Message à ceux qui vont mal

Vous avec vu la servante écarlate ? ou lu, puisque c’est un livre d’abord, avant d’être une série remarquablement bien jouée.

En gros, c’est une dystopie.

Si vous ne savez pas ce que ça veut dire, rassurez-vous, moi non plus, jusqu’à il y à peu.

Une dystopie, c’est le contraire d’une uthopie.

Un monde qui ressemble au nôtre, mais où ça va mal.

Très mal.

Eux aussi subissent les effets d’une saleté de virus.

Qui atteint les femmes en âge de procréer.

Rien de très original, jusque là.

Ce qui l’est, par contre, c’est la réponse d’une partie du monde.

Ils ont fondé une sorte de gouvernement pseudo-religieux, qui se base sur la Bible au sens littéral.

Comme dans la Bible, lorsqu’une femme est stérile, c’est la servante qui s’y colle.

Alors, ils enlèvent des femmes pour les « dresser » , les forcer à jouer un rôle abject.

Réduite au statut d’objet, elles perdent leur nom, leur identité complête, jusqu’à porter celui de leur maître avec le préfixe « de ».

Defred… deJohn etc…

Elles subissent diverses tortures, punitions, genre on leur coupe un doigt, la langue…

Et si elles se rebellent on les pends.

Le long de la ville, les pendus ornent les murs pour rappeler à tout le monde ce qu’ils risquent à ne pas suivre les règles abominables de cette bande de tarés.

Quand aux femmes des dirigeants, elles sont à peine mieux loties..

Elles assistent au viol de la servante, lui tiennent les mains pendant l’acte, et ont le doit d’élever l’enfant qui en résultera.

Mais pas de lire, ni de donner leur avis.

Bref, une secte paternaliste exacerbée par le pouvoir qui règne  en despote cruel sur tout ce qui à le malheur d’être féminin.

Defred était une jeune new-yorkaise moderne, avec un enfant.

Une petite fille enlevée en même temps qu’elle.

Les autres sont médecins, avocates, parfois, ou simplement serveuses, mais

elles n’ont plus rien non plus.

Servir et se taire.

Procréer et se faire enlever le fuit du viol à peine né., pour être affectées à un autre maître.

En gros.

C’est sublimenent filmé, de manière graphique, et l’hiver fait ressortir les tenues écarlates ds servantes.

Vous n’allez pas mieux ? C’est normal.

En regardant la série, ça me faisait l’effet  que cette folie semblait dans le fonds tout-à-fait réaliste.

D’ailleurs, enlever des jeunes filles pour en faire des esclaves, ça c’est fait.. sous les yeux du monde.

Violées, vendues et revendues, leurs enfants dressés pour devenir soldats.

Heureusement nous n’en sommes pas là.

Ce virus là s’attaque à tout le monde.

Notre Covid n’est pas sexiste, lui et c’est tant mieux.

Je sais que beaucoup d’entre nous en ont marre.

Je les comprends.

Je ne suis pas en train de faire des comparaisons.

Je fais un parallèle par contre :

Qu’est-ce qu’on devrait  faire pour rendre ça supportable ?

Bien sûr, je le vois aussi : des tas de mesures sont illogiques, voir incompréhensibles.

Un exemple ?

Dans le magasin à côté de chez moi qui est séparé en deux, entre la nourriture est le brico, certains articles sont les mêmes des deux côtés, mais pas les interdictions.

Quand aux interdictions justement..si je commence à lister tout ce qui est insensé… on a pas fini…

Et on perds de l’énergie.

Je ne veux pas discuter les mesures, ni la réalité de la maladie.

On sait qu’elle existe et on fait ce qu’on peut pour éviter que ça se propage.

Ce dont je veux parler, c’est de nous.

Qui sommes nous, que voulons nous ?

Je n’ai absolument pas envie de me battre, d’ailleurs je déteste les conflits en général et la haine en particuliers.

J’ai envie d’aller bien.

De me sentir bien.

De rester joyeuse et positive.

De voir tout ce qui va bien.

Je crois qu’il est temps de s’occuper de soi, de se remettre en question ,

de dire ce qu’on pense vraiment, même si ça dérange, même si on risque de perde des gens au passage.

dire ce qu’on pense, par rapport à soi-même j’entends.

Ne plus parler ni répondre à la place des autres.

Ne plus penser à la place des autres.

Les grandes phrases c’est joli et facile, mais on apprends rien de vous, quand vous utilisez les paroles des autres,

A croire que penser par soi-même est dangereux.

