les mains sales.

Elle ne se rappelle plus la dernière fois qu’elle c’est fait un vrai plaisir.

Elle achète peu.

50%.

Action.

Fin de série.

Ca n’a pas besoin de lui plaire vraiment.

Ca doit juste correspondre au besoin, être pratique, utile.

Du coup, elle relègue ses goûts aux oubliettes de son cerveau.

A force de ne pas pouvoir se les payer, elle à fait une sorte de filtre,

visuel, et psychique.

Un filtre de l’envie.

Pour ne pas être frustrée.

Pendant longtemps, elle avait si peu d’argent, qu’elle le mettait

dans ses poches.

Mais les poches ne sont pas pratiques.

On y mets pas les cartes.

Alors, elle à trouvé un porte-monnaie.

Elle ne l’a pas choisi pour sa beauté.

il est plutôt passe-partout.

Et il a cette couleur, qui sent la fin de série,

des années précédentes.

Au final, sa piètre qualité ne le rends pas si pratique que ça.

Mais elle s’en contentait.

Elle ne vois même pas qu’il est un peu sale.

Elle s’en est rendu compte, quand elle l’a posé à côté de la merveille.

La merveille  l’attendait, posée sur un présentoir, avec d’autres objets assortis.

Coup de foudre.

Un truc qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps.

D’un coups, elle s’est rappelé qu’elle aimait le doré.

Qu’elle avait des goûts.

Un truc oublié.. qui faisait partie de sa personnalité.

Alors, elle l’a pris.

L’objet qui hurlait : « prends-moi! ».

Elle l’a pris.

Il était si beau, léger et parfaitement réalisé.

Avec une fermeture solide.

Un intérieur pratique.

Elle s’attendait à un prix exorbitant.

Même pas.

Une trentaine de francs.

Presque au centime près ce qui lui restait de ce bon, reçu pour son anniversaire.

Alors, elle à demandé à la vendeuse de lui réserver.

C’était le dernier.

Et elle est rentré chez elle pour chercher son bon.

C’est fait plaisir.

Au moment de transvaser le contenu de l’ancien dans le nouveau,

Elle s’est rendu compte à quel point il était moche. le vieux.

Informe.

L’autre brillait.

Mais une autre chose l’a choquée.

Ses mains.

Elles aussi, ne semblaient plus adaptées.

Fripées, sèches, avec des marques de suif.

A force de faire du feu.

Elles non plus ne correspondaient plus à ses goûts…. non plus.

Si elle avait eu de quoi , une minute, l’envie

d’une manucure la traversa.

Sauf que, même si elle pouvait, elle ne le fera pas.

Si vous la connaissez vous savez pourquoi.

Malformation congénitale.

Elle déteste cette expression.

Quand on a une différence, on aime pas l’étaler.

Les autres comprennent rarement.

« allez, ça se voit à peine ».

« je n’avais pas remarqué ».

Ca ne changeait rien à sa gêne.

Elle se confiera à une amie, ou le fera elle-même , comme d’habitude.

curieusement, elle s’aime bien comme ça.

C’est elle.

Au-delà des goûts,

C’est elle.

Même si elle pouvait, elle ne se changerait pas.

Elle à fini par s’accepter.

Comme ça.

Comme elle est.

 

2 réponses sur “les mains sales.”

Laisser un commentaire