Bienne ville extraordinaire

Chaque jour, j’ai des raisons supplémentaires de croire que ma ville de Bienne est fantastique.
Je vais vous donner des exemples concrets.
Du positif pur.
Qui fait du bien à l’âme.
Qui fait du bien … à Bienne.

Bienne est une ville avec un fort courant alternatif.
Quand je dis « courant alternatif » je pense surtout à une façon de vivre autrement.
De réfléchir autrement.
D’agir autrement.
De d’habiller autrement.

Une ville capable d’apprécier les différences et d’en faire une force.
Une ville ou le multi-culturalisme n’est pas un voeux, mais une réalité quotidienne.
Au point qu’on y fait même pas attention, tant c’est normal d’avoir des camarades d’école de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel humain.

Ca en est là, aujourd’hui,
Ca n’a pas toujours été le cas.
Dans ma classe par exemple, les 3 quarts étaient italiens.
On s’est moqué de Bienne et de son appellation de  » ville d’avenir »,
quand la crise est venue, on y a pas échappé.
Mais qui l’a fait ?
On l’a traité de ville industrielle, de ville de débauche.
De ville moche.

Mais ceux qui le disent , je m’en rends compte, ne devaient pas vraiment l’avoir vu comme il faut, parce que Bienne est la ville la plus intéressante du monde.
A mes yeux, en tout cas.
Et j’ai voyagé.
J’en ai visité des cités.
Mais Bienne j’y vis.
Je la vois évoluer.
Je la vois surtout donner sa chance à qui veut bien la prendre.

Le mérite en revient autant à ceux qui donnent cette chance qu’à ceux qui en bénéficient.

Bienne n’est pas la ville de demain, elle est celle d’aujourd’hui.
Chaque jour , des anonymes travaillent à sa grandeur en misant sur l’être humain.
En acceptant, au-delà des règles étables ceux sur qui d’autres ne miseraient pas un kopeck.

Et ça fonctionne.

Il y a deux ans, mon ami B. était au fond du trou.
Aux tréfonds même.
Plus bas, y’a pas.
Je vous passe les détails de son pedigree que vous pouvez facilement imaginer.

Un mec gentil, mais de ceux que certains appelleraient « irrécupérable ».
Ce mot horrible que l’on prononce quand on ignore que les miracles existent.
Je dis « miracle » , pas à la légère.
Ce nouveau lui que j’ai croisé à la Coop, je ne l’ai pas reconnu.

Il a bien 40 ans à présent, mais on dirait qu’il a encore grandi.
En réalité, il s’est redressé.
Grand, bronzé, l’oeil frais et bien ouvert, il dégage une force tranquille impressionnante.
comme si c’était totalement une autre personne.
Jamais je ne l’aurais reconnu.
C’est lui qui m’interpelle.
On discute deux mots et j’apprends son nouveau parcours professionnel.
Une activité passionnante, qui mets en avant ses qualités.
Quelque chose de motivant, avec de grands possibilités d’évolutions.
Au point qu’un jour je ne serais pas si étonnée de le retrouver en politique.
Sa présence m’a causé un tel choc que mon coeur s’est emballé.
J’ai du faire une pause.
Là, au milieu de a Coop, je frôlais la crise cardiaque.

Il y a des gens qui se compliquent la vie et d’autres pour leur montrer de nouveaux chemins.

Certes , Bienne n’a pas le monopole de la bienveillance, et heureusement.

Ce que je constate ici , par contre, c’est une ouverture d’esprit qui sauve des vies.
Des planteurs de graines qui font naître d’autres jardiniers.

Le pouvoir de l’énergie reconnu.
Quelque chose qui traverse la ville en même temps que ses ondes telluriques.

Les vents ne nous apportent pas que le sable du désert, ils transportent aussi les touaregs.

Et des thaïlandais ! pleins qui font la fête, à 100 mètres de chez moi.
D’ailleurs, j’ai réalisé un de mes rêves en faisant l’acquisition d’un magnifique short de boxe thaï.

Mais surtout, j’ai dansé ! avec de charmantes dames , toujours thai, qui m’ont montré comment on fait.
Je crois que je suis plutôt douée parce qu’elles voulaient m’entraîner devant la scène.
Ma timidité naturelle m’a retenu.
alors, j’ai fait signe que j’allais plutôt visiter la fête.
Et là, une de ces charmantes dames m’a pris dans ses bras.

Juste avant j’étais à l’exposition de la B.B. l’école d’art de ma petite fille.
L’argent récolté par les ventes sert à aider les élèves en difficulté financière.
N’est-ce pas magnifique ?
Quelques jours auparavant, j’ai fait du paddle, sur la rivière et le lac, avec un ami qui m’a montré comment.
J’ai adoré, tellement adoré !
Encore un de mes rêves devenu réalité.

