Mes Ladys et moi

J’ai des amies véritablement passionnantes.
Autant celles que j’ai depuis toujours que celles que j’ai trouvé en chemin et les nouvelles que je découvre.
Si vous saviez !
Elles sont si différentes, mais leurs points communs sont toujours : des histoires de vie riche et des blessures, parfois très graves autant physiquement que moralement, mais qu’elles ont réussi à surmonter avec un immense courage.
Ca me fait penser à ma cousine préférée.
Elle aussi est comme ça.
Ces femmes là, quand vous les voyez, elles n’ont en apparence, rien d’extraordinaire.
Pourtant ce sont des héroïnes, qui ont vaincu le cancer, par exemple.
Qui se sont relevée après avoir été abandonnées comme de vieilles chaussettes par un mari qui voulait plus de jeunesse.
Qui ont élevé seule leurs enfants, voir les enfants des autres.
Qui, prise au piège d’une relation toxique, ont su s’en défaire et recommencer une , voir plusieurs autres vies.
J’en ai même à qui il est arrivé des horreurs à peine croyables.
Quand je dis des horreurs, je n’exagère pas.
Je parle.. ne lisez pas plus loin si vous êtes sensibles !

Je parle de viols , de tortures psychologiques et physiques.
J’en connais même une qui après le pire des abus à été laissée pour morte et enterré vivante.
Et lorsqu’elle à enfin réussi à se dégager, et à rentrer à la maison,
multi.traumatisée et blessée… vous n’allez pas me croire et pourtant c’est vrai :
elle s’est fait engueuler pour être rentrée en retard.
Et le monstre court toujours.

Enfin, depuis le temps j’espère qu’il a eu ce qu’il mérite.
Ce que je veux dire, c’est que toutes ces épreuves dont je parle, j’en ai aussi connu quelques unes dont j’ai déjà parlé. je ne vais pas revenir là-dessus.
Ce n’est pas un concours, ni même un alignement de souffrances.
Voilà ce que je veux dire.
Quand on a vécu des événements traumatisant,
ou simplement parce qu’on sait qu’ils existent, alors, les petites vexations, les pointes, les manques de respect de la vie quotidienne nous atteignent,
mais nous semble sans importance.. en comparaison.
C’est justement l’erreur à ne pas commettre : sous-estimer le pouvoir destructeur des petites remarques.
Des petits gestes,
Les petites remarques et les petits gestes irrespectueux sont comme des doses de poison.
A force, on se croit immunisée.
Ou pire, on en souffre, mais on ose à peine en parler, par peur de passer pour une chochotte.
Une éternelle victime.
Et personne n’aime les éternelles victimes.

Voilà le point, nous avons besoin d’être aimée.
C’est un besoin humain, naturel,
On peut mourir du manque d’amour.
D’un coup, quand celui-ci nous est si brutalement retiré que c’est insupportable.
Ou petit à petit sombrer dans la déprime.
D’où l’importance de savoir bien s’entourer.
D’être aimable pour être aimé,e.

J’en reviens aux sales petites remarques, aux coups d’oeil salissants aussi, et autres gestes rabaissants.
Les pires viennent de nos propres familles.
Ce sont les pires parce qu’ils nous atteignent le plus.
Le manque d’écoute, l’indifférence.
Ca se manifeste aussi dans son travail, quand il n’est pas reconnu, quand on se sent ignoré, déconsidéré.
J’insiste profondément pour dire à quel point il est vital de refuser , voir de fuir ces comportements susceptibles de nous faire du mal.
Regarder quelqu’un et lui dire simplement : je n’apprécie pas que tu me parles comme ça… ça devrait être possible.
Si ça vous atteint, l’autre ne devraitrien trouver à y redire.
Ce sont vos sentiments,
Si vous êtres hyper-sensible comme moi vous savez de quoi je parle.
Le sujet est très vaste.
On en arrive aux spécialistes ; ceux qui arriveront à vous pousser à bout en faisant croire à tout le monde que c’est vous le coupable,
Parce que eux, ils sont « tellement gentils » et vous vous dites ce que vous pensez.
Bon je vais arrêter là pour aujourd’hui en finissant comme ça :
Je suis hyper fâché contre ceux qui passent leur temps à dénigrer les autres.
Surtout quand c’est de mes copines qu’il s’agit.
Elles en arrive à perdre confiance en elles.
Beaucoup de femmes sont comme ça.
D’hommes aussi, mais je vais parler de ce que je connais,
Le pire, c’est qu’à cause de ça, elles vont reporter leur manque de confiance sur leur image.
Leur physique.
Et fatalement sur leur esprit.
Alors que ce sont des femmes admirables, courageuses etc…
En gros, je dis que de petites remarques et des personnes mal intentionnées , voir inconscientes du mal qu’elles font , peuvent détruire le potentiel d’une femme.
Ca me rends dingue !
C’est un gaspillage énorme.
C’est presque un crime.

Heureusement, il y a des solutions.
La première consiste à se serrer les coudes.
A faire attention à ne pas devenir soi.même une agresseuse.
A cultiver les bonnes amitiés, avec des femmes d’expérience qui sauront quoi dire,

J’arrête là parce que je suis encore fatiguée.
Mais je sens ces dernières semaines comme une sorte de déblocage.
Comme dans un jeux vidéo, quand on a remporté la partie et qu’on arrive à un niveau supérieur.
Je n’ai plus cette impression de tourner en ronds que j’ai eu pendant des années.
J’ai enfin réussi à devenir végétarienne.
Je n’éprouve plus du tout le besoin de me maquiller,
J’aime mon ventre, parce qu’il est digne d’amour comme le reste de ma personne.
Je n’ai plus peur de ce qui pourrait arriver,
Je dors mieux.
Je ris plus souvent.
J’ai envie d’apprendre. Et il en reste tellement des choses à apprendre, tellement plus que ce que je connais déjà
Je sais que de belles choses vont encore m’arriver et j’ai hâte, mais en attendant, j’aime ma vie.
J’ai des amies formidables.. je vous disais.
Des enfants et une petite-fille fantastiques.,
Et une terrasse fleurie qui me sert de lieu de travail,
Franchement…
Je crois que je l’ai bien mérité.

Une journée au marché

Cette journée, quand j’y repense, je pourrais en faire un film.
Un beau film sur la résilience.
Sur les rencontres improbables.
Sur la multiculturalité qui se vit d’une manière si particulière chez nous à Bienne.
En vérité, quelque part, elle s’efface.
A Bienne, nous sommes biennois.
Au marché, nous sommes des marchands.
Ce jour là, nous sommes seulement des êtres humains.
Seulement ? Simplement ?
Ca peut être extraordinaire .
Hier, ça l’était, clairement.
Je vous raconte.
en résumé cette journée qui a commencé de manière si pénible et au final s’est révélée si riche.
Ca me prendra du temps pour le faire justement.
Alors je vais le faire, comme un aide-mémoire pendant que ma mémoire est fraiche.
Pour le garder comme un trésor que je vais exploiter, une mine plutôt.
Tant c’est inspirant.

Vous allez comprendre.

D’abord, le contexte.
Bienne 7h15 du matin.
Avec ma poussette ancienne bien chargée, je roule le long de la rue de la gare en direction de la place Centrale.
Je me félicite de n’avoir rien oublié,
Je fais la liste encore une fois dans ma tête quand surviens l’évidence …
Ma chaise !
J’ai oublié ma chaise!déboulant d’une rue adjacente, arrive Maryline et son chien.
Maryline qui habite tout près.
Maryline qui comprends tout de suite le problème.
Maryline, comme un signe que je devais être là, que la journée se passerait bien,, puisque , 5 minutes plus tard, j’ai une belle chaise mauve chargée sur ma poussette.

