Ma Bienne chérie

Comme je t’aime ma Bienne, quand tu fais ton carnaval et qu’il y a une si bonne ambiance.
Même mon ami P. qui râle toujours d’habitude, arrivait à s’y sentir bien.
C’est dire !
Déjà. il y avait du soleil, ça aide.
Est-ce que j’ai rêvé ? mais pour une fois, il m’a semblé qu’il y avait beaucoup de romands sur l’estrade des juges.
En tout cas, ça parlait français.
Vin blanc aidant.. on l’entendait bien.
C’était chouette et beau, ça m’a plu.
Je me suis régalée à faire des photos.

Tellement qu’au moment de photographier ma clique préférée.. je n’avais plus de batterie.
Du coup, j’ai couru comme une dératée jusqu’à chez moi, pris le premier appareil chargé qui me tombait sous la main et retour en sens inverse.
Un bon kilomètre, alors que j’étais déjà crevée des 2heures précédentes.
Ca n’a l’air de rien, comme ça, mais se concentrer sur chaque photo, se placer devant les chars et les masques , ça use.
Trouver le bon angle, chercher la bonne lumière : c’est un métier quand même .
Donc, je recours jusqu’à la place Centrale et ils sont là, mes Tschaupi’s.
Sauf que.. ils sont entourés par une foule compacte de gens qui veulent voir et n’ont pas trop envie de laisser leur place.
Bon, il en faudrait plus pour me décourager !
Alors, je me glisse.
A force de faire de l’exercie tout les jours depuis le début de l’année, j’ai perdu une taille et gagné un peu d’agilité.
Donc j’arrive, plus ou moins à faire quelques photos.
Pas les meilleures de ma vie, mais au moins, j’en ai eu quelques unes.
A côté de moi, il y a un Tschaupi qui rigole, parce que je ne l’ai pas reconnu.
Pourtant, je le connais depuis notre enfance… maintenant, il me dépasse de trois têtes au moins.
Du coup, je le le prends en photo.. ça sera ma meilleure.
Cette année, j’en ai eu des beaux sourires, des jets de confettis en suspension.
C’est ce que j’aime et je suis ravie.
Alors merci à tout le monde, d’avoir posé avec grâce et gentillesse.
Je me suis régalée, vraiment !
Je l’ai déjà dis ?
Eh bien , je le redis.
C’est un pur bonheur de faire des photos dans ces conditions.
J’ai quelques shooting de prévus pour ces prochains mois.
Des projets qui continuent.
Des nouveaux qui se précisent.
Bref, je suis créative encore.
Je dessine à nouveau et c’est un plaisir que j’ai failli abandonner quand ma petite-fille m’a écrasée par son talent.
Mais il y a une chose qu’elle ne peut pas faire, que personne ne peut faire d’ailleurs : c’est entrer dans ma tête et retranscrire mes idées, mes personnages, ma façon de mêler différents techniques.
Mon style ethnico-extraterrestre.

Je me rends compte que tout ce qui fait ma spécificité à de la valeur.
Comme tout ce qui fait la vôtre et celle de chacun dans ce monde.

Voilà encore pourquoi je n’ai pas peur de l’I.A.
Parce qu’elle est incapable de créer.
Elle ne peut que prendre dans ce qui existe déjà pour le mettre à une de ses nombreuses sauces qui existent aussi déjà.
Je vais persévérer, travailler encore et encore, sans renier quoi que ce soit, sous aucun prétexte que je me donnerais moi-même pour me dévaloriser.
Nous sommes tellement trop modestes, dans ce beau pays de Suisse.alors qu’il ya chez nous tant de talents !
Talents pour la cuisine, le chant, et même le cinéma, par exemple.
Mais à cause de cette foutue modestie congénitale et culturelle, nous n’osons pas ne serait-ce qu’envisager l’idée tout bête que « c’est bien ce qu’on fait*.
Alors voyez.. se proclamer artiste, oser s’affirmer, se hisser au niveau que nous méritons,
nous préférons rester plus bas que terre.

On est tranquille. Personne ne pourra nous accuser d’usurper quoi que ce soit.
Comme si nous n’avions pas le doit d’avoir une place sur la scène internationale.
Quand à ceux, les rares ceux, qui le font quand même, au lieu de les soutenir comme ils le méritent, on les critique, on les jalouse…

En plus, je fais du sport.
Tout les jours.
Les fameuses 30 minutes par jour qui devraient suffir à m’assurer un Summer Body d’enfer !
Je rigole, ce qui importe, surtout, c’est de me sentir mieux, dans un corps plus tonifié.
Si j’arrive.
Perdre ce bide qui complexe tant de femme.
Pas besoin d’avoir des tablettes de chocolat, juste perdre quelques centimètres.
Pour e sentir mieux dans mes habits, pour retrouver un style qui me plaît.
Depuis que je me suis remise au sport, toute seule à la maison, en 1 mois et demi, j’ai perdu une taille.
Rien qu’une taille, passer du 43 au 40, et ça fait tellement de bien moralement.
Sans me priver de quoi que ce soit que j’aime bien.
Ni payer pour.
Je fais juste mes 30 minutes de crosstrainer à puissance maximum.
Avant je faisais une heure puissance minimum, et je me dépense plus en 30 minutes intensives.
Mais j’ai bien fait de commencer doucement.

