Se soigne

Je crois qu’à toute chose malheur est bon.

Dans le sens qu’on peut toujours trouver une leçon à tirer d’une épreuve

qui nous tombe dessus.

Parfois on comprends vite.

D’autres, ça prends du temps.

Il arrive aussi, et c’est mon cas, qu’un accident vous donne l’occasion de redécouvrir comment fonctionne votre corps.

Grâce à la douleurs.

Aux douleurs, en ce qui me concerne.

Je suis tombée sur l’avant bras, mais la violence du choc a  aussi touché mes côtes, mon épaule, et quand j’essaie de le lever, c’est tout le bras qui hurle.

Mais pas que, ça descends aussi dans les orteils ,le long de la jambe, ce qui me fait penser que mes artères ont ramassé aussi.

D’autant que ça monte à la tête, même si elle n’a pas été cognée.

Du coup, vive internet, je me suis renseignée, pour savoir ce qui se passait sous ma peau violette foncée.

C’est vraiment passionnant de voir comment on fonctionne.

Je me rends compte que je n’ai pas appris grand chose sur le sujet.

Pourtant, je me souviens de mon prof, Monsieur Leutziger, qui avait essayé de nous intéresser à cet aspect de la biologie.

Mais, il faut bien dire ce qui est.

On s’en tamponnait.

Et me voilà, 40 ans plus tard, et j’ignore encore beaucoup de choses sur le fonctionnement de mon propre corps.

J’en arrive à la conclusion qu’il faut être motivé pour apprendre.

Je ne dis pas que monsieur Leutziger aurait du nous frapper pour qu’on aie envie de comprendre comment ça marche…

Disséquer de pauvres grenouilles, ou souris innocentes, avec Monsieur Berthoud, m’horrifiait, rien que d’y penser.

Je crois qu’on devrait  adapter les cours aux enfants, et pas l’inverse.

Plus facile à dire qu’à faire…

Revenons à nos artères.

nos os, nos nerfs. ce système complexe qui nous constitue.

Je remarque que nous cherchons beaucoup à savoir qui on est,

sans être fichu de savoir comment on fonctionne.

Ce qu’il y a sous notre peau.

Les noms de nos organes, où ils se situent.

On le sait plus ou moins.

Mais plutôt moins que plus, si on est honnête.

Exception pour les copines

et les copains qui bossent dans les soins .

Donc je me suis renseignée.

D’abord, tout était gonflé.

Ensuite la couleur est arrivé.

rose, rose foncé, et carrément bleu violet, jusqu’à quasi noir.

C’est toujours comme ça.

Mais moins gonflé.

J’ai mis de la crème , deux sortes, trouvées à la pharmacie,

et donné par l’infirmière qui m’a fait  un pré-examen.

Bilan, il faut faire des radios.

En attendant, j’ai investi.

D’après mes recherches, l’huile essentielle de gaulthérie, aussi appelée Wintergreen, est la meilleure  pour soigner les contusions.

Mais pas toute seule, il faut la mélanger avec une base d’huile végétale.

J’ai choisi le noyau d’abricot, pour ses propriétés pénétrantes.

J’ai  vu que je pourrais la mélanger avec de l’huile de noisette pour renforcer ses propriétés absorbantes, mais bon, c’est cher tout ça.

J’ai donc fait mon petit mélange maison, et j’ai rajouté une ou deux gouttes de citron à cause de ses propriétés de fluidification sanguine.

J’ai mis un peu du Teebaum aussi, parce que j’en ai, et que c’est aussi une huile pleine de propriétés intéressantes.

J’ai vu qu’il ne fallait pas user de plus de trois huiles essentielles ensembles.

Pourtant à la pharmacie on me proposait  un mélange avec 14 huiles—

Alors ?

Je préfère faire mon mélange moi-même.

Je remarque qu’il est efficace.

L’huile d’abricot, donne bonne mine en plus.

Je me suis refait des litres de thé au romarin.

Le romarin détoxifie.

Je ferai ma cure d’aubier, quand je serai assez forte pour aller aux toilettes souvent.

j’ai fait une promenade aujourd’hui.

Une toute petite.

J’avais surtout l’impression de promener ma douleur.

Comme un petit chien .

Qui me suit à la trace, et part renifler les pipis sur les arbres.

La marche m’a fait ressentir les autres conséquences de ma chute.

J’étais au bord de l’évanouissement.

Alors, je suis rentré.

J’aimerais dire deux ou trois choses.

Je ne me plaint pas.Je constate.

Je ne peux pas m’empêcher de penser aux soldats qui se sont fait opérer  avec du gros fil, sous les bombes.

Entre la souffrance et les bombes.

J’ai tellement de respect et d’admiration pour ces gens qui défendent leur pays.

Je ne compare pas leur tragédie à mon petit bobo.

ca me fait seulement comprendre la chance que j’ai de pouvoir me soigner et étudier mon corps.

 

Je  me soigne avec la nature.

La nature est puissante.

Comme je ne peux pas vraiment faire de photos, avec une seule main, c’est pas le top,

ni faire de bijoux, alors  j’ai plus de temps pour faire d’autres choses qui m’intéressent, et surtout pour m’occuper de moi.

RALENTIR

RALENTIR

Voilà la leçon pour moi : déstresser. Apprendre plus sur mon fonctionnement.

Utiliser les plantes.

Faire mes expériences, mes propres mélanges et constater les résultats.Apprendre.

j’adore ça.Pendant ce temps, l’inspiration ne me laisse pas tranquille.

Elle remplit un réservoir.

Dès que je pourrais utiliser mon bras à nouveau, ça va éclater de tout les côtés!

Avec toute l’énergie accumulée.

Etre gentille aussi.

a mon tour de complimenter les autres sur leur travail.

Mais déjà, je vais me faire un bon souper reconstituant.

 

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