Con-tradiction

C’est fou, le nombre de mot importants qui commencent par « con ».

Par l’orthographe ou le son.

Com-préhension

Con-séquences

Com-passion…

Et con-tradictions.

Dans la vie.. on à besoin de gagner des sous.

Et j’aime les sous.. pas pour eux-mêmes mais pour ce que je peux acheter avec.

Ca fait plaisir de fabriquer des bijoux et des cartes et de transformer ça en argent pour couvrir mes besoins.

Mais regardez la photo, vous voyez ces perles- là ?

Elles m’ont rappelé le sens de mon travail.

Une perle comme ça, en verre de Murano, faites et peintes artisanalement, il n’y en à pas deux pareilles.

Elles sont anciennes aussi.

Voir rares.

Précieuses.

Bien sûr, j’imagine que ça ne va pas intéresser grand monde, de savoir que ce dessin particulier, porte un nom : Wedding Cake.

Gâteau de mariage.

Si on les regarde d’encore plus près, on voit les structures

Ce qui semble aussi paraître comme imperfections, mais sont en fait la preuve qu’il s’agit bien d’une perle faite à la main.

Par contre, si, autour du trou de la perle, vous voyez une petite bordure blanche, alors, vous saurez qu’il s’agit de la trace laissée par un processus mécanique de séparation, et donc, d’une imitation.

Oui oui, je commence à m’y connaître en perles.

Elles me fascinent, comme je suis fascinée par la beauté de toutes choses,

à commencer par la beauté de la nature.

Par la complexité du cerveau humain, des relations humaines.

De la palette des sentiments humains.

Par le mystère de ceux des animaux.

Je suis aussi de ces personnes qui savent , j’allais dire qui pensent, mais non, je le sais, j’ai pu le constater tant de fois, les plantes aussi ont des sentiments.

J’en avais de si sensibles, qu’elle dépérissaient, quand , mon copain de l’époque et moi, nous disputions devant elles.

Ensuite, avec de l’amour et des paroles, elles reprenaient vie.

Vous savez, pour mes créations, je ne regarde jamais de tuto.

Tout ce que je créée, je le créée vraiment.

J’ai remarqué aussi que plus c’était simple et plus ça plaisait.

A condition bien sûr que ce soit bien fait.

Je passerais ma vie à créér, à inventer des nouvelles matières à partir d’autres matières, de mélanges improbables.

C’est d’ailleurs pour ça que j’aime tant cuisiner.. et manger.

Ou est la limite entre artiste et artisane ?

J’ai un immense respect pour les artisans.

Pour leurs techniques, pour leur capacité à reproduire des modèles semblables.

J’en suis incapable…

Ou plutôt, ça ne m’intéresse pas.

Je préfère en trouver de nouveaux.

Et je crois que la différence est là.

L’artiste créé.

Bien sûr, il y a des gens qui sont les deux.

Moi je suis plus artiste qu’artisane.

J’aime créé.

Je dois créé, sinon je suis malheureuse.

Et surtout, je dois le faire pour les autres.

Parce que je crois que les objets faits mains apportent du bonheur.

Que pour une raison étranges, on à besoin de ce bonheur.

Et c’est pour ça que depuis la nuit des temps, depuis Lascaux et ces hommes des cavernes dessinants sur la pierre des scènes qui ont traversé le temps,

les être humains vivent avec l’art, et vice-versa.

Dans mes créations je mets un peu de moi.

Je me souvient.. quand j’étais à l’Académie de Meuron,

(eh oui, j’ai fait une école d’art), il y avait une jeune fille qui disait

que vendre ses oeuvres était une sorte de prostitution.

A l’époque, j’avais 16 ans.. je n’y comprenais pas grand chose, mais avec le temps, j’ai compris.

J’étais chez ma mère, hier, et sur ces murs à elle,  quelques uns de mes tableaux m’ont rappelé que j’aimais peindre.

Des tableaux joyeux, des femmes aux robes merveilleuses, comme faites par

la Nature elle-même.

Quand je créée, quand j’écris aussi, il y a quelque chose de plus fort que moi.

