Choquée

Simple erreur ?

J’espère que c’est une simple erreur.

Le contenu entier de mon grenier à été vidé.

Et c’est de ma faute il parait !

J’avais qu’à surveiller, cadenasser la porte !

Mais franchement, qui arait cru qu’une chose pareille puisse se faire?

Une entreprise privée, mandatée par la ville.

Qui n’a pas pris le soin un instant, ni l’entreprise, ni la ville de se demander si ces affaires n’appartenaient pas à quelqu’un !!

Je regarde par ma fenêtre et je vois avec horreur, parmis d’autres cartons,

un bac contenant toute notre collection d’Harry Potter.

Je descends   et je vois ma photo, avec mes enfants, sur le sol de la benne, parmi  les détritus retrouvé dans la partie ouverte du grenier.

Mon grenier à moi, il à une porte, comme tout les greniers normaux, fermée simplement.

Mais pourquoi devrais-je cadenasser mon grenier ?  et installer une surveillance 24h sur 24 ?

A l’intérieur, ce ne sont que des affaires personnelles, photos, vêtements, souvenirs…. qui n’ont de valeur que pour moi.

Et maintenant, c’est comme ça.

Le type à reçu des ordres, prendre tout ce qui était dans les parties ouvertes…

alors je veux bien que ce soit une erreur.

Mais ce que je digère moins c’est l’ultimatum.

J’ai jusqu’à demain 10h pour que la Ville rappelle ses troupes et leur dise de ramener mes affaires.

Sinon, ils jetteront tout.

J’aurais peut-être du appeler la police.

C’est un reflexe que je n’ai pas…

J’ai comme l’impression d’être coupable, alors que ce sont mes affaires et qu’on me les a prise…

Quand je disais l’autre jour que tout est affaire de moyens…

Je voyais bien que les employés étaient désolés pour moi.

Mais le chef, lui, il obéi aux ordres… et la Ville encore une fois, montre  quel respect elle a pour ceux qui sont sur son chemin….

Elle à racheté ma maison.

Que li importe que nous ayons des vitres brisées à tout les étages…

Je suis choquée…

Je me sens comme une citoyenne de seconde zone.

On tue d’abord … on discute ensuite.

Mon rêve

J’aimerais trouver une ferme, au bord du lac où près d’une rivière.

Une ferme qui serait en vile ou presque.

Avec assez de place à l’intérieur pour y habiter, avec d’autres amis qui partageraient la même philosophie de vie.

Etre un maximum indépendant  et vivre tranquillement.

Ave deux vaches, un âne, des poules et des petites chèvres.

Quelques lapins qu’on ne mangeait pas.

Mes chats bien sûr et un chien pour tenir compagnie à Prisca.

Une piscine en été, un jacuzzi en hiver. Un sauna, pour se maintenir en forme.

Un grand jardin plein d’arbres fruitiers, des carottes, des patates, des salades…

On ferait toutes sortes de produits pour nous et o vendrait le reste.

On en ferait un paradis ou il fait bon vivre. et on aurait plus envie de regarder la télé.

J’aurais le temps d’écrire, de créer, pare que je ne serais pas la seule à tout faire.

On se partagerait les taches, équitablement.

Chacun ferait ce qu’il aime faire.

On aurait un cheval aussi, et je pourrais faire de belles ballades en forêt sur son dos.

J’écrirai un livre qui deviendra un best-sellers, et même un film récompensé dans les festivals de cinéma.

On serait créatifs tout le temps, inventifs, originaux, et personne ne viendrait nous dire comment nous devons vivre.

J’aurais une belle et grande cuisine, et parfois on prendrait les repas en commun, chacun apportant quelque chose, et ça finirait par des danses et des chants au coin du feux.

On aurait des visites souvent, les gens aimeraient venir chez nous passer du bon temps, et je n’aurais plus besoin de voyager.

C’est le monde qui viendrait à moi.

Le matin je me lèverais, je donnerais du grain aux poules et je prendrais les oeufs pour le petit déjeuner.

Ensuite, j’irais discuter avec les chèvres.

Je prendrais Prisca, pour une belle promenade dans les champs et la forêt.

En suite, je m’installerais pour écrire pendant deux heures, chaque jours.

Je ferais un peu de jardinage l’après-midi, et j’apprendrais à ma petite fille tout ce que je sais.

Mes grands parents étaient paysans.

