Nettoyage de la Suze suite…

Franchement, les biennois assurent.

Quelle importance, si on était « que  » 6?

C’est déjà beaucoup, à notre époque, six personnes qui lâchent tout,

parce qu’il faut le faire maintenant et pas un autre jour!

D’ailleurs, le lendemain, il a plu…

Et c’était le dernier jour de soleil.

Donc six personnes prêtes,

du jour au lendemain.

C’est déjà beaucoup.

Alors bien sur, pour les indépendants du groupe, si on a un client qui débarque,

juste à ce moment là, il faut faire avec.

Heureusement pour moi, mis à part un bon mal de dos, je n’avais

pas d’autre engagement .

Donner deux heures de son temps, pour la nature.

Un vendredi à l’heure de l’apéro…

Après une dure semaine de labeur….

Aller s’acheter des bottes hautes à la dernière minute,

parce qu’on va rarement nettoyer les rivières…

Passer sa timidité…

Parce qu’on ne connaît presque personne…

Ca fait beaucoup.

Donc 6, c’est déjà beaucoup.

J’ai remarqué encore un truc

et pas des moindres.

Quelque chose d’assez exceptionnel :

Accomplir une mission comme celle-ci, ou il faut prendre des risques,

Grimper sur les échelles soudées au mur, sans glisser, la chute serait fatale.

Déambuler dans le courant sans tomber sur les cailloux du fonds, pareil.

Se lancer dans  « l’inconnu », il y aurait pu avoir des rats…

S’organiser avec le matériel, la façon de procéder etc…

Tout ça aurait pu engendrer du stress, des disputes, des fautes et des problèmes d’organisation.

Pas pour ces 6 là.

c’est fou, quand j’y pense, mais on a fonctionné comme une équipe bien rodée.

Tout coulait de source.

Chacun savait ce qu’il avait à faire.

Florence m’a même porté pour la descente :).

Impressionnante Florence.

Qui prouve, s’il le faut encore, que nous les femmes on assure.

Et Nicole, avec son bras en écharpe, qui la première a remarqué qu’il fallait agir.

Steve, bousculant son emploi du temps, même si il ne pouvait pas rester aussi longtemps qu’il aurait voulu, avait tellement bien préparé les choses, que tout ne pouvait que rouler.

Avec Didier qui connaît le terrain par coeur, et chaque pierre par son prénom, on avait le spécialiste nécessaire.

Pareil pour Joe, berger du lac, habitué de ce genre de mission.

Quand à moi, la photographe, j’ai donné mon coup de main aussi, et personne ne m’a fait ressentir à aucun moment que ma présence n’était pas aussi importante que celle des autres.

Au contraire.

La cerise sur le gâteau, c’est que cette opération s’est déroulée parfaitement,

mais en plus , on s’est amusé.

Comme une mayonnaise avec tout les ingrédients parfaitement dosés.

On ne pouvait pas le prévoir.

Mais ça s’est produit.

On se complétait et on a formé la parfaite équipe.

Peut-être justement parce qu’à la base, ces 6 là ont fait passer la nature avant le reste.

Quand on est capable de ça, alors… on devrait s’entendre.

Et s’il la fin du monde arrivait, alors je suis rassurée de savoir qu’ils existent,

ces personnes de coeur et d’action capables de faire passer le bien commun avant le leur.

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