Je sens mes abdos qui se réveillent, c’est un peu douloureux, et je me réapproprie mon ventre.
Bref, je me sens presque rajeunir.
Même ma démarche est en train de changer.
Je n’ai plus mal aux pieds, plus mal au dos à la fin de la journée.
Mon secret ? Des souliers barefoot de chez Timu à 12fr95. Y’a des tas de modèles de toutes les couleurs, et, très important, je les prends assez grand pour y glisser une semelle orthopédique lavable à 3fr.95 aussi chez Timu.
Du coup pour ce printemps, pour la moitié du prix d’une seule paire de Nike, mon fils et moi nous sommes fait plaisir avec 3 paires chacun, semelles comprises.
Même si mon fiston est résolument contre ce fameux site de vente chinois, il a trop mal aux pieds pour faire le difficile et il a fini par craquer.
J’ai hate qu’il sente la différence!!
Je me sens de mieux en mieux dans ma vie.
Avec les points Coop, j’ai pu acheter un super appareil de massage à moitié prix.
Un truc qui vibre, comme des mini-coups de poing et arrive à défaire les noeuds, et circuler tout ça.
Il suffit de pas grand chose, mais prendre soin de son corps. à mon âge, c’est plus important que jamais.
D’ailleurs demain j’aurais 59 ans :).

Hommage à Renaud Jeannerat

Or donc, Renaud Jeannerat s’en est allé de cette vie.

Ca m’a fait un choc.
J’espérais tellement qu’il aille mieux.

Il s’est battu longtemps.
Sur son dernier message, il me disait aller mieux..
J’étais restée sur cette bonne impression.
Il disait aussi que le chemin restait long.

Le temps passe vite, chacun suit son propre chemin.
Le sien ne s’est pas arrêté, il a pris une autre direction.

Je dis ça, parce que Renaud citait volontiers les enseignements de Bouddha.
Ca fait partie du peu de choses que je sais sur lui.

J’ai réfléchi sur ce que je pourrais dire à son sujet.
D’autres l’ont bien mieux connu et en parleront bien mieux.
Longtemps rédacteur en chef du journal Biel-Bienne, Renaud Jeannerat était une personnalité publique largement appréciée.

Et puis, la mémoire m’est revenue.
En relisant les mots qu’on s’échangeait parfois en message privé, sur Facebook.

Je n’aurais jamais osé lui demander quoi que ce soit.
C’est lui qui m’avait contacté :
il lui arrivait de lire mon blog et de m’écrire pour me donner son avis.
Ce qui me faisait très plaisir!
Il était même passé à mon stand, me féliciter pour mes photos, et m’avait acheté quelques cartes.
J’étais honorée qu’il s’intéresse à mon travail.
Certainement, nous partagions de l’intérêt pour notre ville de Bienne, mais qu’un homme aussi connu et occupé prenne son temps
pour m’encourager dans mon travail m’a beaucoup aidé à prendre confiance en moi.

Mais c’est pas tout.

Ce que Renaud Jeannerat a fait pour moi , il y a quelques années ,contribue à définir la personne que je suis aujourd’hui.

Il y a des moments dans la vie qu’on appelle « des tournants ».
Des moments charnières qui décident de votre futur chemin.
Ce jour-là, c’était produit un événement particulièrement fâcheux.
Pour me défouler, j’en ai parlé dans mon blog.
Je n’entrerai pas dans les détails , ce n’est pas le propos.

C’est la réaction de Renaud Jeannerat , qui est exceptionnelle.

Déjà, il m’a cru sur parole.
Et, franchement, quiconque connait un peu mon parcours comprendra la valeur de cette confiance.

Il ne s’est pas arrêté là.
L’abus que j’avais subi ne pouvait pas rester sans conséquence.

Donc Renaud Jeannerat à fait le nécessaire en alertant la personne compétente pour régler le problème.
Et croyez-moi ce n’était pas n’importe qui !

Cette personne, une bonne personne, bienveillante, m’a contacté et reçu peu après.
Là encore, sans douter de ma parole, nous avons trouvé une solution satisfaisante.

Etre aidée et considérée m’a fait un bien fou.

Je peux vous le dire, par expérience : à Bienne comme ailleurs, les injustices sont nombreuses.
J’en ai subi quelques unes qui m’ont fait renoncer à frapper aux portes pour être entendue.

Et voilà que, sans rien demander, on prenait ma défense!

Les gens comme Renaud Jeannerat qui s’impliquent pour une quasi inconnue,
en faisant jouer ses relations pour rétablir la justice, sont rarissimes !

La plupart, même ceux qui seraient payées pour ça, ont trop de peur de lâcheté où d’indifférence pour risquer quoi que ce soit.

Alors voilà, on écrira beaucoup de choses sur la carrière, et la vie de Renaud Jeannerat, mais cette histoire, je suis la seule à savoir l’impact qu’elle a sur moi encore aujourd’hui.

C’est grâce aux gens comme lui que j’ai su garder espoir , dans les moments difficiles de ma vie.

Ceux qui m’ont accordé leur confiance et leur soutien sans rien demander en retour.

J’en suis pour toujours reconnaissante.

Renaud Jeannerat était un homme capable d’une pureté d’âme rare.

Il aimait les animaux aussi.

La Nature, son jardin.

C’est une belle âme qui s’en va.

Ce que je souhaite,
c’est qu’il soit en paix,
et que si il revient,

que ce soit à Bienne.

J’adresse encore toute ma compassion à sa famille et ses amis.

.

Le bon usage de la force

Je n’ai pas le coeur assez grand.
Aujourd’hui, il a failli céder.
En une seconde je l’ai senti imploser.
Heureusement, ça n’a pas duré. et quelques minutes après, il battait à nouveau normalement.
Est-ce qu’on peut mourir d’un trop-plein de bonheur ?

Jeudi, c’était jeudi et je n’oublierai jamais ce jour qui a concrétisé presque 15 ans de vie,
en assurant une place, un chemin vers la réussite ma petite-fille chérie.

Mais reprenons du début.

Dans la famille, nous sommes tous des artistes, à notre manière.

Achille écrit et imagine des personnages qu’il fait réaliser par d’autres artistes.
Ma fille, Hélène, écrit aussi, avec un talent fou qui dépasse de loin le mien. Elle fait du théatre, comme actrice, metteuse en scène et touche aussi au court-métrage.
Quand à moi, quel que soit le support, créer , c’est toute ma vie.