Alors que c’est tout le contraire.

Penser par soi-même ouvre l’esprit.Tiens d’ailleurs je pourrais l’écrire celle -là et signer Gandhi ou Paulo Coehlo.. je suis sure que ça me rapporterais des likes :).

Puisqu’on est dans les grandes phrases , en voilà une petite :

l’esprit est comme un parachute : il ne sert que si on l’ouvre…

Alors j’essaie de faire ça.

Quand quelqu’un ne me comprends pas , alors, au lieu de me blesser, je discute .

J’explique mon point de vue.

Et je vois la chance que nus avons de vivre en Suisse, ou la probabilité de se faire enlever est nettement moins élevée qu’ailleurs.

Ou nos hôpitaux sont bien équipés.

Ou nous pouvons exprimer nos opinions sans passer par la case prison.

Etre une femme et Présidente de la Confédération.

Pare que d’autres se sont battu.

Il reste encore assez de causes, et faire la guerre n’est pas forcément la bonne solution pour les faire avancer.

On dit qu’il faut du temps pour changer les mentalités.

Mais en vrai, ça va de plus en plus vite.

Pour ça, il faut des conditions.

L’urgence, la vie, la mort, la souffrance.

Tant de souffrances inutiles qui pourraient encore être évitées

par le changement.

Alors soyons ce changement, soyons TOLERANTS

OSONS AVOIR DE NOUVEAUX RÊVES.

Réanimons ceux que l’on pensait à  tort, déjà mort.

Les rêves ne meurent pas.

Ils attendent qu’on les réalisent,

Pas comme par magie, même si on aimerait bien,

mais pas après pas.

En se plantant

parfois,

en appreant

toujours.

Ca n’a l’air de rien, dit comme ça, mais je vous promets,

du haut de ma montagne de perles,

que si vous le faites,

vous irez bien mieux.

Etre tolérants envers soi et les autres plus s’occuper de ses propres rêves,

égal : aller mieux.

C’est un fait.

Indiscutable, logique , mathématique.

Satisfaits ou remboursés .

Vous n’avez rien payé ?

 

En plus c’est gratuit.

 

 

 

Artiste

Quand j’entends ce mot, la première image qui me vient à l’esprit, c’est un atelier .

Dans cet atelier, des cadres, des peintures, des couleurs et des pinceaux.

Et au-milieu de tout ça, l’artiste en personne.

Un peu sale, un peu ébouriffé, fatigué et affamé,

mais surtout, déprimé.

Plus que ça.

Carrément au bout de sa vie.

Abandonné de tous.

Inconnu malgré son talent indéniable, et obligé de troquer ses toiles contre un bout de pain pour survivre.

Un peu de pain ou autre chose qui ui permettra d’oublier sa misérable condition.

Un jour, il mourra, et là, on … quelqu’un qui passe par là et s’y connait, découvrira ses oeuvres abandonnées sur le trottoir.

Il les exposera et gagnera des millions.

De même que la famille de l’artiste, enfin ceux qui auront conservé au grenier quelques traces de leur autrefois honteux parent.

Van Gogh est mort abandonné, pauvre et à moitié fou  à ce qu’on dit.

Deux jours après avoir tenté de se suicider à coup de revolver dans la poitrine,

enfin on en est pas tout-à- fait sur.. mais bon, le résultat est le même :

le génie absolu qu’il était est mort.

Sans avoir jamais pu profiter de l’immense fortune rapportée par son travail.

Comme Camille Claudel.

Je ne suis ni l’un ni l’autre.

Mais je constate que la créativité, et la dépression sont liées .

Très fortement.

Il me faudra plus qu’un simple article pour en parler.

Est-ce que je suis en dépression ?

Par encore, et je vais me battre de toutes mes forces pour que ça ne soit pas le cas.

Une chose est certaine : la dépression ne va pas m’empêcher de créer, au contraire, je n’ai jamais eu autant d’idées !

Je parle de dépression parce qu’en ce début d’année, nous sommes beaucoup à la friser….

Si par exemple chaque mouvement vous semble pénible.

Si vous n’avez plus envie de sortir de votre lit.

Si vous rester à regarder des vielles séries toute la journée en mangeant des chips… vous n’êtes pas forcément en dépression, mais restez vigilant.

C’est une maladie.

Si on s’enfonce, ça peut devenir grave,  et durer des années.

On ne peut pas secouer un dépressif.

Par contre on peut l’écouter, le comprendre et l’encourager.

Et si vous ne trouvez personne pour ça, eh bien , rien ne vous empêche de le faire vous -même !

