L’art de faire les devoirs (sans pêter un plomb)

 » 2 ième année d’école.

Ca se complique.

Nouvelle école aussi.

Nouvelles maîtresses, nouveau camardes.

Sidney s’est adapté dès le premier jour.

C’est fou, cette capacité des petites filles à se lier d’amitié.

Les devoirs, c’est une autre histoire.

Mais ce soir, je crois bien que j’ai trouvé la manière.

En règle général, elle est bonne en lecture, et en calcul, ça va tout seul.

L’écriture, l’orthographe, l’attention et la rapidité sont ces points à améliorer.

Mais surtout, j’ai compris que , si je veux que ça se passe bien, je dois moi aussi

je dois m’améliorer.

1) Règle d’or quand on fait les devoirs avec un enfant,

il ne faut faire que ça.

On s’installe à côté, ou on reste debout dans les parages  et on se concentre.

2) ce qui est évident pour nous ne l’est pas forcément pour quelqu’un d’aussi  jeune.

donc, on ne s’impatiente pas.

3) on trouve du positif.

Genre : t’as une belle écriture. C’est le cas.

4) Les indications de la maîtresse … parlons-en.

vous avez une fiche, avec des mots, qui contiennent tous la lettre g.

et en-dessous, une petit histoire avec des verbes accordés.

bien. il faut lire, jusque là, ça va.

En troisième partie, juste en dessous, des lignes.

et c’est écrit, au début : dictée de mots.

Didctée de mots…  forcément.

Bon.

Ma petite fille me dit qu’il faut cacher la partie supérieur avec une feuille et …

Mais comment je fais pour les lire, ces fameux mots ?

La elle m’avoue que c’est sa théorie.

Par contre, ce que veux la maîtresse, j’en sais rien.

Dans le doute je lui fais une dictée sur une feuille à part.

4 mots, 4 fautes.

Très bien écrit, certes, mais des fautes de toutes sortes, pas de s, alors que c’est au pluriel, et des fantaisies diverses,

Je reste calme.

Je me rends compte qu’elle veut attirer mon attention.

Le coup classique.

Je me reconcentre.

Et là, je l’accompagne, lettre par lettre.

au lieu de souligner les difficultés, je  fais genre « c’est facile ».

Et du coup ça marche.

Bien sur, elle se trompe encore, mais je reste bien fixée sur son travail et

je lui explique pourquoi un g a besoin d’un u pour faire « Gue ». sinon , ça fait « j ».

Et « gare » alors ?  « gorge » ? « Gustave « …

Ben non.

Ben si en fait :

Devant  a, o, u,  g se prononce « gue »

A moins qu’on mette un e avant.

Comme dans « orangeade »

Par contre devant e, i, y  g se prononce comme j.

« gerbille » « Gilles »  » Gypaète »

A moins qu’on mette un u devant.

« guerre » « guillerette » « Guy ».

Si on met un N…   ça change encore..

« gnian-gnian ».

J’arrête la.

Et on ne parle que du g…

Pour être honnête, j’ai du me renseigner sur internet,

Parce que je n’ai jamais été une grande championne de l’orthographe.

ce que je regrette.

J’y vois une occasion unique de tout reprendre depuis le début.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Mais reprenons.

donc je tente d’expliquer à une petite fille de 7 ans les subtilités de la langue française.

J’y arrive plus ou moins, parce que, voyant mon attention, elle se donne de la peine.

J’applaudis.

Reste le pluriel mais  là, ça va vite.

Et encore quelques particularités, genre, les mots qui finissent par « eu »

qui prennent un x au pluriel sauf exceptions.

Sans compter ceux qui prennent un x tout le temps.. sauf au féminin.

Mais pas les « hiboux », les « genoux »…  etc… etc… et les aux ?

STOOOOOOP.

Enfin, pour l’instant.

Je vais tout réapprendre au fur et à mesure.

Les « cheveaux », les « tournedos »et les chiffres. les doubles lettres..

Le futur antérieur et le passé composé.

Je vais tout réapprendre avec ma petite fille.

Pourquoi ne l’ais-je pas fait avec mes enfants ?

Parce qu’être toute seule avec deux enfants, c’est épuisant.

Mais j’ai pas fini,

On continue les devoirs et je la vois , toute heureuse d’être félicitée,

qu se surpasse pour me donner les bonnes réponses.

Ses yeux brillent.

Quand on a commencé, elle y mettait vraiment pas de la bonne volonté.

Oui, je sais, si je dois écrire juste, je devrais mettre « elle n’y mettait.. » mais je ne vais pas changer ma façon d’écrire.

Comme une conversation.

Je parle comme je parle.

J’écris comme je parle.

Et heureusement, il y a assez de place pour tout le monde sur internet.

 

 

 

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