7h30 j’arrive sur la place Centrale,’
La grande majorité des artisans ont répondu présent, pour le marché de la place centrale, à Bienne.
Celui qui a lieu une fois par année.
L’ambiance n’est pas trop joyeuse, vu le temps.
On le sait.
Nous avons tous consulté nos applications météo qui disaient toutes pareilles.
Pluie et nuageux, dans le meilleur des cas.
Nous sommes venus quand même, remplis d’espoir.
Certains ont travaillé pendant des mois pour ce jour là.
Produit, créé.
Ceux qui ont de la chance sont soutenu.
Par le papa qui amène sa fille, qui fait de la pyrogravure, et l’aide à tenir son stand.
Par le copain, qui supporte sans rien dire, celle qu’il aime.
L’amie, la soeur, la mère.
Il y a beaucoup de femmes parmi les marchands.
La seule avec qui je ferais le marché n’était pas disponible cette année.
Mais ça ne me faisait rien.
Ce qui est appréciable entre autre, sur les marchés que j’ai fait à Bienne, c’est la solidarité.
Il n’est pas rare de se retrouver à tenir deux stands en même temps pendant que l’autre va au toilette ou se chercher à manger.
Bref.
Nous sommes tous là ou presque , à installer nos affaires, prêt à affronter cette journée pluvieuse.
Sachant aussi ce que ça signifie.
Pas de soleil , pas de client.
On garde espoir quand même.
On installe des bâches préventives.
Comme on peux.
A ce propos , j’ai appris quelque chose ; la bâche se fixe sur la barre du côté intérieur.
C’est ce que j’aurais du faire.
En même temps c’est la première fois que j’affrontais un orage pareil.
Celui qui s’est déversé sur nous alors que la plupart n’avait pas fini de s’installer.
Pendant 1 bonne heure on ne pouvait rien faire d’autre que protéger du mieux possible nos affaires,
et nous même.
Bilan, j’étais trempée.
Des pieds à la tête.
Heureusement, j’avais prévu le coup pour mes affaires.
Tout ce qui était fragile , je l0avais protégé préventivement par du plastique.
Alors, que faire d0autre que rester là, et espérer ?
Mettre à profit ce temps pour faire connaissance avec les autres marchands .
C’est ainsi que j0ai découvert deux femmes géniales.
Véronique de Bienne , qui vendait des bougies parfumées en face de moi sur la droite.
Et Hectorine de Madagascar qui proposait des épices de son pays en face de moi sur la droite .
Le stand d’à coté ?
Plus personne au bout de 30 minutes de pluie.
Madame n’a pas supporté, et monsieur a du tout replier.
Pourtant, elle aussi faisait des bougies qui ne risquait pas grand chose.
Par contre, sa jolie déco a ramassé.
Ses cornets en papiers aussi.
De très mauvaises humeur, Madame à donc ordonné à Monsieur de ranger, et rapidement,
J’ai essayé de les prévenir que le règlement du marché ne permettait pas de partir avant la fin.
Principalement parce que ça dérange les autres marchands, .
C’est aussi une question de respect.
Le nombre de place est limité.
Ceux-ci sont parti donc, sans avertir le policier de service qui veille au bon déroulement du marché.
Une petite parenthèse pour présenter Monsieur Günziger.
Sous ses dehors de policier sérieux, suisse-allemand, se cache une personne bienveillante .
Toujours respectueux et juste, Monsieur Günziger est apprécié par tout les marchands qui le connaissent.
Il n’y a pas beaucoup de règles à respecter, sur le marché.
Elles sont toutes justes et adaptées.
Le reste est une question de respect.
Sauf pour Monsieur et Madame qui se sont enfuis, comme des voleurs, sans dire au revoir à personne et surtout sans prévenir
Monsieur Günziger.
Grave erreur.
C’était leur premier et dernier marché des artisans biennois.
C’est ainsi.
Les places sont attribuées par décision.
On est accepté si on corresponds aux critères.
Elles ne coûtent que 50 francs et pour ce prix là, la ville fourni un beau stand couvert large de plus de deux mètres.
Pour 5 francs de plus on à même l’éléctricité.
Refermons la parenthèse avec Madame qui se ramasse deux litres d’un coup en décrochant la bâche,
Le Karma.

En même temps, devant leur stand, une flaque d’eau de 4 cm dissuade les rares clients de passer par là.
Ceux qui la voient font le tour.
Malgré tout ça, entre nos trois stands, la bonne humeur règne.
Spontanément, on se regroupe pour discuter un peu.
Véronique m’apprends que c’est son premier marché.
Tandis qu’Hectorine avec son compagnon son des habitués.
Les bougies de Véronique sont dans de ravissantes boites en métal colorées.
Les épices d’Héctorine dans des éprouvettes transparentes.
Pour quelques francs.

Les heures passent.
L’orage aussi.
Le soleil revient sous forme humaine.
c’est ma Véronique.
Avec sa soeur Pascale.
Je suis tellement heureuse de les voir, je plonge dans es bras comme un naufragé sur une île déserte qui voit arriver un bateau.
Sa voix, sa douceur, ses vibrations d0amie chère aimante et aimée me font un bien.
Je suis requinquée pour affronter la suite de la journée.
Après, c’est drôle, ce phénomène qui arrive souvent quand je fais le marché.
Les visites se succèdent, les unes après les autres.
Je suis fatiguée, j’ai peur d’en oublier.
Je vais garder ça pour quand je réécrirai cette histoire avec tout les détails.
Chacun à contribué à la rendre belle
J’ai pris des photos avec Doris, parce qu’elle m’a fait rire, ma Doris, qui est arrivé au ralenti avec le sourire, malgré la pluie, malgré ses circonstances particulières.
Elle est sorti et venue exprès pour moi.
Comme Véronique, comme Eliane qui est passé juste après faire une provision de cartes.
Des femmes qui sont capables de résilience et d’apporter du sourire aux autres tout en vivant des choses extrêmement difficiles.
Je constate que c0est le cas de toutes mes grandes amies.
Autant j’apprécie de les voir, autant je ne pourrais jamais leur en vouloir de ne pas venir, quel que soit la raison.
Etre avec moi, juste un moment par la pensée, c’est déjà beaucoup.
Dans ce monde ou nous sommes tellement sollicités, et qui peut être si superficiel, entretenir l’amitié lui donner sa juste valeur
s’explique avant tout par la pensée. Par les sentiments.
Le lien qui nous uni est dans notre coeur, invisible, mais tellement juste et vrai qu’il fait du bien , même à distance.

Je suis absolument convaincue que ces pensées m’ont portées ce jour là.
Sinon je ne sais pas comment j’aurais supporté ces dix heures à voir tout mon travail ruiné par le temps et tenir le coup
Sur le marché, j’ai aussi discuté avec un jeune homme qui fait commerce des pierres depuis plusieurs années.
J’ai vu son enthousiasme quand je lui ai parlé de mon projet.
Comme il m’a prise au sérieux et son envie de partager ses connaissances.
Signe que je suis sur le bon chemin.
J’ai parlé avec Pierre aussi.. un nom prédestiné 🙂 .
Lui, il a des connaissances dans énormément de domaines.
Et c’est pareil , je sais que je peux compter sur lui.
J’ai vu Chouchou, aussi, Jacqueline, qui vient toujours me faire son petit coucou qui fait du bien.