Ecoutez-vous, comprenez-vous, encouragez-vous !

En fin d’année en général, et en 2021 en arriver là est normal.

Rien d’étonnant après ce 2020 si perturbant.

Certains ont tout perdu.

Moi je n’avais rien ou pas grand chose, de matériel à perdre.

Reste le plus important, famille , mes chats..

Et là ça va.

Maintenant il es temps de m’occuper de moi.

Pas à pas.

Le reste suivra.

Aide toi-….

le ciel t’aidera.

Conte de Noël : les pantoufles de Noël etc…

Cette année le marché de Noël ne pouvait pas être comme les autres.

Parce que le virus change tout.

Parce que c’est la première année  que tout ce que nous vivons est transformé par le Covid.

On ne peut pas faire semblant qu’il ne nous atteint pas.

Il est partout.

Sur nos visages masqués,

nos nouvelles façons de se saluer.

Et même notre façon d’acheter.

Sous la tente blanche, nous nous sommes battus.

Tout les jours.

Avec la pression , les pressions.

Nous trouvions déjà que 12 personnes pour une tente de 12 stands c’était peu.

Quand on a du réduire à 6.. nous avons accusé le coup.

On ne sait pas non plus, chaque semaine, puis chaque jour, si nous pouvions continuer.

Puis on a supprimé les dimanches.. jour des meilleurs chiffres.

Mais nous avons tenus.

En se soutenant les uns les autres.

Le plus curieux, dans l’histoire, c’est que cette année, malgré tout

les changements et inconvénients,

j’étais beaucoup plus en forme moralement et physiquement que les autres années.

Faire le marché de Noël sous la même tente qu’un dizaine d’autres marchands, est une expérience terriblement formatrice.

Comme une sorte de collocation entre personnes d’âges , de conditions sociales, et d’origines différentes.

C’est intense.

On parle bien sûr, et cette année , on a particulièrement le temps.

C’est là qu’on se rends compte que tout le monde a vécu des choses très dures.

Et que tout le monde en vit au moment présent.

Ca fait des tas d’émotions à gérer.

Et le monde est petit.

J’ai appris qu’une  jeune fille que je connaissais est passé sous un train.. pour dire.

Une jeune file que je trouvais tellement jolie avec sa coupe au carré, son ey-liner.

Elle avait du style.

Et moi, qui me cherchait tellement, qui étais bourrée de complexe, je ne pouvais être que jalouse de sa confiance en elle .

Depuis, son visage me hante.

Je ne comprends ce qui a pu la pousser à faire une chose aussi épouvantable.

Est-ce que quelqu’un le sait ?

Est-ce qu’elle a laissé une lettre qui l’expliquerait ?

On nous demande comment on va, comment marchent les affaires, et on réponds comme on peut.

Si on compare avec les autres années, si on ne compare pas…

On tient le coup.. c’est l’essentiel.

moi je sais, pourquoi je vais mieux que les autres années, même si j’ai très peu gagné.

Je vais mieux, parce que , cette année, je n’étais pas toute seule pour tout porter.

Au propre , comme au figuré.

Aurélia, Yolande et Rolf m’ont beaucoup aidé.

Moi qui aime tant faire tout toute seule, je redécouvre, comme il est bon de ne pas avoir toute la responsabilité.

C’est impressionnant à quel point.

Les autres années, j’en avais mal au dos, et j’étais si épuisée que ça se ressentait sur mon système immunitaire.

Je chopais des.. enfin bref, je vous épargne les détails.

L’important est que cette année, avec cette aide, cette collaboration nouvelle,

je me suis senti bien mieux à tout point de vue.

En cette période, c’est d’autant plus précieux.

 

Sur ce marché, chaque jours des petites et des grandes histoires

qui vous remuent le crâne, les entrailles et le coeur…

Un peu ou beaucoup.

Et toujours la même entraide.

On est content quand les autres gagnent quelque chose.

Et parfois jaloux.. parce qu’on est humain..

Imparfaits, donc, et c’est tellement mieux comme ça.

Pendant cette période intense, j’ai un peu, voir beaucoup, délaissé internet.

A cause la fatigue.

Parce que je n’ai pas d’abonnement non plus, et en pre-pay, l’internet vous bouffe le crédit en un clin d’oeil.

Je vais devoir terminer mon article, parce que c’est Noël et nous le fêtons en famille restreinte, avec ma  maman, mes enfants et ma petite fille, mais j’avais encore trois choses importantes à dire :

Pour ma petite fille, je ne savais pas quel cadeau lui offrir.

