L’accomplissement

C’est une longue histoire qui débute avec mes premiers crayons de couleurs Caran d’Ache.
comme tout enfant suisse de ma génération.
Puis, il y a eu les feutres, mais les feutres , ça traverse la feuille si on ne les dose pas correctement.
Plus tard, j’ai découvert la peinture acrylique.
Je l’adore : elle sèche vite, et on peut en faire des couches sans risquer quoi que ce soit.
Par contre, il faut des pinceaux, de l’eau, des chiffons, tout un attirail qui me ralentit.
Récemment, j’ai découvert les feutres acryliques.
Le mélange parfait de l’outil précis que je recherchais et de la matière que j’aimais déjà.
Enfin, parfait, pas tout-à-fait. Les marques qu’on trouve dans nos magasins ont toutes le mêmes défauts.
Il faut pomper, secouer ,et ça coule parfois.
Souvent.
Ca sort trop ou trop peu.
J’avais fini par croire que je devais m’y faire.
Jusqu’à ce que je trouve mes fabuleux feutres Languo.
Je vous mets l’adresse du site :
https://languoart.com
adresse du site
Vous n’avez qu’à cliquer sur les mots ci-dessus « adresse du site  » et vous y arriverez direct.

Je vous ai raconté l’histoire
Comment je les ai contacté, et comment nous en sommes arrivés à collaborer.
Ca me remplit de joie.
Je ne connais pas l’équipe qui m’écrit ces mails si gentils et élogieux sur mon travail.
J’aimerais savoir a quoi ils ressemblent.
J’essaie d’imaginer leurs âges, leurs visages.
Combien sont-ils ?
J’ai reçu de leur part, cette magnifique grande boîte de merveilles absolues.
Les outils parfaits , vraiment parfaits à tout point de vue.
Bien sûr, pour les remercier, je devais faire quelque chose.
Avec mon amie Laurine, nous avons filmés des extraits pour représenter la découverte de la boîte et ce que je faisais avec.
J’ai déposé la video sur Facebook, et plus tard, aussi sur Instagram.
Je le répète, je ne suis pas et je ne veux pas être une influenceuse.
Je me vois plutôt, comme une artiste qui aurait trouvé l’outil rêvé et qui aimerait en faire profiter le reste du monde.
Les e-mails que je reçois de l’équipe Languo sont adorables.
J’avais joint mon article précédent de ce blog au lien de la video et j’attendais avec impatience leur retour écrit.
D’habitude, ils répondent hyper-vite.
Donc, deux jours après, je n’avais pas de nouvelles et j’ai commencé à faire, ce que nous, es artistes faisons le mieux : douter.
Sur ma page Facebook, les statistiques me disent que 541 personnes ont vu ma video, c’est 5 x de plus que mes autres publications qui montrent mes chats et mes plantes .
J’avais tort de douter, puisque , aujourd’hui déjà la réponse est arrivée.
Adorable et chaleureuse.
Je l’ai montré à mes amis qui étaient contents pour moi.
J’ai besoin de cette reconnaissance.
Elle me nourrit.
Quand on a un fils autiste, une fille qui travaille et ue ado comme petite fille, il ne faut pas trop compter sur eux pour vous encourager.
Heureusement, j’ai des amis. Ceux de ma vie, et ceux de Facebook, qui sont pour la grande majorité aussi dans ma vie.
Des amis qui me soutiennent depuis longtemps.
Qui m’aident à me chauffer l’hiver, qui me donnent du travail dans la photos ou les bijoux.
Des amis fidèles, des amis que j’aime.
Et maintenant, voilà qu’à l’autre bout du monde, dans une ville de cette Chine lointaine et mystérieuse qui m’a toujours fascinée.
Son histoire, son architecture, sa gastronomie que j’adore.
Je ne veux pas parler des sujets qui fâchent.
C’est facile de pointer du doigt les pays voisins, comme si l’entière population n’avait qu’une seule voix.
Comme si nous étions nous-mêmes parfaits.

Je préfère parler de ce que j’aime, de ce qui me connecte avec
ce peuple, en apparence si différent, et que je découvre un peu mieux à travers mon expérience unique.
De la Chine, je connais le Yi-King.
Ca fait des années que ce beau livre jaune accompagné de ses baguettes d’achillée, me tient compagnie.
Je l’ai découvert, dans ma jeunesse, au cours d’une séance de thérapie de groupe.
Il y avait un garçon qui en parlait tout le temps : il disait ;
« j’ai demandé conseil au Yi-king ».
Moi, je me demandais qui était ce « Viking » !?
Quand j’ai compris qu’il s’agissait d’un livre, je l’ai cherché.
Croyez moi si vous voulez, mais dans la première librairie ou je suis allée, à peine entrée, je l’ai vu sur un rayonnage.
Comme s’il m’attendanit.
Le « Yi-king » est un des plus anciens livre de sagesse qui existe au monde.
On ne le lit pas, on le consulte, avec des pièces ou des baguettes.
Il faut l’étudier, le comprendre, le laisser répondre , comme si c’était par hasard.
Alors qu’on le sait bien : soit il n’existe pas, soit il fait bien les choses.
à travers les trigrammes et hexagrammes que l’on obtient en manipulant les baguettes suivant un ordre précis, arrivent les réponses.
Des réponses qui parlent de la nature, du lac et du ciel, des animaux, de la famille. Des réponses qui parlent à chacun.
Bref, le livre ,entre les livres qui me suit depuis lors.
Je l’avais pris avec moi quand j’ai traversé l’Afrique.
Encore un continent en apparence différent.
Pourtant, les personnes qui ont désiré que je le consulte pour eux ont été spécialement réceptive et reconnaissante.
Mis-à-part celui qui m’a traité de sorcière et qui voulait brûler mon livre…
J’avais tapè trop juste-
Bref, la Chine est passionnante.
Je n’y suis jamais allée, par contre.
Mes feutres, eux, viennent de là, comme beaucoup d’inventions ingénieuses
J’avoue par contre, l’étendue de mon ignorance sur ce pays.
est certainement aussi grand que la Chine elle-même.
Dans ce qui me fascine le plus en Chine, forcément, c’est la beauté des caractères d’écriture., rattachée au mouvement , a quelque chose que je ressent moi-même lorsque je dessine.
Donc voilà.
Je me demande ce que mon équipe Languo pense de la Suisse.
Si ils sont aussi curieux de moi que je le suis de eux.
Je suis tellement impressionnée, honorée et ravie qu’ils aient pris le temps de regarder mon dessin, de lire mon blog-
Ce qui me fait aussi super-plalsir dans cette histoire, c’est que je suis certaine que mes amis se réjouissent autant que moi de cette collaboration.
L’équipe Languo ne connait pas mon histoire, mais mes amis, ceux qui me suivent depuis longtemps et me soutiennent de toutes les façons, savent ce que j’ai traversé et que je traverse encore.
Sans eux pour me soutenir, je ne serais plus là pour en parler.
Mes amis sont dans mon coeur.
Ils sont la partie de moi qui me donnent de la force.
La partie qui me motive, qui me fait tenir.
C’est aussi grâce à eux que je peux accueillir cette formidable opportunité venue de Chine.
Ce soir, je me sens immensément reconnaissante.
Tout ce que je peux leur offrir d’autre, est dans mon travail.
J’aurais encore beaucoup à dire, mais je vais m’arrêter là, pour aujourd’hui.
( à suivre…)

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