Chaque jour, j’ai des raisons supplémentaires de croire que ma ville de Bienne est fantastique.
Je vais vous donner des exemples concrets.
Du positif pur.
Qui fait du bien à l’âme.
Qui fait du bien … à Bienne.
Bienne est une ville avec un fort courant alternatif.
Quand je dis « courant alternatif » je pense surtout à une façon de vivre autrement.
De réfléchir autrement.
D’agir autrement.
De d’habiller autrement.
Une fille capable d’apprécier les différences et d’en faire une force.
Une ville ou e multi-culturalisme n’est pas un voeux, mais une réalité quotidienne.
Au point qu’on y fait même pas attention, tant c’est normal d’avoir des camarades d’école de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel humain.
Ca en est là, aujourd’hui,
Ca n’a pas toujours été le cas.
Dans ma classe par exemple, les 3 quarts étaient italiens.
On s’est moqué de Bienne et de son appellation de » ville d’avenir »,
quand la crise est venue, on y a pas échappé.
Mais qui l’a fait ?
On l’a traité de ville industrielle, de ville de débauche.
De ville moche.
Mais ceux qui le disent , je m’en rends compte, ne devaient pas vraiment l’avoir vu comme il faut, parce que Bienne est la ville la plus intéressante du monde.
A mes yeux, en tout cas.
Et j’ai voyagé.
J’en ai visité des cités.
Mais Bienne j’y vis.
Je la vois évoluer.
Je la vois surtout donner sa chance à qui veut bien la prendre.
Le mérite en revient autant à ceux qui donnent cette chance qu’à ceux qui en bénéficient.
Bienne n’est pas la ville de demain, elle est celle d’aujourd’hui.
Chaque jour , des anonymes travaillent à sa grandeur en misant sur l’être humain.
En acceptant, au-delà des règles étables ceux sur qui d’autres ne miseraient pas un kopeck.
Et ça fonctionne.
Il y a deux ans, mon ami B. était au fond du trou.
Aux tréfonds même.
Plus bas, y’a pas.
Je vous passe les détails de son pedigree que vous pouvez facilement imaginer.
Un mec gentil, mais de ceux que certains appelleraient « irrécupérable ».
Ce mot horrible que l’on prononce quand on ignore que les miracles existent.
Je dis « miracle » , pas à la légère.
Ce nouveau lui que j’ai croisé à la Coop, je ne l’ai pas reconnu.
Il a bien 40 ans à présent, mais on dirait qu’il a encore grandit.
En réaliste, il s’est redressé.
Grand, bronzé, l’oeil frais et bien ouvert, il dégage une force tranquille impressionnante.
comme si c’était totalement une autre personne.
Jamais je ne l’aurais reconnu.
C’est lui qui m’interpelle.
On discute deux mots et j’apprends son nouveau parcours professionnel.
Une activité passionnante, qui mets en avant ses qualités.
Quelque chose de motivant, avec de grands possibilités d’évolutions.
Au point qu’un jour je ne serais pas si étonnée de le retrouver en politique.
Sa présence m’a causé un tel choc que mon coeur s’est emballé.
J’ai du faire une pause.
Là, au milieu de a Coop, je frôlais la crise cardiaque.
Il y a des gens qui se compliquent la vie et d’autres pour leur montrer de nouveaux chemins.
Certes , Bienne n’a pas le monopole de la bienveillance, et heureusement.
Ce que je constate ici , par contre, c’est une ouverture d’esprit qui sauve des vies.
Des planteurs de graines qui font naître d’autres jardiniers.
Le pouvoir de l’énergie reconnu.
Quelque chose qui traverse la ville en même temps que ses ondes telluriques.
Les vents ne nous apportent pas que le sable du désert, ils transportent aussi les touaregs.
Et des thaïlandais ! pleins qui font la fête, à 100 mètres de chez moi.
D’ailleurs, j’ai réalisé un de mes rêves en faisant l’acquisition d’un magnifique short de boxe thaï.
Mais surtout, j’ai dansé ! avec de charmantes dames , toujours thai, qui m’ont montré comment on fait.
Je crois que je suis plutôt douée parce qu’elles voulaient m’entraîner devant la scène.
Ma timidité naturelle m’a retenu.
alors, j’ai fait signe que j’allais plutôt visiter la fête.
Et là, une de ces charmantes dames m’a pris dans ses bras.
Juste avant j’étais à l’exposition de la B.B. l’école d’art de ma petite fille.
L’argent récolté par les ventes sert à aider les élèves en difficulté financière.
N’est-ce pas magnifique ?
Quelques jours auparavant, j’ai fait du paddle, sur la rivière et le lac, avec un ami qui m’a montré comment.
J’ai adoré, tellement adoré !
Encore un de mes rêves devenu réalité.
C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore que je suis si bien à Bienne,