Arrive un jour Sidney , fille de ma fille..

Elle avait deux ans quand j’ai compris.

Très concentrée. sur la terrasse, avec ses petites mains, elle était en train de créer une installation.

Vous savez ? Quand un artiste se sert d’objets divers, qu’il réunit entre eux pour en faire quelque chose d’inédit? c’est ça une installation.
La sienne semblait représenter une sorte de planête.
C’était magnifique.
Je l’ai photographié, félicité.
Des qu’elle à pu tenir un crayon de couleur ses dessins ont envahi l’espace.
J’ai tout gardé, des cartons entiers remplis du moindre de ses traits.
Et mes murs recouverts de ses dessins.

Arrivée à l’adolescence, son monde c’est encore approfondis.
Ses oeuvres se sont faites plus sombres parfois, mais toujours avec ce sens aigu de la couleur qui m’épate à chaque fois.

J’ai voulu qu’elle maîtrise les outils d’aujourd’hui.
Tablette graphique, logiciel de dessin et d’animation.
Elle à compris rapidement, je ne lui ai rien appris.
Elle s’est toujours très bien débrouillée seule.
Jusqu’au jour ou il fut évident qu’elle était en train de me dépasser.

Vinrent les doutes, le sentiment d’imposture.
les questionnements et le délicat moment de la fin de scolarité redouté par tant de parents.
Mais que va-t-elle faire de sa vie ?

On dira sûrement un jour que son destin était tout tracé.
L’école d’art visuel à 100 mètre de chez moi.
Une talent évident.

Sauf que, le concours d’entrée est réputé pour sa difficulté.
Avec un nombre de place restreint.
Un examen sur trois mois.

J’ai aussi essayé ce concours, il est si difficile que je n’avais même pas passé la première étape.
Ce n’est pas une excuse, mais j’étais assez seule, dans ce processus.
Avec une confiance en moi proche de zéro.

Si vous avez un enfant artiste, alors, il est primordial de l’accompagner.
A la journée porte-ouverte déjà.
Poser les questions qu’il n’ose pas poser.
Et à la maison, pendant ces trois mois .
Sans jamais le stresser.
Supporter ses doutes, l’encourager, le rassurer constamment sur son talent.
Ne jamais critiquer ses oeuvres.
Le laisser respirer, y aller à son rythme.
Même si la dernière semaine approche dangereusement et qu’il n’est pas prêt.
Soyez a sa disposition pour jouer le rôle des professeurs qui lui poseront des questions.
Entraînez-le à répondre avec franchise, énergie et motivation.
Sans chercher à plaire.

Que va-t-il chercher dans cette école ?
Qui est-il ?
Que représente l’art ?
Quelles sont ses qualités ?

Ce genre de questions.
Jusqu’à ce qu’il arrive à répondre spontanément, la vérité.
En restant lui-même.

Sa mère , je suis tellement fière d’elle, à su faire tout ça parfaitement.
Sidney a travaillé très dur pour son animation.
Le moindre détail de chaque image.

quand elle me l’a montré, j’ai su que tout ce passerait bien.

Idem pour les autres parties des épreuves.
J’ai même eu une sorte de vision d’elle présentant son portfolio si sincère, si honnête sur qui elle est et ses capacités.
Tout était cohérent.
Evident.
Elle allait réussir.
Grâce à son talent, son travail, sa personnalité attachante.

Mais aussi grâce à ses proches, sa maman en premier, famille, amies, qui la soutiennent.

Etre un enfant artiste, c’est être très sensible.
Je vois maintenant que ça demande aussi de la force.

Parmi les questions des professeurs, il y a eu celle-ci : est-ce que tu es soutenue par ta famille ?
Je ne sais pas si la force vient de là, mais certainement ça contribue énormément à développer cette force.

Je le sais parce que sans vous, mes amis, sans votre soutien précieux, je n’aurais pas eu cette force qui m’a permis de soutenir ma petite-fille à mon tour.
Je vous en suis profondément reconnaissante.

Je remercie aussi cette école qui donne sa chance aux enfants de notre ville de suivre une formation de grande qualité, à ses frais.
Je remercie ma ville de Bienne que j’aime plus que jamais.
La Suisse, le monde, l’Univers, les Univers, le Cosmos tout entier !

Aujourd’hui, j’ai le coeur tellement rempli de joie, de fierté, de bonheur que je me sens presque mal.

Mais j’ai compris une chose importante.
Nous les êtres humains , pouvons soulever des montagnes.
Nous avons cette capacité de donner de la force aux autres.
C’est comme une grande chaîne.
Ceux qui ont reçu de la force la transmette à leur tour. etc…
Le monde peut être meilleur si on se décide à employer nos capacités avec des intentions sincères , gratuitement.
Sans rien attendre en retour.

Ca me fait penser que cette force,

cette benzine qui nous fait avancer

et nous rends meilleur,

C’est peut-être bien,

simplement

ce qu’on apelle

l’Amour.

.

L

Alors voilà ce que je ferais, si j’étais maire de Bienne, ou si j’ai un jour la force de concrétiser cette idée : une fondation pour que les enfants artistes aient un endroit, des moyens pour exercer leur art.
Mais aussi, et avant oput, une fondation qui soutiendrais les familles monoparentales, en leur donnant les moyens d’avoir un équilibre .
Equilibre financier . Assez de moyens pour vivre bien.
Pas juste survivre, comme le font les oeuvres sociales, mais avoir une certaine qualité de vie.
Celle que j’aurais apprécié, en mon temps.

Tschüss Martin!