C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore que je suis si bien à Bienne,

Le meilleur endroit du monde

J’habite à Bienne. En Suisse.
Dans un vieil appartement avec des belles pièces, aux murs hauts .
Le sol n’est pas tout-à-fait droit et il fait froid en hiver.
Mais j’ai une belle terrasse, avec vue sur la rivière.
Je vois même un bout du lac, qui est tout près.
J’adore mon appartement.
Alors tant pis si les catelles de la salle de bain se décollent toutes seules.
Même le grand chantier du futur Campus, juste en face , me plaît, à sa façon.
Déjà, il est magnifique de modernité.
Ensuite, il nous protège du vent : il fera moins froid, l’hiver prochain.
Je n’ai qu’à traverser le pont qui enjambe la Thièle, pour suivre sa bordure
et voir des cygnes, des colverts, et même des castors!
De ma fenêtre, je vois aussi la forêt, les petites montagnes qui bordent la ville.

Je pourrais remplir des pages et des pages sur tout ce qui fait de Bienne une ville aussi spéciale.

J’ai tendance à voir ce qui va bien.
Ce qui me plaît.
Parfois, il arrive juste quelque chose.
Une mauvaise nouvelle, une remarque négative.
Pour moi, aujourd’hui, c’est un petit moineau mort sur le bitume.
Tout près de l’endroit où je dessine ma fresque.
Ca m’a rendu un peu triste.
La journée a continué comme voilée de gris.

Le jour précédent était tout différent : joyeux et sympathique.

Heureusement que les jours sont différents.
Parfois, il arrive aussi qu’on s’en prenne à ¨vous.
Injustement.
Ca ne devrait pas nous déstabiliser, mais ça le fait quand même.
Quand je regarde les informations… ça fait le même effet.

Ce que je veux dire, c’est que même dans la plus belle ville, avec les plus chouettes copains, on peut se sentir très mal.
Savoir que d’autres se sentent encore plus mal, pour des choses vraiment grave, ça n’aide pas vraiment.

On a tendance se regarder le nombril.
Chaque jour, nous avons de petites ou grandes épreuves à affronter.
Est-ce que c’est plus facile quand on vit ici ?
C’est clair !!!
Mais on a le droit de se sentir mal quand même .
C’est humain.
Par contre, je me rends compte que juste à côté de moi, quelqu’un vivait un enfer, et que toute préoccupée par mes petits malaises, je n’ai pas vraiment compati.
On croit que pour éviter d’être blessé il faudrait se blinder.
Mais c’est dommage.
Parc qu’un simple sourire peut déjà faire du bien.
C’est comme si on avait un super-pouvoir et qu’on l’utilisait pas.
A tout moment on peut se recharger,
Surtout, quand on vit ici.
Avec tout ce qu’on a .
Et ce qu’on a pas.

L’accomplissement

C’est une longue histoire qui débute avec mes premiers crayons de couleurs Caran d’Ache.
comme tout enfant suisse de ma génération.
Puis, il y a eu les feutres, mais les feutres , ça traverse la feuille si on ne les dose pas correctement.
Plus tard, j’ai découvert la peinture acrylique.
Je l’adore : elle sèche vite, et on peut en faire des couches sans risquer quoi que ce soit.
Par contre, il faut des pinceaux, de l’eau, des chiffons, tout un attirail qui me ralentit.
Récemment, j’ai découvert les feutres acryliques.
Le mélange parfait de l’outil précis que je recherchais et de la matière que j’aimais déjà.
Enfin, parfait, pas tout-à-fait. Les marques qu’on trouve dans nos magasins ont toutes le mêmes défauts.
Il faut pomper, secouer ,et ça coule parfois.
Souvent.
Ca sort trop ou trop peu.
J’avais fini par croire que je devais m’y faire.
Jusqu’à ce que je trouve mes fabuleux feutres Languo.
Je vous mets l’adresse du site :
https://languoart.com
adresse du site
Vous n’avez qu’à cliquer sur les mots ci-dessus « adresse du site  » et vous y arriverez direct.

