Point de vue

Tout est une question de point de vue.
c’est bien connu.
On le dit sans même y penser.
Et pourtant, un point de vue différent peut absolument tout changer:
chaque affirmation.
chaque vérité dont on semble être sûr à 100%.
Tout, absolument tout.
Même la couleur des choses?
Même la couleur des choses.
Quand il s’agit de la guerre, je ne suis pour ou contre personne, je suis du côté de la paix.
Vous avez remarqué ? ces temps-ci, tout le monde est spécialiste en politique internationale.
On répète ce qu’on entends à la télé, ou on se fait sa petite idée tout seul, mais, l’avantage de tout ça, c’est qu’on parle ensemble,
On débat, on discute, on s’intéresse.
On défends nos opinions.
Je ne parle pas des réflexions lapidaires tapées sur des claviers anonymes, mais de vraies discussions,
Certains ont peur, ça se comprends.
Pour la première fois, la guerre est proche de nous, ça la rends réelle…
Mais où on va les mettre ces millions de réfugiés ?
On compatit, on est du côté des ukrainiens, mais qui en accueillerais vraiment, juste un, à la maison ?
Soyons honnête : on a déjà de la peine à tourner, alors prendre chez soi, un inconnu traumatisé qui va squatter le canapé et vider le frigo…
Soyons honnêtes vraiment, à moins d’avoir les moyens, et encore…
Mais si ça nous arrive à nous ?
Est-ce que les pacifiques hélvêtes que nous sommes se laisseraient faire ?
Je ne crois pas.
Si on nous utilisais comme mercenaires dans le temps, c’est parce qu’on sait se battre.
Mais bon, pas tous.
Est-ce qu’on essayerais pas d’aller se réfugier ailleurs ?
Je ne sais pas trop où d’ailleurs.
Les personnes âgées, les enfants.
On voudrait les mettre à l’abri.
C’est terrible ce qui arrive quand la guerre s’installe.
Une de mes amies à très justement fait remarquer que crime de guerre ne veut rien dire, puisque la guerre elle-même est un crime.
Mais ceux qui sont attaqués et se défendent, ils font la guerre aussi.
Bien obligés.
Personne n’a envie de se laisser tirer dessus sans rien dire.
Les crimes de guerre c’est quand les gens déraillent.
Malheureusement, ça déraille de tout les côtés.
Parce que ce ne sont pas les méchants contre les gentils.
Ce sont des êtres humains des deux côtés.
Pêter un plomb quand on en a des gros dans son fusil, c’est facile,
Il suffit d’appuyer.
Quand on a vu des horreurs contre son camp et que la vengeance s’en mêle, alors violer, torturer, manquer de respect jusqu’aux cadavres de ses ennemis,
devient possible.
l’horreur n’a pas de limite.
Quand une population , même juste quelques centaines d’hommes applaudissent un type qui veut maintenir des enfants dans les caves… tout est possible.
La vie doit continuer malgré tout.
C’est même pas qu’elle doit, c’est ce qu’elle fait de toutes façons.
Les trucs les plus épouvantables peuvent se produire, jusqu’à nos portes, jusque chez nous, la vie continuera de toutes façons.
A moins qu’on s’auto-détruise à coup de bombes atomiques.

Ca aussi on y pense.. et puis on oublie.
On refuse de vivre à nouveau avec la peur au ventre.
Le Covid semble presque anodin en comparaison.

Cette année notre carnaval, sans chars, sans bataille de confetti, franchement.. je n’ai même pas vu les fiers Tschauppi défiler.
Ca me procurait toujours une émotion particulière.
Ca semble futile, mais ça ne l’est pas.
Carnaval, c’était l’occasion de décompresser pour la population.
Et décompresser c’est vital…
Je travaille, je fais des colliers de perles.
Quoi de plus futile aussi me direz-vous ?
Comment puis-je donner de l’importance , du sens, à une activité pareille quand des gens meurent tout près?

Voilà : cette nouvelle collection j’utilise mes plus belles perles.
Dans le lot, j’en ai , ramenée du Mexique par mes amis Jasmine et Jacques, j’en ai ,ramenées d’une boutique Lyonnaise ( si j’ai bonne mémoire) par mon amie Katia.
Les papillons me viennent de Claudia.
Quand Jasmine à vu que Katia réservait le premier collier elle à commenté ceci : comme ça tu aura un peu de moi sur toi.
Voilà.
Je suis absolument certaine que Katia et Jasmine et leurs maris respectifs sont fait pour être amis.
C’est le même genre de personnes, de la même génération avec aussi de grands enfants, un gout pour les voyages et les bons restaurants.
Sans oublier toutes les qualités qui me rendent fière
et heureuse de les avoirs pour amis.
Ils ont tellement de points communs.
Il est bien possible que sans moi, ils ne se seraient jamais rencontré.
C’est par mes colliers que j’ai rencontré Jasmine et par mes photos, et Véronique, j’ai connu Katia.
Je suis crevée, il est tard, mais vous comprenez le principe.
Je m’endors…

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