Pompons pompons…

Ce soir, à cause d’une tout petit pompons de 15 millimètres.. j’ai failli péter un plomb.
Je vous raconte ça histoire de comprendre pourquoi je me mets dans des états pareils,
Surtout que je sais pertinemment que la future propriétaire du pompons en question est une femme extrêmement compréhensive qui ne voudrait surtout pas que je m’en fasse autant pour si peu.
Pour si peu ?
C’est relatif.
Qu’est.ce qui me motive ?
Le travail bien fait ?
La satisfaction du client.. qui en plus s’avère être une amie très chère.
Les deux sûrement.
Plus une part d’ego… ça ne devrait pas arriver.
Pas à moi,
J’avais tout prévu pourtant.
Il me restait assez de ces jolis pompons turquoises pour faire la paire qu’elle voulait.
Je m’y mets et je remarque un pompons un peu noirci.
Je le mets de côté.
Ou plus exactement, je le balance je ne sais pas o?u en me disant que c’est pas grave, j’en ai assez.
Ben non, j’en ai pas assez,
Je m’en suis rendu compte avec horreur, une fois la première boucle réalisée…
Que faire…
1.. retrouver ce fichu pompon et le nettoyer.
Donc je cherche,
Partout…
Dans mon grand salon plein de matériaux divers.. un mini pompons de 15 millimètres.
Au moins pendant deux heures.
Je tourne en rond, je me mets à 4 pattes pour explorer tout les coins et recoins du salon.
Rien…
Bon à ce stade, je me rabats sur internet.
Je cherche , partout ..
Des pompons c’est pas ça qui manque sur le web..
Des bleu des verts des roses, des petits et des grands.
Mais point de mini turquoises cintrés d’argent.
Même Rayher qui les diffusaient ne les faits plus.
Sacré Rayher…
Miracle, j’en trouve qui ont l’air de convenir, mais le site livre le monde entier sauf la Suisse.
J’en trouve un autre.. j’ai vraiment beaucoup cherché et ça me coûterait 1frs pour le pompons et 25 frs pour le faire venir…
Sans garantie que la couleur soit vraiment la même.
Je cherche encore.. et impossible,, ça n0existe plus.
C’est le lot des perles et accessoires pour bijoux.
Ceux-ci sont faits à la main…
Il semblerait que le monde soit passé à autre chose-
Exit les minis et bienvenue les pompons de 1 cm…
Eh non. il ne suffit pas de le couper,, c’est tout à fait un autre modèle
En désespoir de cause, à 3h33 du matin, j’écris à mon amie pour lui demander ce qu’elle veut faire.
Je lui propose des solutions et je me calme .
bien sûr, à cette heure, je ne vais pas pouvoir discuter, mais je sais qu’elle va me comprendre,, alors je me calme.
Ensuite.. je fais une autre paire, pour ne pas rester bloquée sur un échec.
D’ailleurs, j’ai encore l’espoir de le retrouver, ce fichu pompon…
Ensuite je regarde un épisode passionnant de l’émission secret d’histoire.
Marie de Roumanie.
Mais qu’elle était intrigante et merveilleuse cette femme là.
Anglaise à la base, décoratrice dans l’âme, mais aussi aventurière, et dotée d’une facilité de contact avec les autres à toute épreuve.
J’ai bien envie de lire son autobiographie.
Mais là, il est 4h18 du matin.
Donc je vais me coucher.

Précieux Temps

Hier soir, je pensais à ces femmes, une en particulier, qui me soutiennent depuis le début.
Qui m’encouragent dans mon travail.
Qui m’ont permis de progresser, avec toujours un regard bienveillant.
Et j’ai pleuré.. comme une Madeleine…
Des larmes de joie.
C’est cucul la praline ?
Je m’en fiche.
C’est bon parfois d’être un peu sentimentale.
J’adore ça et ça fait du bien.
Il faut prendre le temps d’avoir des émotions, de les laisser grandir et sortir.
Ca permet de se sentir, de se donner de la valeur.
De ne plus penser aux coups du sort.
A tout ce que j’en ai bavé jusqu’ici.
Si je m’arrête une minute pour y réfléchir quand même, c’est pas humain ce qu’on m’a fait subir.
Mais j’ai réussi.
J’ai passé toutes ces épreuves en finissant par me convaincre qu’un jour ça s’arrêterait et que viendrait la récompense!

Je croyais qu’il me faudrait quelqu’un à mes côtés, que c’était la solution.
Mais non.
Par contre en cours de route, il y avait des bonnes fées,
Des sortes d’anges qui s’incarnaient en humain.
En humaines surtout.
Ce sont les femmes qui ont eu le plus de compassion et de compréhension.
Certaines m’ont aidée au-delà de ce que je pouvais imaginer, et sont toujours dans ma vie aujourd’hui.
De près ou de loin.
Je ne les vois pas tout les jours, et même très rarement.
Celles qui vous aident vraiment savent rester à distance, vous laisser prendre votre envol, une fois la poussée bienvenue effectuée avec douceur.
J’aimerais rendre ce bonheur.
Etre moi aussi une de ces bonnes fées.
Je crois que ça m’est arrivé par moment.
Mais j’aimerais faire tellement plus.
J’ai toujours rêvé d’un endroit ou je pourrais recueillir les femmes avec enfants, celles qui doivent se débrouiller seule et sont si épuisée que
les beautés de la vie leur sont interdites.
Un jour, j’espère, je pourrai le faire.
En attendant, je suis bien dans mon grand appartement.
Hier soir le vent à soufflé si fort qu0un des coussins de mon canapé extérieur a volé jusque dans la rue.
Je l’ai retrouvé.
Par chance il n’était pas tombé dans le trou du chantier, , juste à quelques centimètres.
Ca me fait un peu penser à mon histoire.
Il faut y croire.
Penser que c’est possible et ça arrive.
On se retrouve.
Mes cheveux repoussent.
Avec des stades intermédiaires un peu comiques, mais c’est bien moi, sous cette tignasse parsemée de cheveux blancs.
Je me régale à faire des boucles d’oreilles.
A trouver LE petit symbole qui fait plaisir.
A chercher pendant des heures.

Le plaisir des femmes de se parer de petites choses qui les accompagnent et les décorent,
c’est comme des perles de benzines pour faire avancer le monde.

Par exemple…

Michel et moi…

Sacré Michel…
La première fois que je l’ai vu, c’était en vrai, sur scène.
Le premier concert de ma vie.
Nous étions en vacances au Camping de la Plage, avec mes parents et ma soeur.
La fille d’une amie de mes parents, dont le nom m’échappe, m’avait emmenée avec elle.
.
J’avais 10 ans peut-être.
Michel en avait 20 de plus, 20 ans 1 mois et un jour, pour être précise.

L’endroit, déjà, c’était des Arènes antiques.
Mais lesquelles ? Celles de Fréjus ? qu0importe.
Ca fait presque 50 ans..
J’ai oublié l’endroit mais pas mes émotions.