Je vous ai raconté l’histoire
Comment je les ai contacté, et comment nous en sommes arrivés à collaborer.
Ca me remplit de joie.
Je ne connais pas l’équipe qui m’écrit ces mails si gentils et élogieux sur mon travail.
J’aimerais savoir a quoi ils ressemblent.
J’essaie d’imaginer leurs âges, leurs visages.
Combien sont-ils ?
J’ai reçu de leur part, cette magnifique grande boîte de merveilles absolues.
Les outils parfaits , vraiment parfaits à tout point de vue.
Bien sûr, pour les remercier, je devais faire quelque chose.
Avec mon amie Laurine, nous avons filmés des extraits pour représenter la découverte de la boîte et ce que je faisais avec.
J’ai déposé la video sur Facebook, et plus tard, aussi sur Instagram.
Je le répète, je ne suis pas et je ne veux pas être une influenceuse.
Je me vois plutôt, comme une artiste qui aurait trouvé l’outil rêvé et qui aimerait en faire profiter le reste du monde.
Les e-mails que je reçois de l’équipe Languo sont adorables.
J’avais joint mon article précédent de ce blog au lien de la video et j’attendais avec impatience leur retour écrit.
D’habitude, ils répondent hyper-vite.
Donc, deux jours après, je n’avais pas de nouvelles et j’ai commencé à faire, ce que nous, es artistes faisons le mieux : douter.
Sur ma page Facebook, les statistiques me disent que 541 personnes ont vu ma video, c’est 5 x de plus que mes autres publications qui montrent mes chats et mes plantes .
J’avais tort de douter, puisque , aujourd’hui déjà la réponse est arrivée.
Adorable et chaleureuse.
Je l’ai montré à mes amis qui étaient contents pour moi.
J’ai besoin de cette reconnaissance.
Elle me nourrit.
Quand on a un fils autiste, une fille qui travaille et ue ado comme petite fille, il ne faut pas trop compter sur eux pour vous encourager.
Heureusement, j’ai des amis. Ceux de ma vie, et ceux de Facebook, qui sont pour la grande majorité aussi dans ma vie.
Des amis qui me soutiennent depuis longtemps.
Qui m’aident à me chauffer l’hiver, qui me donnent du travail dans la photos ou les bijoux.
Des amis fidèles, des amis que j’aime.
Et maintenant, voilà qu’à l’autre bout du monde, dans une ville de cette Chine lointaine et mystérieuse qui m’a toujours fascinée.
Son histoire, son architecture, sa gastronomie que j’adore.
Je ne veux pas parler des sujets qui fâchent.
C’est facile de pointer du doigt les pays voisins, comme si l’entière population n’avait qu’une seule voix.
Comme si nous étions nous-mêmes parfaits.

Je préfère parler de ce que j’aime, de ce qui me connecte avec
ce peuple, en apparence si différent, et que je découvre un peu mieux à travers mon expérience unique.
De la Chine, je connais le Yi-King.
Ca fait des années que ce beau livre jaune accompagné de ses baguettes d’achillée, me tient compagnie.
Je l’ai découvert, dans ma jeunesse, au cours d’une séance de thérapie de groupe.
Il y avait un garçon qui en parlait tout le temps : il disait ;
« j’ai demandé conseil au Yi-king ».
Moi, je me demandais qui était ce « Viking » !?
Quand j’ai compris qu’il s’agissait d’un livre, je l’ai cherché.
Croyez moi si vous voulez, mais dans la première librairie ou je suis allée, à peine entrée, je l’ai vu sur un rayonnage.
Comme s’il m’attendanit.
Le « Yi-king » est un des plus anciens livre de sagesse qui existe au monde.
On ne le lit pas, on le consulte, avec des pièces ou des baguettes.
Il faut l’étudier, le comprendre, le laisser répondre , comme si c’était par hasard.
Alors qu’on le sait bien : soit il n’existe pas, soit il fait bien les choses.
à travers les trigrammes et hexagrammes que l’on obtient en manipulant les baguettes suivant un ordre précis, arrivent les réponses.
Des réponses qui parlent de la nature, du lac et du ciel, des animaux, de la famille. Des réponses qui parlent à chacun.
Bref, le livre ,entre les livres qui me suit depuis lors.
Je l’avais pris avec moi quand j’ai traversé l’Afrique.
Encore un continent en apparence différent.
Pourtant, les personnes qui ont désiré que je le consulte pour eux ont été spécialement réceptive et reconnaissante.
Mis-à-part celui qui m’a traité de sorcière et qui voulait brûler mon livre…
J’avais tapè trop juste-
Bref, la Chine est passionnante.
Je n’y suis jamais allée, par contre.
Mes feutres, eux, viennent de là, comme beaucoup d’inventions ingénieuses
J’avoue par contre, l’étendue de mon ignorance sur ce pays.
est certainement aussi grand que la Chine elle-même.
Dans ce qui me fascine le plus en Chine, forcément, c’est la beauté des caractères d’écriture., rattachée au mouvement , a quelque chose que je ressent moi-même lorsque je dessine.
Donc voilà.
Je me demande ce que mon équipe Languo pense de la Suisse.
Si ils sont aussi curieux de moi que je le suis de eux.
Je suis tellement impressionnée, honorée et ravie qu’ils aient pris le temps de regarder mon dessin, de lire mon blog-
Ce qui me fait aussi super-plalsir dans cette histoire, c’est que je suis certaine que mes amis se réjouissent autant que moi de cette collaboration.
L’équipe Languo ne connait pas mon histoire, mais mes amis, ceux qui me suivent depuis longtemps et me soutiennent de toutes les façons, savent ce que j’ai traversé et que je traverse encore.
Sans eux pour me soutenir, je ne serais plus là pour en parler.
Mes amis sont dans mon coeur.
Ils sont la partie de moi qui me donnent de la force.
La partie qui me motive, qui me fait tenir.
C’est aussi grâce à eux que je peux accueillir cette formidable opportunité venue de Chine.
Ce soir, je me sens immensément reconnaissante.
Tout ce que je peux leur offrir d’autre, est dans mon travail.
J’aurais encore beaucoup à dire, mais je vais m’arrêter là, pour aujourd’hui.
( à suivre…)

la vie est un puzzle

Un puzzle géant constitué d’une infinité d’autres puzzles.
Puzzles dans le puzzle.