Ma grand-mère, petite et nerveuse était capable d’attraper une guêpe à main nue. Je l’ai vu faire, une fois, sur mon duvet d’enfant.

Mon grand-père m’emmenait dans sa forêt, et me donnait le nom des fleurs.

Je les aimaient tellement.

La vie n’est plus pareil sans eux.

Je ne peux pas manger des carottes sans penser à elles de ma tante, qu’on cueillait avec les fanes.

Elles avaient un goût de paradis.

Sucré et terreux à la fois

Toutes les autres me semblent acides et sans goût.

Peut-être, sûrement même que si les hommes n’avaient pas fait la guerre,

nous aurions encore une grande ferme, dans ma famille.

Mais c’est une autre histoire.

Pour savoir qui on est, il  faut parler avec ses parents.

Trop de secrets parasitent notre compréhension.

On le sait maintenant.

Mais on ne refait pas le passé.

Ce n’est pas une raison pour l’effacer.

Je suis une biennoise, maintenant, de naissance.

Même si ma famille ne vient pas d’ici.

J’habite au-dessus d’un village lacustre.

Sous ma maison, on pourra un jour trouver des vestiges.

Le début d’année , avec son temps gris, et froid, n’est pas très facile pour moi,

comme pour beaucoup.

C’est comme si mon cerveau avait besoin de repos.

Dans le sol, les plantes pourrissent pour renaître aux printemps.

Le sol aussi se repose.

Moyen miracle

Je sais que j’ai été absente quelques jours.

Que ce n’est pas cool pour ceux qui aiment bien me lire tout les matins.

En même temps, il faut me comprendre.

L’hiver est toujours une dure période.

Au début, j’avais du chauffage partout… sauf la nuit.

pour la première fois de ma vie, j’affrontais l’hiver suisse,

et nocturne, dans un appartement glacé.

Choc météo….

Glacée dans ma vieille robe de chambre, j’essayais de tenir le coup,

jusqu’à ce que reviennes l’été.

Et puis, ça c’est empiré.

Brusquement, je n’ai plus ou de chauffage du tout.

Ni le jour, ni la nuit.

On a compensé, comme on pouvait, à  coup de radiateur électrique…

Et là, on ne se rendait pas compte, mais ça coûtait cher, très cher.

Trop cher.

Alors, on a eu de la chance, et reçu un beau poêle qui chauffe bien.

Tant qu’on a du bois et l’énergie pour entretenir le feu.

Qui chauffe bien, dans le salon.

Les autres pièces restant si glaciales, que je fais de la buée en me lavant les dents à la salle de bain..

Alors, j’ai économisé et acheté du fuel.. mais en quelques semaines il ne restait plus rien.

Ni dans on porte-monnaie ni dans le réservoir

Entretenir le feux…

Je pense à nos ancêtres…

il n’y  a pas si longtemps.

Les plus nantis avaient des domestiques.

Les autres, ceux qui en avaient les moyens, s’en occupaient.

Mais quand on habite en ville, il faut faire venir le bois.

A la campagne, il faut le couper…

C’est du travail.

A bien sûr, il y en a qui l’ont connu et qui se disent peut-être :

c’est pas grand chose.

Mais je pense surtout à ceux qui ont le chauffage qui va de soit.

Auquel il ne pense même pas, tant c’est normal , à notre époque d’avoir des radiateurs qui marchent.

-Qui fonctionnent. Les radiateurs marchent rarement.

Ouaiiiiis.

Bon.

On reprends.

Pfff…  il faut comprendre un truc.

Quand la vie, les choses aussi apparemment simples que d’avoir du chauffage vont d pire en pire, il faut s’accrocher.

Chaque modification, chaque infime changement vous influe dans un sens ou l’autre.

Mais depuis ce matin, miracle ! je regarde par la fenêtre, et que vois-je?

un camion -citerne .

Un camion -citerne branché sur MA maison.

Une sorte de rêve éveillé.

D’hallucination.

Il y en a qui rêvent du prince charmant.

Moi je préfère un camion-citerne.

Ding dong, ça sonne .

Mon cher proprio… (les relations se sont arrangées… pour l’instant).

Il me demande si c’est moi qui ai commandé du fuel.

Ben non .. avec quel argent ?

Il part et revient 5 minutes plus tard pour m’informer que  j’allais avoir du chauffage quelques heures par jour.

alléluia !!!