Ensuite, il y a eu Monica,
Et Kimberley, sa fille de 8 ans.
Monica est une amie de plusieurs années que j’ai connu grâce aux shootings que j’organisais sur et dans l’ancienne Coupole.
a fille a 8 ans.
A ce moment là de la journée, j’étais particulièrement trempée, Monica qui habite tout près m’a gentiment proposé de m’apporter un pull.

C’était aussi l’heure de payer sa place.
Monsieur Günziger nous laisse toujours le temps de gagner un peu d’argent.
50 francs le prix de la place et exactement la somme que j9ai gagné jusque lé.
Comme un reset…
Une remise à zéro. pour attaquer le stade suivant.
Le niveau supérieur.
Je me remets en boule assise sur le stand vide.
Piquant du nez sur un bracelet de perle que j0essaie de faire,
Tant je suis épuisée, par les deux nuits précédentes de stress ou j’ai à peine dormi.
Et les heures supplémentaires à tenir le coup, dégoulinante et gelée.
Je précise que je ne me plaint pas, je raconte seulement.
Vous vous rappelez ?
Au final ce sera une super journée.

Donc j’attends ,,, une accalmie, un éventuel client et l’orage est de retour, redoublant de violence.
Des trombes d’eau se déverse sur nous et nos affaires.

J’ai si froid, mes souliers sont tellement trempés, mon dos aussi que j’ai passé le stade du grelottement.
Je suis presque en transe,

Quand soudain…. arrive cet ange,
cette bonne fée d’à peine 8 ans .
Une fée qui ne parle pas ou presque,
Elle m’apporte un pull.
Et je vois aussi qu’elle s’est amené une chaise.
Je suis si fatiguée que je passe par dessus l’étonnement et l’étrangeté de la situation.
Je demande :
-Tu viens me tenir compagnie ?
Elle réponds seulement : oui.
Je lui demande si elle veut apprendre à faire des bracelets ?
Et pareil, elle me dit oui.
Je lui montre, je prépare le fil, l’aiguille spéciale.
Elle est d’une attention rare.
Elle à 8 ans je vous rappelle.
Elle scanne chacun de mes gestes pour les reproduire à la perfection.
Sa compagnie est tellement réconfortante.
On ne parle presque pas.
Juste pour l’essentiel,
et tandis qu’il continue de pleuvoir autour de nous, je me réchauffe.
Je ne sens plus le froid.
Plus la fatigue.
Je suis simplement bien.

Et les clients commencent à arriver.
Pour moi, pas tellement,
On vends rarement des bijoux quand il pleut.
Par contre, j’ai pris , avec plaisir, en charge la surveillance du stand d0en face.
Je suis ravie de vendre quelques bougies pendant que Véronique discute avec ses amis, su restaurant de l0Arcade.
Je me réjouie à chaque vente de lui en faire la surprise.
Et voilé, enfin, la première et la seule cliente de la journée que je ne connais pas.
Une touriste allemande.
Elle à flashé sur une de mes créations spéciales.
Un collier conceptuel à plusieurs grandeurs.
Non seulement elle comprends le système mais en plus elle le veut vraiment.
Je baisse le prix pour ‘être sure qu’elle l’achète.
Et elle le prends.
50 euros, qui font tellement de bien,
Ensuite, c’est magique.
J’explique à Kimberley qui si je vends un bracelet qu’elle à fait je lui donne une commission.
Elle pose le bracelet dans le stand,
Retourne à sa place,
Chantal arrive.
Et vous devinez la suite.
Sans le savoir, parmi tout les bracelets, et il y en a, elle choisi celui de Kim.
Bon, il était rose.
Chantal et le rose c0est une histoire d’amour connue, célèbre même.
Mais pas pour Kimberley, qui ne pouvais pas savoir non plus que Chantal allait venir.
Je suis ravie.
C’est tellement gratifiant de vendre son travail.
Je vois Kimberly tellement contente aussi, et motivée.
Tout ça se passe sous la pluie, mais presque au ralenti, comme dans un rêve,
La journée se termine avec une Véronique reconnaissante qui m’offre une bougie et se paye une paire de boucles à pompons rouges.
Une femme chaleureuse cette Véronique, vous avez bien compris qu’il y a deux Véronique dans mon histoire, celle qui est mon amie depuis plus de 40 ans, et celle que je découvre sur le stand d’en face.
J’ai une espèce de mini coup de foudre amical.
Différent de celui que j’avais eu pour ma Véronique au pull vert ,,, encore toute une histoire, mais elle m’a plu tout de suite, cette femme positive et sympathique,
Franche aussi.
J’espère que la vie la remettra sur mon chemin.
Sa confiance m’a honorée.
La petite Kim m’aide encore de son mieux à ranger,
Je la raccompagne jusqu’à la route, en lui promettant de lui en apprendre davantage puisqu’elle le veut.
Cette petite fille, je vous dis, c’est une évidence absolue, sait ce qu’elle veut.
Elle a une volonté hors normes.
Une intelligence hors norme
et une force de caractère que je ne me souviens pas avoir vu avant elle,
Elle ira loin,
Très loin.
Elle fera ce qu’elle veut de sa vie, portée par l’Amour inconditionnel et la confiance de sa maman.

Et, quand elle sera fatiguée de sa carrière internationale, peut.être s’amusera t elle à faire des bracelets en perles avec ses enfants si elle en à.

L’histoire pourrait se terminer l’, mais non,
Sur le chemin, une guitare, une voix, le spectacle d0un groupe avec sa batteuse au grand sourire, qui s’éclate avec ses baguettes me stoppe sur la route.
Ce sont les Between Bars
Je capte juste les trois dernières minutes de leur show.
Et quand le guitariste remplace la dernière note du chanteur par un son…
je pleure,
Tout le monde est saisi par l’émotion de ce groupe si génial qui joue humblement dans un coin de rue.
La voix chaleureuse, un peu voilée du chanteur.
Le talent des guitares , de la basse, l’énergie de la batteuse.
J’en tremble d’émotion.
Ca me donne encore la force de rentrer chez moi,
Et là, je m’écroule,
les poches presque vides mais
le coeur et l’âme emplie de bonheur.

Plus motivée que jamais.

Je vous avais promis une belle histoire.
J’espère qu’elle vous a plu.

Apprendre encore

Une chose en amène une autre.
Je veux devenir la nouvelle reine des pierres biennoises.
A ma façon.
J’en ai appris suffisamment ces dernières années pour savoir comment m’orienter dans cette direction.
Ce qui est génial, quand on est sur la bonne voie, c’est que le savoir rentre naturellement.

J’ai acheté une dizaine de pierres différentes.
Je pensais avoir un peu de peine à apprendre leurs noms.
Et non…
Apatite, cornaline, agate noire, turquoise africaine ou jaspe africain, quartz rose, jade violet (Angélite), Améthyste… etc..
Ca rentre tout seul’
J’admets que, si j’ai eu quelques réticences à m’y mettre, c’est à cause de toutes les arnaques et autres croyances dénaturées qui circulent dans le monde impitoyable des pierres.
Quand on connaît les conditions de travail dans les mines aussi.

Entre la turquoise qui est en réalité du jaspe et la shungite vendue une fortune (alors qu’en Russie on l’utilise pour fabriquer des tuiles…)
forcément il y a de quoi être potentiellement dégoûtée.