Des petites pièces qui mettent parfois longtemps à se mettre ensemble,
Comme des constructions.
A la base, toutes les briques sont là, mais on ne sait pas encore ce que ça va donner.
Il faut du temps pour qu’elles s’assemblent, pour que ça prenne du sens.
Et un beau jour, tout s’illumine, et on comprends.

Je remarque aussi qu’on ne se doute pas toujours de ce qui va prendre de l’importance.
Mais si on réfléchi bien,
C’était là, depuis le début.
Je me suis lancée dans un truc un peu dingue.
Tout au feutre.
Une sorte d’immense dessin.
Ce qu’on fait d’habitude sur une feuille A4, je le fais sur un panneau en bois de 2m sur 3.
Ca fait plus de deux mois que j’ai commencé.
6jours sur 7, je peint entre 2 et trois heures.
Je dis « je peins » parce que , dans mes feutres spéciaux, il y a de la peinture acrylique.
Aujourd’hui, j’ai attaqué les Alpes, dans le fonds, avec le ciel en dégradé.
C’est pas fini, mais j’ai placé les choses.
J’avance.
C’est le plus important.
Les quelques personnes qui m’ont regardé on dit : « ah ! t’as fait les Alpes!

Je suis contente, c’est la première fois que je fais les Alpes.
C’est la première fois que je réalise une fresque aussi grande, au feutre.
Ca m’apporte beaucoup.
J’ai toujours plein d’idées, mais je n’en réalise pas les 3 quarts.
Il faut se concentrer sur ce qui est possible, aller jusqu’au bout.
Persévérer malgré les épreuves.
J’en ai eu, depuis que j’ai commencé.
De l’agressivité, des menaces.

On a tendance à donner de l’importance à ce qui est mauvais.
Mais là, le positif est tellement plus présent et constant que ça m’a permis de tout traverser.

Les remarques gentilles, les compliments, les encouragements.
Ca fait tellement de bien.
Les remarques intelligentes que je reçois, sur la signification de tel ou tel détail, sur la lecture à plusieurs niveaux,sur le sens de l’ensemble : ça me nourrit.
Ca me donne de la force.
Cette collaboration inattendue avec la marque de mes feutres préférés, c’est du bonus.

Les artistes ont besoin d’encouragements.
Ils sont précieux.
Donc MERCi <3 Avant tout, je voulais faire apparaître ce qui est déjà là, mais qu'on ne voyait pas forcement. De la joie, des couleurs, de la vie. Je me réjouie , chaque jour, d'aller continuer ma fresque. Même si ça m'épuise. J'ai l'impression de me vider. D'aller tout au fonds de mon âme, de mon corps, au bout de mes capacités physiques. En parallèle, je fais du sport. 1h chaque jour de vélo elliptique. J'ai perdu 10 kilos et 5 cm de tour de taille. Je me transforme. Bref, cette année est celle de ma révolution. Je réfléchis beaucoup plus avant de partager quelque chose sur mes réseaux. Je ne veux plus mettre mon visage en avant, je préfère montrer ce que je fais. Mais je vais vous dire, le plus grand changement : je ne me laisse plus détruire. Vous savez comment je fais ça ? Bien sûr, j’essaie toujours un peu d'analyser, mais je ne m'attarde plus sur les raisons genre bêtise, profonde, jalousie,. Je ne trouve plus d'excuses genre alcoolisme ou ou médicaments légaux pris si longtemps que ça altère la personnalité . Je compatis, mais pas longtemps : je me choisis. C'est sa la grande différence : je me choisis et je me fais passer avant. Je me donne l'importance que je mérite. Je m'apprécie, j'apprécie ma compagnie. Je ne laisse personne me dire ce que j'ai à faire ou m'utiliser pour alimenter ses schémas. Je l'ai fait trop longtemps, ça ne m'a jamais porté chance. Je conserve mes précieuses amitiés. Celles qui n'ont pas besoin de preuve .Je suis attentive à ce que je ressens. Je ne perds pas de temps à me justifier envers. ceux qui me manquent de respect. En gros, je respecte leurs difficultés, mais je ne peux plus accepter leurs conséquences dans ma vie. Donc, je ferme la porte et je continue ma vie. Parfois, avec l'énergie de la rage que me procure l'injustice. Parfois tranquillement. Parfois avec soulagement. Parfois avec le sentiment d'un grand gâchis. . J'ai retrouvé ma soeur, cette année. Notre relation est magnifique, plus que jamais. Ca c'est ma récompense. au loin, le tonnerre gronde. J'aime quand les éclairs traversent le ciel. Ce n'e