Alors je l’ai laissé choisir.

Nous sommes allées à la Coop, et rien dans l’assortiment, ne l’intéressait.

Alors, j’ai décidé d’attendre un peu, pour faire mes cadeaux, d’avoir le temps de choisir.

Du coup, sur le stand de la mère Noël, il y avait des paquets surprises à 5frs.

J’en ai pris un, que le père Noël m’a gentiment offert

En rentrant chez moi, un peu plus tôt, j’ai trouvé une paire de pantoufles, genre ballerines.

J’avais besoin d’un peu de douceur, pour chez moi.

Et puis, j’ai remarqué qu’elles seraient trop petites et j’ai décidé de lui donner.

Elle les adore.

Dans le paquet surprise , il y avait un canard bleu à pois blanc.. comme son pull..

Elle lui a tout-de -suite trouvé un nom et même un voix…

Donc voilà :).

Les deux dernière choses que je voulais dire c’est un :

Un grand merci à celles et ceux qui sont venu me voir sur le stand.

Ca m’a fait un bien fou.

Je ne citerai personne de peur que ma mémoire ne me trahisse , mais mon coeur lui, n’oubliera rien..

Merci aussi aux personnes que je n’ai jamais ou très peu vu en vrai et qui

me soutiennent sur internet, tout au long de l’année.

Merci à ma famille  bien sûr !

Enfin bref, merci à tout les êtres humains qui de près ou de loin ont un rapport positif avec moi :).

Et au final, les plus petits ,

Caotina, Artas, Pilou, Sweety, Pim, Nelson, Mystère et Primo .

Si vous me connaissez , vous savez qui c’est .

J’ai encore une dernière chose à dire,

je suis encore très fatiguée de ce mois de travail intense, donc pardonnez -moi si je ne fais pas tout bien.

Si j’oublie des anniversaires par exemple.

Honnêtement je n’en peux plus.

J’ai encore tout juste la force d’aller faire Noël  en famille.

Ensuite, je disparaîtrai totalement pendant plusieurs jours.

J’ai eu la grande chance de profiter de l’Action spéciale de la Coop et de récolter des dizaines de kilos de perles fantastiques.

Donc de quoi faire pour l’année prochaine.

Mais je m’égare, voilà ce que je voulais dire :

Ce que j’ai découvert de plus important cette année :

je sais, ça à l’air tellement évident.

Et pourtant.

Il me semble qu’on se donne beaucoup de peine pour présenter une image, dans la vie réelle , ou sur internet.

Une image lisse, filtrée.

Et on se perds.

Je ne m’étais pas rendu compte par contre, à quel point c’était néfaste pour la santé psychique et physique.

Jusqu’à ce que je décide de faire l’inverse, en gros.

Me montrer telle que je suis.

Et en me retrouvant en me reconnaissant, je vais mieux.

A tout point de vue.

Chaque jours un peu plus.

Voilà.

Après.. chacun fait ce qui lui plaît ! ( plaît, plaît).

Allez ! A l’année prochaine !! 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’autre jour…

Quelqu’un m’a dit que je ‘arrêtais pas de me plaindre sur Facebook..

Avec un petit air excédé…

J’ai essayé de me souvenir, il me semblait qu’au contraire, j’essayais au maximum de rester positive, alors que mon marché de Noël chéri frisait la catastrophe…

Alors que la foule se presse dans la rue de Nidau, notre tente n’a le droit d’acceuillir que 6 personnes pour 12 stands…

Soyez déjà heureux, il a été annulé à bien d’autres endroits.

Ok, mais comment se réjouir quand on a investi tant d’énergie et d’argent, pour ne rien gagner, ou presque.

Ce n’est pas le cas de tout le monde, certains s’en sont mieux tirés que d’autres.

Mais comment ne pas comparer… avec les deux dernières années…

Jusqu’à ce matin, quand j’ai eu une conversation avec Gemma, la jeune vendeuse africaine presque en face de mon stands.

Malgré qu’elle aie tout juste réussi à tourner, elle se réjouit déjà d’être là l’année prochaine !

Son optimisme  m’a rappelé le mien…

Parce que franchement, il va me falloir une bonne pause là.

Histoire de récuperer, de me remettre en question.

Mais une chose est sure, je n’arrêterai pas de créer.

J’ai déjà racheté une nouvelle cargaison de perles…

et fait de nouvelles cartes.

Au jour le jour ( Slam méditatif)

Méditation du jour :

Du jour le jour.

Le monde est déstabilisé.