Sans oublier les propriétés quasi magiques des pierres qui , en période de Covid deviennent toutes des pierres protectrices, et le pompon :
la pierre de naissance qui diffère suivant les pays , les sites, les époques…
En gros, les bijoutiers ont créé une liste en se basant plus ou moins sur des écrits anciens, (je demande à voir ) pour vendre et mettre en avant certaines pierres.
Beau boulot les gars, aujourd’hui encore, il y a des gens qui portent des pierres qu’ils n’aiment pas, parce qu’elles seraient celles qu’on leur à attribué.

Il y a pleins de moyens comme ça pour mettre en avant une pierre plutôt qu^une autre,
En l’éclairant comme il faut par exemple.
Enfin bref,
Ca m’a freinée.
Mais ma fascination des pierres est plus forte que tout.
Je vais donc me procurer les outils nécessaire à leur authentification et chercher les meilleurs fournisseurs avec le meilleur rapport qualité prix.

Saviez vous que pour authentifier une pierre, on peut par exemple tirer un trait en la frottant sur une surface de porcelaine, et suivant la couleur avoir la réponse ?

Les pierres ont 4 sortes de propriétés générales ; Santé, prospérité. Amour et la protection .
Seule l’Améthyste , qui est considérée comme la reine des pierres, agit sur tout les domaines.

C’est assez fou les propriétés qu’n attribue à cette pierre. l’améthyste.
Elle permettrait de se libérer des addictions, et même des relations toxiques.
Elle aide au pardon à la guérison de l’âme et du corps…
Favorise la concentration, la création,
libère des angoisses et des cauchemars, calme les nerfs .. etc.. etc..
C’est tout juste si elle ne fait pas la vaisselle !!

Voilà pourquoi je me dis que rien ne remplace l’énergie de notre volonté propre.
Je vois les pierres comme des sortes de moyens adéquats de renforcer, d’utiliser cette énergie.
La vaisselle est un bon exemple,
Il nous faut une éponge pour ça,
L’éponge toute seule ne sert pas à grand chose.
Mise dans le mains de quelqu’un qui veut bien faire, alors… ses propriétés seront parfaites pour récurer vos assiettes.’
C’est une métaphore qui n’est pas d’une grande beauté mais je débute, je vais trouver mieux .

Je veux créer des bijoux, comme je le fais déjà, avec des pierres testées.
Avec des perles et des cristaux magnifiques,
Et le truc en plus ; l’énergie créatrice que je mettrai dessus.
L’énergie créatrice renforce les créations.
Elle leur permet parfois de traverser les siècles.

En gros veux créer des talismans,
des bijoux porte-bonheur, qui pourront être aussi humble qu’une paire de boucle d’oreilles avec un arbre de vie et des pompons menthe givrée.
Comme celles que j’ai fait pour Fran,
Elles lui vont tellement bien,
Elles pas besoin d’avoir de pierre dessus, pour avoir de la puissance.
L’énergie de Fran qui les a voulu comme ça, combinée à la mienne , suffit.
Largement !
Et si quelqu’un offre le bijoux, alors l’énergie est triplée !
N’est-ce pas merveilleux ?

L’énergie que toutes les créatrices que je connais mettent, quand elles décident de prendre une perle , plutôt qu’une autre, d’intercaler une fleur.. etc..

Je ne crois pas en l’énergie, c’est plus que ça.
J’ai la conviction absolue qu’elle est .. tout.
ce qui nous relie, ce qui nous fait fonctionner etc…
Tout , je vous dis .
Quand on touche un objet, on le charge.

Et la base : la pierre , les pierres qui sont les vôtres sont celles qui vous plaisent.
Celles qui attirent votre regard, naturellement.

J’ai beaucoup progressé ces derniers mois.
J’ai pris confiance,
Grace au soutien de mes amies, à leur extraordinaire bienveillance, je peux.
Merci, merci tellement de m’avoir propulsée jusque là.
D’avoir eu la patience, la compréhension et l’aide nécessaire.

Donc, voilà, la prochaine étape, c’est le marché samedi, trouver un système pour protéger mes pompons de la pluie.
En espérant qu’il ne pleuve pas.

Le temps s’est rafraîchit d’un coup.

On verra bien.
Je serai du côté restaurant de l’Arcade, côté Manor de la place Centrale.
A Bienne,
Votre visite me fera plaisir 🙂

PS Si on est ami sur Facebook, mais qu’on ne s’est jamais vu dans la vraie vie, n’hésitez pas , présentez vous!

Croissant de Sils

Mes croissants préférés viennent de la Coop.
Celle qui est sous la gare.
Je suppose qu’ils les reçoivent précuits.
Ensuite, ils les mettent au four et les voilà, tout croustillants et délicieux pour les premiers clients de la journée.
L’odeur particulière de la saumure se répands dans le passage.
Croissants de Sils, les meilleurs.

Vous vous souvenez , hier je voulais du respect…
Ce matin, j’ai eu un croissant.
Un petit sourire gêné , et malgré mon attitude plutôt froide,
il a continué de faire comme si de rien n’étais.
J’ai horreur de ça.
Mais j’ai plus ou moins fait comme lui.
Je n’aime pas spécialement les conflits.
Et puis… il y avait ce croissant…
J’ai bâché un peu lâchement.
J’ai quand même l’impression qu’il a un peu réfléchi.
Je l’espère en tout cas.
Après tout, le plus important, c’était que je m’exprime.
quand vous parlez de vos sentiments, l’autre peut éventuellement les mettre en doute, mais il ne devrait pas se sentir attaqué.

On ne peut pas prendre conscience à la place des autres, ni les forcer le faire.
Affaire à suivre.

Je me prépare pour le marché.
j’ai regardé la météo et je suis un peu inquiète… pluie… température en baisse.
Les autres années il a toujours fait chaud.
Je vais devoir protéger mes pompons…

Et pour finir, rien à voir, mais si vous aimez les séries à histoires. j’ai adoré Nightmare and Daydream du réalisateur indonésien Joko Anwar.
C’est fou comme les indonésiens nous ressemblent.
En prime une floppée d’excellents acteurs.

Cet après-midi, visite de Fran qui vient chercher ses bijoux.
Je me réjouie.

Donc je vous laisse là et je vais faire un peu de ménage.
Une tout bonne journée

PS… comme je dois me retenir de ne pas balancer leur 4 vérités à touts ces haters anti-Nemo.Ca pue la jalousie, la bêtise, le manque d’information.
Mais ce qui me fait rire, c’est que chaque fois qu’ils vomissent leur haine sur la toile, ils accroissent sa popularité.
Merci les gars.. bon boulot.

Remerciements, / Tentative …

Il y a des gens comme ça, qui relient les uns aux autres.
En vrai, c’est le cas de tout le monde.
Ca devrait.
C’est notre capacité d’être humain.
C’était celle de Joël.
vous êtes plus de 1500 , de tout les coins du monde, jusqu’en Amérique , à être venu lire son hommage.
Sans compter les partages qui multiplient encore ce chiffre.
Depuis des années que je tiens ce blog, c’est le record absolu de visites le même jour, et de provenance internationale.
La preuve, s’il en fallait une, de l’impact de Joël sur le monde.
J’en profite pour vous remercier, en particulier la famille.
Merci pour les belles choses que j’ai lu en commentaire ,ici et sur Facebook.
A travers ceux qui l’ont connu, par son exemple, l’esprit de Joël continuera de nous inspirer.

