Les yeux du désert

Mon ami, mon frérot chéri du désert est passé me voir avec un trésor.
Des petites graines d’acacias du Sahara, que je rêve d’avoir depuis tant d’années.
Il me les apporté.
Je les ai planté , dans mon jardin, qui va devenir extraordinaire.
Quand a la Brugmansia et à la Datura, s’ajoutera l’odeur divine de l’Acacias.
Aujourd’hui, si je suis honnête, j’aurais voulu faire tellement plus.
Mais finalement, j’ai réussi à faire, très vite, et très bien, un travail qui me semblait long.
Quand j’étais dans le désert, j’avais un chèche.
Vous savez, ces foulards kilométriques, qui ne montre plus que les yeux.
Habituellement on s’en sert pour se protéger du soleil et des tempêtes de sable.$
Le soir, au coin du feux, on ne voit plus que les yeux.
Yeux qui brillent, yeux qui parlent mieux qu’une bouche.
Il me manque mon chèche.
Quand j’ai cette impression que les gens n’écoutent plus.
Ne ressentent plus.
N’ont plus accès à l’essentiel.
Oh, moi je ne suis pas meilleure !
Parfois je veux aller top vite!
Au point que je m’oublie.
Et je reproche aux autres ce que j’ai à corriger chez moi.
La pensée est un acte…
Je devrais moins penser, alors, ou penser plus juste.
Il y a encore tant à faire.
C’est aussi une bonne nouvelle.

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