Quelque chose qui me permets de m’extasier parfois devant mes productions : parce que tout ne vient pas de moi.

Il y a une sorte de force invisible qui m’utilise comme pinceau , comme plume ou plutôt  « presseuse de touches » sur mon ordinateur, comme mains , comme oeil, comme corps tout entier en éveil pour créer.

Parfois, les mots s’impriment dans mon cerveau , des textes entier qui me sont envoyés par paragraphes, et pas forcément dans l’ordre.

A tout moments de la journée, ça peut arriver, mais davantage si je suis seule.

Alors, j’aime être seule.

Mais je n’aime pas la solitude.

J’ai besoin des gens.

Ca me semble absolument génial de penser que ce que j’écris, là, vous êtes en train de le lire.

Dans quelques minutes, dès que je l’aurai posté.

Ca m’épate. à fonds.

Ca me rappelle pourquoi je voulais écrire ce texte,  ce que j’avais à dire aujourd’hui, parce que c’est important pour moi, ça peut l’être pour quelqu’un d’autre aussi.

Nous cherchons tous du sens , dans nos vies.

En ce moment,  fin de l’année, il y a moins de lumière, moins de chaleur.

A celà s’ajoute ce foutu virus qui nous bouleverse tous.

A ce sujet, mon absence de vie sociale, outre le marché, me protège relativement, et j’avoue que voir le monde ralentir, la nature s’épanouir m’a procuré un certain bonheur, ça et mes créations pour rendre le port du masque plus supportable.

Mais je déteste savoir que d’autres souffrent.

Ceux qui ont parlé de simple grippe se rendent compte, que déjà,

une « simple grippe » ça n’existe pas.

C’est très désagréable d’avoir la grippe.

On est cloué au lit, on a de la fièvre, des vomissements , on transpire et la minute d’après on est congelé.

Le virus, c’est pire.

Je touche du bois pour que ma famille et moi restions en bonne santé.

Je touche du bois pour mes amis aussi.

Pour le monde en général.

Donc, c’est une période difficile, propice à la dépression.

Quand je me mets à courir derrière la réussite, derrière l’argent dont j’ai besoin pour vivre,

j’ai remarqué que ça ne me menait nulle part.

Alors, j’ai pris un moment pour réfléchir à ce qui compte vraiment dans ma vie.

A commencer par ma mère, qui a 89 ans, et vit toute seule, le plus longtemps qu’elle pourra dans son appartement.

Comme moi, elle a la phobie des arraignées, et voilà qu’une de ces demoiselles c’est introduit dans sa salle de bain.

Pas une petite.

Une bien grosse.

Mais encore minuscule comparée à celles qui vivaient dans ma maison africaine.

Je l’ai attrapé, courageusement, avec un verre et une carte et je l’ai déposé dans le jardin du voisin, de l’autre côté de la route.

Au moment précis ou elle a touché la terre, j’ai senti son étonnement.

Un truc presque imperceptible, si je n’y avais pas fait attention.

Mais j’y ai fait attention justement.

Malgré ma peur, ça à renforcé la conviction que cette petite bête aussi a des sentiments.

Conviction qui diminue ma phobie, qui me rapproche d’elle.

Pas au point de la prendre sur ma main, mais à celui d’en avoir moins peur.

Faire attention, avoir conscience de qui on est ,de ce que l’on fait, de nos vrais besoins.

Tout ça nous aide à trouver , retrouver, garder du sens dans nos vies.

Et quand on à ce sens, alors on sait ou on va.

On se sent mieux.

Même si le ménage reste à faire et qu’on a du travail en retard.

Prendre le temps pour observer,  s’observer, observer les autres ,

c’est plus que nécessaire.

C’est salutaire.

Ca et une bonne grenade pour les vitamines.

Un tour au soleil quand il revient.

Quelque chose de petit ou de grand que l’on peut faire pour quelqu’un d’autre.

Se dépasser un peu et garder confiance,

que tout ce dont vous avez besoin vous sera donné.

si vous faites ce que vous avez à faire.

Et ça c’est un message qui m’est aussi destiné.

 

 

 

 

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