Forcément, faut s’adapter.

Chez nous, en Suisse,  on sait le faire :

bien disciplinés derrière les barrières.

Dans le calme, l’ordre et la propreté,

on fait la queue,

sans trop râler.

Et si on n’est pas content,

c’est toujours

relativement,

doucement.

On voit comment sont les gens.

Mais, dans le fond,

on à raison

de prendre les chose calmement,

avec philosophie.

A quoi ça sert de s »énerver,

puisqu’on sait..

qu’on ne sait jamais.

Et puis,

si on y réfléchi,

la vie est ainsi.

Elle l’était déjà avant cette foutue pandémie.

On croyait savoir,

mais en vérité,

on se racontait des.. bêtises.

On s’auto-convainquait,

parce que ça nous rassurait

de croire que la vie se joue ,

au rythme de la paye  :

début du mois, et fin du moi .

Avec pour seule différence,,

la durée de ces périodes.

Aujourd’hui , on s’y accroche,

parce que c’était commode,

mais quand j’y pense, c’est clair,

comme l’eau de roche:

que ça n’a pas vraiment d’importance.

La maladie nous à projeté,

dans un film de série B,

avec des zombies,

des gens en sursis.

Rejetés sans remords,

quand le virus les mords.

Je pourrais vous parler de solitude, de dépression,

de personnes âgées abandonnées.

 

De vieillards aigris, qui viennent jusqu’au marché,

pour nous reprocher d’y travailler.

Mais non.

La vie vient comme on la prends.

C’est tellement facile de reprocher aux autres d’avoir mal agit.

De chercher des coupables,

de jouer les victimes.

Nous vivons au jour le jour, soit,

mais n’est-ce pas ce que nous faisons depuis la nuit des temps ?

Un jour, une nuit, un jour , et ce qui s’en suit…

Et on s’adapte, parce que ça, on sait faire,

c’est même notre faculté première…

Alors pourquoi s’en faire ??

Qui vivra…

verra.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Concentré de positivité : une petite fille aux oreilles de lapin.

 

 

 

J’ai la chance immense d’être en bonne santé.

Rien que pour ça, je pourrais dire que 2020 a été, pour moi, une très bonne année.

-Pour toi, ok, espèce d’égoïste, mais regarde le monde ; il n’a jamais été auss….

STOP ! STOOOOOOOOOOOOP!

C’est faux, ultra-faux.

Le monde à toujours été tourmenté, cruel, difficile et violent.

De tout temps, les guerres, la famine, les épidémies l’ont touché.

Rien de neuf.Mais de l’espoir quand même.

De tout temps , aussi.

Je regarde peu les informations.

J’évite les vidéos complotistes sur Youtube.

Je préfère observer la réalité par moi-même.

Je suis bien placée pour ça.

Je suis toute la journée au coeur de la ville,

dans la rue.

Une rue traversée par des habitants venus de 117 pays différents.

Au moins.

Je passe 10 heures par jour dans une tente, avec un long couloir ,

bordé de stands.

Ces stands sont tenus par des gens venus eux aussi d’horizon et milieux sociaux divers.

D’âge différents, de couleur de peau, de sensibilité différentes.

Nous sommes masqués.

Entre le froid qui engourdit , les chants de Noël qui tournent en boucle,  l’éloignement de rigueur , on ne devrait pas communiquer beaucoup.

Pourtant, c’est la troisième année que je le fais, et je constate que :

Nous n’avons jamais été aussi proches.

Nous nous comprenons d’un regard.

Parce que l’être humain est ainsi :

privé le de ses sens, il en développe d’autres.

Nous sommes dans le même bateau.

Au début, 12 personnes avaient encore le droit de se tenir dans notre tente.

Maintenant, on doit se contenter de 6.

Pour 12 stands.

Ce qui nous fait tous réagir.

Mais au final, nous n’y pouvons rien.

Mais nous ne nous laissons pas abattre.

Nous profitons de chaque minute qui nous est laissé.

De chaque centime que nous pouvons gagner.

Même si , depuis le début, sauf exception, nous gagnons à peine de quoi payer notre place.

Là, je reprends le « je » parce que je ne peux pas parler à la place des autres :

Eh bien voilà :

Et pourtant, j’adore être là.

J’adore être  au centre de la tente.

Décorer ma place.

Voir passer les gens,

discuter avec eux.

Apprendre à mieux connaître mes collègues de travail.

Leur parcours de vie m’intéresse,

Me passionne même.

Je peux avancer mon travail en même temps.

J’ai pris tout ce qu’il faut pour ça.

