S’aime

Ben oui.

On peut s’aimer, non ?

C’est pas interdit.

On nous dit : prends soin de toi.

C’est ce que j’ai fait.

D’abord, je me suis fait plaisir.

Je me suis offert un pull tout doux.

Des bonnes choses à manger.

Le nouveau Stefen King, au soleil de ma terrasse.

Que du bonheur.

Ensuite, j’ai fait une petite ballade au bord du lac.

Chaque fois, je me dis, que je connais ce chemin par coeur, que je ne vais rien découvrir de nouveau.

Chaque fois, la nature me prouve que j’ai tort.

D’abord, j’ai trouvé d’énormes touffes de champignons.

-Des touffes ?

Ben oui, y’en avait tellement, tout groupés .. par touffe.

comme des touffes d’herbes sauf que c’était des champignons.

-Ok…

En suite, j’ai vu un héron.

C’est toujours émouvant, la rencontre avec un grand oiseau sauvage.

Il était caché dans les buissons.

Un jeune héron.

Avec son long cou gracieux.

Il m’a vu et c’est envolé.

Avant même que je puisse le photographier.

Je pensais que cet instant rare serait le plus beau de ma promenade.

Jusqu’à ce que les corneilles de la plage exécutent leur balais aérien.

Des centaines de corneilles perchées sur deux grands arbres , en ombre chinoise dans le soleil couchant.

Qui soudain s’envolent en éventail, se regroupent et retournent sur les branches noires.

Les oiseaux d’Hitchcock en moins flippant.

Pour finir, récompense ultime, un immense nuage rose en forme d’éclair horizontal  semble sortir du ciel pour se noyer dans le lac.

Je mitraille.

Comblée ?

Pas encore.

En rentrant, je reçois ma première commande de carte de Noël.

Une sacré belle commande.

40 cartes.

Oui Madame, pour mon Auberge préférée, celle dont j’ai fait les cartes l’année passées.

C’est là que je ferai aussi le marché de Noël.

Mon premier marchà de Noël à l’extérieur.

Je m’envole, comme les corneilles.

Comme un héron .

 

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