Aimer les gens :
C’est ce qui nous fait grandir, avancer, apprécier la vie.
Parfois aussi, il faut des conflits, les résoudre , les affronter fait partie de nos épreuves pour évoluer.
Pourtant…
Certains luttent de toutes leur mauvaise foi pour rester seul.
j’en connais.
Ceux-ci, on a beau tenter de leur parler, leur demander un peu de respect,
ce même respect qu’ ils se plaignent de ne pas recevoir et qui motive leur mauvaise humeur permanente:
ils restent figés dans cette attitude bornée. qui , croient-ils, leur évite de souffrir.
Alors que c’est tout l’inverse.
Quand on se blinde, le mal ne passe pas, mais le bien non plus,
Au final, on devient invisible.
Ou alors, on attire ce qui nous fait si peur ; la haine des autres.
Si on y réfléchi, c’est logique.
On attire ce qu’on dégage.
Quand on est incapable de la moindre confiance, alors on ne peut pas aimer vraiment.
La confiance et l’amour sont intimement liés.
Et on se retrouve seul, avec ce soi-même qu’on déteste pour unique compagnie.

J’ai essayé aujourd’hui de parler à quelqu’un comme ça.
Quelqu’un qui pense que me manquer de respect n’est pas important.
Je lui ai dit ma façon de penser.
Vous auriez du voir la tête qu’il faisait.
Déstabilisé.
Comme si quelque chose s’écroulait.
Ce droit qu’il se donnait de ne pas me considérer, mais de croire qu’on peut quand même être en relation .
Ben non.
C’est fini ça.
Je refuse absolument de me laisser polluer par ce genre de toxicité.
Si une personne, par exemple, qui dit du mal de moi à l’ extérieur,
et que ça vienne à mes oreilles,
crois qu’elle peut continuer de me voir comme si de rien n’étais,
elle se trompe.
Parce que ça me blesse.
Je refuse de garder cette blessure, de me taire, et de risquer de blesser quelqu’un d’autre.
Parce que chaque manque de respect, même infime, est comme une dose de poison.
Ca fait des dégâts.
Si on ne réagit pas de suite, ça fait son chemin dans notre esprit, et ça peut ressortir , sans qu0on s’en rende compte.
Et si ça ne ressort pas, ça nous empoisonne.
Je suis trop sensible, trop consciente de ça pour accepter de me laisser détruire.
C’est arrivé par le passé.
Je sais de quoi je parle.
J’ai failli tout perdre à cause du manque de respect.
Du coup, je remarque des amies qui se laissent blesser par leur conjoint, leur famille, par exemple, et subissent, en croyant qu’elles peuvent prendre sur elles.
Qu’elles peuvent le supporter, que ce n’est pas si grave.
Je l’ai cru aussi.

Maintenant, je sais comme c’est faux.
Le manque de respect fait des dégâts graves.

Il faut parfois des années pour en guérir.
C’est pour ça que désormais, je réagis :
Ceci dit
J’aurai deux réactions, suivant mon degré d’affection.
Si je me rends compte qu’en fait, rien de bon ne ressort de nos interactions, je ne verrai plus cette personne et je ne gaspillerai pas un centilitre de salive pour lui expliquer pourquoi.
Par contre, si j’ai assez d’affection et que notre amitié m’importe, alors, je lui parlerai, comme je viens de le faire.
Je lui laisserai encore le temps de décanter.
Et si, à la prochaine rencontre, je vois qu’il persiste, alors, je n’insisterai pas. Je m’arrêterai là.
Par contre, si notre conversation a eu son effet, ou qu’il a pris conscience d’une manière ou d’une autre du manque de respect de son attitude,
et qu’il le regrette,
alors là, on peut avancer.
Ce genre de personne , sur le moment se croit tellement dans son bon droit,
n’est tellement pas habitué à ce qu’on lui demande de revoir à la hausse son niveau de respect,
que je doute un peu de ses capacités à admettre ses torts.
La remise en question, tout est dans ces 4 mots…
Je ne perdrai plus mon temps avec des gens incapables de ça.
Admettre qu’on s’est trompé, qu’on a fait du mal, ce n’est pas si difficile au fonds.

Ca peut même faire du bien.

Affaire à suivre
Je vous raconterai.

Au revoir Joël

Pour la 5ième fois, je recommence mon texte.
Le premier s’est carrément effacé et je n’étais pas satisfaite des suivants.
Je me lance donc, dans la 5ième tentative de rendre hommage à Joël Forestier, récemment décédé.
Pourquoi est-ce si difficile ?
Parce qu’il est parti comme il a vécu, d’une manière particulière , bien à lui,
mais surtout terriblement et tragiquement illogique.
Pourquoi un jeune homme brillant, gentil, bien dans sa peau , sain de corps et d’esprit est-il parti si tôt ?
Lui qui faisait déjà tant de bien , dans son travail, avec sa famille, ses amis..
Ça n’a pas de sens.
Est-ce que c’est une consolation de savoir qu’il n’a pas souffert ?
Qu’il s’est simplement endormi, et que quelque chose dans son corps a comme buggé?
Simplement.
Rien d’autre que ça.
Personne n’a la réponse.

On ne peut que s’imaginer, par rapport à nos croyances, qu’il avait par exemple, mérité de partir dans un autre monde, meilleur ?
Mais pourquoi priver ceux qui l’aimaient de sa brillante présence ?

De lui, je me rappellerai son beau et large sourire qu’il affichait en permanence.
Comme un étendard.
De sa joie de partager des ballades et de bons repas en famille.
De ses couleurs de cheveux improbables et de son originalité.
De sa voix, reconnaissable entre toutes.

Joël était un jeune homme rare.
Qui savait ce qu’il voulait.
Qui assumait ses choix.
Qui avait trouvé sa voie.
Qui était aimé .

Forcément, si il est parti, c’est pour une bonne raison.
Peut-être encore, que dans cet endroit fantastique où il doit être maintenant, on avait besoin de lui pour une mission encore plus grande ?
Ou alors qu’il est encore là, tout près, invisible, mais bien présent, veillant sur le monde.
Comme il le faisait déjà, mais d’une manière si merveilleuse, qu’on peut à peine l’imaginer ?

Joël, c’était un garçon hors du commun.
J’étais toujours fière de le saluer quand je le croisais.
Je le voyais de loin, avec son aura brillante.

Peu de gens trouvent leur voie si jeune.
Peu de gens assument qui ils sont.
Tout en faisant du bien autour d’eux.

J’aime supposer que ces ingrédients lui ont fait gagner le droit d’une jeunesse éternelle.

Je n’oublie pas à quel point c’est terriblement injuste pour sa famille qui en est privé.
J’admire la dignité dont elle fait preuve, dans ces instants qui demandent tant de courage.

Je veux encore croire qu’un jour, ils se retrouveront,
et qu’avant ça, ce lien qu’ils ont avec lui continuera d’exister.

Parce que l’amour ne peut pas mourir.

Le bonheur est … dans mon ventre.