Je suis bien installée.

Je n’a pas froid et Denise viens m’apporter , chaque jour, un grand thermos de thé, différent.

Avec des tasses, une cuillère et même un petit pot de miel.

J’aime beaucoup Denise.

Elle n’a pas l’air de se rendre compte du bien qu’elle me fait.

La semaine, c’est très très tranquille, dans la tente.

Déjà , beaucoup de gens atteints de près ou de loin par le virus.

Plus la limitation.

Du coup, quand on à une visite,  on l’apprécie encore plus.

Aujourd’hui, Aurore est venu avec sa fille.

Avec son bonnet lapin, et ses bonnes joues, c’est le plus mignon bébé du monde.

Aurore la porte contre son ventre.

Dans un joli porte bébé en tissus, qui la tient bien.

Et bébounette en profite pour explorer le monde.

Avec ses yeux.

Elle en scrute chaque détail, avec son regard de bébé qui ne risque rien.

Parce qu’elle est contre sa maman.

Le genre de maman qui porte l’avenir du monde sur son ventre.

Parce que je la connais Aurore.

Je sais que sa petite fille grandira dans la liberté de ses choix.

Qu’elle grandira avec ce sentiment de sécurité.

Celui-là même qui lui permet de scruter le monde avec ses yeux de bébé.

De bébé aimé.

Je la regarde, l’Avenir du monde, qui trusse sa tototte,

Elle me regarde aussi.

Sans jugement, sans curiosité.

Elle me regarde, simplement.

Elle enregistre l’information.

Toutes ces petites et grandes informations qu’elle

engrange dans son petit cerveau, protégée par son bonnet de lapin.

Sa maman remets les oreilles droites, et moi je me transforme

en mamie gâteuse.

Le pouvoir du bébé.

Un superpouvoir même :

transformer en un quart de seconde une personne relativement intelligente, en  … pot de miel incapable de parler normalement.

Choc…

Le Conseil fédéral à décidé d’annuler toutes les manifestations à partir de samedi.

Je constate.

Je n’entrerai pas dans la polémique.

En bonne demi-suisse, je resterai neutre.

Quand à mon côté français, celui qui se fiche de jeter des papiers par terre,

ben, il râle un peu, par principe.

Mais il est déjà content d’avoir pu le faire un peu, meme si, il se demande comment il va payer sa place…déjà..

-Et fêter Noël dignement, gâter ma petite fille, participer au repas…

Alors j’ai fait plein de nouvelles cartes cette nuit, en espérant qu’elles auront du suCcès..et je vais dormir vu qu’il est très tard ou tôt… et tôt-

Courage ?

C’est pas ça qui manque.

 

 

Sensible

-Bonjour, je m’appelle Catherine et je suis sensible.

Bonjour Catherine !

Il y avait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi sensible.

D’habitude, je me protège de ce qui pourrait me toucher trop profondément, enfin dans la mesure de mes possibilités.

On à tous des points sensibles.

Moi je déteste qu’on me parle durement.

Et l’injustice .

Quand je ne peux pas me défendre.

Quand je dois m’écraser.

Mais ce que je déteste encore plus , c’est de me sentir vulnérable.

Je vous passe les détails,

Parce que ça nous arrive à tous.

Ce que je remarque, ce soir, alors que je me sens vidée de toute mon energie.

C’est que j’ai quand même tenu le coup.

Je ne suis pas allé me cacher pour pleurer.

Je les ai senti, ces larmes, affleurer à la bordure de mes yeux.

Mais j’ai pris sur moi.

Et tout de suite, j’ai été récompensée.

Mais ensuite,  j’ai flippé.

Là encore, je me suis reprise, et , à nouveau,

j’ai été récompensée.

J’ai des sortes de protectrices.

Des femmes admirables.

Et quand j’y repense, ça fait du bien.

Ca me donne l’énergie dont j’ai besoin pour continuer.

Donc là, je vais aller me coucher.

Parce que je n’ai plus de forces.

Et demain je me léverai tôt, pour me préparer.

Parce que je me réjouie de retourner au marché.

Je sais que c’est l’occasion de faire des rencontres.

De belles rencontres.

De faire connaître et apprécier mon travail de créatrice.

C’est la leçon que je retire de tout ça.

Nous sommes là pour apprendre.

Mais surtout, nous avons tous quelque chose à apporter.

Parfois, ce quelque chose se heurte, à l’injustice, à ce qui nous touche.

Alors on peut se cacher, mais ça n’apporte rien.

Au contraire.

Donc au lit , et à demain !

