La Suisse est en deuil.
Depuis le 1 janvier jour de la tragédie de Crans-Montana, le pays tout entier est sous le choc.
Nous sommes bouleversés.
Je me permets de dire « nous » ce que je fais rarement, parce que j’ai pu constater autour de moi, comme les gens sont touchés.
Sur toutes les chaînes des pays d’Europe et même encore plus loin, les émissions spéciales se succèdent.
Les conférences de presse, les spécialistes, les intervenants de toutes sortes viennent décrypter, commenter, juger parfois,
les conséquences de ce drame épouvantable qui n’aurait jamais du se produire.
Tout le monde à son avis qui est souvent le même :
Cet incendie est le résultat d’une négligence criminelle.
Pour des raisons qui semblent très basses et incroyablement stupides, le feu s’est déclenché avec sa fumée meurtrière faisant un nombre indécent de victimes.
40 morts, 116 blessés, un bilan qui peut s’alourdir à tout moment tant les brûlures et intoxications sont graves.
Comment compter ceux , impactés par le drame, les parents, les amis,
… des familles entières.
Les premiers intervenants qui se sont précipités pour tenter de sauver quelques-uns de ces jeunes.
Les pompiers, la police…
On doit mettre en place un service d’aide psychologique jusque dans les écoles de la région.
La peine, le choc, s’est étendu dans notre pays aussi vite que les flammes.
La colère commence à poindre.
Nous sommes révoltés.
La colère fait partie intégrante du processus de deuil.
C’est normal de passer par là.
Il y a déjà eu le choc.
Un choc qui a touché notre pays entier.
C’est pour ça que Guy Parmelin, notre Président de la Confédération, a annoncé que le 9 janvier à 14h,
sera jour de deuil national..
En hommage aux victimes
la Suisse va s’arrêter pour une minute de silence,
Ensuite, toutes les cloches de notre pays se mettront à sonner.
Un courant d’émotion intense balaiera notre pays.
J’espère que ça nous unira.
Même si c’est dans la tristesse.
J’espère qu’on se rappellera comme il est important d’aimer ceux qui restent.
Et d’abord, de s’aimer soi-même.
De prendre soin de soi.
Nous sommes tous importants et précieux.
Il y a quelques années mon appartement à entièrement brûlé.
Par chance, il n’y eu aucune victime.
Je n’étais même pas là quand c’est arrivé.
Pourtant, il m’a fallut des années pour pouvoir dormir normalement.
Partout ou je vais, j’ai le réflexe de chercher par ou m’enfuir.
M’enfuir… ça me donne une idée.
.
Dans ma tête, j’imagine une porte.
Une belle et grande porte,
une porte grande ouverte,
je les vois dans un beau soleil d’été .
tout habillés de blanc,
ces filles, ces garçons,
éclatants de jeunesse.
Je les vois courir ensemble,
comme on cours quand on a 15 ans :
Joyeux et libres…
Pour toujours.