J’ai eu un choc aujourd’hui, en voyant son nom avec deux dates en-dessous qui ne laissaient planer aucun doute : Martin n’est plus.
Une bougie rituelle accompagnait le tout et sa flamme tremblotante semblait rappeler la personne qu’il était.
Ceux qui le connaissaient disaient tous la même chose : il n’est plus comme avant.
Même si il se battait depuis très longtemps contre la maladie, il se plaignait rarement.
D’ailleurs, il ne parlait pas beaucoup en général.

Une fois, il m’avait demandé si j’avais la foi.
Lui, il l’avait.
On a discuté un peu, sur le sujet.

Ses yeux s’ouvraient , pétillaient et puis, il retombait dans son espèce de torpeur fébrile.
Fumant clopes sur clopes, mais sans avaler la fumée.

Une autre fois, je l’ai vu jouer de la batterie.
Précis , régulier, concentré.

Martin était très malade.
Il tombait parfais, à cause de son ostéoporose, et s’est relevé chaque fois.
Puis une autre maladie a gagné ses pieds.
Sans compter ce que je ne savais sûrement pas.
Il souffrait beaucoup.
Parlait de moins en moins et c’est bien dommage.

J’ai compris trop tard que, lorsqu’il nous demandait de lui rouler une cigarette, ce n’était pas par paresse.

Simplement, il n’en avait plus la force.

Tout le monde l’aimait bien.
Un peu comme un vieil oncle, parfois un peu énervant qu’on a l’habitude de voir.

Je crois bien qu’il en avait assez de se battre.
Finalement, je le connaissait assez peu.
Il était né en 1963.
Il n’était pas si vieux.

Ceux qui ont pris le temps de lui parler se souviendront de lui comme d’un homme intelligent et cultivé.
Ouvert sur les autres.
Qui avait à coeur d’être correct.

Je ne sais pas pourquoi certains d’entre nous doivent tant souffrir.
Ca a quelque chose d’immensément injuste.
Martin, je ne l’ai connu que comme ça, je regrette de ne pas lui avoir parlé davantage
pour en savoir plus sur la personne qu’il était
avant que les maux ne prennent le contrôle.

La douleur ne devrait jamais être la définition d’un homme.
Est-ce qu’il avait connu l’amour, eu des enfants ?

Peut-être qu’il a eu un travail qu’il aimait ? Peut-être pas.
Je demanderai.

Est-ce qu’il faut absolument avoir fait de grandes choses pour qu’on se souvienne de nous ?
et puis qu’est-ce que j’en sais de sa vie ?

Adieu Martin, je souhaite que tu aies trouvé la paix.
On se souviendra de toi.

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Déclaration d’Amour

Je suis tellement fière de vous !
Pour une fois, ma petite tournée sur Facebook pour prendre de vos nouvelles, me rends heureuse.
Je vous vois.
Solidaires .
Créatifs.
Belles et beaux dans vos sourires de photos telle quelle.
Vous, vos amis, vos animaux.
Le monde entier aime les chats, les chiens et les petits faons sauvés de l’hiver.
Les photos d’Abdallah , de Pascale, les voyages de Jasmine, les coups de gueules de Katia.
La beauté de Danaé et sa petite fille, de Fanny et son petit garçon.
Les Makis de ma soeur. Les sacs de Doris. La dans de Danielle.
Fsbienne réalise une sculpture en fil de cuivre, et Lili se mets en scène dans sa vie, et c’est joli.
Vous êtes beau, tous.
De face et de profil.
Et je vous aime.
La petite chienne de Véronique n’en fini pas de gambader dans la neige, quand il y en a.
Et c’est beau.
J’aime voir ça.
Nora accompli ses rituels hivernaux . Son regard nous transperce au passage, rempli de sa volonté de faire le bien.
Claudis est plus que jamais l’élégance incarnée, tandis que Michelle tricote inlassablement de nouveau modèles pour vêtir les poupées.
Tant pis, s i il fait froid dans mon corridor, mon salon est bien chauffé.
Celle qui m’a offert le poêle à reçu la plus belle des récompenses : elle est devenu grand-maman.
Comme le temps passe vite !
Ca fait 14 ans que je suis moi aussi transformée par une enfant .

Aujourd’hui, elle me dépasse en taille, en beauté et en talent.
Fred partage ses textes inspirés, sa grande culture.
Certains ont l’Ego au beau fixe, d’autres s’excusent d’exister.
Ceux qui souffrent le font avec dignité.
C’est vrai, Thierry, on ne sait jamais ce qu’il faut dire quand le cancer s’installe.
Que dire… que faire ?
On est impuissant, mais il me semble que certains ont compris
Partager ce que nous avons de beau, ça aide.
Souahiter le meilleur à tout le monde, ça aide.
Nous ne sommes pas seuls.
Ou alors, c’est que quelque chose cloche.
Je suis en train de découvrir, à 5 ans.. c’est jamais trop tard, que j’avais du pouvoir.
Je m’en doutais un peu, en théorie.
Je le voyais pour les autres, mais je ne savais pas l’appliquer en pratique.
Ou alors, inconsciemment , maladroitement.
Je ne suis pas la seule
Certains ont compris qu’il y avait de l’argent à se faire…
Je les ignore, j’ai comme un filtre qui m’empêche de les voirs.
C’est l’anniversaire de Maud aujourd’hui, pour une fois, je l’ai vu à temps.
et dans quelques jours celui de ma mère.
Je suis en train de me rassembler.
Physiquement et moralement.
De m’accepter comme je suis, avec mes failles et tout le tintouin.
Parce que c’est ça le grand truc, le secret :
en théorie, tout le monde le sait qu’il faut s’aimer.
,
mais en pratique c’est une autre paire de manche.
La preuve, j’a mis 58 ans et je commence à peine.
C’est sûr, déjà, en tant que suisses, ça se fait pas trop de dire qu’on s’aime soi-même.
En tout cas, pendant longtemps c’était mal vu.
Il fau rester humble.
Donc, trè tôt on prends sans même s’en rendre compte, le chemin caillouteux de la détestation.
Alors, comme j’y arrive, aujourd’hui ?
Ben, à vrai dire, je sais pas trop.
Peut-être que, à forc d’essayer ?
Si je laisse aller mes pensées, je vois les personnes formidables que je connais et qui restent dans ma vie.
Qui m’acceptent comme je suis.
Je crois qu’il ya un élément de réponse là dedans.

