Marie Trintignant.
Je n’ai pas envie de citer d’autre nom.
Je parlerai de lui , mais je ne citerai plus jamais son nom.
Je veux l’oublier, ce nom.
Vous savez de qui je parle, si cette tragique histoire vous a touché.
Surtout si, comme moi vous avez regardé le documentaire édifiant de Netflix , sur le sujet.
Je crois qu’il était nécessaire d’avoir une relecture objective des faits.
Avec le temps , l’évolution de la société. et les nouvelles informations.
Exit le crime passionnel du beau gosse qui pète un plomb et tue accidentellement son grand amour.
Bonjour la violence dans toute son horreur.
Doublée du dégoût que m’inspire quelqu’un qui minimise ses actes, salit sa victime,
naviguant entre larmes de crocodile et plaisanteries douteuses.
Triplée du mépris que m’inspire un entourage silencieux , par profit ou lâcheté.
J’ai trouvé répugnant le dirigeant d’Universal , qui s’en lave les mains.
Minable, le frère qui insiste sur le fait que Marie avait eu des enfants avec plusieurs hommes différents.
Est-ce que ça choque encore quelqu’un en 2025 ?
Je comprends la peur ,par contre.
Celle de sa femme, Kristina, qui le paiera de sa vie .
Elle aussi a menti.
Par amour, par peur, elle à menti.
Elle l’a sauvé.
Cette femme intelligente, talentueuse, est certainement celle qui a eut le rôle le plus complexe de cette histoire.
A la lumière des coups de fils à ses parents, et d’autres témoignages, on découvre l’intensité de son calvaire.
Celui d’une femme amoureuse qui se fait rejeter pour une autre et peux ensuite reprendre le « beau rôle ».
Auprès de celui qui l’a déjà fait souffrir mais qu’el
le ne peut pas quitter.
Qui finira, entraînée dans sa folie , par se pendre.
J’ai découvert que , depuis peu, il existe en France la dénomination : suicide forcé.
En France, depuis 2020, le suicide forcé est reconnu par la loi comme le harcèlement d’un conjoint conduisant à un suicide ou à une tentative de suicide.
Pendant ce temps, « il » dormait dans la chambre à côté.
C’est ce qu’il à dit.
On sait ce que vaut sa parole.
Mais bon, personne n’était là pour voir ce qui c’est passé.
Sauf l’enfant qui à découvert sa mère.
Elle qui voulait tellement les protéger.
Quelque chose cloche.
Je ne dis pas qu’il l’a tué de ses mains.
Je n’étais pas là.
Mais ça me touche, parce que je sais comme la raison peut vaciller
quand les sentiments, les circonstances dépassent l’entendement.
Quand on est sous l’emprise de ce genre d’abuseur.
J’avais dit que je ne jugerais pas .. mais là, je constate.
Cette fois-ci, nous pouvons voir les pathétiques interrogatoires.
Les mensonges, les tentatives de se faire passer pour une victime.
Qu’aurait-on dit, à l’époque, si on avait pu voir ces documents?
Tout les éléments étaient là.
Le visage défoncé, les nombreux coups portés, la pitoyable défense.
Le prétexte hallucinant qui a déclenché la machine à tuer.
Ce S.M.S. innocent, ce « ma* de trop.
Je le revois essayer de convaincre les juges lituaniens qu’il avait pratiquement le droit d’obtenir des réponses.
A ce niveau, ce n’est plus de la jalousie.
C’est de la possession maladive.
Il ne la reconnaissait plus.
Et alors ?
ET ALORS ???
Peut-être qu’à ce moment elle avait compris , peut-être que c’est elle qui ne le reconnaissait plus.
Et le point culminant de l’horreur : les 6 heures sans soins.
Elle dormait…
ELLE DORMAIT ??
Tu la bourre de coups jusqu’à ce qu’elle tombe inanimée.. et tu dis qu’elle « dormait ? « .
Je repense au certificat médical de Kristina, avec la peau du crâne décollée….
Traînée par les cheveux.
J’aimerais demander au fans, ceux qui continuent de lui faire gagner argent et notoriété,
ceux qui pensent que 4 ans suffisent à lui faire payer sa dette,
ce qu’ils diraient si Marie Trintignant ,
avait été leur propre soeur, leur mère, leur amie?