C’est vrai ça– il est où le bonheur?
S’accepter comme on est ?
Ce n’est pas toujours facile.
Ce ventre là, arrivé tout seul entre Covid et ménopause.. j’en fait quoi ?
Hein ?
Je me mets aux exercices.. alors que j’ai vraiment pas le temps ni l’énergie, ni même l’envie ?
Si je commençait par l’aimer, déjà-
Après tout, c’est une partie de moi et j’avoue que je m’aime plutôt bien.
Mes cheveux repoussent, je peux même faire une mini keutch .
Alors pourquoi je me fatiguerais à détester ces kilos qui s’incrustent ?
Franchement, j’ai pas mieux à faire ?
Si.
Je trouve horrible le discours qui consiste à s’habiller de façon à dissimuler certaines parties pour mettre en valeurs juste celles qui sont acceptables.
Mais crottes !!
Cet été je ne ferai pas l’ombre d’un effort pour cacher ou faire diminuer ce gros bidon.
D’ailleurs j’ai réfléchi :
La nature est bien faite..
Si elle a décidé qu’il était temps pour moi d’avoir du bide.. eh bien, je prends.
Ca me fait des réserves.
J’ai bientôt 60 ans, dans à peine 3 ans..
Pourquoi je m’amuserais à tenter de retrouver une silhouette de jeune fille ?
Ca n’a pas de sens.
D’ailleurs je me trouve bien plus féminine comme ça.
Les kilos me vont bien.
Je me sens remplie comme je dois l’être façons Rubens.. et c’est tout ce qui compte.
Vous saviez qu’à notre époque il y a encore des femmes qui complément parcqu’un homme, leur homme, celui qui est censé les aimer. les trouve moins attractives quand elles prennent du poids ?
J’ai entendu ça, pas plus tard que hier.
Et j’étais choquée.
D’ailleurs je vais vous dire, quand je vois certaines personnes maigrir, je trouve qu’elles ont l’air d’un vieux ballon dégonflé.
Mais attention, il y a en a qui ça va bien.
Ceux et celles qui se protégeaient par un amas de graisse sont toujours plus belles et beau quand elles ils arrivent à s’en débarrasser.

C’est intime, personnel, privé.
On fait le poids qui nous plaît.
Je sais bien que je ne suis pas grosse.
C’est mon ventre qui est arrivé, comme ça.. sans que je ne m’en rende compte.
Alors que je devenais végétarienne…
Curieusement, il est lisse.
Et je m’y fait.
Je l’accepte.
Et je ne le cacherai sous aucun prétexte.
Voilà.
Vive mon ventre,
Pauvre fille qui croit qu’elle doit être mince pour plaire !
Pauvre garçon qui croit que le regard des autres est moins positif sur lui parce qu’il n’est pas assez musclé..
.
La solitude rends dingue.
La solitude commence quand on ne s’aime pas assez.
Plus je m’aime et plus tout ça n’a aucune importance.

Le vrai poids, c’est celui que l’on s’inflige quand on ne s’apprécie pas.
Aucun exercice , aucun régime, aucune potion magique ne le fera partir.

Bien sûr que les autres sont importants.
Mais en aucun cas, c’est leur regard sur nous qui doit déterminer notre valeur.
Nous sommes des être humains. Egaux.
Point.

La plus merveilleuse journée… à Bienne : pour NEMO

Cette journée a débuté avec le souvenir incroyable des aurores boréales visibles dans le ciel de notre région.
J’avoue, je ne les ai vu qu’en photo.

D’ailleurs je n’étais même pas au courant.
Mais c’est pas grave,
J’ai passé une très belle journée quand même¨.

Maintenant, je vais devoir me concentrer pour parler de Nemo.
Nemo a gagné l’Eurovision 2024 pour la Suisse.
Nemo vient de Bienne, ma ville chérie.

Et Nemo se défini comme non binaire

Sujet délicat.
Il n’y a qu’à lire les réactions sous le post Facebook de notre journaliste préféré qui s’est fait enguirlander par une représentante de l’artiste en question pour avoir parlé de Nemo au masculin.

Et c’est là que ça devient encore plus délicat, et que je vais devoir faire preuve de créativité.
D’abord, utiliser le pronom « iel » et ,pour ne pas avoir à accorder des adjectifs, utiliser ceux qui sont neutres.

Pourquoi c’est important de respecter son identité ?
Justement pour ça.
Parce que c’est son identité.
Nemo n’a sûrement pas décidé de se sentir autrement que défini par le masculin ou le féminin.
Il s’agit de son ressenti intime. De son identité profonde.
Et ça mérite d’être respecté.

A partir du moment ou on parle de Nemo, alors, c’est vrai que nous n’avons pas l’habitude, la reconnaissance de la non-binarité est toute récente dans notre culture.
Elle est importante, je crois en tant que réaction à la polarisation des genres.
La quoi ?
Là , je sens qu’il y en a qui vont lâcher, et pourtant, c’est un sujet très important pour notre évolution.
La polarisation, en gros c’est quand on impose des codes strictes pour définir les hommes et les femmes.
Ca va de la coupe de cheveux aux vêtements, en passant par les attitudes.
Les filles en rose, les garçons en bleu.
Les poupées pour les filles et les voiture pour les garçons.
Etc…
Vous voyez ou je veux en venir.
Aujourd’hui encore, un petit garçon qui voudrait apprendre la danse plutôt que le foot sera catalogué.
On évolue, heureusement, mais je me souviens encore de l’époque ou un homme ne poussait pas la poussette…
Il suffit d’observer un peu pour se rendre compte de ces obligations tacites qui donnent les rôles de chacuns.. et de chacunes !
C’est comme ça qu’on en arrive à nous « accorder » ( oh, merci !) le droit de vote… à nous les femmes…
Ben dis donc ! quelle chance alors ! … C’était quand ? En 1970 je crois…
Encore une fois, essayer d’imaginer l’inverse.
Ce n’est pas la question?
Si si, c’est exactement la question.
La non-binarité, c’est le refus des codes.

Revenons à notre Nemo.
Non genré, je comprends particulièrement bien cet état.
C’est ce que je ressentais dans mon adolescence et encore aujourd’hui.
Bien sur, biologiquement, j’ai tout d’une femme, mais alors, pourquoi c’est au héros mâle que je m’identifie, dans les films ou les livres ?
C’est un détail… il y en a d’autres, mais je ne suis pas le sujet.

Le sujet c’est Nemo et le message important qu’il fait passer, avec conviction parce qu’il est sincère dans sa démarche.
Je me suis donc renseignée plus profondément pour pouvoir parler d’iel avec respect.
Voyons la définition de la non-binarité ( d’après Wikipédia ).

Les personnes non-binaires peuvent ne se sentir ni homme ni femme, les deux, ou toute autre combinaison des deux. Le terme « non-binaire » désigne donc toutes les possibilités en dehors d’une identité strictement féminine ou masculine.

C’est assez clair il me semble.
Nous sommes certainement beaucoup à se sentir parfois plus l’un ou plus l’autre.
Mais nous sommes conditionnés, depuis si longtemps à adopter des attitudes que nous n’y faisons pas attention.
Pourtant c’est important.
Se définir femme, c’est baisser le regard quand on croise un homme.
Si, si faites attention. C’est comme ça.
Eux, ils regardent, c’est normal…
L’homme développe sa musculature.. c’est beauuuu.
La femme fait pareil.. c’est moche.

Etc.. etc…
Il y a tellement d’exemple de polarisation que je vais arrêter là.
Je trouve qu’il faut un certain courage pour refuser ça.

Pour comprendre la suite, il faut écouter les paroles de sa chansons.
Les voilà :
Tout est dedans , la souffrance , mais surtout la joie.