C’était l’époque de la maladie d’Amour.
Michel Sardou était déjà une immense vedette en France et les gens connaissaient les paroles de ses chansons par coeur.
Pas moi,
Je découvrais.
De ma place, je le voyais, en tout petit.
Mais sa voix…
J’ai toujours été sensibles aux voix.
Sa voix me pénétrait jusqu’au coeur.

Cet homme là,,, quand il a chanté Je vole… j’ai eu l’impression qu’il me connaissait.
Cette chanson qu’il commence en parlant,
Cette histoire d’un jeune qui quitte ses parents dans la nuit, sans leur dire au revoir.
Il les aime, mais il part.
Ca m’a déchiré les entrailles.

Quelque chose s’est passé, que je n’explique pas tout-à-fait, mais je n’ai plus jamais été la même.
Le concert, la voix, le public, les chansons, cette chanson m’ont marqué à vie.

J’ai découvert par la suite, d’autres chansons, moins connues, comme Le Prix d’un homme, ou Je ne suis pas mort, je dors.
Quelqu’un m’avait fait des cassettes et je les ai écoutée, toute seule, jusqu’à connaître les chansons par coeur.
Je ne les aimais pas toutes.
C’était un peu mon secret, je ne le partageais avec personne.
Et puis je grandissais, j’écoutais le hit-parade sur Europe 1, et toutes ces chansons en anglais dont j’inventais les traductions me plaisaient beaucoup par leur énergie.
Kiw Wilde, Blondie, Kate Busch
J’ai découvert Michel Jonasz.
J’aimais et j’aime toujours les chansons de l’autre Michel, Fugain
Je me rends compte aujourd’hui que les deux artistes avaient le même parolier.
Pierre Delanoë et que ce Pierre là a écrit beaucoup de chansons que j’adore, pour tout un tas d’artistes-
Et à cause de lui et Michel, je crois toujours que l’amour est une maladie.

J’ai aussi aimé les voix de Nicoletta, Michèle Torr, Petula Clark , Jeane Manson , Joe Dassin.
J’en oublie surement. Ca c’est mon enfance… Céilne Dion qui chantait d’Amour ou d’Amitié.. Une fille de mon âge, pas très jolie à qui je pouvais m’identifier,
Et puis, est arrivé le funk. Et Queen.
Another one bites the dust…
J’ai du l’écouter une centaine de fois.. de suite.
Tout un tas de découvertes parce que j’aime la diversité.
Un estate con te
de Toto Cotugno me fera autant plalsir que d’écouter Jim Morrison.

C’est surtout les paroles que j’aimais, celles que je comprenais et celles que j’inventais en anglais.
J’ai été très déçue quand j’ai commencé à comprendre.
C’était toujours pareil.
Très simple trop simple.
Ca parlait trop d’amour et l’amour ne me parlait pas.

Heureusement, il y a eu Thiéfaine, tombé à pic avec sa poésie déjantée pour illuminer mon adolescence.
Et Téléphone qui énervait beaucoup mon père qui se moquait des paoles.
Alors je l’écoutais encore plus fort.
Et des exceptions, comme Pink Floyd. Là, c’est surtout la musique qui m’emmenait dans un autre monde

Tout ça pour dire que Michel.. quand je le vois aujourd’hui, dans une restrospective qui lui est dédié.. eh bien, il était vraiment sexy, quand il avait 30 ans.

Mais moi.. j’avais 10 ans.
A cet âge on ne remarque pas ce genre de chose.
En tout cas, pas en ce qui me concerne.
Même si j’avais pu le voir de près.

Mais cette voix.
Elle à changé quelque chose en moi, pour toujours.
Et je ne sais pas l’expliquer.

Après tout il y a peut.être des choses qui n’ont pas besoin d’explication.

Pourquoi j’aime tellement les vocalises de Dave sur Vanina ?
Pourquoi je regarde des films coréens en version originale ? ( sous-titré quand même)
Pourquoi l’histoire de Kenshin avec le regard triste de de Takeru Sato me remue les entrailles ?
Pourquoi les robes de Sissi me font rêver ?
Pourquoi on s’émeut devant un beau coucher de soleil ?
Pourquoi on craque devant une maman canards et sa dizaine de canetons.?
Pourquoi on fonds pour les petits chatons.

Parce que nous sommes humains.

Il à pris un coup de vieux, Michel.
Mais il assume ses rides qui dessinent des sillons sur ses joues, son menton flasque…
Après il à 76ans.
Il à fait ses adieux à la scène, il parait.

Mais ses chansons, elles continuent de vivre à travers les jeunes qui les découvrent.

Je ne suis pas fan inconditionnelle.
De personne.
Aucun être humain ne mérite qu’on lui érige un culte.

Les personnes que j’admire, elles sont dans mon quotidien.
Spécialement ceux qui évoluent, qui se remettent en question,
Qui avancent, malgré les soucis de santé et les coups du sort.
Qui sont résilients sans se plaindre et qui gardent intacte leur capacité de révolte devant l’injustice.

8h58, je crois bien que je vais aller me coucher.

Je me relirai plus tard désolée pour les fautes.
Et merci de me lire

Les droits du pire

Sadisme pur.
Mais dans quel esprit dégénéré est né l’idée de couper une oreille à quelqu’un pour la lui faire manger ?
Comment peut-on s’en vanter ?
Filmer ça.
Regarder ça.
Comment peut-on présenter dans un simulacre de justice , des hommes inconscients, attachés pour qu’ils aient l’air de tenir ?
Avec le visage tuméfié. gonflé par les coups ?
Des hommes qu’on traine en les pliants en deux pour les humilier davantage !

Comment ?

Mais c’est tout simple : parce qu’on laisse faire.
Personne ne s’oppose à ces monstres et ça leur donne tout les droits.
Les droits du pire.
Vous me direz que ces hommes aussi ont commis le pire.
Mais ils n’ont pas été jugés, pas vraiment.
Est-ce que c’est eux d’abord ?
Ca semble étrange.
Tout semble étrange dans cette histoire.
Le fait est que poutine ( je ne lui mets toujours pas de majuscule parce que pour moi, il est plus que petit).
machin donc est incapable de protéger son propre peuple .
Peuple qu’il ridiculise, tellement ils les prends pour des moutons prêts à gober toutes les fake news qu’il leur sert.
Propagande.. c’est la faute des Ukrainiens…

Je l’ai vue cette bonne dame interviewées répéter comme un animal bien dressé les paroles du tsar.

J’ai eu honte .
Honte de faire partie d’une humanité à la dérive.
Une Terre qui laisse faire.

Nous n’avons donc rien appris ?

On aurait pu croire après Staline et Hitler qu’on serait capable de reconnaître un dictateur trop puissant qui pête les plombs en menaçant la terre entière.