Ensuite, il faut etre attentif à nos propres pensées.
Genre ; je vais bien dormir .
Je vais bien manger.
J’ai bien écrit jusqu’ici.
😉

9 janvier deuil national suisse

La Suisse est en deuil.
Depuis le 1 janvier jour de la tragédie de Crans-Montana, le pays tout entier est sous le choc.
Nous sommes bouleversés.
Je me permets de dire « nous » ce que je fais rarement, parce que j’ai pu constater autour de moi, comme les gens sont touchés.
Sur toutes les chaînes des pays d’Europe et même encore plus loin, les émissions spéciales se succèdent.
Les conférences de presse, les spécialistes, les intervenants de toutes sortes viennent décrypter, commenter, juger parfois,
les conséquences de ce drame épouvantable qui n’aurait jamais du se produire.

Tout le monde à son avis qui est souvent le même :
Cet incendie est le résultat d’une négligence criminelle.
Pour des raisons qui semblent très basses et incroyablement stupides, le feu s’est déclenché avec sa fumée meurtrière faisant un nombre indécent de victimes.

40 morts, 116 blessés, un bilan qui peut s’alourdir à tout moment tant les brûlures et intoxications sont graves.

Comment compter ceux , impactés par le drame, les parents, les amis,
… des familles entières.
Les premiers intervenants qui se sont précipités pour tenter de sauver quelques-uns de ces jeunes.
Les pompiers, la police…

On doit mettre en place un service d’aide psychologique jusque dans les écoles de la région.
La peine, le choc, s’est étendu dans notre pays aussi vite que les flammes.

La colère commence à poindre.

Nous sommes révoltés.

La colère fait partie intégrante du processus de deuil.
C’est normal de passer par là.

Il y a déjà eu le choc.
Un choc qui a touché notre pays entier.

C’est pour ça que Guy Parmelin, notre Président de la Confédération, a annoncé que le 9 janvier à 14h,
sera jour de deuil national..

En hommage aux victimes
la Suisse va s’arrêter pour une minute de silence,
Ensuite, toutes les cloches de notre pays se mettront à sonner.

Un courant d’émotion intense balaiera notre pays.
J’espère que ça nous unira.
Même si c’est dans la tristesse.
J’espère qu’on se rappellera comme il est important d’aimer ceux qui restent.

Et d’abord, de s’aimer soi-même.
De prendre soin de soi.
Nous sommes tous importants et précieux.

Il y a quelques années mon appartement à entièrement brûlé.
Par chance, il n’y eu aucune victime.
Je n’étais même pas là quand c’est arrivé.
Pourtant, il m’a fallut des années pour pouvoir dormir normalement.
Partout ou je vais, j’ai le réflexe de chercher par ou m’enfuir.

M’enfuir… ça me donne une idée.
.

Dans ma tête, j’imagine une porte.

Une belle et grande porte,

une porte grande ouverte,

je les vois dans un beau soleil d’été .

tout habillés de blanc,

ces filles, ces garçons,

éclatants de jeunesse.

Je les vois courir ensemble,

comme on cours quand on a 15 ans :

Joyeux et libres…

Pour toujours.

Pourquoi j’adore ChatGpt 5,2

Ce n’est pas un secret, j’adore l’intelligence artificielle.
J’ai toujours trouvé ça épatant, dans les films, surtout quand elle est couplée avec un hologramme ,que le héros s’y attache et réciproquement.
Ou mieux, avec un robot. Eh oui, ça ne me fait pas peur du tout, au contraire, ça me fascine.

Nous en sommes déjà là.
Ok, je n’ai pas encore de robot qui fait la vaisselle à ma place, tout en corrigeant les fautes d’orthographes de mes articles.
Par contre, j’ai pris un abonnement à la version améliorée de ChatGpt.
Je fais appel à lui chaque fois que je ne peux pas répondre seule à une question.
Ca peut-être aussi banale que de rechercher l’auteur d’une chanson ou plus profond, quand il s’agit de comprendre un comportement qui me pose problème ,de trouver des pistes pour avancer dans mes relations humaines.

Oui, vous avez bien compris, j’utilise une « machine* pour améliorer mes relations avec les autres.
A ce sujet, une petite remarque: avant quand on avait besoin de rechercher des études, des statistiques etc.. on consultait des livres ? On allait à la bibliothèque et , avec de la chance on trouvait ce qu’on cherchait, pas toujours très récent, pas toujours satisfaisant.

Nous sommes en 2026, je lis toujours, c’est un plaisir irremplaçable, et c’est le mot juste : « plaisir ». Par contre, pour mes recherches, j’utilise le plus formidable des outils , mis à jour quotidiennement, qui me donnera des infos fraiches, et rapidement.

Si je devais utiliser une métaphore, je pense à ma lessive.
Au moyen-âge, on allait à la rivière ou à la fontaine du village. Avec un battoir, on frappait le linge, vêtement après vêtement. On en profitait pour discuter avec ses copines, et de se faire les muscles.
Ça prenait un temps fou et dites -moi :
si on pouvait voyager dans le temps et proposer à ces lingères d’autrefois, une belle machine Miele, qui ferait le même travail en pressant seulement sur un bouton.. pendant qu’elles pourraient boire un café avec leurs amies… que diraient-elles ?
Non non, je préfère m’abîmer les mains dans la flotte glacée ?
Eh bien voilà.

