C’est la Vie

En attendant le match de vendredi, comme les 3 quarts du pays…,
j’ai trouvé une chaîne qui diffuse des clips des années 80 .
Ca me plonge dans un océan de souvenirs.
De l’époque ou la cassette était le support,
et l’enregistreur le moyen pour l’écouter.
En stéréo, mais pas toujours..
Tout les week-end, la famille s’embarquait dans la R16 blanche de mon père,
direction le Prévoux, village de ma mère.
Avec ma soeur, sur la banquette arrière.
Là on retrouvait nos cousins, Kiki et Fabienne.
Dans la grande maison de mes grands-parents,
Avec sa cave qui sentait la patate et la terre :
ou l’on nous menaçait régulièrement de nous enfermer en cas de bêtise.
Des bêtises, on en à fait.
Mais jamais on ne s’est retrouvé à la cave.
C’était aussi l’endroit ou ma tante conservait les glaces, dans un grand congélateur.
Du coup… on espérait être enfermé à la cave, et on a fait beaucoup de bêtises pour ça.
Mais ça n’est jamais arrivé.
A la télé les videos se suivent, et si le son reste encore pour beaucoup tout à fait écoutable, les images, elles….
A commencer par les coupes de cheveux, très très improbables,
La pire restant la coupe mulet, permanentée sur le dessus.
Du volume ,encore du volume.
Je rêvais d’être noire, pour me faire la coupe de Janet Jackson.
Ou blonde, pour ressembler à Kim Wilde,
ou à la chanteuse de Bananarama.
A cette époque assumer d’amer la chanson française était plutôt compliqué.
Du coup j’écoutais Michel Sardou en cachette dans ma chambre.
Mais à l’école, j’aurais préféré mourir plutôt que d’avouer ce penchant honteux.
Les acteurs par contre, on avait le droit.
Belmondo et Delon étaient mes préférés.
Qui dictait ces lois de ce qu’on pouvait écouter ou pas ?
C’était pareil pour les habits.
Etre ado dans les années 80…
J’ai des souvenirs, mais aucune nostalgie.
Bien sur, j’adore toujours le funk, et toute la musque sur laquelle on dansait à l’Abraxas.
Quand on pouvait encore fumer sur la piste de danse.
Si , si.
On pouvait.
Et mémé on dansait des slows… à deux !
Je me revois comme le prototype de l’ado complexée, toujours en train de jongler entre l’être et le paraître.
Avec aucun adulte qui aurait pu me conseiller.
Les stars, c’étaient les garçons.
C’est autour d’eux qu’on faisait le cercle pour les regarder danser.
Etre une fille.. à quelques rares exceptions… ça demandait de friser la perfection , dans la beauté et l’attitude.
Heureusement , j’avais ma copine Daniela,
ma petite Daniela, qui étais à la fois drôle et sage.
Sa présence me cadrait.
Jusqu’à ce qu’elle parte pour toujours en Italie.
Et puis, il y avait les livres, le cinéma.
La séance de 17h au Rex.
Les vacances au bord le la mer,
les virées avec les cadets, avec Karine comme « cheffe » qui n’étais pas beaucoup plus âgée mais nous tenais lieu de grande soeur.
Les après-midi sur mon balcon avec Sabine ou on chantait, composait des paroles de chansons.
Les camps de l’Animation de Jeunesse.
Et Candy.
Quand on à 14 ans, tout est plus intense.
Alors, cette période, si je m’en souviens si bien, c’est surtout pour ça.
Tous avait plus d’importance.
Une veste en jeans, un garçon qui vous prenait par la main…
Les choix qu’on fait.
Aujourd’hui, nous sommes en 2021, et je préfère 1000 fois cette époque.
On ne meurt plus du Sida, ni, autant qu’avant, du cancer.
Internet a révolutionné note manière de communiquer.
Maintenant, on sait que, quoi qu’on dise, quoi qu’on pense, nous ne sommes pas seul.
Il y aura toujours quelqu’un , même dans un obscur village de Patagonie Centrale, pour vous comprendre.
Les dégâts causé par les abus sexuels ne seront pas réparés, mais ils seront reconnu, bien plus qu’avant.
Etre différent, physiquement, sexuellement, ethniquement, n’est plus une honte.
Les animaux ont des droits légaux.
Bien sûr , pas partout, mais davantage.
La peinture acrylique… la fin des pulls à col roulés en matière synthétiques…
Les séries, par saison complête…
L’évolution des moeurs, la reconnaissance des droits des enfants.
Le droit, pour nous les femmes, de s’exprimer , d’être entendue et respectée,
sans être taxée de féministe pour autant.
Juste parce que c’est NORMAl.
Je sais qu’il reste du travail, mais quand je repense au passé, je vois que du chemin a été parcouru.
Ne serait-ce que le droit de vote.
Un jour on racontera ça aux enfants, et ils ne comprendront pas .
Comment celles qui portent la vie, qui ont accompli , découvert, tant de choses,
ont-elles du se battre autant pour que ceux qui les coutoient de près arrêtent de les brimer.
Je ne sais pas ou va le monde.
Je ne sais même pas ce que nous faisons là.
Si j’y pense, alors, je m’arrête et je n’écris plus rien.
Mais bon je n’y pense pas longtemps.
Ca reste un mystère.
N’empêche que je pourrais imaginer une explication.
Ca sera pour une prochaine fois.

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