On a cru que la paix serait éternelle.
C’est l’Histoire qui l’est.
Éternel recommencement.

Hier soir, devant les images insoutenables de ces hommes humiliés et battus, j’ai du détourner le regard.

Mais qu’est-ce que je peux faire à part hurler mon désespor sur ces pages virtuelles.

Pour que, peut-être, si un jour quelqu’un lit ces lignes dans le futur, il voie que nous n’étions pas indifférents.

Seulement impuissants.
Terriblement impuissants.

Ca ne date pas d’aujourd’hui. ma révolte personnelle.
Je le suis depuis toujours.
Révoltée contre la haine, contre les guerres et contre la torture.
Contre l’injustice.

Je n’ai pas peur.
Je suis trop loin et trop suisse pour qu’il m’arrive quelque chose aujourd’hui,

Je refuse de m’inquieter pour demain, de vivre dans l’angoisse que ça empire encore avec le largage de quelques bombes,,,
Je préfère .rêver d’un miracle.
Penser que le bien triomphera.
Comme il le fait toujours.

En attendant, des soldats fous ont tout les droits.

Peuple de Russie, relève toi, ouvre les yeux !
Le pire c’est que peut-être même.. ce qui est arrivé l’est parce qu’il l’a voulu…
Après tout ça semblerait pas si incroyable, vu tout ce qu’il a déjà fait.

Comment se peut-il qu’il y aie encore des gens pour dire qu’il n’est pas fou ?

J’avais besoin d’écrire.

Bien sûr ça ne sert à rien d’autre que manifester ma révolte.

Si seulement cette révolte et toutes celles qui lui ressemblent pouvaient faire tache d’huile.
Grossir et grossir encore jusqu’à soulever ce peuple qui assiste sans bouger aux pires cruautés.

Il avait déjà tout fait.
Maintenant il montre qu’il est incapable de protéger les siens.Et il en profitera pour durcir encore la répression.

Faut-il donc que tout le monde se mette à ramper pour qu’il soit content ?

Qu’est.ce qui calmera sa soif de pouvoir ?

Nous n’avons pas le choix.
Il faut nous unir et dire stop.
Balancer un obus sur son crâne d’oeuf

Je suis horrifiée de voir que d’autres pays le soutiennent.
Ce n’est plus poutine vs le reste de la planète.
C’est une part du monde contre une autre.
Et ça on connaît, ça porte un nom .
Guerre mondiale.

Je ne sais pas vous, mais moi, ça ne me tente absolument pas.

Maintenant ça ressemble à un film catastrophe, à la pire des dystopie,
sauf que c’est la réalité.

C’est vraiment çe qu’on veut ?

Mais qu’est.ce qu’on doit faire ?
Se préparer ?
Piller la Migros pour faire des provisions.?
Quelle mère veut voir son fils partir à la guerre ?
Vous vous rendez compte ?
Il y’a un pays ou les autorités ont le droit de couper une oreille à un suspect pour l’obliger à la manger.
Et je suppose tristement qu’ils font pire encore.
Ils font ça sur leur propre sol.
Imaginez ce qu’ils feront sur le nôtre…

Mais la vie doit continuer, à tout prix.
Il faut garder l’espoir .
Avoir confiance en l’Univers.

Tout ce qui se passe actuellement à une raison qui nous échappe.
Je ne suis pas là pour servir des réponses.
Par contre je peux poser les bonnes questions.

Je veux vivre , je veux que ma famille et mes amis ne se réveillent pas sous les bombes.

Nous ne savons pas ce que c’est et je prie pour que nous ne le sachions jamais.

Ca à l’air naîf, mais la seule chose que l’on peut opposer à la haine , c’est l’Amour.
Allez en parlant d’amour on va finir sur une bonne note.

J’ai cherché si le monstre avait des enfants.
Il en a,.
De plusieurs unions.
Dont, et 4’est la que ça devient intéressant :
Avec sa belle gymnaste, vladimir aurait eu entre 2 et 4 enfants.
Et tout ce beau monde aurait le passeport… suisse et vivrait ici.
Ca me semble une bonne nouvelle.

Pauvres choses VS Oppenheimer et autres dans notre monde fou

Que remarque-je ?
Ben déjà– que je n’ai pas du tout aimé Oppenheimer.
Ou plutôt que j’ai très bien dormi pendant tout le film.. ou presque.
un film sur un homme, pas très sympa, malgré que j’adore Cillian Murphy… je le préfère un million de fois en Peaky Blinder.
On aurait dit un enfant, un toutou tellement heureux de figurer dans la production du maître, qu’il a bien fait tout ce qu’on lui à demandé.
Bien joué Cillian, tu peux retourner dans ta niche.
Ca n’engage que moi, mais voilà, je dis ce que je pense.
Et c’est exactement précisément ça.
Un film d’homme sur un homme produit par une femme amoureuse.
J’aime bien les autres films de ce réalisateur Christopher Nolan.
Mais pas celui-là.
Pas du tout.
Ah mais c’est peut-être parce que je ne comprends rien aux atomes et à toute l’implication historique de cette histoire.
Et bien si, justement.
A mon avis c’est un film qu’on aurait pu faire bien plus humble, bien plus simple et que ça reste instructif et important d’en parler.
Mais pas à ce point.

Surtout quand, en compétition dans la même année aux Oscars se trouve Poor Things, le chef d’oeuvre absolu de Yórgos Lánthimos.
Pas une seconde je n’ai pas détacher mon regard de ce film.
Parce qu’il est étonnant à tout point de vue.
Et pourtant, d’abord, je n’avais pas du tout envie de le voir.
Pire, dans l’idée que j’en avais avec les extraits que j’avais vu, je le regardais pour le critiquer .. salement.
Quand on visionne des extraits en se fait une idée du film…
Je croyais qu’il s’agissait encore de nous démontrer ,par professeur fou et pauvre fille manipulée interposée, comme le monde est moche.
Avec des scènes pathétiques oû on la verrait, la pauvre chose en question ,se débattre dans un univers dont elle ne peut être que victime.

Comme je me plantais !

Comme je suis heureuse de m’être plantée !

Comme j’ai bien fait de regarder ce film jouissif o?u les rapports de force sont inversés.
Les scènes de sexe ne m’ont pas choquée.
Parce qu’elles sont, pour une fois l’occasion de voir ça avec un point de vue inédit.
Celui d’une femme avec un cerveau si neuf qu’il doit trouver de nouveaux mots pour exprimer ses sensations.
Au point que celui qui croyait la manipuler, l’image même du sale type pervers, devient un jouet pour Bella Baxter.
Elle ne connait ni la jalousie, ni la possession.
Elle est d’une liberté absolue.
Elle ose dire ce qu’on ne dit jamais dans les films.
J’ai spécialement adoré quand elle veut recommencer une quatrième fois.
Le mâle tout fier de sa performance lui dit que c’est déjà exceptionnel…
Ce qui consterne Bella qui pourrait continuer toute la nuit.
Du coup, elle le plaint.