A celles qui disent : moi aussi j’ai été battue, on peut pardonner.
Je réponds : mais toi, tu es vivante !
Bref, pour moi, aucun argument ne tient.
Surtout pas celui qui consiste à dire qu’il faut le laisser tranquille.
Ou alors, il faut le faire pour de bon.
Et ses chansons… parlons en de ses chansons…
Je ne peux pas m’empêcher d’imaginer ce qu’il a fait, avant et après les avoir chanté.
Je ne jugerai pas ?
Ce type est un monstre, qui a tué deux merveilleuses artistes.
Marie Trintignant et Kristina Radyy.
Il a privé des enfants de leurs mères.
Des parents de leurs filles.
Et le monde de ces deux femmes.
Assise sur mon canapé, j’avais envie de massacrer ma télé.
Et je vais vous dire, d’un côté c’est bien.
Pourquoi ?
Parce qu’il est temps de remettre les choses en place.
Parce que, pendant trop d’année, on a raconté l’histoire d’une manière erronée.
Il est temps de compléter la version,
et de le faire autant qu’elle a été racontée à la base, quand il nous manquait tout ces éléments.
Personne n’a le droit d’abuser de sa force pour tuer une autre personne.
Quand à Kritina, le peu que l’on sait semble fou.
J’en amène à me poser cette question :
Tout semble indiquer clairement qu’on a affaire à un pervers narcissique.
Quiconque ayant rencontréà l’un ou l’une d’entre eux savent à quel point ils sont dangereux.
Parce qu’ils sont experts dans la manipulation.
Mais aussi parce qu’on ne sait pas les traiter.
Alors que faire avec ces gens là ?
Les considérer comme des malades mentaux irrécupérables ?
Il faudrait fuir, si on peut encore.
Mais c’est injuste.
C’est eux qui devraient partir.
Il arrive que l’on puisse les jeter dehors.
Et ensuite ?
Ils se trouveront une autre victime.
Alors, il faut parler.
Raconter son histoire encore et encore.
Pour que ça n’arrive plus.
C’est difficile, parce que, comme souvent dans les abus, on a honte.
Honte d’avoir été aveuglé.
Honte de s’être laissé manipuler.
Le pervers narcissique n’est pas forcément violent physiquement.
Il peut retourner votre cerveau avec des actes et des mots.
Faire de vous le centre du monde pour mieux vous isoler.
Pour que vous soyez à sa merci.
Il faut informer.
Il faut se renseigner.
De multiples sites sur internet nous montrent comment les détecter.
Si vous restez vigilantes, vous verrez les signaux .
Ils sont présent dès le début mais on a tendance à les ignorer.
Le pervers narcissique aime s’attaquer à des femmes intelligente, qui ont une vie sociale bien remplie.
Des femmes avec une faille cependant ,
Leur jeux sera d’en faire un abîme.
Vous serez son jouet.
Vos ami,es auront beau tenter de vous prévenir, vous ne les croirez pas.
Vous le défendrez.
Comme ici.. le grand artiste a bien réussi son coup.
Il y en a encore pour le défendre.
Il leur dit ce qu’ils veulent entendre , dans ses chansons.
Et même quand ils le voient mentir, ils ignorent ce qu’ils voient.
Ils lui donnent sa puissance.
Aveuglés par leurs émotions décuplées par les guitares éléctriques, et la foule qui se presse autour de lui.
Ils pourront même se croire aimés..
tant qu’ils respecteront ses règles.
J’aimerais encore dire quelque chose de positif pour bien terminer.
On ne devrais jamais avoir honte de s’être fait abuser.
Les abuseurs sont très forts.
Ils ne s’attaquent qu’à des personnes qui ont toutes les qualités qui leur manque.
Des personnes avec du coeur.
Des personnes fidèles en amitié et en amour, prête à se donner entièrement.
Des personnes qui vont les défendre, quitte à se retrouver seules contre tous.
Ce sont de belles qualités.
Retrouver confiance en soi après un abus, c’est tout un parcours, qui peut prendre du temps.
Mais c’est possible.
LUn des buts de l’abuseur est de faire croire à sa victime que toutes ces qualités ne valent rien.
La gentillesse sera vue comme de la bêtise, par exemple.
Alors que c’est faux.
Ultra faux.
La gentillesse est une grande qualité.