Quand la vie est belle

Il y a des jours comme ça. qui n’ont l’air de rien.

Mais quelques mots sont dit.

Et ça change tout.

Je ne peux pas être pleinement heureuse quand  je sais que des gens que j’aime souffrent.

Mais franchement, ça les aide si je suis malheureuse ?

Bien sûr que non.

Je vis avec quelqu’un qui n’est jamais content.

Perpétuel insatisfait.

Incapable de se réjouir.

Jamais.

On dirait presque qu’il fait exprès.

Mais si on gratte un peu, on voit que non,non.

C’est du vrai.

Alors, à force, on s’y fait.

et si j’ai envie de chanter, je chante.

Et si je veux danser, je danse.

Au début c’était difficile.

Ma joie se heurtait à son rejet de ma joie.

Peu à peu, à force de vivre ensemble,

nous avons fini par  nous accepter comme nous sommes.

Je dirais même que nous avons un peu déteint l’un sur l’autre.

A moins que nous n’ayons toujours  été comme ça, au fond.

Il se réjoui parfois, mais seulement quand ça le concerne.

Il a appris à tolérer ma joie.

Et je tolère son absence de joie.

On ne peut pas forcer les gens à être heureux.

Mais on ne doit pas les utiliser comme prétexte  pour ne pas l’être.

Après tout , chacun à le droit d’avoir son propre état d’esprit.

Le truc c’est que nous, les êtres humains, sommes empathiques.

En quelques sortes, des éponges qui s’imbibent des sentiments des autres.

Les autistes eux, font exceptions.

C’est qui les rends bizarres et décalés aux yeux de la  société, ce manque d’empathie.

Je vais vous dire :

les gentils autistes, c’est bon pour les séries télé.

Dans la réalité.

Ils peuvent sembler terriblement durs et indifférents, voir injustes.

Et tellement susceptibles !

Ca c’est le mauvais côté.

Le bon , c’est cette intelligence, cette honnêteté, cette droiture que je constate chez mon fils.

Par contre, si l’absence d’empathie est bien une des caractéristique de l’autisme,  ils seraient faux de croire qu’ils sont tous pareil.

Alors, je ne veux plus conseiller des mamans qui découvrent que leur enfant est autiste.

Tout simplement parce que j’ai remarqué que je ne peux pas vraiment les aider.

Chacune croit savoir ce qui est le mieux, pour son enfant et certainement, c’est le cas.

Parce que même si elles se trompent, parfois, il faut bien qu’elles fassent leurs expériences.

Puisqu’on apprends par ses erreurs.

Alors voilà, j’ai reçu de très bonnes nouvelles aujourd’hui.

Tout ce travail , ces sacrifices.

ce temps et cette énergie , sont comme un arbre immense aux multiples branches fleuries.

Maintenant, voilà qu’arrivent les fruits.

et un jour, on les récoltera.

 

 

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