Et la situation se retourne.

Je ne veut pas trop spoiler, mais c’est absolument génial et tellement peu fréquent dans le cinéma de voir une femme aussi libre.
Tout ce qui passe par sa jolie tête en ressort embelli par sa vision parfois cruelle mais toujours juste.
Et quelle performance d’actrice pour Emma Stone.

Sa démarche, son regard, sa façon de parler se modifient plus on avance dans son temps.
Dans le cinéma, les scènes sont pratiquement jamais tournées dans l’ordre.
Donc, à chaque scène elle devait retrouver l’intention juste.

La façon de marcher.

Les autres acteurs sont bien aussi, mais on ne voit qu’elle.
Ma scène préfèrée c’est quand elle s’élance pour danser.
Elle virevolte avec un début de grâce nouvelle.

Et les costumes ! et les décors… du ciel à la terre aucun détail n’est ignoré, tout est sublimé.

Les costumes c’est Holly Waddington, qui à gagné l’Oscar. Bien mérité!!
Les décors c’est Shona Heath et James Price. Et eux aussi ont remporté l’Oscar. Bien mérité.
J’adorerais vivre dans cet univers .
Enfin, dans les décors, parce que tout n’est pas rose dans le monde de Bella Baxter.

La pauvreté , l’injustice et la misère existe aussi.
Et face à ça. elle a la réaction la plus humaine qui soit : elle est malheureuse et essaie de faire qq chose pour aider les autres.
Je l’adore.
J’ai remarqué certaines critiques d’hommes qui n’ont encore pas compris que personne ne peut manipuler Bella Baxter.
Elle décide de tout.
C0est un film qui va beaucoup plus loin que les autres, en utilisant le conte.
Car Bella ne peut exister dans notre monde.
Ce qui lui est arrivé , au début ça m’a choquée, j’ai pensé qu’elle serait aussi quand elle le découvre, mais non.

Rien n’est comme d’habitude,
Personne d’autre que Bella ne décide pour Bella, de sa vie, de ses sentiments, de ses réactions.
Nous, nous sommes tellement conditionné,es que nous réagissons parfois sans vraiment réfléchir.
Par habitude.
Poor Things c’est nous, les pauvres choses qui n’ont pas la liberté de Bella.

Poor Things c’est un film indispensable,
Le genre de film qu’il faut faire pour que les mentalités évoluent.
La fin est juste parfaite.

Personne n’est oublié.
Parce que je crois que c’est aussi ce que veut dire cette conclusion, quel que soit le monde nous y avons tous une place.
Et si nous faisons ce que nous aimons , alors on peut y vivre heureux.
C’est tout ce que je vous souhaite.

Réparées

Quelqu’un, je crois que c’était un mécanicien dans le désert du Sahara, ou alors un médecin après ma fracture du poignet ?
Quelqu’un donc m’a fait remarqué que les choses réparées étaient plus solides.
A condition que ce soit fait comme il faut.
C’est clair, mon poignet avec ses vis en titane.. il est bien plus solide .
Certainement, dans un moteur de voiture, mais là je m’y connaît moins, ça peut être le cas aussi.
En Asie, on répare les vases avec de l’or fin. Ce qui le rends forcément plus précieux, et plus joli.
Les cassures, les ruptures, sont des histoires de vie.
Nous sommes tous plus ou moins cabossés, avec l’âge.
Vous vous souvenez de votre première ride ?
Moi oui.
Mais qu’est-ce que c’est que ça ?
Comment c’est arrivé ?
Je n’ai rien vu venir !
J’aurais pu, j’aurais du empêcher ça !
C’est sûrement possible, si seulement j’avais eu THE crème à 200 mille balles…
Mais non.
Quand j’y repense maintenant, 10 rides plus loin, je me trouve ridicule.
Qu’est-ce que c’est une ride ?
Un petit pli de peau, c’est tout.
Ca ne me donne pas moins de valeur.
Surtout pas.
Au contraire.
Comme une veste en cuir qui embelli avec le temps.
Qui se patine et prends de la personnalité, les rides, c’est aussi des marques de vie.
Et pui, j’ai la peau de ma mère, qui même à 90 ans n’en avait pas tant que ça, ou à peine marquée.
J’aime particulièrement celles au bord des yeux, les rides soleils.
Ca donne du charme à un homme et embelli la femme.
Et vice-versa.
Vous connaissez Diana Nayad. la fantastique nageuse qui à 64 ans à traversé l’équivalent de 5 foia la manche, de Cuba à Key Wst.
Entourée de requins, de méduses géantes, de jour, de nuit, par temps calme et parmi les vagues plus violentes.
165 kilomètres. elle l’à fait.
Piquée deux fois par des méduses, elle à continué quand même.
Je trouve complètement fou de trouver sur internet des gens qui pinaillent en essayant de trouver des défauts à sa performance.
Les gens qui pinaillent m’énervent.
Il faut toujours une voix qui s’élève pour dire que : oui c’est bien, MAIS…
Mais quoi ? on s’en fiche !
On ne peut pas dire une fois pour toute que c’est génial, à son âge, de réaliser un exploit pareil ?
D0autant que, j’ai vu le documentaire, et le film, cette femme là c’est fait abuser par son père et par son entraineur ensuite.
Elle à puisé dans sa rage pour se battre, s’est réfugiée dans l’eau oû elle se sentait en sécurité.
Elle s’enb^ est voulu de n’avoir pas su se défendre.
C’est terrible, ce point commun à beaucoup de victime : elles se sentent coupables de s’être laissées abuser.
Il faut tout un travail pour comprendre qu’on y est pour rien.
Mais c’est un autre sujet.
Ce que je voulais dire.

J’ai fait un rêve particulier cette nuit.
Pour la première fois, j’ai rêvé que je me délivrais un message si important que je devais le graver… avec un feutre.
Ce message c’était :
Tu n’as pas besoin d’en faire plus pour être extraordinaire : tu déjà extraordinaire.
Je crois que lorsqu’on arrête de perdre son temps à vouloir épater la galerie
en voulant rester jeune à tout prix,
alors on voit que
l’univers nous dote déjà de qualité et de dons.

Il n’y a plus qu’à les utiliser.