Des feutres en or

Il y a deux mois, j’ai commencé un nouveau projet.
Une fresque de 2,5 mètres sur 3,5 représentant une femme-papillon.
Avec, à l’intérieur des ailes de petits scènes, personnages, animaux fantastiques.
Tout ça entièrement au feutre acrylique.
Je vous parlerai une autre fois de la signification profonde de mon travail.
C’est toute une histoire, une autre histoire.
Pour le niveau de détail que je voulais obtenir, j’ai choisi le feutre acrylique.
C’est un outil relativement nouveau.
En résumé, c’est bien de la peinture, mais sans pinceau.
De la peinture dans un feutre.
Elle à plusieurs avantages : la pigmentation plus intensive, la possibilité, d’être recouverte, la précision etc…
Sans compter que c’est bien plus pratique : pas de pinceau à nettoyer.

J’aime la peinture, aussi.
Mais voilà, le feutre acrylique, j’adore.
Surtout quand il est de qualité.
En fait, c’est justement à cause de la qualité de mes feutres que j’ai autant de plaisir.
Particulièrement avec la couleur *or »
Imaginez : dessiner avec de l’or ? de l’argent, et même des matières imaginaires turquoises métalliques?
Parce que mes feutres chéris existent en toutes les teintes.
Bref, je m’éclate.

Avant ça, j’ai du faire des tests, des recherches.
J’ai lu des pages et des pages de commentaires.

J’ai commandé différentes marques sur mon site asiatique préféré, j’en ai acheté ici aussi, à la Coop.
En plus , mes voisins m’ont laissé des feutres Posca, qui pensais-je, étaient de qualité supérieures.

Rapidement, j’ai trouvé mes chouchous : un ensemble de 12 feutres métal 750 de chez Languo.
Doubles pointes.
Pinceau d’un côté, mine dure de l’autre.
Et le must : le système de pompe intérieure, qui distribue l’encre régulièrement, également et proprement, dans toutes les positions.
Parmi eux , le Gold.. le M003 750 de Languo fut un véritable coup de foudre.

Avec lui, je met de l’or partout sur ma fresque.
Un or clair, puissant, rutilant ;
Inspirant.

C’est le début de l’aventure.
L’aventure dans l’aventure.
Il m’en fallait plein, des feutres or M003 750 Languo.
Alors je cherche, mais je ne trouve pas la possibilité de les acheter séparément.

Vous voyez le problème ? j’ai au moins une dizaine de feutres gold , mais aucun n’arrive à la cheville du Languo M003 750.
Soit ils coulent, soit ils sont trop foncés, pas assez pigmentés, bref, rien qui pour sublimer mon dessin.
En désespoir de cause, je recommande un assortiment.
En même tant, je me dis, c’est bête.
Là, me vient une idée un peu folle : écrire à cette entreprise, si loin de chez moi, qui ne parle pas ma langue en plus, pour leur demander si c’est possible malgré que ça n’est pas dans leur assortiment, de commander uniquement ce feutre là.

Quand j’en parle, on me regarde avec des yeux ronds… mais quelle idée! ?
Bien sûr, je le fait quand même.

J’avoue que ChatGPt m’a bien aidé sur ce premier coup là.
Mise en forme, traduction en anglais, « trouvage » de l’adresse mail. Et voilà.

Je n’ai pas attendu longtemps.
J’ai écrit le vendredi.
Le samedi j’avais une réponse.
Chez nous, le samedi, personne ne travaille.

La réponse est nette : merci pour votre intérêt, mais désolé, on ne fait pas ça. Par contre, nous allons transmettre à notre équipe développement en espérant qu’il la tienne en considération.

Je précise que j’avais envoyé une photo de ma fresque, pas finie, pour leur montrer ce que je fais avec leurs feutres.
Je réponds , un peu déçue, mais contente quand même qu’on me prenne en considération.
Je ne m’attends à rien.

Parce que vraiment, il faut que j’ajoute un point important : le prix.
La paquet de 12 ne coute qu’une dizaine de francs.
Ils sont hyper-pigmentés, ils durent, bref, une qualité exceptionnelle.

Et c’est là que ça devient merveilleux.
Le service développement me réponds à son tour.
Le jour d’après.
Ils ont aimé mon oeuvre.
Ils la trouvent , je cite : belle et impressionnante.

Et, tadaaaa, le plus beau :
Voilà qu’ils me demandent si je serais d’accord pour entamer une collaboration.
Pour cette oeuvre et les suivantes.
En m’envoyant le matériel nécessaire et en échange , je mentionne leur marque.

