Yahou !

Les rêves sont comme…

Comme quoi ?

Cherchons.

Déjà, il faut le savoir, les rêves se réalisent.

Pas tout de suite, il faut de la patience, attendre que toutes les conditions soient réunies.

Persévérer.

Ce rêve là, mettre mes cartes dans une boutique qui les vendrait pour moi, je l’ai depuis des années.

Mais je n’avais pas envie de faire du porte-à-porte…

Là, tout de suite, j’entends des voix qui me disent :

« et pourquoi pas ? tu te crois trop bien pour ça ? ».

Mais non, j’en ai fait d’autres.

A 14 ans, je mettais des prospectus dans les boîtes aux lettres, pour me faire de l’argent de poche.

J’avais enbauché ma soeur et mon cousin, et on se répartissait le travail.

J’ai bossé é l’usine : mettre des aiguilles dans des trous pour qu’une machine puisse y déposer un peu de plastique sur le bout.

Une deux trois, quatre aiguilles.

Retirer la main.

Presser sur le bouton.

Bruit d’enfer et odeur de plastique fondu.

Surtout ne pas oublier d’aiguille!

Sinon, c’est la m….

Ca peut casser la pièce principale de la machine.

J’ai récuré le sol dans une animalerie, portés des sacs de graines aussi lourds que moi, bousillé mes mains dans toutes sortes de travaux ingrats, terrorisée par un perroquet géant qui m’en voulait de ne pas être la soigneuse précédente…

Ce sale bestiau me poursuivait dans l’allée du magasin en poussant des cris rauques, et en battant des ailes

Sous l’oeil vicieux d’un patron qui éliminait ses apprenties les unes après les autres.

Mais passons.

Je n’ai pas fait exprès de libérer un trio de chinchillas sauteurs qu’il a fallu récupérer avec des épuisettes géantes…

Mais après le meurtre d’une centaine de poissons innocents, largués malencontreusement dans une eau quelques degrés trop chaude,  j’ai été virée, et j’étais bien contente.

Ce n’est pourtant pas le pire boulot que j’ai fait.

M’occuper de deux  gamines hyper-gâtée dont la mère m’enfermait à clé pendant la nuit, pour me faire effectuer la journée toutes les corvées de son restaurant… par exemple.

Nettoyer les toilettes des hommes à midi.. servir  au bar le soir, après m’être tapée la vaisselle du restaurant dépassait mes attributions de jeune fille au pair…

Le soir, je finissais à minuit si épuisée, que je devais m’allonger par terre.

J’ai tenu 4 jours.

Enfin bref… tout ça et d’autres choses m’ont convaincu d’une chose , je ne suis pas faites pour l’ordre.

Ni donner des ordres, ni en recevoir.

Ni rentrer dans l’ordre, ni avoir de l’ordre.

L’ordre n’est pas naturel.

Regardons la nature.. elle est tout sauf ordre.

Quand à l’ordre des choses.. c’est dans la tête de qui le veut bien.

Il y a l’ordre et la disciplien, le travail aussi.

On les mets souvent ensembles.

Et pourtant.. on peut aimer un certain désordre  et être assidue quand même.

Persévérante.

Aimer travailler, parce qu’on est dans un domaine que l’on maîtrise.

Aimer  son travail.

Aimer dormir aussi.

4h.. va falloir que j’aill.

Mais j’ai encore beaucoup à vous raconter!

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on email
Email
Share on whatsapp
WhatsApp

Laisser un commentaire