Révélation …

Mais qui est-tu ?
Qui êtes vous ?
Ce groupe improbable mais tellement talentueux que j’ai vu à la Coop aujourd’hui `?
Je me souviens de la première fois que j’ai vu Michel Jonasz, que j’ai entendu Patricia Kass.
Je savais que c’était des artistes.
Qu’ils allaient réussir.
J’ai eu le même sentiment cet après-midi.
Le groupe d’abord.
Une équipe de jeunes et grands suisse-allemands, plutôt beau-gosses, à la guitare.
Ok.
Rythmés, sympas .. ok.
Mais au milieu, au devant.. la star.
Presque aussi large que haute.
Des lunettes..
Des cheveux bouclés.
Et un débit, un flow de rappeuse, de malade !!
Une voix convaincue, un visage qui s’exprime, des yeux qui regardent les gens, et ce rythme !!!
Ce mélange qui aurait pu être catastrophique, fonctionne plus que bien.
Je ne sais pas qui c’est, mais je suis fan !
Dès les premières notes, les gens s’arrêtent, bougent, battent des mains.
Elle nous dit quelque chose, ce bout de femme.
L’alchimie avec ses musiciens est parfaite.
Ils savent qu’ils sont bons, que cette confiance les porte.
Elle est juste géniale cette nana, et avec son groupe, elle est transcendante.
Cet après-midi, dans le corridor de la Coop. en deux chansons, elle à retourné les passants, les a acquis à sa cause, et plus personne ne pensait à ses commissions.
On voulait juste profiter du spectacle, du concert gratuit qu’ils nous offraient, avec autant d’enthousiasme que sur une grande scène.
Quelqu’un sait qui c’est ?
Une chose est sure.
On devrait en entendre parler de ce groupe là.Je vais faire quelques recherches.
C’est le Lakelive, le festival, qui propose ça, pour sa promotion.
Peut-être pour la petite scène au milieu des food truck.
Mais si j’étais programmateur je la mettrais au moins sur la scène du milieu, cette nana là.
Je la vois déjà livrer une prestation d’anthologie dont tout le monde se rappellera.
Cherchons un peu.
Ben voilà, c’était le concours sponsorisé par la Coop pour une place sur scène.
Mais je ne la vois pas, ma star et ses boys sur les photos.
Alors, j’ai tenté la question sur la page Facebook on verra bien si ils me répondent.

Elle s’appelait Maria…

Elle était belle, Maria.
Elle avait quelque chose d’un ange.
Un ange déchu qui se serait fracassé en plein vol,
heurté par la galère.

Encore et encore.

Elle était belle.
C’était évident.
Sans aucun artifice.
Une beauté triste qui ne parlait pas beaucoup.
Qui restait dans son coin.
Elle attachait son petit chien un peu à l’écart , pour qu’il ne dérange personne,
Et elle faisait pareil,elle se mettait un peu à l’écart.
Immobile.
Presque transparente.

Quand on lui parlait, elle avait l’air étonnée qu’on aie remarqué sa présence, ou qu’on s’intéresse à elle.
Elle répondait d’un voix douce,
Juste quelques mots,
puis elle disparaissait à nouveau, tout en restant là.

Comme une image qui s’efface toute seule.

Je ne la connaissais pas assez pour savoir pourquoi
sa douleur était si profonde.
Elle ne se plaignait pas.
Jamais.

Elle souffrait en silence en espérant que ça ne se remarque pas.

Maria est partie, avant-hier, rejoindre un nouveau monde ou, enfin,
débarrassée de ses peines, elle pourra rayonner.

Le ciel est en fête, ravi par sa beauté.

Maria , elle était belle sur terre .
Dans une autre vie, elle aurait pu tout faire, tout avoir.
Etre qui elle voulait.
Elle était intelligente aussi.

Je suis fâchée.
En rogne contre cet univers qui distribue les épreuves,comme si ça l’amusait .
Elle était jeune Maria.

Dans une autre vie…

Maria n’a pas eu droit à une belle vie,
La sienne s’est achevée, en cet hiver de l’an 2024.

son petit chien la cherche en vain.

L’Amour est aveugle… vraiment ?

Bon voilà, j’avoue, je suis une grande fan de ce Reality Show sur Netflix.
J’ai vu toutes les saisons.
Toutes les versions.
L’émission cartonne, du coup, en plus des américains, on a droit aux amours des brésiliens, des japonais et des suédois.
J’ai tout vu, et je me réjouie déjà de voir les nouveaux épisodes, dans les nouveaux pays.
Bientôt, on verra aussi les allemands et les anglais.
Pourquoi j’aime ça ?
Parce que c’est bien foutu.
Déjà.
Le montage est rapide, rythmé.

On assiste au développement de plusieurs histoires en parallèle, avec du suspens.
Le principe est plutôt simple : une vingtaine d’honmmes et de femmes qui cherchent le grand amour
sont répartis dans une vingtaine de capsules.
Des petites pièces confortables, en vis-à.vis.
Toutes la journée , les participants se rencontrent sur le principe de blind-date.
Des rendez-vous, plus ou moins longs pour faire connaissance.

30 heures de discussion en tout, sur une semaine.

Ils s’entendent, mais ne se voient pas.
Nous si.

Petit à petit, on découvre à travers les différents échanges, les futurs couples potentiels.
Parce que c’est le but pour eux.
Tomber amoureux au point de se fiancer, dans un premier temps.
De se marier, au final.
Ils ont un mois pour se décider.
Au moment de la cérémonie,
Ce qui est plutôt cruel, disons-le.

Les filles sont très sexy.
Au début surtout.
Physique de bombe atomiques.
Maquillage de voiture volée.
Robes décolletées, talons vertigineux.
Cheveux long soigneusement coiffés.
Au bout de quelques jours, ça se relâche.
Elles optent pour des tenues plus confortables, s’enroulent dans une couverture. pour discuter, vautrées sur le canapé.
A ce moment là, elles redeviennent humaines.

Quand aux hommes, la plupart fréquentent assidûment les salles de sport, vu leur carrure générale.
Générale, parce qu’il y a des exceptions.

Certains ont fait de grandes études, d’autres possèdent leur propre entreprise, ce n’est pas toujours très clair..
Je pense surtout au casting américain que je vois depuis 6 saisons.

J’étudie de près et avec un grand intérêts les différences entre les mentalités , suivant les pays représentés.
En Amérique, si vous regardez une publicité genre assurance, toutes les grandes ethnies sont représentées.
Noir, blanc, amérique du sud et asiatique.
Dans L’Amour est aveugle c’est pareil.
Ca augmente l’intérêt.

Comme ils ne se voient pas, ils ne se jugent pas sur leur couleur.
Ils se donnent des indices, mais ne sont pas sensés parler de leur physique.
Ils peuvent mentir, mais comme tout est filmé, disséqué par la suite sur les réseaux sociaux, ils savent qu’ils doivent être le plus honnête possible.
Ca ne les empêche pas de faire des gaffes, ou d’oublier qu’ils sont filmés.
Les hommes aussi possèdent souvent leur entreprise.

J’ai constaté aussi qu’on ne voyait presque plus les présentateurs.
On ne voit plus que les participants
-Ca allège l’émission et la rends plus attractive.

