Dans mon dernier post je m’interrogeais sur le respect.
Que faut-il faire pour se faire respecter.
La question de savoir si c’est important ne se pose pas, par contre.
Je constate tout les jours les conséquences des blessures chez moi et les autres.
Plus la personne est proche, plus les conséquences sont graves .
Même pour une simple remarque.
Même pour un silence.
Je ne pourrais pas dire quand ça a commencé à prendre tant d’importance pour moi.
Sûrement depuis toujours.
Par contre, je sais précisément quand j’ai pris les mesures nécessaires pour que ça cesse.
De même que l’amélioration immédiate que ça a provoqué dans ma vie.
Prendre des mesures, ça peut être : prendre ses distances.
Réellement.
Voir couper les ponts.
Si la personne concernée n’est pas consciente des dégâts qu’elle occasionne chez vous , et donc ne fait rien pour que ça change,
alors, on a pas le choix : il faut arrêter de la voir.
Bien sûr, avant, il faut essayer de lui parler.
si c’est possible.
Rien, absolument rien ne devrait nous obliger à subir des remarques rabaissantes.
C’est triste à dire, mais ça commence souvent par sa propre famille.
C’est très dur, parce que justement, quand il s’agit de la famille,
les liens sont plus forts.
Du coup, ça fait aussi plus de dégâts.
Je connais tellement de personnes qui , par amour, continuent d’être rabaissée par leur propre famille.
Elles en souffrent, ça va jusqu’à les détruire peu à peu, mais l’idée de rompre ce lien sacré est encore plus difficile.
Alors, elles subissent, répercutent ce manque de respect dans leur propre vie, se rendent décevantes,
et en quelque sorte, motivent la déception qu’elles provoquent.
C’est un cercle vicieux qui ne peut prendre fin sans prise de conscience d’une part ou de l’autre.
Apprendre à se faire respecter demande une certaine énergie.
Rester vigilante, et savoir réagir .
C’est tout un travail.
Mais quand on y arrive, ça fait un bien fou.
Un exemple.
Si vous m’avez lu hier, vous avez vu que j’ai eu un soucis avec un Sécuritas.
Avec ma sensibilité, ce qui aurait été un détail pour d’autre, m’a touché plus que je ne l’aurais voulu.
Une histoire tout bête, mais j’étais dans mon bon droit.
Et surtout, je ne me suis pas senti respectée.
Alors, j’en ai parlé aux personnes qui l’emploient.
Pour qu’ils l’informent. Parce que j’ai compris qu’une partie du problème était là : il était mal renseigné.
Aujourd’hui, ce même homme, m’a présenté ses excuses.
Avec le sourire et de la sincérité.
Il a même mis la main sur son coeur, pour montrer que ça le touchait aussi.
J’ai fait pareil.
Chaque situation est différente.
Parfois, c’est tellement complexe qu’être informé ne suffit pas.
Il y a la mauvaise foi de certain qui les empêchent d’admettre leur tort.
c’est dommage, mais c’est ainsi.
Les souffrances aussi qui s’accumulent et font réagir trop fort à la moindre goutte.
Qu’on aie tort ou raison.
La situation s’envenime, de part et d’autre, n’aboutit à rien.
Heureusement, parfois, c’est possible.
Faire preuve d’intelligence et de sensibilité.
Admettre ses torts et présenter ses excuses.
C’est là que l’on voit à qui on a affaire.
Et surtout, ça fait un bien fou.
Tout le monde commet des erreurs.
J’ai eu beaucoup de peine à amorcer ce changement, mais je suis capable d’admettre que j’ai tort.
Par contre, quand j’ai raison, je ne m’écrase plus.
Le respect commence par soi-même.