Les gens sont sympas, quand ils me disent, qu’il y a des lois et patati et patata…

Alors c’est vrai, quand vous vous attaquez à quelqu’un qui est votre égal…

Egal, dans le sens une personne qui n’a pas de moyens particuliers pour sa défense.

La Ville, par contre, ou n’importe qui ayant des moyens dépassants les vôtres…

c’est une autre histoire.

Même en étant totalement dans son droit, si vous tentez le coup vous verrez.

Mais là, je dois dire un truc, depuis que je ne suis plus aux oeuvres sociales, j’ai perdu

l’habitude d’être rabaissée..

Parfois, je rêve d’être maire de Bienne.

Je n’aurais pas de répit avant  de secouer les puces de tout le monde.

Pour que le respect devienne la priorité numéro une.

Bon là je suis en train de m’endormir

 

 

 

petit miracle

Il y a les miracles habituels,

hyper-impressionants.

Genre biblique, la mer s’ouvre…

les cigales se taisent, et les buissons se mettent à cramer tout seuls.

Et puis, il y a les petits miracles.

quand une méthode toute simple vous permets de réduire le tas monstrueux de vos habits, et de les ranger de façon pratique.

Et le plus beau là-dedans, c’est q e même ma petite fille s’y est mis.

franchement plier ses habits en rectangle et les mettre à la verticlae, c’est tellement plus pratique !

Ca prends moins de place et on s’y retrouve tout de suite.

Surtout si on a des boites,

Moi j’ai pris des cartons à chaussures.

Et c’est dingue la différence.

On voit tout de suite ce qu’on a.

En parlant de ce qu’on a,

j’ai deux beaux sacs à offrir  au point de récolte…

En me posant simplement l question : est-ce que cet habit me procure de la joie, ?j’ai pu dégager un tas de trucs que je gardais pour rien.

 

Tout mon monde

Je fais de la photo, mais pas que, je peins aussi, et je fais des colliers.

Mais pas que, j’ai une espèce de boulimie créatrice qui s’attaque à tout les domaines possible.

J’aime l’objet unique, l’objet spécial, qui fait plaisir à faire et qui reste, parce qu’il  demandé tant d’énergie .. que cette énergie reste accumulée dans l’objet.

Un objet qui fait du bien.

Voilà ce que je veux faire.

J’ai des idées de miroirs, de robes, de lampes.

Je ne veux pas faire du design.

Je veux faire des objets uniques.

Pas de l’artisanat, des oeuvres d’arts.

Quand ma fille était encore à l’école, je m’en souviens bien, comme j’étais fauchée à cette époque là.

Il fallait faire des pâtisseries pour le stand de l’école.

Et même ça devenait difficile.

J’avais fait des pains aux chocolats.

Qui sont partis… comme des ptis pains.

Mais c’est pas tout.

Avec des vieux colliers démontés, j’avais fabriqué de nouveaux colliers.

J’avais un peu honte, de ces humbles choses recyclées.

Je ne savais pas du tout comment ce serait accueilli.

Je les ai amené quand même.

A ma grande surprise quelques minutes ont suffit.

Les gens se sont jeté dessus.

Tout à été vendu.

Mais surtout ça me fait du bien de faire ça.

J’avais pris pour habitude d’en offrir à mes amies et rien ne me faisait plus plaisir que de voir qu’elles les portaient.

Je n’en reviens toujours pas aujourd’hui. Je crois que c’est mon problème principal.

C’est comme mes cartes de voeux.

Quelle folie de faire des cartes à l’époque d’internet.

Et pourtant, quel succès, que de compliments !

Il faudrait que je me mette une fois pour toute dans la tête que ce que je fais à de la valeur.

Même si avant tout ,je le fait par besoin de m’exprimer…

Même si… je crois que je devrais me mettre aussi dans la tête qu’il n’y a pas que ce que je fais, qui a de la valeur…

Moi aussi.

 

 

Le challenge ménager

3, 2, 1 partez, dans une heure j’aurais fait cette foutue vaisselle.

Je pourrais mettre une photo mais je ne veux traumatiser personne.

Donc là, il est 1h 18 à 2h18 ça doit être prêt.

On va voir……. et…. m…. je suis trop fatiguée par  contre,j’ai appris une nouvelle méthode de rangement que je vais tester et partager avec vous demain.

J’ai hâte !

Buzz et jeux en lignes

Elle à raison , ma copine Isabelle.

On ne sait jamais ce qui va faire le buzz.

