Bienne en pleurs, Bienne en fleurs.

Comme elle est belle notre ville au printemps.

Bon, on n’a pas gagné ,hier soir.. contre Bern.

Et pourtant, on a été valeureux.

On… enfin, ils, nos joueurs, se sont battus comme des guerriers.

Quitte à s’évanouir….

Quel moment.. quand dans un grand fracassement entre trois joueurs

notre gardien Hiller perds conscience.

Ce que j »ai trouvé beau, dans ce moment là, et qui montre bien toute la complexité de ce sport et les grandes qualités des joueurs c’est :

que malgré ça, notre joueur, qui pourrait souffrir d’une commotion cérébrale, est reparti  presque immédiatement sur la glace.

La deuxième chose qui m’a marqué, c’est la délicatesse du joueur bernois.

Si, si.

Regardez bien le ralenti et vous verrez :

Il se rends compte que le biennois est inconscient.

Sa tête repose sur sa jambe.

Et là, cette grosse montagne de muscle, qui une seconde plus tôt se clachait violemment  contre lui, comprends qu’il ne doit pas bouger.

Il attends que Hiller reprenne conscience.

La scène est rapide, mais on voit que le bernois pose délicatement son bras sur le torse de Hiller.

Pourtant, lui aussi est secoué.

Mais on voit qu’il s’inquiète.

Alors, vous me direz.. c’est normal.

Bien sûr.

Ce qui l’est moins, c’est avoir la capacité de se battre pour son équipe, avec toute la dureté que réclame ce sport et d’être capable, dans la seconde, de faire la part des choses, en ménageant  son adversaire.

Là, c’est un joueur bernois, mais, on peut le voir aussi  à la fin du match, quand les joueurs se saluent, il n’y a pas la moindre agressivité, au contraire.

Ceux qui se connaissent  s’étreignent une seconde.

Les joueurs biennois restent dignes malgré la défaite.

Et les bernois leur montrent du respect en retenant leur joie d’avoir gagné.

Voilà ce que je vois, dans le hockey.

De grandes valeurs sportives.

Du courage, de la ténacité

Et aussi, ce qu’on attends pas à y trouver : de la délicatesse  et de la sensibilité.

Je ne suis pas spécialiste en hockey.

Mais j »ai la chance de connaître la famille Anken, et ils sont comme ça dans la vie de tout les jours.

Alors, ce n’est pas grave si  Bienne n’a pas gagné cette année.

Parce que je crois que le plus important, ce n’est pas le but, mais le chemin.

Comment on marche sur ce chemin.

Le soleil se lève sur une Bienne en fleur.

Le quai du bas est aussi beau qu’un tableau impressionniste,

criblé de blanc.

Les forsythias, les magnolias parsèment le reste de la ville,

comme les plus belles des décorations.

 

 

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