J’adore ces vieilles expressions que j’entends depuis toute petite.
Même si je ne les comprenais pas forcément tout de suite.
En particulier dans la phrase :
« un tiens vaut mieux que deux tu l’aura ».
Je me suis demandé longtemps ce que ça pouvait être , un « tulora »
qui valait mieux qu’un « tiens ».
Bref, j’aime ces phrases pour leur sagesse, même si elles sont parfois contradictoires.
Il y en a une pour chaque situation.
Celle qui me vient en ce moment, c’est :
A chaque jour suffit sa peine.
Je dois m’y tenir parce que , depuis mon passage chez le dentiste, j’ai bien plus d’énergie.
J’avais presque l’impression que ce foutu covid-long s’en était allé.
Mais quand on vit depuis des mois à la moitié de ses capacités, il faudrait y aller mollo.
Par exemple, pour ceux qui me connaissent, avant c’était comme ça :
je dormais 4heures par nuit, et ça m’allait très bien.
Je suis un animal nocturne.
Donc je me couchais vers 6h et me levais à 10.
Après avoir travaillé toute la nuit.
Ou fait mon ménage.
Je suis dans une maison particulière.
La maison idéale pour moi qui aime décorer mon entourage.
Une maison oû je me sens libre .
La machine à laver à la cave, que tout le monde utilise, tourne de jour et de nuit.
Les voisins font la fête, quand ça leur prends, la semaine comme le week-end.
Du coup, que je passe l’aspirateur au milieu de la nuit ne dérange personne.
J’entendais le voisin du dessus ronfler pendant la nuit.
C’est dire, si, dans cette très ancienne maison on s’entends bien.
Dans tout les sens du terme.
Du coup, on se laisse vivre.
Je ne suis pas la seule de la famille à vivre en partie la nuit.
Donc, hoir, j’avais à nouveau la force de tenir une partie de la nuit.
Mais je l’ai payé par un gros coup de barre cet après-midi.
Pardon, mais là, j’ai de la peine à me concentrer.
Je regarde l’édifiant reportage de Netflix sur le crime de Marie Trintignant,
et le suicide forcé de Kristina Rady.
Ce reportage est édifiant à cause des nouveaux témoignages et documents.
C’était il y a plus de 20 ans.
En 20 ans la société a changé.
Mentir, manipuler et tuer, par contre ça a toujours existé.
Ce qui a changé c’est la façon dont on regarde les choses.
Je ne me considère pas comme une féministe.
Je n’ai pas besoin de l’être.
Pour moi, tout les êtres humains ont la même valeur.
Les monstres et les saints sont autant des hommes que des femmes.
Par contre, il est vrai qu’il y a encore un important chemin à faire pour que es femmes aient enfin une place équivalente dans la société, je parle du monde entier.
Si c’était les hommes qui étaient à notre place, je les défendrais avec autant d’ardeur.
Ce qui est terrible dans cette histoire, c’est le silence.
Et ce qui fait la différence entre l’époque du meurtre de Marie Trintignant et maintenant,
c’est que la parole se libère.
Par contre il reste encore des gens a qui ça ne plait pas, cette libération.
Que ce soit par intérêt personnel, par lâcheté, ou tout autre raison,
ces gens là ne veulent pas que l’on sache la vérité.
C’est terrible que la vérité puisse déclencher la haine.
Les insultes et les menaces.
Séparer l’artiste de l’homme… c’est un grand débat.
L’homme qui tue, ment, manipule.
L’homme qui terrifie, qui profite de son statut, de son pouvoir de star , de sa force physique.
Ca serait trop facile si tout les abuseurs étaient repoussant et sans talent.
Malheureusement ce n’est pas le cas.
C’est terrible quand on se rends compte que celui que l’on admirait tant est aussi, quelque part, un dangereux prédateur.
Mais c’est bien plus terrible pour ses victimes, les enfants ce celles-ci, leurs familles, leurs amis.
Alors quoi ?
Est-ce qu’on peut s’en laver les mains parce qu’on ne se sent pas concerné ?
Chaque fois que quelqu’un est victime d’un abus, je me sens concernée.
Acclamer un abuseur, un meurtrier, lui faire gagner de l’argent,
me donnerait l’impression d’être complice.
Savoir qu’il a tué quelqu’un, menti, sali sa victime publiquement et que d’autres
gardent le silence, par profit , me donne envie de vomir.
Je comprends par contre qu’on se taise par peur.
Comme je déteste le silence quand il profite aux prédateurs.
Je sais qu’il y a une justice plus forte que celle des homme.
Une justice qui ne se trompe pas.
Une justice incorruptible qui n’épargne personne.
Mais en attendant qu’elle tombe, il faut parler.
Tant que c’est possible.
Il y a 20 ans, on ne parlait pas de pervers narcissique.
Chaque personne qui en a rencontré un , savent comme ils sont dangereux.
Celui a qui j’ai eu affaire avait du talent.
Je l’admirais, mais il a quand même essayé de me détruire.
comme si il ne pouvait pas faire autrement,
Heureusement, j’ai pu m’en tirer.
Mais a quel prix ?
Il m’a fallut presque deux ans pour reconstruire une partie de ce qu’il avait détruit.
C’est triste à dire, mais le pervers narcissique tire sa force de ses victimes, et de chaque personne qui lui accorde un peu de crédit.
Si on le fuit, si il est seul, alors, il dépérit.
Il perds de sa superbe.
comme un vampire qui n’aurait plus de sang pour se nourrir.
Pour finir positivement, je remarque le témoignage de Lio,
que je trouve encore très belle, tant d’année plus tard.
Une des rares voix qui c’était élevée à l’époque et qui s’élève encore pour défendre son amie.
Je remarque aussi la journaliste qui a voulu chercher la vérité
et le paye encore , par des menaces, des insultes…
Qui sont ces hommes , bien cachés derrière leur clavier qui ne supportent pas la parole des femmes ?
Pourquoi déjà ?
Je rêve d’un monde ou tout serait basé sur la compréhension et le respect.
Sur la paix, la gentillesse, la générosité-
Mais si ces qualités existent, c’est parce qu’elles ont leurs terribles contraires.
L’être humain est ainsi fait.
Comme les deux pièces d’une médaille.
Après, nous sonnes sensé avoir le choix.
Ca nous concerne tous.
Si je commence à y penser et à écrire sur le sujet, je ne m’arrêterai jamais.
D’ailleurs, c’est ce que je fais.
Mais ce sera tout pour ce soir.
Comme je disais, au début, à chaque jour suffit sa peine.