Bien à Bienne en été

Après l’orage de cette nuit,
ce matin sur ma trottinette,
j’avais l’impression que la ville entière était passée à la machine à laver.
Ca sentait bon le frais.
Ensuite le soleil
A ma deuxième sortie, le soleil m’a donné
envie d’une glace à la pistache.
Que j’ai pris sur le chemin chez un glacier italien.
Celui qui est près de la bibliothèque.
Il ne prends que le cash,
alors j’ai fait de la monnaie à la poste,
et j’y suis retourné.
Un gros cornet, bien rempli pour 3frs,
avec des morceaux de pistaches confites.
Puis j’ai poussé jusqu’à Energie Service Bienne,
en passant par le parc de la Ville et l’Oméga.
Là, je me suis arrêté un moment pour contemple la « réplique exacte »
d’un engin spatial de la N.A.S.A.
Réplique exacte.. je me suis demandé si le contreplaqué supportait le voyage jusqu’à la Lune ?
Mais à part ça, je l’avais vu dans un film et c’est vrai que, dans l’idée, ça y ressemble.
C’est quelque chose qui m’impressionne.
Le courage de ces gens qui risquent leur vie pour partir si loin.
Quand je vois un astronaute qui est sorti faire une réparation et, pour une raison bête, souvent,
se retrouve à flotter loin de sa navette, sans fil pour y retourner, ça me terrifie.
Dans l’espace.. personne ne vous entends crier…
Si en plus la radio est en panne, alors le pauvre type se retrouve tout seul de chez tout seul.
La solitude absolue.
Avec quasi zéro chance de survie.
Surtout, si en plus un minuscule accroc, fait tout aussi bêtement par une vis qui dépasse ou un morceau de météorite, abîme sa combinaison .
La ca va assez vite.
Il y a la réserve d’oxygène aussi.
On sait qu’il n’en reste presque plus, donc même si quelqu’un essaie de le récupérer en lançant un très long fil ,,, il faudra faire super vite.
Mais le pire, c’est si il est tout seul dans sa fusée,
qu’il était obligé d’en sortir,
et que le fil s’est cassé (La N.A.S.A fait des économies sur le matériel c’est bien connu).
Sa réserve d’oxygène est bien pleine.
Donc on sait qu’il ne va pas mourir tout de suite.
Il est là, minuscule point blanc dans la nuit cosmique,
et personne ne peut rien faire pour lui.
Sauf, éventuellement si il y a de la chance,
un opérateur de la N.A.S.A est encore en liaison radio.
Ca lui permet de discuter encore un peu, entre deux interférences.
De dire à sa femme qu’il l’aimait , et que ses enfants vont lui manquer.
La, on se dit qu’il aurait du y penser avant…mais on compati, tout de même..
Et puis, il y a l’horreur absolue :
tout seul, avec de l’oxygène et la radio en panne.
Ca veut dire qu’il va flotter, et mourir étouffé.
Mais pas avant des heures.
Il aura bien le temps de prendre la mesure de sa situation,
Se dire qu’il aurait mieux fait de choisir un autre métier.
Moins dangereux.
Mais surtout se rendre compte qu’il va mourir, totalement seul .
Et qu’avant ça, il va souffrir. psychiquement et physiquement.
Avec sa montre Oméga au poignet, qui ne lui servira que pour calculer le moment ou ça arrivera.
Ca fait froid dans le dis, non ?
En parlant de froid dans le dos, je commencer un roman de Stephen King.
La Tour Sombre.
Quelque chose de différent de ses oeuvres habituelles.
Déjà c’est un immense pavé, presque une brique.
Moi aussi je vais écrire un livre, un jour.
Ca fait longtemps que j’en parle.
Mes amis, mes rencontres, ma vie, mes expériences.. j’ai de quoi pondre des dizaines de romans.
En lisant la préface, j’ai compris que je n’étais peut-être pas encore prête.
Pour écrire le best-sellers que je veux écrire, il me faut encore apprendre.
La vie…
J’ai l’impression que je sais, que je comprends un peu le sens de notre existence…
L’Amour, la Nature, les relations entre les gens.. nos combats pour l’évolution.
J’ai carrément des moments de grâce, ou illuminée par un savoir qui me semble immuable, je crois que j’y suis.
…Ahahah.
Vous connaissez ça, vous aussi ?
Ca marche, jusqu’à ce que ça ne fonctionne plus.
Là, je me demande ce que j’ai bien pu faire pour que ça foire à ce point.
Parce que, forcément tout ne peut être que de ma faute.
sauf que non, pas toujours.
Je ne suis pas le centre du monde.
Il tourne et tournera bien sans moi.
Alors pourquoi se donner tant de peine ?
Pour ma part, j’ai un baromètre infaillible en forme de petite fille.
Pas question que je relâche mon amour pour elle, ou plutôt la qualité de mon amour.
Il s’agit d’être présente, mais réellement présente, de couvrir ses besoins, quitte à les faire passer avant les miens.
Et là , je reçois tellement d’amour que je pourrais en faire des réserve.
Alors je crois que c’est un des élément de réponse à toute ces questions qui se heurte dans ma tête comme une balle dans un flipper.. qui roule.
Nous sommes là les uns pour les autres.
Ca nous renforce, ca donne du sens à nos vies.
Toutes ces conneries au sujet de l’être humain qui naît et meurt seul,
ne sont là que pour justifier la paresse de celui qui ne veut pas se partager,
sous prétexte qu’il n’a encore rien reçu,
et qui forcéement finira tout seul.
Comme un veux chewing-gum collé sur un trottoir biennois.
A force d’être là, il en fait partie, mais personne ne l’aime.
Et voilà.