Le code
Bienvenue à ce spectacle, que tout le monde soit au courant
Je ne joue pas le jeu, je me défais de mes chaînes
Tu ferais mieux de boucler ta ceinture, je vais remplir ton verre
C’est ma bohème, alors finis ton verre, mon ami

Cette histoire est ma vérité

J’, J’ai traversé un enfer
Pour me retrouver sur le bon chemin
J’ai brisé le code, woah
Comme les yeux divins
J’ai laissé un peu de temps
Maintenant je ressens le paradis
J’ai brisé le code, woah

Ouais
Laisse-moi te raconter une histoire sur la vie, sur le bien et le mal, tu ferais mieux de t’accrocher
Ce qui est juste, ce qui ne l’est pas, ce qui est juste
Tout est équilibre, tout est lumière
J’ai tant de choses à l’esprit
Et je resterai éveillé toute la nuit
Je suis si excité, je suis si exalté
C’est plus fort que moi, je suis en extase

Laisse-moi goûter aux hauts et aux bas
Laisse-moi ressentir cet effroi brûlant
Cette histoire est ma vérité

J’, J’ai traversé un enfer
Pour me retrouver sur le bon chemin
J’ai brisé le code, woah
Comme les yeux divins
J’ai laissé un peu de temps
Maintenant je ressens le paradis
J’ai brisé le code, woah

Quelque part entre les zéros et les uns
Je jure avoir trouvé mon nirvana
Mon cœur bat comme un…
Quelque part entre les zéros et les uns
Je jure avoir trouvé mon nirvana
Mon cœur bat comme un tambour

J’, J’ai traversé un enfer
Pour me retrouver sur le bon chemin
J’ai brisé le code, woah
Comme les yeux divins
J’ai laissé un peu de temps
Maintenant je ressens le paradis
J’ai brisé le code, woah
https://lyricstranslate.com/fr/nemo-switzerland-code-french

Nemo a un prénom prédestiné.
C’est le héros de Matrix.
Les soeurs Vachowski qui ont créé cet univers ont révélé les indices pour le déchiffrer.
Pour beaucoup c’est resté obscur.
Pour d’autres comme Nemo, c’est très clair.
Quand à moi, j’ai eu besoin d’explications.
J’ai eu de la chance.
Enfant, je pouvais m^’habiller comme je voulais, grimper aux arbres.
Aujourd’hui ça n’a pas changé.
Sauf que je grimpe plus rarement dans les sapins.

Je rigole, mais le petit garçon qui aime les robes et se maquiller… ça sera dur pour lui.
Est-ce que c’est plus facile d0être un homme ou une femme?
Qu’est-ce que ça signifie vraiment ?
Je crois qu’être non-binaire, ça ne signifie pas qu’on renie son genre de base, ni qu’on aimerait le changer.
Ce qu’on rejette, ce sont les codes.

Aujourd’hui, donner le pronom iel, chercher des adjectifs neutres, semble encore anecdotique.
Mais il va falloir s’y mettre.
Refuser les codes fait partie de notre évolution.
Nemo l’a bien compris.
Et si l’Eurovison l’a choisi, c’est que son message est passé.
Et que certains étaient prêts à l’écouter.

Ca ne m’étonne pas tant que ça que Nemo soit de Bienne.
Nous sommes habitués à envisager les choses de plusieurs façons, par les langues que nous parlons, par la diversité des habitants.
Iel vit à Berlin qui dans son histoire à connu une libération des moeurs inégalée en Europe.

Pour toutes les petites filles et les petits garçons
qui se sentent différents, Nemo est exemplaire dans son attitude résiliente et positive.
De l’homme et de la femme, iel prends ce qui lui corresponds pour forger son identité.

Je lui adresse toutes mes félicitations et mon admiration.

NEMO part 2 la prestation :
Nemo c’est l’exemple même de l’artiste multi-talents.
Du costume de poussin sortant du nid, jusqu’à l’interprétation aussi parfaite que son chant :
tout avait du sens,
De la sincérité.
De l’authenticité. Personne ne s’y est trompé. que ce soit les jurés internationaux ou le public,
nous avons tous vécu grâce à Nemo un moment impressionnant qui restera dans nos mémoires.
Qu’iel soit suisse et de Bienne en plus ne fait que rajouter à ma joie.
J’aurais le même ressenti, quelle que soit sa nationalité.
Un message aussi important se devait d’être en anglais, pour la puissance et le côté. pratique de cette langue.
I breack the Code, ça sonne mieux que j’ai brisé le code, non ?

Est-ce que je prendrai un moment pour déplorer qu’il y aie encore trop de personnes mal renseignées?
Qui confondent sexe et genre ?
Qui se moquent et critiquent à coup de phrases lapidaires parfois méchantes et souvent à côté de la plaque ?
On n’est pas obligé d’aimer Nemo, mais avant de critiquer son message, j’invite ces gens à se renseigner sur la polarisation.
Sur la signification de ce, de ces codes qu’il faut briser encore et encore sous peine d’avoir toujours en 2024 des pays où l’homosexualité est punie de mort.
C’est tout-de -même curieux de constater comme ceux qui critiquent le plus ne se sentent pas concerné mais imposent tout-de-même leur façon de voir les choses .
En réalité nous sommes tous victimes d’une façon ou d’une autre de ces codes ancestraux qui n’ont plus de sens aujourd’hui.
Qui ont blessé et blessent encore.
Brisons les codes, le message n’est pas nouveaux, mais, hier soir, il était spécialement bien dit.
Merci NEMO.

Ma chère cuisine

Chère cuisine,
J’ai bien dit chère CUIsine, pas chère cousine.
Même si j’aime beaucoup ma cousine, mes cousines, : en réalité j’en ai plus que ça, et je les aime bien, mais quand je pense à ma cousine, c’est toujours la même qui ressort.
Fabienne, celle du Prévoux, définitivement ma cousine préférée.
Celle avec qui j’ai le meilleur contact et les meilleurs souvenirs.
Mais ne nous égarons pas.
J’ai dit chère cuisine,
Je t’ai aimé au premier regard.
Malgré cette drôle de peinture bleu qui te recouvrait ça et là.
Les lambris en bois te donnait un charme, un côté « chalet », qui m’a tout-de.suite plu.
Comme j’aurais aimé qu’on te laisse ton évier en pierre.
Quelqu’un qui a cru bien faire l’a remplacé par deux cuves en inox.
Moche et pas pratique, puisque le robinet fixe ne sert que celle de gauche.
Du coup . j’ai du trouver un système de tuyau, pour remplir celui de droite.
Passe encore.
Le soucis n’est pas là.
Non, le problème c’est le cadre, en bois de mauvaise qualité, recouvert d’une sorte de lino tellement moisi que j0ai du le remplacer.
-Du lino?
Oui du lino.
Je t’assure, chère cuisine, tu serais jalouse si tu voyais la plus basique des cuisines suisses,
Je ne te prendrai pas en photo, ce serait attirer les commentaires qui te blesseraient à coup sur.
Mais il faut que je te le dise quand mème , chère cuisine :
Je t’aime, mais qu’est-ce que tu es mal foutue !

S’il n’ y avait que l’évier, passe encore…
C’est chouette qu’il soit fixé devant la fenêtre, je peux voir la rivière en faisant ma vaisselle.
Mais,,, il y a ce lino… et le contreplaqué poreux qui est dessous.
Cet après-midi, j’ai mis 6 heures pour bricoler un système qui empêche les fuites.
6 heures
C’est la plaque entière qui fuit.
Ca traverse jusqu’à l’étagère en dessous.
Tout ce que j’ai mets se retrouve souillé de taches brunâtres dégueulasses.
Donc en plus de ma vaisselle normale, j’ai du relaver tout ce qui se trouvait sur l’étagère, dessous compris.