 

 

Conte de Noël biennois

Il y a bien longtemps, que,

dans sa ville,

sa jolie ville de Suisse ,

sa Bienne,

qu’elle aime tant, chaque année

est rythmée par les mêmes événements.

Carnaval, la Braderie, Noël, pour les plus importants.

Dans ses regards, d’enfants, d’adulte, en passant par adolescent,

ils se suivent, mais ne se ressemblent pas.

Quand elle va bien , elle participe.

Quand elle va moins bien,

elle les regarde de loin.

Petite parenthèse :

Celles et ceux qui animent notre ville, méritent notre respect, notre admiration.

C’est beaucoup de travail,

Avant, après et sur le moment.

Ca se prépare, toute l’année.

Ca demande de la volonté.

Beaucoup de volonté.

Est-ce que ça rapporte ?

Le plus souvent,

la joie du travail bien fait.

Un sentiment typiquement suisse.

Je parle de gens particuliers.

Je pense aux policiers du marché, par exemple.

Messieurs G. et B.

Je mets les initiales, parce que je ne sais pas s’ils sont ok pour apparaitre dans mon blog.

Ils font un boulot épatant.

Qui commence tôt le matin et fini tard le soir.

Ils ne se contentent pas d’e contrôler, d’encaisser, de vérifier ;

Ils retroussent les manches, à la fin de la journée, pour démonter les stands.

En plus de régler tout les grands et petits soucis du marché.

C’est grâce à eux que nous, les marchands, pouvons faire  notre travail tranquille.

Nous savons qu’ils sont là,

que nous pouvons compter sur eux.

Ils font leur travail avec fermeté, parfois, mais bienveillance, toujours.

J’aimerais les remercier, ici, parce que je me rends compte que c’est aussi grâce à eux, que j’ai pu, moi aussi ,

devenir une de celles qui anime la ville, sa ville.

Fin de la parenthèse.

Parmi tout les marchés, ceux qui ont pour cadre la vieille ville,

sont particuliers.

Parce qu’elle st magnifique, avec ses ruelles pavées, ses maisons anciennes ses fontaines.

Ses boutiques, antiquaires, épicerie fines, vêtements de créateurs, et ses restaurants.

J’en ai vu des marchés à la vieille ville, et admiré les plus beaux.

Ceux des artisans,  en fin d’année.

Jamais je n’aurais penser y participer.

Et pourtant…

C’est arrivé.

Grâce à mon ami Pierre, qui a tellement insisté pour que je me décide.

Imprimer mes photos, en faire des cartes, les vendre au marché.

Du coup, j’ai attrapé le plus beau des virus :

celui du Marché.

Et, pitié ! faites que je ne guérisse jamais!

De fil en aiguille, j’ai étoffé mon stand, fabriqué des bijoux.

Puis la reconnaissance est arrivé.

Celle d’une autre artiste en particuliers.

Je ne voulais pas partager mon stand.

Mais il y devait y avoir une exception.

Et seul les imbéciles ne changent jamais d’avis !

Comment refuser l’honneur d’être aux côtés de Yolande Favre ?

Une femme tellement exceptionnelle par ses oeuvres, ses actions,

ses capacités, sa personnalité .

Au départ, il y a mon amitié avec sa fille.

Sans elle, ça n’aurait pas pu se faire.

Elle nous à mis en relation et ça ne pouvait que coller.

J’avais déjà pu admirer son travail.

Je n’imaginais pas que je me retrouverais à ses côtés.

Comme une égal, alors qu’elle me dépasse tellement.

J’ai beaucoup à apprendre d’elle.

J’étais déjà admirative d’Aurélia, personne courageuse, volontaire, persévérante, et admirable sur tout un tas de de points.

Elles sont si différentes, mais je les aime les deux, désormais, justement pour ça.

Donc, cette année, je vis un rêve, qui se prolonge avec le marché de Noël.

Nous allons nous relayer, toutes les trois, sur le stand, pour assurer au mieux.

Ca commence le 3, jeudi à 11h.

Vous trouverez nos oeuvres respectives, qui vont si bien ensemble.

Nos cartes, bijoux, les collages magnifiques de Yolande, mes portes masques, bien sur, et d’autres surprises.

C’est beau cette alliance, qui débouche sur des choses surprenantes :

moi qui ne supporte pas qu’on touche à mon installation,

j’ai laissé Aurélia s’en occuper.

Ce qu’elle à fait. Parfaitement.

C’est tellement important, l’agencement d’un stand.

