instants de grâce

Mon gros chien noir, et ma grosse chatounette, noire aussi sont allongées sur le parquet du salon.

Enfin, Prisca est allongée.

Sweety, elle serait plutôt vautrée.

Sur le dos, avec les patounes en éventail.

J’adore leur relation très spéciale.

Elles ne se collent pas l’une à l’autre.

Elles se respectent.

Et le reste du monde n’a aucune importance.

Ca n’a pas duré.

Les instants de grâce ne sont pas fait pour durer.

Ils sont fugaces, mais intenses.

Ils sont là pour vous montrer que tout va bien , vous êtes sur le bon chemin.

En ce moment, j’en ai plein.

En plus, j’ai fait de nouvelles connaissances, dans la tente.

Il y a l’italien avec ses portes bougies en verre, et les portugaises, avec leurs produits du terroir. Huile d’Olive, mile, panettone maison ultra-délicieux.

Avoir un rythme, tenir le coup, était ce qui m’inquiétais le plus.

Vous savez, déjà , seulement le samedi , quand j’ai fini ma journée, je suis morte de fatigue.

Alors comment tenir 20 jours d’affilée `?

Bon c’est vrai, la plupart du temps, on commence à 11h.

Mais demain, on fait jusqu’à 21h puisque c’est la vente du soir.

Samedi c’est 9h.

Enfin bref, quand je rentre, et même avant, en fin d’après-midi, gros coup de pompe.

Mais , une fois rentrée, et avalé une bonne entrecôte avec des frites, je suis de nouveau  en pleine forme.

Là, il est2h24 et je vais me forcer à dormir, histoire de récupérer, mais je pourrais aussi bosser toute la nuit.

Mais le marché est trop important.

Je continuerai de fabriquer mes cartes sur place.

Je ne peux pas vous dire à quel point je me réjouie d’y être,

parce que c’est la qu’est ma place.

Et les instants de grâce s’y succèdent.

Les hasards qui n’en sont pas.

La marché, c’est un peu comme une compétition de sort.

On doit gagner, mais on peut perdre,

on doit s’entraîner, se nourrir, obtenir des résultats pour la victoire.

La psychologie compte aussi.

Beaucoup.

Ne pas s’auto-saboter par exemple.

Savoir dire non.

Connaître le prix de son travail.

Gérer l’adversité.

On doit se confronter aux autres  à chaque minute.

Et, j’en ai fait l’expérience, tout peut arriver.

Par contre, je me sens très en sécurité.

Entre la police qui veille , Roland qui veille et mes autres amis du marché.

On se serre dans les bras pour se recharger, et c’est reparti pour un tour.

Je n’ai presque plus mal au dos.

C’est incroyable les facultés d’adaptation que nous avons, mais tant qu’on ne va pas au bout de soi, on ne s’en rends pas compte.

Sans oublier vous, nos amis et clients chéris qui viennent nous amener de petites attentions, croissants , café, gâteau.. vous nous gâtez!

et on aime ça !

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