Je vais vous dire, je ne suis pas une influenceuse.
Je n’ai pas pour habitude, ni d’écrire, n i de recevoir quoi que ce soit.
Ce qui est différent aussi, c’est que ça fait déjà des semaines que je suis ravie par la qualité de leurs feutres.
Je suis tout aussi épatée par la réactivité de cette entreprise.
Par leur respect> et leur attention pour mon travail,
Ca me rends fière

Abus d’abus

C’est terrible, en ce moment.
Le monde prends conscience que les abuseurs sont partout.
Sont nombreux.

Et les abusées ? Elles , ils sont encore plus nombreuses et nombreux.
Je crois même, et c’est terrible, que toutes les personnes que je connais ont été abusées, d’une manière ou d’une autre.
Parce que les abus ne sont pas que sexuels.
Il y a les abus d’autorité, les abus de faiblesse, les abus de confiance, et d’autres encore.

Avec ce point commun que tous, sont des abus de pouvoir.

Prendre le dessus sur quelqu’un.
Anéantir sa volonté, sa personnalité.
Profiter de sa position de force, jusqu’à plier, casser l’autre, parfois définitivement.
Toujours en laissant des traces indélébiles.

Je l’ai été abusée . et pas qu’une fois.
A force, j’ai arrêté de compter.

A la réflexion, je me souviens mieux des fois où j’ai pu stopper ça.

Pour que ça s’arrête.

Parce que je ne veux pas être définie comme une victime et donner de l’importance à mes abuseurs.

Je me choisis.

Je choisis par conséquent d’être au côtés de celles et ceux qui parlent.
Je choisis de les croire et de les soutenir.

Quant aux abuseurs, ils n’auront que mon mépris.
Ma suprême indifférence.
Je souhaite qu’ils s’auto-détruisent.
Qu’ils périssent seuls .
Qu’on ne cite plus leurs noms.
Qu’on oublie jusqu’à leurs existences.
Et surtout, qu’on ne leur accorde plus une once d’énergie.

Parce que c’est triste à dire, mais les pires criminels re-4oivent des lettres d’amour en prison.
Pas parce qu’ils se repentent ou sont assaillis de remords.

Mais parce qu’ils sont célèbres.
La célébrité fait cet effet mystérieux qui transforment les rapports entre les gens.

Donc, adieu la célébrité.

Regardons plutôt celles et ceux qui arrivent.
Ceux qui vont prendre une place nouvelle.
Prévenus désormais que les temps ont changé.

J’ai presque 60 ans et je les ai vu changer, les temps.
Ce qu’on faisait hier, impunément et qui choque aujourd’hui.
Nos yeux se sont ouverts.
Notre parole commence à être entendue.
Parole des enfants, cris des animaux.
Ca compte bien davantage aujourd’hui.

Même si il reste du chemin.
Des arguments à dépoussiérer.
Ca prendra du temps.
On apprends à peine à dire « non ».

Quand j’étais enfant, prendre la parole était très compliqué.
Déjà parce qu’on nous donnait que très rarement l’occasion de nous exprimer.
C’était même considéré comme malpoli de parler à table.
Au même titre qu’y mettre ses coudes sur cette foutue table si sacrée du dîner familial.

Rajouter une bonne dose de culpabilisation catholique :
pêcheurs nous sommes et pêcheurs nous resterons.

Il y a des femmes, rares, mais elles existent, qui n’ont jamais de leur vie ressenti le mépris des hommes.
Il y a des hommes qui ne se rendent pas compte non plus que leur comportement est irrespectueux.
Parce qu’ils ont toujours eu ce droit de s’adresser aux femmes de cette manière.
Pourquoi ça changerait ?
Quel est le problème.?
Et ces femmes qui les défendent d’en rajouter une couche, pour plaire à ces mêmes hommes,
montrer qu’elles sont de leur côté.
Comme si ils étaient tous pareil !

On généralise à tout va…
Certains enfants peinent plus que d’autres à devenir des adultes.
Nous sommes tous si différents.

Mais j’espère que nous avons tous,
au fonds de nous ,
cette petite voix qui nous sert de conscience.
Surtout, qu’on l’écoute , si on le peux.
Qu’on essaie de comprendre.
En donnant le priorité aux plus démunis.

Parce qu’il est très difficile de se défendre lorsqu’on est à terre.
Ceux qui parlent ont besoin de notre soutien.

Ho Ho Raspoutine !

Sacré personnage , notre Raspoutine !
Je l’ai un peu connu.
Son fils faisait son apprentissage dans la boutique à côté de mon second-hand shop, Alchimyx.
J’avais l’avait peint sur le mur, granduur nature, le fils pas le père. Et Raspoutine m’avait aidé avec une photocopie grandeur originale afin d’être plus conforme à la réalité.
Ca lui plaisait bien, au fils, d’être représenté. Au père aussi.
Du coup, il me rendait visite de temps en temps .
Faisant semblant de voler ma montre.. Un truc qui marque !
Avec quelle adresse et facilité il avait fait ça !
30 ans plus tard, je n’en suis toujours pas revenue.