J’espère que votre lecture du jour vous a diverti.
C’est sa seule prétention.
Un,e de mes haters préféré,e m’a écrit un jour qu’elle me lisait uniquement pour se sentir plus intelligente.
…en comparaison.
C’est déjà une bonne raison!
Même si j’ai relégué le reste du message dans les poubelles de ma mémoire.
Là ou je range les noms et les actes des gens qui n’ont pas assez d’importance pour que je m’en souvienne.
Bien sûr, j’apprécie toujours un gentil commentaire par contre.
Je sais qu’ils sont un peu compliqué sur ce site, qui le fait pour trier les nombreux spams des vrais commentaires.
Mais sinon il y a Facebook, et la vraie vie.
PArce qu’au moment ou j’écris là, je suis un peu comme le cosmonaute cité plus haut, toute seule dans mon salon.
Quand je sors par contre, je vois comme je connais du monde.
L’autre jour, à l’arrêt du bus, sur les 8 personnes assises sur le banc versl la Migros de la place Guisan,
j’en connaissais 7.
Bon j’arrête là pour l’instant.
Je suis assez contente de voir que je peux écrire sans peine.
Ca me fait un excellent exercice pour mon futur succès de librairie :).
J’ai du travail, entre mes photos, mes bijoux et mes écrits.
Que la vie fasse que je puisse continuer en paix, c’est tout ce que je demande.
Pour terminer j’aimerais encore dire quelque chose à propos de mes ami,es.
Il m’arrive d’en mettre certains à l’honneur.
Mais ils le méritent tous.
Ca fait partie des choses que j’aimerais écrire.
Un livre qui répertoriait tout mes amis.
Il m’est arrivé de faire des listes, mais là, depuis que j’ai pris conscience à quel point les relations humaines comptent, j’aurais peur d’en oublier. parce que c’est vrai, je connais beaucoup de monde.
J’apprécie tout mes amis.
Ils remplissent mon coeur et l’agrandissent, le renforcent chacun à sa façon.
Ils sont ainsi des parties de moi.
Comme si j’étais une sorte de Facebook, tiens.
Tout le monde n’a pas la même présence
mais chacun y donne du sens.

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on email
Email
Share on whatsapp
WhatsApp

2 réponses sur “Bien à Bienne en été”

Laisser un commentaire