The Get Down

Aucune musique ne me procure autant de joie que le funk.
La musique, quand elle est bonne, bonne ,bonne, et
même le disco.
Si, si, il y a des merveilles dans le disco.
Diana Ross, Donna Summer.. et sa merveille de I feel Love.
Et voilà que je tombe sur ce petit bijoux qui raconte l’histoire du Hip-Hop.
Je m’en souviens bien , moi de la naissance du hip-hop.
DE la Zouou Nation et Afrika Bambaataa, avec Sidney H I P H O P…
J’adorais cette émission et l’énergie qu’elle dégageait.
Le hip hop c’était le paix, le respect.
Mes valeurs aussi.
Autant j’ai détesté les années 80, autant j’ai aimé la musique qui me remontait le moral.
Passez juste les premières notes de Staying Alive et je me lève!
Je ne peux pas résister.
Comme Kevin Kline dans In and Out, quand il essaie e résister à la musique pour prouver qu’il n’est pas gay.
Dehors, il pleut.
J’ai remis ma robe de chambre léopard, il fait un peu froid pour un été.
Mais j’ai passé une super-journée.
Au lieu de faire ma vaisselle, j’ai décidé de me faire plaisir.
De toutes façons , j’allais salir.
Alors autant commencer par le plaisir.
Gâteau au prunicots.
au dehors j’entends les klaxons.
A Bienne , on est contents quand l’Italie gagne.
Les prunicots, c’est des fruits que j’ai trouvé chez Aldi.
Mélange d’abricots et de pruneau.
Cuits, c’est hyperbon.
J’ai un reste de pâte à beignets, j’en profite pour en faire quelques uns.
Je dépense toute ma fortune 20francs, pour faire des commissions.
Grand luxe, je me prends de la crème fouettée, celle qui sort toute seule de la bombe pour aller avec mes pâtisseries.
Des buns aussi, des spéciaux, briochés.
Avec du tarama et de la roquette.
C’est mon souper.
Avec le reste, j’achète de la super-bouffe pour chat, en action.
Ils vont être contents.
Je déjeune vers midi, et je dîne le soir.
Je mets ma télé.. et il y a rien.
Que dalle.
Sur toutes les chaînes et Dieu sait si j’en ai.
Alors je regarde dans mes enregistrements.
Il y a cette série là, que j’ai pris par hasard.
Alors j’essaie.
The Get Down.
Et c’est… une pure merveille.
Jouissive.
Avec des dialogues drôles, des situations cocasses, et du rythme.
Le genre de série que je regarderais bien toute la nuit.
Il est déjà 3h, mais j’ai du boulot.
J’ai avancé dans mon projet de peinture.
Je suis contente, motivée à fonds.
Et la semaine prochaine, j’aurai les fournitures dont j’ai besoin pour mes bijoux.
Un beau coup de pouce.
Plus que ça, quelqu’un qui croit en moi assez pour investir dans ma petite entreprise.
Un geste de pure générosité.
Comme le font les mécènes.
Comme le faisaient les nobles pour les artistes.
Parce que depuis la nuit des temps, les artistes ne travaillent pas pour l’argent.
Donc souvent, à moins d’avoir, comme Dali, une femme qui s’occupait de son marketing, depuis la nuit des temps donc.
les artistes sont fauchés.
Vous savez ce qui est géniale avec la peinture ?
C’est qu’on ne sait pas toujours ce qu’on fait.
Alors, il faut garder confiance .
Soudain ,ça prends tout son sens.
J’ai pris un feutre brun, et commencé des petits traits sur le côté
de mon personnage.
Des petites structures. que je ne comprenais pas.
Surement, il y a quelques années, j’aurais détesté.
Surement même que j’aurais essayé de dissimuler « mon erreur ».
Maintenant je sais : dans tout ce qu’on fait, il y a toujours une part qu’on n’aime pas forcément, à la base.
Mais la confiance.. la confiance c’est tout.
Alors, je laisse, je me laisse faire.
Je continue, même si je ne comprends absolument pas ce que je fais.
Je me recule, parce qu’ il est grand mon personnage.
Elle est grande.
C’est une femme.
Avec de très longs cheveux.
Et ces structures bizarres, justes derrière.
Qui n’ont toujours pas de sens.
Mais j’ai confiance.
Confiance en quoi ?
En moi, en l’inspiration.
L’Inspiration , c’est ce truc mystérieux dont je suis en train de parler.
Ca parle à mon esprit, à mon physique.
Pas vraiment besoin d’écouter, c’est là.
Tout ce que j’ai à faire c’est d’accepter d’en être l’instrument.
Comme un pinceau géant.
Et je laisse faire.
Je dois accepter de donner le contrôle absolu à l’Inspiration.
Si j’essaie de prendre le dessus, ça donne.. de la m….
C’est pareil pour tout les ciosinier,ère du monde, les footbaleurs même,
quand ils shootent à l’envers et que cette passe décisive arrive juste au bon moment.
Un musicien qui compose.
C’est pareil quand j’écris.
Les mots arrivent, et je peux les prendre ou je veux.
Depuis la fin , ou au milieu.
C’est merveilleux.
L’Inspiration « parle » à tout le monde.
C’est quasi mysthique.
Je ne sais pas ce que c’est exactement.
D’ou ça vient et pourquoi c’est si puissant à certains instants.
Comme une radio qui ne capterait pas le son tout le temps,
de la même manière.
Plus ou moins fort,
plus ou moins clair.
Plus j’exerce, plus j’ai confiance, et plus ça me vient.
Bien.
Ca demande d’être dans l’instant présent.
A 100%.
Ca demande des sacrifices.
De prendre des distaances.
On ne peut pas décider d’être inspiré entre deux et quatre.
La nuit, on l’entends bien parce que c’est plus calme, moins parasité.
Mais elle vient aussi la journée.
Ou peut-être qu’elle est tout le temps là.
Et c’est nous qui ne l’entendons pas.
Je pourrais en parler encore longtemps, mais là, ce n’est pas le sujet.
Le sujet c’est le résultat.
Je me recule encore une fois.
En ce moment même , quand j’écris, les mots me viennent d’avance, dans ma tête,
et je n’ai qu’à retranscrire.
Ca dit :
je me recule alors, et qu’est-ce que je vois ?
Ce sont des ailes.
Des ailes de papillons.

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