Je me souviens aussi de son hommage à Lady Diana , le jour de sa mort, sur l’île au canard.
A ses installations de Noël au-dessus de la rivière, le long du quai du bas.

Raspoutine était un artiste et il mérite des hommages.
C’est le mien.

Pendant cette époque, je l’ai vu constamment préoccupé d’aider ses enfants dans leurs réussite.
Ses deux filles, dont une talentueuse créatrice de vêtements, sont des oeuvres d’art à elles seules, par leur beauté.
Mais en plus, celle que j’ai connu le mieux était aussi sympathique que magnifique.
Elle l’est sûrement encore d’ailleurs, Et j’adorais ses créations.

Bref, Bienne est un grand village et tout le monde connaissait Raspoutine.

Il était difficile de l’ignorer ,Raspoutine, avec sa camionnette à son nom, sa barbe, sa casquette et son sourire coquin.
il va nous manquer.
C’était le biennois typique.
celui qui n’est pas d’ici, mais s’est intégré au point de faire partie du paysage.
Paysage qu’il aimait transformer à base de mannequins qu’il customisait à sa guise.

Bienne sans Raspoutine, n’est plus tout-à-fait Bienne.
Il mériterait une statue quelque part, parce qu’il n’a eu de cesse de marquer cette ville qui était devenu la sienne.

Je n’en sais pas plus sur lui.
Chacun a sa petite pièce de puzzle Raaspoutine.

Il connaissait tellement de monde qu’il passait son temps à saluer les gens quand il traversait la ville.

Raspoutine n’est plus, et c’est bien dommage.
Il était unique, irremplaçable, inimitable.
La personnalité biennoise typique. La vie même.
Toujours prêt à rendre service.
Vraiment, il va nous manquer.

J’aime vivre dans un ville ou les originaux ont leur place.
Une ville où les artistes sont reconnus.
Bienne est un vivier incroyable pour ceux qui s’intéressent à la culture.
Comme si il y avait quelque chose dans l’air, ou sous la terre qui nous inspire.
Quelque chose qui nous traverse, quand on est sensible.

Il nous en reste encore, des originaux.
Ceux qui créerons leur propre légende au fil du temps.
Il faut de la personnalité pour tenir la distance, de la sincérité aussi.
Raspoutine avait tout ça.

Ben voilà.
c’est triste de penser qu’on ne le verra plus sillonner nos rues.
Levons la tête, peut-être qu’il est là , à traverser les nuages avec un nouvel engin de son invention ?
Il nous fera un petit signe.
Et on saura qu’il est toujours là.

Intuitions

Je ne sais pas vous, mais moi je crois fermement que nous sommes tous connectés.
Et que, quoi que nous fassions, à commencer par nos pensées, a de l’influence sur l’humanité dans sa totalité.
A partir du moment ou j’en suis consciente, je suis obligée d’en tenir compte et de bien faire attention à ce que je veux.
D’abord, je veux la paix.
Ca devient fatigant à la longue ces guerres incessantes.
Je me sens chanceuse d’habiter en Suisse.
Pourtant, quand j’y réfléchi mieux, la guerre est partout.
Même ici.
La guerre commence quand on s’en prends à quelqu’un parce qu’il nous tape sur les nerfs.
Il est différent, trop sale, pas assez aimable, ou il fait trop de bruit.
La rage monte, doucement, parfois sans même que je m’en rende compte.
Comme un poison dans une rivière.
Au début, c’est juste un peu de substance toxique et ça finit par tout contaminer.
Mais alors ? quand quelqu’un fait du mal à un enfant, par exemple?
Quand l’autorité abuse de son pouvoir ?
Quand une partie de la population cherche à en contrôler une autre ?
N’est-ce pas légitime de sentir cette rage?
Bien sur que oui.
Mais comment faire la différence entre une vraie injustice et un prétexte pour dominer l’autre ?
En essayant de comprendre.
Parfois, ça va très vite, c’est viscéral.
Nos tripes nous donnent la réponse.
Nos consciences aussi, à condition que le bruit n’étouffe par ce qu’elles ont à nous dire.
Je suis aussi paresseuse et lâche que tout le monde.
D’autre fois, un peu de courage jaillit, si l’adversaire n’est pas trop impressionnant.
SI ça vaut la peine..
Parfois, on ne peut rien faire d’autre que fuir…
Mais l’important, c’est de rester unis.
De soutenir ceux qui oeuvrent pour le bien commun.
D’arrêter les « non mais  » , les « il faudrait ».
Pour agir.
Renforcer , créer, inventer.
Mettre son énergie dans quelque chose qui en redonnera.

En ce moment je n’arrête pas.
Je me rends compte comme tout est lié.
Même si, en parlant d’énergie, elle n’est pas toujours au rendez-vous.
Mais je persévère.
Je prends les occasions quand elles arrive.
Je saute dessus même !
Parfois ça marche, et parfois pas.
L’important c’est de persévérer.
D’aller au bout.