C’est horrible de dire ça mais vous verrez que même si l’Amour devrait être aveugle, l’argent n’est pas souvent oublié dans les rapports humains.
Ils ont une semaine.
Une semaine de rencards intensifs.
La plupart ont l’habitude des applications de rencontre.
Donc, ils vont vite à l’essentiel.
Les enfants, l’avenir, les secrets…

Entre deux rendez-vos, ils se retrouvent, par genre, dans une salle commune ou ils mangent et se rapportent, plus ou moins fidèlement, le compte rendu de leurs exploits.

« Elle m’a dit qu’elle ne « verrait » plus que moi !
Gros plan sur le rival à qui elle a dit la même chose.

Ce genre de plan qui donne l’impression au spectateur-voyeur, qu’il en sait plus.
L’impression seulement, parce que tout est découpé, scénarisé, manipulé, pour pousser certains dans les bras de certaines.
L’ordre de passage, les petites attentions laissées dans la pièce par la production.
Genre, elle ne croit quand même pas qu’il est allé lui-même lui acheter des sushis ?

Ils ont une semaine pour faire leur demande.
Une semaine pour attirer l’attention.
Une semaine pour se vendre, pour se présenter sous son meilleur jour.
Aussi fou que ça puisse paraître, ils vont vraiment se marier dans un mois.
Alors, les plus honnêtes vont déballer leurs pires secret.
Tout ce qui pourrait être découvert par la suite et serait préjudiciable.
Genre, ils ont déjà été marié.
Elles ont un enfant d’un autre homme.

La plus gratinée , cumulait tout ça, avec en plus deux parents toxicomanes qui l’ont abandonné.
Mise enceinte à 17 ans etc…
Le sale type qui la courtisait , qui la trouvait géniale, à bloqué net.
Dommage pour lui.
Juste après sa deuxième préférée lui avoue avoir été déjà mariée.
A côté, c’était léger.
Du coup c’est elle qu’il choisira.
Tout déçu par la suite de constater que malgré ce qu’elle imagine, elle ne ressemble pas du tout à Megan Fox.
Ridicule ?
Oh oui.
Mais intéressant quand même.
A cause de la suite.

Dans ce programme, tout le pannel des émotions humaines, tout ce qui fait et défait les relations entre deux personnes qui apprennent à se connaitre et développent des sentiments est exploré, montré, disséqués.

On les suivra encore dans le processus habituels qui conduit au mariage.
En accéléré en 1 mois.
La présentation aux amis, aux parents.
Aux chiens.

Les vacances ensemble, la vie en commun , la vue de leurs appartements respectifs.
Le choix des tenues pour le grand jour.
Et le grand jour en question.

Là, ils ont encore la possibilité de répondre « non « à LA question :
est-ce que vous désirez prendre Machin,e comme épous,e?

Il y en a qui font durer le suspens.

C’est cruel,
J’avoue.
Terrible de voir la mariée s’en aller toute seule.
Il me semble que c’est le plus souvent l’homme qui se dégonfle.
Mais la vie est bien faite.
Il arrive que , dans les capsules, deux hommes aient attiré son attention,
Qu’elle aie du faire un choix.
Et qu ‘elle se soit trompée.
Alors, elle peut toujours revoir l’autre, et parfois, ça débouche, sur quelque chose.
Au moins ça la console…

C’est une part la vie en concentré.
Le tout sur une dizaine d’épisodes.

Ca permet aux spectateurs de s’attacher aux personnages.
D’adorer détester la blonde méchante briseuse de couple.
Le sale type qui trompe sa fiancée avec une participante délaissée.
Tout est possible.
Même le type qui découvre qu’il est gay.

Est-ce qu’ils auront des relations intimes avant le mariage ?
Pas toujours.
Est-ce que la cohabitation se passe bien ?
Est-ce que John est vraiment un menteur ? ou est-ce Tina qui voit le mal partout ?
(John est vraiment un menteur)

NB, j’ai changé les prénoms pour éviter les Spoilers

Je vous dit ça en gros, parce que heureusement pour moi, il y a des choses bien plus subtiles.
Déjà, les relations qui se développent entre eux.
Tout se petit monde va se voir et se revoir dès qu’ils sortiront des capsules.
Pendant 1 mois.
De grandes amitiés se nouent entre les hommes qui se permettent d’exposer leur vulnérabilité, de pleurer, de douter, de se livrer aux autres hommes.
Pareil pour les femmes qui s’encouragent, se remontent le moral.
Beaucoup ont vraiment envie de se marier.
Les larmes qui coulent dans les yeux de Betty , quand, contre toute attente Jeffrey lui dit non ne sont pas feintes.
On ne comprends pas toujours, mais au final, un an plus tard quand ils se retrouvent pour débriefer avec les présentateurs,
tout s’éclaire d’un jour nouveau.

Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre, de deviner si oui ou no ça va marcher.
De repérer les failles.
Décrypter le comportement du faux gentil qui fait passer sa partenaire pour un monstre.
De traquer les menteurs.
A ce propos, on découvre que la sincérité est bien plus du côté des femmes.
Mais ça aussi, ça doit être fait exprès.

Je ne suis pas naïve.
Je me doute bien que du début à la fin, la production manipule tout ce que je verrai.
Ca n’empêche ce sont des êtres humains.
Un con reste un con.
Le masque, même bien mis, fini toujours par tomber.
Les réactions des familles, les émotions vraies qui apparaissent ça et là , et le plus intéressant :
qui va choisir qui et est.ce que ça va fonctionner.
Est-ce que ça va durer ?

Sur 6 saisons, 10 couples se sont dix oui.
Et 6 sont toujours ensemble.
2 bébés sont nés de cette aventure.

Ce qui me plait aussi, c’est l’évolution de l’émission.
On voit que saison après saison, les producteurs apprennent de leurs erreurs et rectifient le concept pour le perfectionner.
En Amérique Love is blind est un véritable phénomène de société.
J’ai trouvé des centaines d’articles consacrés aux programme.
L’émission a reçu de nombreux prix.
On ne peut absolument pas la comparer avec ce qui se fait en France, dans d’autres émission genre *les Anges* ou * les Marseillais * etc…
Emissions qui reprennent en boucle les mêmes participants. (encore Julien !).
Love is blind est une expérience.
Le casting est fait de manière à augmenter les chances de réussite.
Les participants viennent de la même ville, sont castés dans les mêmes milieu.

Les producteurs utilisent une formule inspirée de l’algorithme Gale-Shapley.
C’est un système très sérieux,
Shapley est un mathématicien lauréat du prix Nobel, juste pour dire.