Déjà Yolande et Rolf ont fabriqué des présentoirs classes et pratiques, pour seconder les miens.

Je n’ai pas l’habitude d’être autant aidée.

Déjà, pour une fois, la fatigue d’apporter et de ramener mes affaires m’a été épargnée.

Je n’oublie pas tout au long de l’année, Eliane qui me soutient tellement.

Ma famille aussi bien sûr !  Ma petite maman, ma soeur, mes enfants et ma petite fille chérie.

J’ai de la chance.

Ainsi que mes amies , et clientes, que je ne citerai pas de peur d’en oublier.

Ainsi que ceux qui s’arrêtent pour reconnaître mon travail

Je vous suis à tous et toutes reconnaissante.

Mon conte de Noël : c’est vous.

conte de Noël biennois

Il était une fois, deux petites filles.

L’une était un genre de fonceuse, décidée.

Du genre à se déguiser en Nina Hagen au spectacle de l’école.

Elle s’appelait Sara.

L’ autre, Catherine ne savait même pas qui était Nina Hagen,

Elle était plutôt timide et préférait la compagnie des livres à celle des gens.

Mais elle aussi aimait se costumer, créer, raconter des histoires.

Je crois qu’elles rêvaient toutes les deux d’avoir une vie où elles ne se trahiraient pas.

Le temps à passé.

Et c’est arrivé

Je dirais que quelque part, elles sont restées  les mêmes.

Sara s’est assagit, Catherine à pris de l’assurance.

L’amour des animaux, de l’Art, des voyages et de la liberté d’esprit,

leur est resté en commun.

Leur ville aussi,  Bienne.

Des parallèles qui se rencontrent, quand même.

Qui prennent la tangente, quand elles se croisent.

Parce que l’impossible, elles connaissent bien.

Avec leurs vies, on pourrait faire des romans,

plusieurs romans même !

Le temps à passé, et elles en ont fait des choses…

De multiples activités, dont la création , chacune de sa petite entreprise.

En 2020, le monde s’est réveillé.. masqué.

Alors, elles ont fait, ce qu’elles font depuis toujours.

Décorer la vie.

Sara produit des masques, Catherine fabrique des portes masques.

Alors, pour la première fois, parce que ça semblait évident, elles ont fait quelque chose ensemble.

Histoire de concrétiser tout ça.

Deux modèles, pour les fêtes.

Juste deux.

Histoire de..

marquer le coup.

Parce que même dans une histoire triste, comme celle du Covid,

on peut mettre un peu de joie.

Vous pourrez trouver ce masque avec son porte-masque assorti sur le marché,

sur mon stand, puisque Cat, c’est moi.

Et sur le site de Sara :

 

https://www.madame-minouche.com/news?fbclid=IwAR2w9hn8UEC0lBiTXbSnKvyHMQBbaJWx8exgCKxPh1PsWBL-99dK3NL4au8

La bonne nouvelle, c’est qu’à Bienne, les marchés sont maintenus,

Quand le virus est apparu, nous les marchands avons été

parmi les premiers puni.

Pendant trois mois, nous n’avons pas eu le droit d’occuper nos stands,

Sans dédommagement.

Alors, nous donner la possibilité de faire le marché de Noël,

c’est aussi, nous permettre de remonter la pente.

Mais pas seulement.

Le marché de Noël, c’est l’endroit ou trouver de quoi faire plaisir, mais aussi de se retrouver un peu, de croiser ses amis.

Bien sûr, ça ne sera pas tout-à-fait comme d’habitude.

Bien sûr, on fera attention.

Mais franchement, il en faudrait plus qu’un masque et des précautions,

pour empêcher les sentiments !

Donc en résumé.

Je suis là aujourd’hui de 9h à 17h, à côté du stand de mon ami Pierre,

avec ses bandes dessinées et vinyles.

Je ne sais pas encore ou, je le verrai en arrivant, il me semble soit sur la rue de Nidau, soit en face du nouveau Metro dans la rue parallèle à la rue Dufour : Marktgasse

Dimanche je serai  à la Balade de Noël, en haut, au marché des artisans,

face à la Fontaine de la Justice, place du Bourg. De 11h à 18h

J’y serai pour la première fois avec Yolande Favre qui présente ses magnifiques cartes et enveloppes et d’autres surprises.. Je suis ravie de partager mon stand avec elle.

Nous serons aussi dès le 3 décembre, dans la grande tente blanche, Markgasse, ou pour les plus ancien entre l’Unip et l’ABM.

Mais je vous en reparlerai.

En espérant vous voir 🙂