Ma Bienne chérie

Comme je t’aime ma Bienne, quand tu fais ton carnaval et qu’il y a une si bonne ambiance.
Même mon ami P. qui râle toujours d’habitude, arrivait à s’y sentir bien.
C’est dire !
Déjà. il y avait du soleil, ça aide.
Est-ce que j’ai rêvé ? mais pour une fois, il m’a semblé qu’il y avait beaucoup de romands sur l’estrade des juges.
En tout cas, ça parlait français.
Vin blanc aidant.. on l’entendait bien.
C’était chouette et beau, ça m’a plu.
Je me suis régalée à faire des photos.

Tellement qu’au moment de photographier ma clique préférée.. je n’avais plus de batterie.
Du coup, j’ai couru comme une dératée jusqu’à chez moi, pris le premier appareil chargé qui me tombait sous la main et retour en sens inverse.
Un bon kilomètre, alors que j’étais déjà crevée des 2heures précédentes.
Ca n’a l’air de rien, comme ça, mais se concentrer sur chaque photo, se placer devant les chars et les masques , ça use.
Trouver le bon angle, chercher la bonne lumière : c’est un métier quand même .
Donc, je recours jusqu’à la place Centrale et ils sont là, mes Tschaupi’s.
Sauf que.. ils sont entourés par une foule compacte de gens qui veulent voir et n’ont pas trop envie de laisser leur place.
Bon, il en faudrait plus pour me décourager !
Alors, je me glisse.
A force de faire de l’exercie tout les jours depuis le début de l’année, j’ai perdu une taille et gagné un peu d’agilité.
Donc j’arrive, plus ou moins à faire quelques photos.
Pas les meilleures de ma vie, mais au moins, j’en ai eu quelques unes.
A côté de moi, il y a un Tschaupi qui rigole, parce que je ne l’ai pas reconnu.
Pourtant, je le connais depuis notre enfance… maintenant, il me dépasse de trois têtes au moins.
Du coup, je le le prends en photo.. ça sera ma meilleure.
Cette année, j’en ai eu des beaux sourires, des jets de confettis en suspension.
C’est ce que j’aime et je suis ravie.
Alors merci à tout le monde, d’avoir posé avec grâce et gentillesse.
Je me suis régalée, vraiment !
Je l’ai déjà dis ?
Eh bien , je le redis.
C’est un pur bonheur de faire des photos dans ces conditions.
J’ai quelques shooting de prévus pour ces prochains mois.
Des projets qui continuent.
Des nouveaux qui se précisent.
Bref, je suis créative encore.
Je dessine à nouveau et c’est un plaisir que j’ai failli abandonner quand ma petite-fille m’a écrasée par son talent.
Mais il y a une chose qu’elle ne peut pas faire, que personne ne peut faire d’ailleurs : c’est entrer dans ma tête et retranscrire mes idées, mes personnages, ma façon de mêler différents techniques.
Mon style ethnico-extraterrestre.

Je me rends compte que tout ce qui fait ma spécificité à de la valeur.
Comme tout ce qui fait la vôtre et celle de chacun dans ce monde.

Voilà encore pourquoi je n’ai pas peur de l’I.A.
Parce qu’elle est incapable de créer.
Elle ne peut que prendre dans ce qui existe déjà pour le mettre à une de ses nombreuses sauces qui existent aussi déjà.
Je vais persévérer, travailler encore et encore, sans renier quoi que ce soit, sous aucun prétexte que je me donnerais moi-même pour me dévaloriser.
Nous sommes tellement trop modestes, dans ce beau pays de Suisse.alors qu’il ya chez nous tant de talents !
Talents pour la cuisine, le chant, et même le cinéma, par exemple.
Mais à cause de cette foutue modestie congénitale et culturelle, nous n’osons pas ne serait-ce qu’envisager l’idée tout bête que « c’est bien ce qu’on fait*.
Alors voyez.. se proclamer artiste, oser s’affirmer, se hisser au niveau que nous méritons,
nous préférons rester plus bas que terre.

On est tranquille. Personne ne pourra nous accuser d’usurper quoi que ce soit.
Comme si nous n’avions pas le doit d’avoir une place sur la scène internationale.
Quand à ceux, les rares ceux, qui le font quand même, au lieu de les soutenir comme ils le méritent, on les critique, on les jalouse…

En plus, je fais du sport.
Tout les jours.
Les fameuses 30 minutes par jour qui devraient suffir à m’assurer un Summer Body d’enfer !
Je rigole, ce qui importe, surtout, c’est de me sentir mieux, dans un corps plus tonifié.
Si j’arrive.
Perdre ce bide qui complexe tant de femme.
Pas besoin d’avoir des tablettes de chocolat, juste perdre quelques centimètres.
Pour e sentir mieux dans mes habits, pour retrouver un style qui me plaît.
Depuis que je me suis remise au sport, toute seule à la maison, en 1 mois et demi, j’ai perdu une taille.
Rien qu’une taille, passer du 43 au 40, et ça fait tellement de bien moralement.
Sans me priver de quoi que ce soit que j’aime bien.
Ni payer pour.
Je fais juste mes 30 minutes de crosstrainer à puissance maximum.
Avant je faisais une heure puissance minimum, et je me dépense plus en 30 minutes intensives.
Mais j’ai bien fait de commencer doucement.

Je sens mes abdos qui se réveillent, c’est un peu douloureux, et je me réapproprie mon ventre.
Bref, je me sens presque rajeunir.
Même ma démarche est en train de changer.
Je n’ai plus mal aux pieds, plus mal au dos à la fin de la journée.
Mon secret ? Des souliers barefoot de chez Timu à 12fr95. Y’a des tas de modèles de toutes les couleurs, et, très important, je les prends assez grand pour y glisser une semelle orthopédique lavable à 3fr.95 aussi chez Timu.
Du coup pour ce printemps, pour la moitié du prix d’une seule paire de Nike, mon fils et moi nous sommes fait plaisir avec 3 paires chacun, semelles comprises.
Même si mon fiston est résolument contre ce fameux site de vente chinois, il a trop mal aux pieds pour faire le difficile et il a fini par craquer.
J’ai hate qu’il sente la différence!!
Je me sens de mieux en mieux dans ma vie.
Avec les points Coop, j’ai pu acheter un super appareil de massage à moitié prix.
Un truc qui vibre, comme des mini-coups de poing et arrive à défaire les noeuds, et circuler tout ça.
Il suffit de pas grand chose, mais prendre soin de son corps. à mon âge, c’est plus important que jamais.
D’ailleurs demain j’aurais 59 ans :).

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