Bien sûr, si l’Amour se trouvait grâce à une formule mathématique ça se saurait.
Par contre, en questionnant les candidats sur leurs préférences, en utilisant les données récoltées on peut certainement favoriser des rapprochements.
Mais ça serait trop facile.
Anny et Jim ,, mes chouchous sont tout les deux passionnés de géologie.
Etpourtant, pour le reste, ils sont l’inverse absolu l’un de l’autre.
Jim mesure deux mètre est noir , pas très beau, il faut dire, mais curieusement Any le voit comme magnifique,
Any est toute petite. Portoricaine.
Elle est ultra sensible, parle beaucoup. a connu pas mal d’hommes dans sa vie.
Jim est vierge, a passé sa vie à étudier et parle peu.
Je ne vais pas tout vous raconter.
Il se sont très vite entendu, mais l’inexpérience de Jim, son humour désarçonnant, ne le rendait pas particulièrement attractif.
Any n’était pas une facile non plus…
La famille de Jim a eu de la peine à l’accepter.

Mais voilà, l’Amour, le vrai, existe.
Quand on le voit, on le sait.
On ne va pas se mettre à pleurer d’émotion devant quelque chose de faux.

Jim, quand il défends sa femme, il le fait avec tellement de classe, que c’en est impressionnant pour un homme qui s’exprime si peu.
Tandis que Any le couve d’un regard qui ne trompe pas.
L’algorithme tient en compte les points communs, mais aussi la complémentarité.
L’ordre de passage aussi.

Dans mes recherches, j’ai trouvé beaucoup d’informations.
Dans le lot , il y a des controverses,
Assez peu au final pour une émission aussi populaire.

J’entends souvent : « Rod, Lisa, c’est le genre de personne avec qui j’ai l’habitude de sortir. »
« Si j’avais rencontré Sara, Bill, dans la rue, je ne me serais pas retourné. »
« Je n’aurais pas osé l’aborder. »
« Ce n’est vraiment pas mon style à la base. »

Pour une fois, ils ont l’occasion de développer un début de relation avec une personne sans se baser sur le physique.
C’est très important le physique, mine de rien.
Et la couleur de peau ?
Ca conditionne ,qu’on le veuille ou non .

Quand les fiancés se découvrent pour la première fois, (encore un de mes moment préféré) on devrait remarquer tout de suite si ils se plaisent vraiment.
Parfois c’est évident,
Même une fois, une horrible fois, le l’homme découvrant la petite brune potelée avec qui il croyait avoir noué des liens, a carrément arrêté l’aventure à ce stade.
Bien entendu, même si dans le fonds il a fait preuve d’honnêteté, j’ai trouvé ça moche, très moche.
Ca ne s’est plus jamais reproduit.

A force, on détecte les petits signes.
Le silence, la distance qui s’installe vite.
D0autres fois, c’est moins évident,
On à l’impression que tout roule, mais on saura par la suite, si l’attirance est là ou non,
Ce n’est pas une question de physique, c’est une question d’attirance.

L’attirance, on peut faire semblant un moment, histoire de passer à la télé.
Ou par lâcheté, on voit ça aussi.

Je me rends bien compte, pour qui conque déteste ce genre de programme , que rien de ce que j’écris ne pourra convaincre de le regarder.
Ce n’est pas mon but.
Ah oui au fait, c’est quoi mon but ?
Partager ce que j’aime , voilà.
C’est tout simple.

Et pourquoi j’aime ?
Parce que ,je suis convaincue que nos expériences nous transforment.
Tout ce que nous voyons, nous pensons.
Comme tout le monde, je suis parasitée par de vieilles croyances et sentiments qui mettent de la poussière devant des yeux.

La saison 5 de Love is blind, m’a fait comprendre à quel point je pouvais me planter parfois.
Mieux, j’étais contente de reconnaître mon erreur.
J’ai pleuré même.
Exalté devant l’Amour, le soutien, la confiance de
certainement les candidats les plus problématiques et improbables en 6 saisons.
« C’est là qu’on voit « . ( pardon pour ce français désastreux, mais je vous écrit comme je parle).
La plupart des couples se brisent avant et après la fin pour des raisons souvent dérisoires.
Lui ne s’est laissé démonté par rien.
Quand à elle , Madame à su apprécier à sa juste valeur la personnalité, pas forcément évidente d’un homme qui avait zéro expérience avec les femmes, mais une sincérité à toute épreuve doublée d’ une grande intelligence.
Ensuite, pardon pour ce que je vais dire, j’en ai honte moi-même, elle à eu la bonne surprise de découvrir que chez lui, il n’y à pas que l’intelligence qui dépassait la norme…
Pardon.
Il fait aussi plus de deux mètres.

Voilà, finalement, si c’est l’occasion pour certains de grandir pendant cette expérience, ça l’est aussi pour moi.
En apparence, ils ne me ressemblent pas, ces trentenaires à la recherche de l’amour.
Les sentiments qu’ils éprouvent sont universels.
C’est là que je me reconnais.

J’adore cette émission, je ne suis pas la seule, elle à aussi ses fan célèbres, comme Billie Eilish, ou Daniel (Harry Potter) Radcliffe.
Preuve qu’elle touche aussi toutes sortes de personnes

J’ai vu la saison 6 et j’ai hâte de voir le dernier épisode.
Celui qui est tourné un an plus tard, souvent un des plus passionnants.

Ceux qui ont eu des comportement douteux et qui osent venir quand même,
Qui vont s’excuser ou pas.
Pleurer des larmes de crocodiles… ou avoir de vraies émotions.

C’est le plus curieux pour moi, dans cette histoire :
moi qui ai tant de peine avec mes propres émotions,
j’adore voir celles des autres.

Combien de temps faut-il pour tomber amoureux ?
Est-ce qu’un coup de foudre conduit forcément à une union ?
Est-ce que l’avis de la famille entre en compte ?
Est-ce que la situation financière compte?
Est-ce que la distance importe ?

Pour terminer, je vais vous dire le secret de l’amour.
Enfin, un des secrets.
L’Amour n’est pas si aveugle que ça :
les seuls couples qui ont survécu à cette aventure, qui se sont mariés et qui tiennent des années plus tard ont tous un point commun :

ils s’attirent physiquement.

Par contre, ils se fichent de l’aspect financier.
Passe outre l’avis de la famille et de la distance.

L’Amour, le vrai, passe tout les obstacles, à condition d’être attiré physiquement.
Donc, forcément, de s’être vu .

Donc l’Amour n’est pas aveugle, pas totalement.

Au moment de se choisir dans les capsules, quelque chose peut naître, qui ne se confirmera qu’une fois dehors.
L’Amour est une question d’attraction.

D’atomes crochus.
De quelque chose de presque magique
qui fait que deux personnes sont compatibles et seront capable de surmonter les obstacles.

Une sorte de force invisible qui uni les gens pour la vie.

Invisible ?

.

Syndactylie et culture zoulou

J’ignore pourquoi j’ai attendu si longtemps pour faire des recherches sur ma particularité.
La syndactylie touche un enfant sur 2000-2500.

