Vacances à Bienne 2. Le crime de la petite Arvine

Quand j’étais petite, pour des raisons que j’expliquerai peut-être un jour,

il y avait un tas d’aliments que je ne pouvais pas manger, sous peine de me trouver mal.

Il suffisait qu’une saleté de légume aie touché une de mes frites pour que je la déclare immangeable

Pareil pour le ketchup, ce truc sanguinolent qui colorait ma frite ( j’adore les frites)  la rendait immédiatement persona non grata dans mon assiette.

Alors imaginez le calvaire d’une colonie de vacances avec de la soupe aux légumes à tout les repas.

J’étais si affamée en rentrant que je tenais à peine debout.

Du coup, mes chers parents, croyant me faire plaisir, avaient fait.. des frites pour m’accueillir au bercail.

Le choc de retrouver une nourriture aimée fut si grand, que j’en fut très malade.

Je pense à ça, parce qu’il m’arrive la même chose avec le froid.

J’aime le chaud, mais je suis habituée au froid d’un appartement si grand et vieux, et mal isolé en prime, qu’il est inchauffable.

Du coup, deux jours passés au chaud chez a fille me voilà malade, avec la voix genre vieux conducteur de train  à vapeur français , carburant à la Gauloise sans filtre, papier maïs…

Mas e n’est pas le plus grave.

J’ai commis un crime grave…

La victime ?

Une bouteille de petite Arvine, vin valaisan de petit producteur, hors de prix…

Mais ça, je ne le savais pas.

Tout ce que j’ai vu, moi, c’est une bouteille au frigo, et mon besoin de l’utiliser…

pour faire une sauce.

Une super-bonne sauce, avec de l’ail et de la crème, qui donnait un goût génial à mon poulet.

Comment aurais-je pu savoir, moi qui ne boit pas d’alcool, que ça ne se fait pas ?

Mais d’ailleurs, pourquoi ?

Utiliser un très bon vin pour une sauce, c’est aussi important pour la réussite d’un plat que  celui qui va se boire pour l’accompagner, non?

Bon, j’admets que  ma fille soie embêtée : c’était une bouteille spéciale, valeur sentimentale et commerciale… qu’elle gardait pour une grande occasion.

Elle oublie juste un petit détail, sans moi, elle ne pourrait  pas profiter de ses week-ends, ou de quelques jours de vacances.

Mes vacances à moi, vont se limiter à son appartement.

Dommage, parce qu’aujourd’hui, il fait grand beau.

Si vous êtes à Bienne, je vous conseille un tour au bord du lac,

Je m’étais donné de la peine ,pour tout faire bien , et voilà que je paie doublement…

Dès que j’ai avoué ma faute sur messenger,

j’ai su que j’avais  commis une erreur terrible.

Un crime envers le Valais tout entier.

Utiliser la petite Arvine pour faire une sauce me vaudra d’être bannie à tout jamais des terres valaisannes.

Mon beau-fils originaire du lieu ne m’adressera peut-être plus la parole…

Je ne sais même pas si j’aurais encore le droit de manger de la viande séchée made in Wallis….

Et si malgré tout je persiste à me rendre dans le coin, je risque de me faire attaque par les vaches

Alors bien sûr, ça m’embête beaucoup.

Mais d’un autre côté… quand on aime.. on ne compte pas, non ?

Et ma sauce était divine.

 

 

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2 réponses sur “Vacances à Bienne 2. Le crime de la petite Arvine”

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