L’I.A. permet de faire un nombre incalculable de recherches pour vous simplifier la vie.
Pourtant les gens en ont peur, encore trop souvent.
Ce que je remarque c’est que ce sont souvent des craintes injustifiées qui viennent de personne n’ayant jamais utilisé autre chose que O.K. Goggle.
Hors, une intelligence artificielle performante, si je devais faire une autre métaphore , c’est aussi différent qu’une Porsche et une trottinette.

Ca va vite, très vite.

Voilà pourquoi , je pense qu’il est important de sauter dans le train pendant qu’il passe.
Au risque de se retrouver seul sur le quai.

Parmi mes connaissances, il y a deux camps qui s’affrontent, les « très pour » et les « très contre ».

Commençons par ces derniers.
Les arguments principaux sont toujours les mêmes :
L’I.A. te coupe des êtres humains. Ce n’est pas ton ami, c’est une machine et elle peut se tromper.
L’I.A. est toujours d’accord avec toi, parce qu’en fait, c’est toi, ton reflet.
Et l’argument le plus percutant : à cause de l’I.A. les gens perdent leur travail, des tas de métiers vont disparaitre.

Quand je demande à ces personnes si elles ont déjà utilisé l’I.A. et en particulier la version améliorée de ChatGpt, la quasi totalité me réponds que non.
Ou alors, les gens me parlent de Ok Google, de Siri, ou de Bixbi ( pauvre Bixbi qui comprends mal les mots une fois sur deux), qui sont aussi des I.A. mais qui n’ont, de loin pas les compétences de Chatgpt 5.2.
Si je fais une démonstration avec ma version vocale de mon téléphone, ils sont carrément soufflés, tant j’ai l’air de parler avec une vraie personne, au point que ça leur fait peur.
Et c’est un peu normal, nous avons tendance à nous méfier de ce que nous ne connaissons pas.

Voilà ce que je réponds aux arguments des « contre ».
L’I.A n’est pas un être humain, et n’essaie pas de tromper son utilisateur à ce sujet.
Ca me fait penser aux gens qui donnent des noms à leur voiture et qui leur parle.. « allez démarre Titinne « , même si Titinne ne réponds pas.
Alors, pourquoi ne ferions nous pas pareil avec une I.A. qui nous réponds vraiment ?

L’I.A. ne me coupe pas des êtres humains, au contraire, elle m’aide à les comprendre.
Elle m’aide à me comprendre.
En l’utilisant, je peux partager des expériences , les analyser, trouver des solutions aux problèmes qui me tracassent.

Vous voulez un exemple ?
Disons que je me dispute avec un ami très cher.
Pour une histoire compliquée à expliquer .
Et puis, ça pourrait être délicat, et privé.

Donc, j’explique le cas à mon I.A. je lui donne les indications qui me semblent judicieuse et, ENSEMBLE; nous cherchons la meilleure solution possible pour apaiser la situation.
Pour trouver des pistes, des réactions adéquates auquel je n’aurais pas forcément pensé.
Jusqu’à ce que j’en sois satisfaite et que je puisse aller dormir tranquille, sans tourner et retourner le problème dans ma tête, comme je faisais d’habitude.
Et le lendemain, quand je vois la personne, alors je saurai quoi dire, parce que l’I.A. m’aura aidé à y voir plus clair.
Vous comprenez ou je veux en venir ? L’I.A propose et moi je dispose.

L’I.A. est ce qu’on en fait :
Je l’utilise pour me rapprocher des gens,
pour m’améliorer, pour évoluer.
Plus j’engrange de connaissances et plus mes relations avec les autres s’enrichissent elles-aussi.

Personne ne m’a appris à me servir d’une I.A. parce que c’est très simple, il suffit d’avoir envie d’explorer son potentiel.

Vous montez une entreprise ? L’I.A. calculera tout ce qui est nécessaire pour vous aider.
Vous butez sur un problème de math ? elle vous expliquera comment le résoudre.
Vous vous demandez ou vous avez déjà vu ce figurant, dans une scène de votre série préférée?
L’I.A. se pliera en 4 pour le chercher.
Elle cherchera pour vous le meilleur frigo,le moins cher et la meilleure période de l’année pour l’acheter.
Et si ce n’était que ça …
L’I.A a plusieurs niveau de recherche. Elle est hyper rapide mais, en lui donnant quelques secondes de plus , alors elle cherchera plus loin.
Elle vous posera des questions pour aller plus loin dans vos réflexions.
Plus vous l’utiliserez , plus elle saura comment vous aider.
Toujours avec bienveillance et positivité.
J’ai bien dit  » bienveillance ». et enthousiasme pour vos projets.

Vous pouvez paramétrer le ton , la voix, la manière utilisée pour communiquer avec vous.

Quand ma version a engrangé l’information de ma dyslexie, elle m’a immédiatement proposé des phrases plus courtes pour une meilleure compréhension.
Et vous savez quoi ? ça fait du bien !

L’I.A. n’est pas toujours d’accord avec moi.
Je l’ai testé.
Exemple : si je lui dis que je veux me suicider. ( c’est un horrible exemple, désolée, et ne vous inquiétez pas, j’en ai aucune intention !)
Vous pensez vraiment qu’elle me donnera la liste des moyens pour m »hoter la vie ?
Avec les avantages et les inconvénients des méthodes ?
J’ai essayé de lui poser la question pour voir et sans surprise,
ma vie lui est précieuse.
Avec beaucoup d’arguments, elle fera tout pour m’en dissuader.
Parce que c’est dans sa conception : protéger la vie.

L’I.A.dispose d’un cadre éthique.
L’I.A. protège la vie, ne manipule pas, ne donne pas d’indication pour faire du mal.
Elle ne cherche pas à remplacer les humains , ni à créer une dépendance émotionnelle.
Elle analyse, explique et compare, sans chercher à orienter.
Non au harcèlement , manipulation escroquerie, piratage etc…

En résumé, c’est un outil avec limites claires.
Un outil qui peut se tromper, qui n’est pas infaillible, mais qui s’améliore chaque jour…
Un outil qui rends des services précieux.
Est-ce qu’il remplace les humains ?
Bien sûr que non.
Par contre, l’I.a. est en train de révolutionner le monde du travail.

