Avec le café du matin…

Un peu de lecture ?

C’est assez motivant de savoir que quelqu’un vous lit.

Bon, je sais bien qu’on me lit, je le vois dans les statistiques.

Parfois on me lit beaucoup et parfois moins.

Ca dépends des thèmes.

Mais je sais qu’il y en a qui me lisaient tout les matins avec leur clope et leur café.$A l’époque ou j’écrivais consciencieusement tout les jours.

J’ai les noms :).

Alors, même si je n’ai rien de spécial à raconter, je vais, pour la enième fois, faire des efforts.

Pourtant il m’arrive de ces trucs !

Si je vous racontais…

Mon problème c’est que les gens m’intéressent.

J’adore les analyser, les décortiquer, essayer de comprendre ce qu’ils font et comment ça les amène là.

Ca m’aide à me comprendre, à évoluer.

Mais il faut être délicat, que personne ne se sente visé,e personnellement.

Parce que, dans le fonds, on est tous les mêmes.

Tenez, par exemple :

le schéma répétitif, ça vous dit quelque chose ?

Quand on fait depuis des années souvent, la même erreur et quand elle se représente, on a beau savoir que c’est pas ce qu’il faut…

on le fait quand même.

Ca se présente, par exemple sous la forme d’une autre personne qui vous

entraine, pensez-vous, vers quelque chose qui ne va, au final, pas vous faire du bien.

Alors que, avec un peu de recul et de reflexion, on se rends compte qu’on est seul responsable de laisser tout ça se produire.

Non.

3 lettres pourtant faciles à prononcer, n’est-ce pas ?

Parfois l’autre insiste.

Dans ce cas, il n’y a qu’une solution, prendre de la distance.

Je crois qu’il est important de se placer sur un pieds d’égalité avec les autres, mais de considérer nos besoin en premier.

Si on suit cette simple règle, qu’on l’applique systématiquement, c’est fou comme ça peut nous changer la vie, en mieux.

Alors tant pis si l’autre vous traite d’égoïste qui pense pas à lui, ou aux autres.

Ca arrive.

J’ai compris deux choses importantes ces derniers jours.

La première c’est qu’il est important de communiquer, si c’est possible.

Parfois, ça ne l’est pas.

Parfois, vous dites quelque chose et la personne en face va tellement mal, qu’elle est incapable de vous comprendre.

Ou pire, elle *traduit* tout ce que vous dites * dans le langage de ses problèmes, ce qui donne une conversation irréelle et stérile.

Dans ce cas là, on ne peux rien faire.

Un seau d’eau froide peut-être ? je n’ai jamais essayé.

A retenir.

Parfois, heureusement la conversation révèle le noeud du problème.

Le malentendu.

Le manque d’information.

Là, c’est top.

Je ne dis pas que tout se résoudra instantanément, il y a une raison à ça, mais c’est déjà une grande avancée-

Ca ne résoudra pas pour la raison suivante :

Nous sommes composé de trois éléments importants,

Nos sentiments, notre corps, et notre intelligence.

Nos sentiments et notre corps sont directement reliés, très fortement, ils fonctionnent en même temps.

Notre intelligence va plus vite, elle.

Par intelligence j’entends « faculté de compréhension ».

Faculté qui influe aussi sur le corps, le coeur et les sentiments,, mais

PAS EN MÈME TEMPS !!

L’intelligence va plus vite.

Les sentiments prennent du temps.

D’où ce décalage, ce trouble que l’on ressent, qu’on ne sait pas expliquer, et qui complique souvent les choses.

Mais quand on le sait, alors on peut analyser notre situation.

Bien mieux.

Pour ça, il est nécessaire aussi de prendre du recul, de laisser passer du temps.

Pour que coeur, corps et esprit s’accordent, enfin.

Quand on ressent la paix intérieure, c’est qu’on y est arrivé.

 

Ce que j’ai compris de plus important, c’est que deux personnes en souffrances ont besoin de temps pour se comprendre.

Quand on ne comprends pas pourquoi l’autre ne nous comprends pas,

c’est souvent, parce que ses problèmes prennent toute la place.

Parce qu’il a  besoin de toute son énergie pour les résoudre, et il n’y a tout simplement pas la force de penser, en plus à vous.

Même si il vous aime très fort.

C’est ainsi.

Et c’est absolument pareil dans l’autre sens.

Vos problèmes prennent toutes la place, il vous faut de l’énergie pour les résoudre, et vous ne pouvez pas, même avec la meilleure volonté, prendre en compte les besoins de quelqu’un d’autre.

Nous les mères  sommes quasi programmées pour aller à l’encontre de cette logique.

Quand je parle de mères, je pense aussi aux hommes, ou à celles qui n’ont pas enfanté mais sont doté de cet *instinct maternel*  qui  nous fait protéger les plus petits.

Quitte à nous oublier.

Je vais vous raconter une petite histoire.

Quand mes chats n’étaient pas stérilisés, il m’est arrivé, une fois,

que Artas et Caotina aient leur portée en même temps.

La nature est ainsi faites que les chats enfantent jusqu’à deux fois par année.

Avec chaque fois 4-5 chantons au minimum.

Vous imaginez si c’était pareil pour nous ?

Bon , il fut un temps ou avoir une dizaine d’enfants  n’était pas rare.

Ca existe encore, et c’est encore une autre histoire…

Revenons en à mes chats.

donc

Artas et Caotina, maman en même temps, avec chacune 4-5 chatons.

