Mamans de Bienne

La plupart de mes copines, sont aussi des mamans.
En fait, si j’y pense, elles le sont toutes.
Même celles qui n’ont pas d’enfants.
Celles qui ont élevé les enfants des autres.
Celles qui prennent soins de leurs amis.
Parce que, dans le fonds, c’est ça , être une mère : prendre soin des autres.
Quitte, souvent, trop souvent, à faire passer leur bonheur avant le sien.
Je préfère quand être mère, signifie, faire passer le bonheur des autres à travers le sien.
Faire à manger.. ben oui, à force de ne plus vouloir être la bonne de la famille, o oublie parfois, que faire à manger, ça peut aussi être un plaisir.
Bon c’est vrai, il fallait, et il faut encore du progrès.
Trop de femmes dans le monde vivent des situations inacceptables.
Ca me révolte, j’ai déjà écrit et j’écrirai encore sur ce thème si important.
Mais là, ce n’est pas mon propos d’aujourd’hui.
Mon propos c’est de rendre hommage à cet instinct que nous avons, presque toutes, et je dirais presque tous aussi et qu’on appelle : l’instinct maternel.
Je vois ça quand un homme prends un chaton dans ses bras, avec toute sa délicatesse, retenant sa force pour ne pas le blesser.
Je vois ça, quand une chienne prends soins d’une bande de canetons orphelins.
Quand un enfant recueille un hérisson perdu, lui construit une petite cabane…
Je vois ça dans tout les stades, dans toutes les différences qui m’amènent à mes merveilleuses amies.
A leur dévouement.
Leur amour sans faille.
Chaque jour, chaque nuit.
Quitte à payer de leur santé.
Qu’elles aient des enfants ou pas.
Alors, une dernière fois, je ne pense pas que tout le monde aie l’instinct maternel.
Il faut beaucoup d’honnêteté pour reconnaître quand on en est dépourvu.
Ce n’est ni mal, ni bien.
C’est un fait.
La Nature est ainsi faite.
Avec des différences, des exceptions.
Certaines fondent devant une touffe de pâquerettes… d’autres restent de marbre devant un bébé.
C’est ainsi.
Nous sommes différents.
Alors aujourd’hui, nous fêtons les mamans.
Les nôtres aussi.
Celles qui cumulent souvent les titres et les fonctions, après toute une vie.
Arrière-grand maman… tante soeur, épouse… au risque d’oublier ,
qu’elles ont aussi un prénom.
On nous dit parfois de ne pas oublier que nous sommes des femmes…
ahahaha
Comme si c’était possible,
avec nos corps qui crient chaque jour leur féminité.
Qui hurlent une fois par mois, dans ces règles envahissantes.
Et ça, c’est quand tout va bien…
Quand le cancer s’attaque au symbole de notre féminité, qu’il faut amputer…
Etre une maman, allaiter son enfant, lui faire à manger.. prendre soin.
Etre, humain, vivre en harmonie avec les autres,
être aimable,
aimé.
C’est tout les jours.
Mais faire plaisir, aller passer du temps , se réunir autour d’une personne en particulier, pour lui rendre hommage pendant qu’elle est encore là, on le fait comme on peut.
Et se dire que le même jour, dans le monde, on pensera aux mamans, plus que d’habitude.
Avant que ce mot qui parfois sert d’insulte, n’en devienne totalement une.
Maman.
Il parait que les soldats, sans les tranchées, sous le bombes, agonisants,
appelaient encore leur maman.
Il faisait beau et chaud aujourd’hui.
Espérons que ce sera pareil, pour apporter du bonheur à des mamans qui en veulent.
Aller cueillir des fleurs.
J’irai faire un gros bouquet pour la mienne.
Parce que , ce qui est génial à Bienne, c’est qu’on en trouve un peu partout.

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