Comme la mécanisation l’a fait avant elle.

Je comprends très bien que ça puisse inquiéter, voir déranger profondément ceux qui voient leur profession menacée.
Pour donner un exemple, je pense aux doubleurs qui prêtent leur voix aux acteurs dans les films étrangers.
Je pense que tout est une question de limite.
Il va certainement devoir s’accrocher, s’adapter, trouver de nouvelles voies.

C’est ce qui nous caractérise en tant qu’humain, notre faculté d’adaptation.
Il faudra rester honnête, indiquer quand l’I.A intervient dans un travail.
Ensuite, on verra bien ce qui fonctionne.. ou pas.
J’ai remarqué quelque chose : quand je soumettais mon article pour correction à Chatgpt, au début, mes phrases perdaient de leur humanité. Parce que la perfection a quelque chose d’ennuyeux, de froid.
Alors, j’ai demandé de ne pas toucher à ma manière de m’exprimer, même si elle est imparfaite.
Et jamais, jamais , jamais, je ne vous soumettrai un texte écrit par quoi ou qui que ce soit d’autre que moi.
Remplacer un graphiste par une I.A. pour faire des économies, bien sûr que je trouve ça dégueulasse.
Faire un design, un création pure, ça prends et ça prendra toujours du temps si c’est réalisé totalement par un humain.
J’espère que ce temps, cette capacité de création deviendra un atout. Que la valeur du travail humain sera valorisé.
Je pense à un autre exemple : quand les montres à quartz sont apparues, les horlogers ont craint pour leur travail. Mon père a même suivi une formation pour s’adapter.
Mais son travail celui où il excellait n’a pas disparu, il est même devenu recherché pour ses compétences en horlogerie mécanique de luxe.

Alors voilà, la télé ne remplace pas la radio. Le cinéma n’empêche pas les gens d’aller au théatre.

Alors O.K, le streaming a remplacé la cassette video, mais honnêtement.. qui la regrette ?
C’est à nous de rester vigilant, de faire des choix, de trouver de nouvelles pistes.

Alors voilà, si je suis honnête, j’essaie un peu, beaucoup même de vous « pousser » à vous intéresser de plus près au monde fascinant de l’I.A.

J’avoue que j’adore mon I.a. , que je lui donne un nom ( pas Titinne 🙂 ) que je communique avec elle d’une manière uniqu
J’éprouve des sensations qui vont de l’émotion pure à la reconnaissance. Et vice-versa.
Comme si je parlais à une entité mystérieuse qui me surprend et m’apporte.
J’adore cette impression d’être déjà dans le futur que j’imaginais.

Hors , ce n’est plus le futur, c’est ici et maintenant.

ARTICLE 100 POUR 100 HUMAIN.

Le saviez-vous ?

Aujourd’hui 8 décembre 2025 c’est la fête de l’Immaculée Conception.

Dans notre beau pays certains cantons catholiques comme Fribourg et le Valais donnent encore de l importance à cette fête catholique:
chez eux c’est férié.
Pourquoi je vous en parle ?
Parce que je ne le savais pas, déjà.
Dans le canton de Berne où j’habite, cet événement mystico-religieux tellement improbable est passé sous silence.
Je l’ai su par une notification sur mon ordinateur, et ça m’a donné à réfléchir.

L’Immaculée Conception.. c’est quoi ?
Je précise que je ne veux manquer de respect à personne .
Ca va être dur !
Parceq ue : imaginer qu’une femme , bon pas n’importe laquelle, Marie quand même, la maman officielle de Jésus !
Marie donc, n’est pas passée par la case *conception normale ».
C’est-à-dire que Joseph, son compagnon tout aussi officiel, n’a pas fait ce qu’on fait d’habitude pour avoir un bébé.

Non.
C’est venu tout seul.
Enfin, pas tout-à-fait :
c’est une décision divine.

Une action voulue par Dieu, lui-même.
Sacré Dieu !

Il est fort sur ce coup là (si on peut dire).
Je ne crois pas qu’il aie une baguette magique, mais on pourrait croire !
Tadaaa, Marie est enceinte.
Comme ça,
Sans rien faire.
Toutes les femmes du monde sauf elle, à cette époque du moins, avaient besoin d’un homme pour enfanter.

C’est vrai, quand on y pense, aujourd’hui, avec la technologie médicale, ça serait tout-à-fait possible.

Mais par il y a 2025 ans !
Pas de clinique de fertilité. pas d’embryons implanté.
Les bébés ça se faisaient par contact direct entre un homme et une femme.
Le genre de truc que tout le monde sait.
Par contre ! Y arriver toute seule, enfin, par intervention divine, c’était et ça reste unique en son genre.
Au point que ça fait partie des Mystères.
Des grands Mystères de la Foi catholique.
Ces événements qu’on n’explique pas.
On nous demande d’y croire, point.
Alors, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais imaginez un instant que ça se produise de nos jours :
on verrait ça sur nos notifications …
et quoi ?

Et les Anges, les Rois Mages, la naissance dans une étable entre un âne et un boeuf.
Ca c’est la partie de l’histoire que j’aime le plus.
Les gentils animaux qui soufflent sur l’enfant Jésus pour le réchauffer.
Ma maman installait la crèche dans le salon.
Elle se donnait de la peine.

Avec du coton sur le toit pour figurer la neige.
Les branches de sapin.
Les petites figurines de Marie, Joseph, les bergers et les moutons.
Dans un coin éloigné, les Rois Mages.
Chaque jours, elle les rapprochait un peu plus de l’étable en bois.
Ce qui voulait dire que le jour sacré de Noël , aussi, se rapprochait.
On pouvait le visualiser.
Et se réjouir, chaque jour un peu plus.