Loana telle que je la vois

La première fois, c’était à son entrée dans le tristement fameux loft.
Cette grande perche habillée ( si on peut dire) en bimbo, avec sa poitrine visiblement refaite, détonnait parmi les autres participants.
Elle se tenait un peu voûtée.
Comme si elle avait voulu disparaître, tant elle se sentait mal à l’aise.
Avec l’expérience que nous avons aujourd’hui de la télévison en général et de la télé-réalité en particulier, ça semble évident :
le casting était fait de *caractères ». : la fille simple de la campagne, le petit arabe sympa, le gay exubérant, le beau gosse, l’intello snob… etc.. et la bimbo.
On manquait cruellement de distance, à cette époque.
En 2026 par contre, il est quasi certain qu’aucun directeur de casting avisé, n’aurait choisi Loana.
On sait qu’elle avait un Q.I. supérieur à la moyenne, mais on aurait aussi détecté sa grande fragilité.
Lonana n’a pas été détruite par les excès de la célébrité : elle était cassée avant même de mettre le pieds dans le loft.
C’est mon avis.
Loana avait quelque chose de touchant.
On s’attachait à elle.
Malgré sa grande beauté, elle semblait un peu gauche, timide, peu sûre d’elle.
Un compliment la faisait rayonner.
Un mauvais regard l’éteignait.
On sentait ses traumatismes, mais aussi sa gentillesse, sa douceur.
On avait envie de la protéger.
Mais voilà, le plus grand ennemi de Loana était Loana elle-même.
Sa spirales d’auto-destruction et de sabotage était déjà bien installée.
J’avais vu des photos d’elle, dans son activité de go-go danseuse.
Son regard presque sauvage m’avait choquée.
Sa bouche un peu tordue par l’effort lui donnait un air presque cruel, vulgaire, malsain.
Comme si le milieu dans lequel elle évoluait déteignait sur elle.
Là ou les femmes ne sont que des objets de plaisir, et plus vraiment des êtres humains.
Elle avait besoin d’amour Loana, comme nous tous.
La vie sans amour n’est rien, disait Romain Gary.
Sur une estrade on est vue, désirée, et peut-être que , pour Loana, c’était déjä ça.

Son histoire a été racontée.
Pas tout-à-fait pareille.
Tant de fois racontée qu’à force nous pensons la connaître.
Pauvre Loana
Laona boulimique, abusée, abîmée par les anti-dépresseurs, salie par les hommes…
Laona adorée, Loana critiquée, Loana qui fait pitié.

Je crois que Loana faisait partie de ces gens dont la détresse est si grande que même les amis finissent par la fuir.

Son histoire , c’est un tragédie moderne, à une époque, pas si lointaine où la parole des femmes ne comptait pas beaucoup.
Quand on disait encore, qu’à cause de ses tenues provocantes, il fallait qu’elle s’attende aux abus.
que c’était sa faute.
Elle n’avait qu’à pas…
Tu veux être célèbre, ma grande ? Alors ne vient pas te plaindre si on essaie d’en profiter!

Je me souviens encore.
au début, tout semblait rouler.
Elle avait monté sa propre société de production.
Elle chantait.
Posait dans les magazines.
Là ou je l’ai trouvé la plus belle ; avec un grand pull , au naturel.

Ensuite, on a commencé à la retrouver, battue, inconsciente, abîmée.
Les photos d’elles avec le visage tuméfié.
Le mystère sur ce qui c’était passé.
Pourtant, elle ne c’était pas fait ça toute seule !
Alors ? qui a payé pour avoir détruit Loana ?

Ensuite, elle essayait de se reconstruire.
Toujours moins belle, toujours plus bouffie par les médicaments.
La cocaïne pour paraître, les benzos pour dormir.
Loana toxico…
Le contraste entre sa beauté du début et son état quelques années plus tard donnait l’impression d’un grand gaspillage.

La faute à qui ?
Les médias, les producteurs, les faux-amis? ou un peu tout e monde.

Et arrivait un nouvel abus, encore pire que le précédent.
A force, on en parlait plus, c’était devenu banal.
Loana, n’était déjà plus qu’une version d’elle-même qui s’accrochait de moins en moins à la vie.

48 ans.
Elle à tenu 48 ans.
Avant qu’on la retrouve avec le crâne ouvert, morte depuis plusieurs jours, avec son petit chien.
J »ai vu quelque part qu’Alexia Laroche-Joubert, la productrice du loft, payait le loyer de son appartement.
Loana n’avait plus de ressources.

Forcément, je me demande, comment on aurait pu aider Loana.
Quel amie fidèle serait resté à ses côtés pendant plus de 30 ?

Je veux croire que , tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir.

Personne ne devrait être irrécupérable.