Faire le buzz, ç’est à dire que une de nos production se partage, est commentée, likée plus que les autres.

Il y a des trucs… d’ailleurs, j’ai regardé un reportage sur le sujet.

Ils sont forts, les américains… on y voit Paris Hilton et un type nommé « The Fat Jew » démontrer qu’on peu vendre n’importe quoi à n’importe qui.

En l’occurrence une ligne de body et boissons énergétiques destinés aux bébés DJ.

A peine la nouvelle lancée, les gens se jettent dessus…

Pauvre monde, direz-vous ?

Et même si la nouvelle est fausse (ça n’existe pas les bébés D.J.) out est prévu pour lancer la production en cas de succès.

Le site internet, la marque, le design… tout une équipe a planché dessus, est opérationnelle pour assurer la vente.

Moi j’apelle ça avoir le sens des affaires.

Ca ne fait de mal à personne.

Donner au gens ce qu’ils veulent peut avoir des effets plus pernicieux.

C’est mon fils qui m’a expliqué.

Son intelligence et son esprit d’analyse m’épate constamment.

Les adeptes des gens en lignes réclament des jeux de plus en plus violents.

Le problème de ces jeux est qu’ils sont gratuits.

Oui gratuit.

Les parents ne se méfient pas.

Ils devraient pourtant.

Parce que c’est bien à leurs enfants qu’on s’adresse, et à leurs instincts les plus bas.

Ces jeux sont gratuits pourtant ils rapportent des millions.

Pour deux raisons

La première  c’est qu’ils sont facilement accessibles.

Ils s’adressent normalement aux jeunes adultes, vu leur grande violence, mais le vrai public ciblé, ce sont les enfants qui raffolent de ce genre auquel ils ne devraient avoir accès. Justement pour cette raison.

Ils aiment le mode « Battle royal » on leur en donne tant qu’ils en veulent.

Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est basé sur un film japonais qui parle d’élèves transportés sur une île déserte dans le but de  s’entretuer.

C’est ce qu’on appelle le mode « last Man standing »  où dernier homme debout

Quand j’étais à l’école, les sujets de conversation tournaient autour des films.

.

 

Ceux du soir précédent, et seuls les enfants autorisés à veiller plus tard que les autres pouvaient en parler.

Ce qui les rendaient populaires.

Maintenant on parle des jeux.

A mon époque aussi, déjà, ils y avait le bon look à avoir.

Ca n’ a pas changé.

Les fabricants l’ont bien compris.

On en arrive à la deuxième raison :

Pourquoi ces jeux rapportent autant alors qu’ils sont gratuits ?

Parce que les personnages aussi ont des looks.

Looks qui ne sont pas gratuits… eux.

Vous commencez à comprendre?

Les personnages pas lookés (il y a un mot pour ça mais j’ai oublié) sont aussi peu considérés qu’un enfant habillé par Denner, si Denner faisait des habits.

Plus tordu, il y a les avantages, qu’on appelle « pay-to-win ».

 

Littéralement payer pour gagner.

Avantages tout aussi payants que les vêtements des personnages.

Après vous me direz que les enfants n’ont pas d’argent.

C’est leur parents qui en ont.

Argent de poche, ou carte de crédit « empruntée »…

Quelques francs par-ci, quelques francs par là.. payé avec l’i-phone de Papa…

C’est ainsi que sur ces désirs de violence et de popularité,

des fortunes sont gagnées…

Des enfants pris en otage, et sacrifiés sur l’autel

de notre si imparfaite humanité.

Mon fils m’explique tout ça et d’autres choses encore.

Il est révolté.

Moi je me souviens sans nostalgie aucune, de mes crédits de natel ratiboisés

par ses soins et ses nuits passées à bouffer du zombie…

C’est passé, j’en suis contente.

Bon , il joue toujours, mais il a  trouvé une nouvelle activité qui l’intéresse davantage.

Rien ne peut me faire plus plaisir de le voir rentrer à la maison les bras chargés…

de livres.

 

 

 

 

 

Mon méchanisme

Il y a des choses que tout le monde sait.

Par exemple que, si on est malade, sourire, rire, avoir des pensées positives aide à aller mieux.

Mais le ressentir physiquement et nettement, précisément comme ça m’est arrivé aujourd’hui, est plus rare.

Je crois bien que c’est la première fois, pour moi.

Je me suis réveillée, sans trop le moral.