C’est une affection congénitale, c’est-à.dire qu’on naît avec certains doigts ou orteils reliés ensembles par de la peau, voir des os.
Dans ma vie j’ai rencontré d’autres personnes atteinte aux pieds, mais jamais aux trois doigts du milieu, comme moi.
On peut arranger ça.
Plus ou moins bien.
L’opération consiste à séparer les tissus et les os, si nécessaire , avec ou sans greffe de la peau.
Prélevée à l’aine dans mon cas.
Quand il y a des complications, comme chez moi, la mauvaise vascularisation , ça entraîne une modification assez importante de l’anatomie de ma main droite.
La mienne est petite, un peu repliée, comme une patte.
On opère rarement les pieds, par contre, pour la main, il est important de le faire tôt, j’avais 4 ans.
Par contre les gros bourrins qui m’ont opéré ont eu la mauvaise idée de me plâtrer d’une curieuse façon.
Mes petits doigts en pleine croissance étant pris dans le plâtre.
C’est probablement l’origine d’une mauvaise irrigation sanguine et de l’ischémie, la complication dont je parle plus haut.
On ne peut pas dire non plus que j’ai été vraiment suivie, suite à ce carnage.

Mes pauvres parents ont fait ce qu’ils ont pu, j’imagine qu’ils avaient confiance , comme c’était le cas à l’époque.
Le médecin était quasiment l’équivalent d’un Dieu tout-puissant, qui savait tout et n’expliquait pas grand chose.
Principalement quand il se loupait à ce point.
Les médecins qui m’ont vu par la suite… je me souviens de leurs regards choqués devant ce ratage évident, ces cicatrices grossières.
Je n’en rajouterai pas.
C’était déjà trop tard, on ne pouvait plus rien faire.
Ou alors je risquais de perdre l’usage de ma main,
Donc j’avais le choix entre un truc moche qui fonctionne, ou .. je vous jure que c’est vrai, d’atroces souffrances avec l’implantation d’un système de roue dentée pour étirer graduellement les doigts, au risque qu’ils ne servent plus à rien.

Ca m’a complexé plus ou moins fort , surtout à l’adolescence.
Je dis ça, mais en réalité, j’en ai parfois beaucoup souffert.
Au point de vouloir que cette main ne soie plus la mienne.
Et de vivre dans la hantise qu’on la remarque.
Surtout quand il faut la donner.
Donner la main .. quelle curieuse expression.
Qui voudrait recevoir ça ?

Maintenant c’est supportable, plus ou moins,
En règle générale, je n’y pense pas et la plupart des gens, même ceux qui me connaissent depuis longtemps, ne remarquent rien.

J’ai appris à la cacher.
en ne la cachant pas justement.
Du coup, on fait beaucoup moins attention si mes gestes sont naturels que si je continuais de la cacher sous la table!

Je l’ai fait longtemps.
Jusqu’à ce que quelqu’un m’en fasse la judicieuse remarque.

Je lui mets rarement du vernis.
Du coup à l’autre main non plus.
Ca aurait l’air de quoi ?

Parfois je me dit que j’aimerais bien me faire une jolie manucure quand même.
J’ai assez d’amies dont c’est la profession qui me ferait ça avec délicatesse.
Mais ça me gênerait quand même.
Heureusement, il me reste des pieds assez petits et réguliers.
La nature est bien faite.

Je lui donne un nom.
C’est ma petite main.
Parce qu’elle est vraiment plus petite que l’autre de 2 cm, et parce que c’est la mienne.
Pourquoi j’en parle ?
A cause d’une série…
Pas n’importe quelle : Reyka.
Série sud-africaine qui à remporté de nombreux prix.
Avec Ian Glen, entre autres, le Sir Jorah Mormont de G-O-T-.
Ca commence comme ça
dans un hôpital est né un enfant avec les doigts collés.
J’entends ce mot que je connais.
Syndactylie.
Il faut savoir que ça touche plus fréquemment les caucasiens.. les blancs quoi.
Donc c’est plus rare et c’est pour ça qu’il y a un reportage sur cet enfant.
Et voilà ce que j’ai entendu .
En Afrique du Sud, dans la culture Zoulou cette particularité est considérée comme une chance,
voir comme une bénédiction.
CHANCE ?
BENEDICTION ????
En 57 ans , jamais je n’ai entendu ça.
En plus je pensais, principalement à cause de la marginalisation des enfants albinos .
Voir pire.
Au Sénégal, je revois l’air dégoûté et méprisant d’une femme qui m’a serré la main,
et ses mot : tu es une handicapée, qui sonnait comme une insulte.

Mais là, on est en Afrique du Sud et on parle de syndactylie..
Alors quoi ?
Est-ce que je porterais bonheur ?
Serais-je bénie ?
J’aimerais le savoir.
Donc je vais m’intéresser à la culture zoulou.
Olala, mais ils sont passionnant ces gens là !!!
Leur Histoire, leur culture est fascinante de richesse.
Voyons si je trouve quelque chose qui me concerne.
Difficile.
Je crois qu’un sujet aussi énorme que la culture Zoulou mérite, demande de plus grande recherche.
Je ne trouve rien, mais je vais chercher.
Je vais demander à ma fille de m’aider aussi si elle le veut
Rechercher des documents.
Des témoignages, des livres mêmes.
Me voilà soudain entraînée.
Attirée !
Le peu que j’apprends déjà sur ce peuple est fascinant.
Alors, si en plus, ils me considèrent comme une bénédiction ambulante, je les adore déjà.
Forcément.
Vous vous rendez compte de ce que ça signifierais pour moi ?
Pour mon identité, pour mon regard sur moi.même ?
Et tant pis si je ne suis ni Zoulou, ni même un peu noire…
Je repense à toutes ces femmes âgées que j’ai croisé dans mes voyages Africains et qui m’appelaient *ma fille*, en me serrant les main
et me regardant avec la chaleur d’une mère.
Dans les villages, je suis sure que le concept d’appropriation culturelle leur passe au-dessus.
Il y a une terre, et il y a des êtres humains,
Forcément, d0une manière éloignée, nous sommes tous de la même famille.

Le fait que l’information provienne d’une série ne m’inquiète pas trop.
C’est une série haut de gamme et très respectueuse de ce peuple et de l’endroit oû l’histoire est tournée.
Donc, forcément, il y a un fond de vérité. Et une raison à tout.
En Afrique on m’a dit que le hasard n’existe pas.
Là on me dira peut-être que ce n’est pas si grave.. et patati et patata.
Non, ce n’est pas grave, mais ça à influencé toute ma vie.
Mon identité, ma façon de me voir.
Je crois qu’il est important pour chacun d’avoir une vision éclairée de sa propre personne.
A ce que je sache, je suis la seule de ma famille à être comme ça.
J’ai eu droit à un surnom horrible en 4ième qui m’a terriblement blessée.
Je ne lui en veut plus, à cette fille qui est devenu une amie que j’aime et que je respecte.
On est parfois très con, quand on est enfant…
Mais aujourd’hui, je porte bonheur.
Je suis une bénédiction.
Ca fait plaisir quand même 🙂