Ma chère cuisine, pourtant, j’adore préparer des petits plats, sur le plan de travail en bois que j’ai trouvé dans la rue.
Il a des roulettes,
C’est bien pour nettoyer en dessous.
Par contre, … forcément, si je t’écris, ma cuisine chérie, c’est que j’ai des choses à dire, reste le problème de la cuisinière.
Si seulement elle était pas au milieu de la cuisine.. si seulement elle avait un semblant de hotte aspirante…
Vous allez me dire que pleins de gens n’ont pas de hotte et s’en tire très bien. Mais quand la cuisinière est en plein centre de la pièce, sans protection, sans rebord pour empêcher la graisse de gicler de tout les côtés…
Bilan une cuisine graisseuse en permanence.
Ca te plait d’être graisseuse hein ? dis ?
Non ? ca m’étonne pas.
Moi non plus j’aimerais pas ça.
J’essaie de limiter les dégâts avec un couvercle exprès fait pour…
Bref, je m’adapte,
Parce que, je t’aime ma cuisine .
On se ressemble un peu,
T’es pas le dernier modèle des cuisines, mais tu as de la ressources.

Et d’ailleurs ne dit.on pas que c’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupe ?

Christian Dior et moi

Ce matin, alors que le soleil pointe vaguement le bout de son nez, après une autre nuit glacée, j’ai envie de vous parler un peu des beautés de mon monde.
De ce qui m’inspire.
Ce qui me donne le gout de vivre.
Ce qui me prouve que , parmi les humains, comme dirait la -grande Fred : « il y a des ordures dépourvues de scrupules partout dans ces sociétés de la médiocrité.
Ca ne vaut pas le coup de se salir.
Il vaut mieux se consacrer à ceux, plus rares, qui émettent une petite lumière dans la nuit. »
Bien dit.
En voilà déjà une qui m’inspire Madame Fred
C’est une personne tout-à.fait passionnante.
Actrice, écrivaine et j’en passe.
Sa vie est un roman que j’aimerais écrire.
Je la vois surtout comme une grande reporter de la vie.
.

Dans ma vie, celles qui m’inspirent sont d’abord mes amies.
De la toute première à la dernière.
J’ai eu la chance de rencontrer des enfants, filles et femmes inspirantes. pour tout un tas de raisons différentes.
C’est ce qui est passionnant.
L’être humain est d’une complexité folle.

Aucune d’elle ne se ressemble.
Au contraire ! Elles sont si différentes, mes amies que, si on les mettait toutes das la même pièce, je ne suis pas sûre qu’elles arriveraient toutes à s’entendre.

Contrairement à certaines qui ont un groupe de copines avec qui elles sortent, je préfère voir mes amies individuellement.
Ca me permet de vraiment les connaître.
D’avoir l’espace, le temps, la possibilité de laisser leur humanité s’exprimer.
Aussi, soyons honnête, de mieux les analyser,

curieuse insatiable que je suis.
En perpétuelle recherche de compréhension.
De moi et des autres.

Les autres ne sont pas nécessaires pour se comprendre : non : les autres sont indispensables.
Nous le savons.
Quand nous avons un problème, il se résout parfois, simplement en en parlant avec un ami,
Un ami qui vous écoute vraiment.
Pas forcément besoin qu’il vous réponde.
Mieux, c’est dans la qualité
des silences qu’est la vérité.
Le bla-bla les lieux communs ne servent qu’à embrouiller.

Après, je crois que tout le monde n’est pas doué pour écouter.
Je me pose la question parfois=
Quand je remarque qu’une personne ne m’écoute pas : « est-ce vraiment une personne sincère ?

J’en suis arrivée à cette conclusion ;
1) il y a beaucoup de raisons qui font que quelqu’un ne vous écoute pas vraiment..
mais une seule manière d’être certaine qu’une amitié est sincère.

Laquelle ? Voilà :
Un ami véritable vous prends comme vous êtes.

Quel que soit votre passé, votre présent.
Même si vous avez tué quelqu’un.
Un ami sera toujours de votre côté.
J’irai même jusqu’à dire ; même si vous lui faites du mal.
Il trouvera assez d’amour pour vous dans son coeur pour vous pardonner, même si il ne comprends pas.
Ca va loin,
C’est toute l’inestimable valeur d’une amitié quand elle est vraie.
C’est rare,
C’est certainement la raison qui fait que l’on a beaucoup de connaissances dans un vie, et bien moins d’amitié dans le sens que je lui donne .
L’ami qui donnerait sa vie pour sauver la vôtre.
Qui enlève sa chemise quand vous avez froid. C’est une image bien sûr,
Je précise encore qu’il faut la plupart du temps, du temps justement pour qu’une amitié pareille s’installe.
Ce n’est pas parce que quelqu’un ne se précipite pas pour vous aider qu’il n’est pas un ami véritable.
Il y a , là encore beaucoup de raisons qui font qu0un ami ne vous aidera pas forcément si vous en avez besoin.
Vos amis ont aussi le droit absolu de ne pas être parfait.
Certains sont radins-
D’autres menteurs.
N’oublions pas que nos amis aussi ont leurs problèmes.
Ils peuvent avoir la délicatesse de passer sous silence leur difficulté pour écouter les vôtres, mais n’auront pas la possibilité de faire davantage.

C’est souvent l’erreur qu’on fait, dans notre besoin d’amitié : juger alors qu’il nous manque des informations.

L’amitié n’exige rien.
Elle demande parfois, mais elle n’attends rien en retour .
L’Amitié ne se teste pas.

Et même, lorsque ça arrive, l’amitié résiste aux erreurs et aux fautes.
L’amitié est une sorte de lien que rien ne devrait détruire, même pas ceux qui l’éprouvent.

Je crois que l’Amitié est une forme particulière de l’Amour.
A la fois plus simple et plus compliqué.
Quand une amie m’énerve, ce qui arrive aussi,
Alors je laisse libre cours à mon énervement, jusqu’à ce que j’en trouve la véritable raison.
Je la trouve toujours, parce qu’elle est tout près : je n’ai qu’à me regarder dans une glace.

Ca marche aussi avec les nons-amies d’ailleurs.

Revenons à Christian Dior.
Si la majeue partie des humains qui m’inspirent sont des femmes, il y a aussi quelques hommes.
A commencer par Christian Dior.
Petite, dans mon imaginaire, ce nom , Christian Dior, sonnait comme un symbole de la mode, de la haute-couture, des robes, des beaux vêtements, de la classe ultime.
Dans la Royauté de la mode, Christian Dior est le Roi.
Inspiré par le jardin familial, les fleurs, leurs odeurs, leurs formes.
Donner de la joie grâce à la beauté, c’était son credo, sa philosophie,
Il préférait créer pour quelques femmes plutôt que de s’enrichir sur le dos de beaucoup.
Après la guerre, on manquait de modèles et personnes ne voulait engager de filles de mauvaises vie.
Lui, il s’en fichait,
je veux croire aussi qu’il était ouvert d’esprit et très sensible.
Sa soeur Catherine est une grande Résistante qui a subi l’horreur des camps.
Christian adorait sa soeur et a créé son parfum, Miss Dior, pour elle.

Pour toutes ces raisons, pour cette mission qu’il s’était donné d’embellir la vie
des femmes, en particulier et la vie tout court en général : Christian Dior m’inspire.
Dans cette période particulière de l’après guerre, j’aime qu’il aie voulu redonner de la joie.
J’aime qu’il aie trouvé ça important.
J’aime qu’il aie préféré s’installer dans un endroit plus modeste que celui qu’on lui proposait
et pour finir,
qu’il aie embauché comme modèle des femmes dont personne ne voulait.