Mon beau pays

Quand nous sommes allées à la Brévine, avec ma soeur, juste avant d’arriver, là ou les champs immenses bordent la route, j’ai vu 4 buses.

Grandes, magnifiques, je les ai pris pour des aigles, mais c’était bien des buses.

On en vois quelques parfois planant sur la montagne de Boujean, mais c’est la première fois que j’en voyais autant en même temps, et de si près.

Derrière l’église, des centaines de monticules.

Je les ai reconnu tout de suite, souvenir d’enfance,

dans mon village du Prévoux : des taupinières.

Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu envie de me renseigner sur le gypaète…

Notre vautour suisse, avec ses 2mètres 80 d’envergure.

Un oiseau tellement splendide que l’homme, dans sa connerie habituelle à failli exterminer pour de bon.

Parce qu’il en avait peur, pour toutes sortes de mauvaises raisons.

La bonne nouvelle c’est que l’être humain n’est pas que con.

Certains se sont battus pour le sauver, et actuellement la fondation pro-gypaète compte 220 de ces merveilles dans les Alpes.

Vous avez déjà vu comme c’est beau, un gypaète.

Alors d’accord, ces bestiaux là ont des habitudes qui craignent, parfois.

Par exemple, quand ils font deux petits gypaètons

un des deux tue l’autre et le mange…

ça arrive.

Pas à tout les coups, mais c’est ainsi, la nature dans toute sa cruauté.

Alors, amis végans, comprenez -moi, quand j’aime mon filet de boeuf saignant.

Quand la survie d’un individu dépends de la vie d’un autre, la nature n’hésite pas.

J’ai essayé de me passer de viande, mais j’ai échoué

Par contre, j’ai pris une grande décision.

L’autre jour, il y avait un reportage qui parlait des extrémistes des deux bords.

Les activistes anti-spécistes  qui se font marquer au fer rouge par solidarité avec les cochons… (je me demande ce qu’en pensent les cochons).

Tenez, une petite parenthèse, à propose de ce genre d’action qui consiste à s’infliger des sévices par solidarité.

Parlons-en deux minutes.

Je suis la première  à vouloir me raser la tête quand

quelqu’un que j’aime à le cancer, MAIS :

vous avez déjà pensé à demander à une personne concernée ce qu’elle en pense ?

Moi, j’ai la chance d’en connaître qui ne font pas semblant, du genre qui disent ce qu’elles pensent, sans détour.

Et bien elles trouvent ça ridicule.

Franchement, j’ai essayé de me mettre à leur place,

malade, pas bien, obligée de subir des tas d’examens et de traitements.

Est-ce que ça m’aide que quelqu’un essaie de me ressembler ? Même pour une bonne intention ?

Franchement ? Non.

Absolument pas.

Au contraire.

Comme si je n’en subirait déjà pas assez .

Je crois que j’aimerais plutôt qu’on me change les idées.

Je n’aurais pas envie non plus de lire ces posts larmoyants, ces copié-collé à recopier-recoller,

qui foisonnent sur Facebook.

Je préférerais un bon film … une chanson qui donne envie de chanter avec.

Pour en revenir au cochon… j’ai plus de mal à me mettre dans sa tête.

Mais j’aime les animaux, et j’en ai assez autour de moi pour savoir ce qui compte  pour eux :

Qu’on respecte leur nature,

leurs besoins.

Donc, je disais que j’ai pris une décision :

Je vais manger moins d’animaux, et uniquement des animaux élevés dans de bonnes conditions..

Fini les packs d’ailes de poulets à 3 francs 50.

poulets qui n’ont sûrement jamais vu la lumière du jour.

Si déjà je mange des animaux, autant qu’ils aient eu une vie décente, avant. Une mort décente aussi.

J’imagine que si je devais chasser pour me nourrir, je le ferais, sans hésiter.

 

J’espère qu’avec le temps on intensifiera les contrôles, pour que tout soit fait avec respect.

Je repense aux lacustres.  D’abord la chasse, ensuite l’élevage.

Bref, il était beau notre paysage avec ses forêts, ses lacs et rivières.

Et ses gypaètes…

 

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