnan.
Avec eux, je me sens forte, invincible et j’irai loin.
Ils me soignent.
-T’es malade ?
Non, mais mon âme, coeur et mon corps ont été meurtri.
Je me suis relevé, mais j’ai encore tendance à être attirée vers le bas, comme si c’était ma place.
J’ai encore honte d’avoir laissé quelqu’un m’y mettre.
Mais moins, beaucoup moins.
Et c’est clair, j’ai bien compris maintenant. que j’ai le droit de m’aimer telle que je suis, de changer ce qui ne me plait pas, et d’aller où je veux.
Qu’il y a de la beauté en chacun, et que je la vois.
C’est ma force, mon super-pouvoir et il est précieux.
Puisque je la vois, je peux la capter.
Et cette beauté, c’est la benzine de l’univers.
On a tous des gouts différents, mais la vrai beauté touche tout le monde.
Une aurore boréale, une orchidée sauvage, une biche et son faon…
L’émotion dans l’oeil d’un père…d’une jeune mariée.
Après on est tous différent et on sera plus touché par certaines émotions que d’autres.
Quand j’y pense.. je suis d’une génération qui n0avait pas le droit de montrer ses émotions.
A croire qu’on ne devait pas en avoir.
En tout cas, il ne fallait pas que ça dépasse.
Sous peine de mort sociale…
Je suis d’une génération ou la femme, à peine libérée, à peine avec le droit de vote, était encore inférieure à l’homme…
Ah ! on a fait du chemin depuis, mais pas encore toute la route.
Je suis tombée, et j’ai trouvé de l’aide pour me relever.
J’ai su m’extirper de la piscine, même si, chaque fois, il y en a pour tenter de vous la remettre dans l’eau.
Et maintenant, j’ai envie de partager, de faire des choses avec les gens, en complément, comme un puzzle, quand chacun apporte sa part, on peut faire des merveilles.