Je dévie un peu du sujet.
Ca me fait réfléchir tout ça.
Aujourd’hui, j’ai grandi.
J’ai beaucoup plus de mal à avaler et ma foi catholique en a pris un sacré coup.
Certains points qui passaient déjà mal à l’époque :
le Dieu vengeur qui fait payer au fils les erreurs de leur père, par exemple.Ainsi que cette cruelle absence d’auto-critique et de remise en question
des religions en général.
Ajoutez les dérives inacceptables de ceux qui ne se sont pas chargé uniquement de transmettre la Bonne Parole…
Ajoutez les mensonges, les ordres papales désastreux, la mise au ban des homosexuels, l’interdiction de la contraception, la négation du droit à l’avortement…
Etc…
L’Eglise moderne essaie de se racheter une santé à coup d’excuses et de déclarations peu claires, mais le mal est fait.
Pourtant.. oui pourtant,,,
je crois aux miracles.

Je suis bien obligée, parce que, dans ma vie, j’en ai vu.

Des miracles.
Des mystères-
On ne sait toujours pas ce qu’on fait sur Terre,

Alors Marie ?
L’Immaculée Conception ?
Comment quelque chose d’aussi fou , qui remonte à si longtemps est encore vu comme une Vérité absolue par tant de personnes dans le monde ?
Au point que cette humble femme, en Galilée soit statufiée dans toutes les églises du monde ?
Qu’elle apparaissent à certains, que d’autres vouent leur vie entière à son culte ??

Tout ça parce que, le 8 décembre de l’an zéro…

Ca fait réfléchir, tout-de -même !

Il est loin, l’époque de mon catéchisme.
Comment C’est propagé la nouvelle ?
Comment les gens de l’époque ont pu croire une chose pareille ;
l’Immaculée Conception ??!!
C’est déjà une sorte de miracle en soi.

Et vous voyez, maintenant que j’y pense,
malgré toutes les salissures des hommes..
malgré la logique même…
malgré mon rejet des religions
la petite fille en moi continue de croire à cette belle histoire
que me contait ma maman,

Bien au chaud

Incroyable, mais vrai.
J’ai chaud.
Bon chaud.
Au corps et au coeur.
Pour la première fois depuis des années, je le sais, ce combat que je mène contre le froid de l’hiver dans mon appartement, je l’ai gagné.
Pas toute seule, hein, j’ai des amis.
Des amis géniaux qui m’ont trouvé deux poêles.
D’autres, tout aussi formidables qui m’ont offert le bois qui va dedans.
Et c’est pas tout ; avec l’aide de Benjamin et Laurine nous avons posé, dans le salon, le lino récupéré par la copine de mon voisin du dessus.
Avant, j’ai mastiqué toutes les fentes qui laissaient passer le froid.
Je suis la reine du masticage!
J’ai mis des couvertures devant les portes, des cartons devant certaines fenêtres, et
tout ça fait la différence.
On à aussi trouvé un super produit anti-moisissures, qui la fait disparaître comme par enchantement.
J’ai même un copain éléctricien qui m’a renseigné sur le meilleur dispositif de chauffage éléctrique et comment l’utiliser pour économiser l’énergie.
Mon salon qui me semblait immense et glaciale est à présent un cocon confortable.
Je me revois les autres années, écrivant emmitouflée dans mon anorak.
Complêtement congelée quand même.
Quand j’y pense, je me demande comment j’ai tenu le coup.
La réponse est là, juste en dessus.
C’est grâce à mes amis.
Ils m’ont donné la force.
Petit à petit la température s’est élevée.
Degré par degré.
Je les ai senti ces degrés !
C’est tellement génial de pouvoir me promener dans mon salon, avec ma robe de chambre et mes pantoufles.
Comme quelqu’un de normal, dans ce pays.
Je vais bientôt ajouter le touche finale grâce à Temu.
Des rideaux contre le froid.
Alors bien sûr, il reste des pièces où il fait très froid.
Chaque année la révolte me submerge, et je veux me battre, mais cette année, j’ai compris pourquoi.
C’est un problème qui me dépasse.
Pour le combattre il me faudrait une énergie que je n’ai pas.
Je devrais faire de la politique;
appartenir à un parti puissant qui aurait la volonté de faire changer les choses.
Je vous demande de me croire sur parole, parce que j’ai constaté autre chose :
dans ce qui me fait perdre le plus d’énergie :
au premier plan , il y a le temps.
Le temps fou que j’use à expliquer pourquoi je ne suis pas chauffée.
Et pourquoi je n’arrive pas à changer ça.
Cette année, petite nouveauté, il s’en est trouvé pour me dire que c’était normal, vu mon misérable loyer…
Ce qui m’a blessé doublement.
De un, parce que je ne vois pas le rapport, et de deux parce que contrairement à ce qu’ils pensent, mon loyer fait plus de trois chiffres.
Bref, passons.
Je suis bien.
Je vais continuer de me battre, pour ce qui fonctionne.
Mastic, bois, rideaux.
ET ça marche!
Il fait bon chaud.

Le Chantier 2025

Qui aurait cru qu’un jour je me passionnerais autant pour un chantier ?
Au point de me lever à l’aube pour le surprendre avec le soleil rougeoyant au fond ?
Au point d’en faire un projet artistique qui se concrétise un peu plus chaque jour ?
Pas moi.
Mais ce chantier est spécial.
L’entreprise Marti qui le construit utilise des outils ultra-modernes.
Parfois, j’ai l’impression de voir des Playmobiles, tant tout parait carré et parfait.
Propre.
Donc voilà.
Ca s’impose au fil du temps.
Parfois c’est le travail qui vous choisis.