Arrivée chez moi, une mauvaise nouvelle m’a plombée davantage.

Et plus je ressassais tout ça, et moins ça allait.

Jusqu’au moment, je me souviens, je cherchais un truc, en mode mauvais poil.

J’ai décidé d’arrêter ça.

Et comme si à l’intérieur de moi, il y avait un mécanisme horloger, à l’ancienne,

avec les petites roues dentelées qui s’imbriquent en tournant.

Bizarre sensation.

Je ne dis pas que tout va absolument mieux, mais j’ai envie de continuer comme ça.

Vacances à Bienne 2. Le crime de la petite Arvine

Quand j’étais petite, pour des raisons que j’expliquerai peut-être un jour,

il y avait un tas d’aliments que je ne pouvais pas manger, sous peine de me trouver mal.

Il suffisait qu’une saleté de légume aie touché une de mes frites pour que je la déclare immangeable

Pareil pour le ketchup, ce truc sanguinolent qui colorait ma frite ( j’adore les frites)  la rendait immédiatement persona non grata dans mon assiette.

Alors imaginez le calvaire d’une colonie de vacances avec de la soupe aux légumes à tout les repas.

J’étais si affamée en rentrant que je tenais à peine debout.

Du coup, mes chers parents, croyant me faire plaisir, avaient fait.. des frites pour m’accueillir au bercail.

Le choc de retrouver une nourriture aimée fut si grand, que j’en fut très malade.

Je pense à ça, parce qu’il m’arrive la même chose avec le froid.

J’aime le chaud, mais je suis habituée au froid d’un appartement si grand et vieux, et mal isolé en prime, qu’il est inchauffable.

Du coup, deux jours passés au chaud chez a fille me voilà malade, avec la voix genre vieux conducteur de train  à vapeur français , carburant à la Gauloise sans filtre, papier maïs…

Mas e n’est pas le plus grave.

J’ai commis un crime grave…

La victime ?

Une bouteille de petite Arvine, vin valaisan de petit producteur, hors de prix…

Mais ça, je ne le savais pas.

Tout ce que j’ai vu, moi, c’est une bouteille au frigo, et mon besoin de l’utiliser…

pour faire une sauce.

Une super-bonne sauce, avec de l’ail et de la crème, qui donnait un goût génial à mon poulet.

Comment aurais-je pu savoir, moi qui ne boit pas d’alcool, que ça ne se fait pas ?

Mais d’ailleurs, pourquoi ?

Utiliser un très bon vin pour une sauce, c’est aussi important pour la réussite d’un plat que  celui qui va se boire pour l’accompagner, non?

Bon, j’admets que  ma fille soie embêtée : c’était une bouteille spéciale, valeur sentimentale et commerciale… qu’elle gardait pour une grande occasion.

Elle oublie juste un petit détail, sans moi, elle ne pourrait  pas profiter de ses week-ends, ou de quelques jours de vacances.

Mes vacances à moi, vont se limiter à son appartement.

Dommage, parce qu’aujourd’hui, il fait grand beau.

Si vous êtes à Bienne, je vous conseille un tour au bord du lac,

Je m’étais donné de la peine ,pour tout faire bien , et voilà que je paie doublement…

Dès que j’ai avoué ma faute sur messenger,

j’ai su que j’avais  commis une erreur terrible.

Un crime envers le Valais tout entier.

Utiliser la petite Arvine pour faire une sauce me vaudra d’être bannie à tout jamais des terres valaisannes.

Mon beau-fils originaire du lieu ne m’adressera peut-être plus la parole…

Je ne sais même pas si j’aurais encore le droit de manger de la viande séchée made in Wallis….

Et si malgré tout je persiste à me rendre dans le coin, je risque de me faire attaque par les vaches

Alors bien sûr, ça m’embête beaucoup.

Mais d’un autre côté… quand on aime.. on ne compte pas, non ?

Et ma sauce était divine.

 

 

Le Syndrome Meister Proper

Je ne sais absolument pas pourquoi il est plus facile de faire le ménage chez les autres que chez soi.

Il y a sûrement une raison.

Depuis que je suis en vacances chez ma fille, je fais le ménage avec plaisir.

En plus, elle a une super-cuisine.

Très motivante.

Je lui fais même sa lessive…

Avoir une machine à laver dans son appartement.. luxe que je ne connais plus depuis des années.

Quand même, je suis aussi contente de rentrer chez moi.,