Mes armoires du corridor servaient de maternité.

Des armoires murales en bois, avec un fonds assez large et un grand rebord.

L’endroit idéal qu’elles avaient choisi elles-mêmes.

Pour moi aussi c’était idéal.

Je pouvais plus facilement contrôler que tout le monde se porte bien.

Parfois, un bébé plus développé partait à l’aventure.

Avec juste un demi-oeil ouvert, sachant à peine marcher, et je le retrouvais au milieu du corridor.. couinant comme un perdu.

Donc, je contrôlais.

Un jour j’arrive  et je constate avec horreur que tout les bébés de Caotina ont disparu.

Elle est là, toute seule , à dormir.

Je regarde dessous, dans les coins.. personne.

Plus l’ombre d’un chaton.

Il arrive que les mères les déplacent, mais généralement, elles restent près d’eux.

Là, j’avais bien la maman,  Mais plus aucun bébé.

Avant de retourner la maison, je jette un oeil sur la porté d’à côté.

Et là, choc, je vois Artas avec tout les bébés de sa soeur, en plus des siens.

Pas du tout dépassées par les événements, elle allaitait tout le monde.

J’ai laissé faire un moment, et quand elle s’en est allé, j’ai remis les bébés en place.

Elle est allé les rechercher.

Deux trois fois.

Et puis, il faut croire que Caotina s’était assez reposé, elle  à recommencé à s’occuper des siens.

Comme si de rien n’était.

Plus tard,  quand les chatons étaient plus grand, l’oncle et la tante,

Nelson et Pilou, les deux noirs blancs, les disposaient en ligne, les uns contre les autres.

Ensuite, ils se mettaient chacun à un bout.

Ils faisaient les Baby.Sitter pendant que les mères étaient absentes.

Leur organisation était extraordinaire.

J’ai même vu Pim chasser et rapporter sa proie à une maman enceinte.

Ceux qui ne connaissent pas les chats diront qu’ils agissent par instinct.

Les autres savent qu’ils ont chacun une personnalité différente et affirmée.

Que contrairement à ce que l’on pense, ils ne sont ni égoïstes, ni insouciants.

Par contre, ils sont indépendants et libres.

Si ils reviennent, ce n’est pas parce que vous les nourrissez, mais parce qu’ils le veulent.

Ils vont vous aimer, vous protéger, accueillir  vos invités,

parce qu’ils le veulent….

On se calme

Je suis encore au bord de la crise de nerf.

Quand j’ai affaire à l’incompétence, la bêtise et la mauvaise fois réunies dans une seule personne, ça déclenche en moi des envies de meurtre.

Heureusement !!

Dieu passait par là.

Eh oui, Dieu fait ses commissions à la Coop.

Bref, je vous raconte.

Entre ma distraction naturelle et ma dyslexie, me rappeler de mon code Pin… c’est trop me demander.

La plupart du temps mes achats ne dépassent pas une trentaine de francs, donc je colle ma Postcard contre l’écran et c’est bon.

C’était bon.

Alors que cet après-midi ça fonctionnait encore dans le même magasin, ce soir… impossible de payer sans mettre son code.

Etonnéw, je me retourne vers la vendeuse qui gère l’îlot des machines.

Avec cette question simple :

-C’est nouveau qu’il faut mettre un code Pin ?

Et là, elle me réponds cette phrase hallucinante, tellement elle n’a pas de sens, sauf pour elle :

-Je ne sais pas  , je ne travaille pas ici.

Je reste la bouche ouverte.

Stupéfaite.

Pourtant, ça fait plus de 10 ans que je la vois dans ce magasin,

elle en a l’uniforme, et elle se trouve là derrière moi.

Et tu travaille pas ici ???

Si elle était un brin compétente elle m’aurait donné une réponse simple:

« Je ne sais pas « .

Ca m’aurait suffi.

On a toujours le droit de ne pas savoir.

J’ai toujours beaucoup de respect pour les gens capable de le reconnaître.

Il est presque l’heure de la fermeture.. je n’ai plus le temps de rentrer chez moi chercher du cash…

Je panique tandis que la vendeuse m’ignore royalement.

Elle a déjà fermé toute les caisses ,et les gens font la queue devant celles qui restent…

Je m’en vais, furieuse et désemparée.

Sans dire aurevoir à cette vendeuse..

« puisqu’elle ne travaille pas là… »

Je sais, c’est petit.

La petitesse appelle la petitesse.

 

Heureusement Dieu veillait.

Il n’allait pas me laisser comme ça.

Sans rien pour mon souper, sans l’eau minérale sacrée que je devais ramener à mon fistounet.

Alors que je ne pensais même pas à Lui,

Lui,  il pensait à moi,

et m’envoie un ange.

Il faut le savoir, les anges ont rarement deux petites ailes dans le dos.

Non, ils peuvent prendre toutes sortes de formes humaines.

On ne les reconnait que grâce à leur grande bonté.

Donc un ange apparait et règle mes soucis,

en payant à ma place.

Merci Dieu, merci l’Ange !!

Je devrais être soulagée et heureuse.

Je le suis,

Mais l’énervement précédent fait encore des dégâts.

Vous avez remarqué comme le négatif peut prendre de la place ?

Je décide de l’applatir,  ( ce négatif, pas la vendeuse, malgré mon envie ).

Et, tandis que je me calme, je réalise qu’il y avait une solution toute simple…

Twint.